Un monde à portée de main

Couverture du livre « Un monde à portée de main » de Maylis De Kerangal aux éditions Verticales
  • Date de parution :
  • Editeur : Verticales
  • EAN : 9782072790522
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Le monde à portée de main s'attache à la technique du trompe-l'oeil, en privilégiant le destin d'un personnage, Paula Karst, et son itinéraire d'apprentissage. Nous la découvrons au sortir de l'adolescence, alors qu'elle intègre en 2007 le fameux Institut supérieur de peinture, rue du Métal, à... Voir plus

Le monde à portée de main s'attache à la technique du trompe-l'oeil, en privilégiant le destin d'un personnage, Paula Karst, et son itinéraire d'apprentissage. Nous la découvrons au sortir de l'adolescence, alors qu'elle intègre en 2007 le fameux Institut supérieur de peinture, rue du Métal, à Bruxelles.
Là-bas, elle va découvrir toutes les façons de reproduire des textures minérales, végétales, animales, et nouer une relation troublante avec son colocataire, Jonas - énigmatique jeune homme à casquette qui s'avère déjà un peintre en décor surdoué -, ainsi qu'une forte amitié avec une autre étudiante, Kate - grande gigue écossaise aussi débrouillarde qu'impulsive.
Ensemble, ils forment un trio indéfectible qui nous initie aux mystères de la maille de chêne, aux veinules d'or du marbre noir Portor et aux écailles imbriquées d'une carapace de tortue.
Une fois diplômée, Paula commence à exercer son métier à Paris, à Moscou, et surtout en Italie, en particulier au coeur de la « Fabbrica dei sogni » : Cinecittà. Elle va y déployer son savoir-voir notamment pour le décor du film Habemus Papam, avant de tomber sous le charme d'un « faussaire » aguerri, le Charlatan, qui lui fait découvrir les splendeurs et décrépitudes des studios romains. Au final, sept années épuisantes et ensorcelantes.
Au terme de ces expériences, Paula reçoit en janvier 2015 une proposition de rêve, via Jonas qui a décliné l'offre : être embauchée dans le vaste projet de reconstitution de la grotte de Lascaux. La voilà qui migre en Dordogne, s'imprègne de l'archéologie des images rupestres pour participer au « fac-similé ultime », Lascaux IV. Les origines du monde sont « à portée de [sa] main ». Maintenant, elle se sent fin prête à peindre, comme aux premiers jours de l'humanité.
Ce roman d'apprentissage esthétique et existentiel s'intéresse autant au parcours d'une jeune femme en devenir qu'aux enjeux majeurs d'un artisanat du faux, culminant dans la réplique à l'identique des oeuvres pariétales de nos lointains ancêtres. En consacrant sa fiction à un mode mineur, sinon méprisé, de la peinture, Maylis de Kerangal nous donne aussi la clef du matérialisme enchanté qui habite son écriture.

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Articles (1)

Avis (26)

  • Ce roman de Maylis Kerangal est une véritable invitation au voyage dans le monde de l’art.

    Un livre comme une fresque qui se dessine et prend forme et couleur au fil des mots si bien choisis.

    Le personnage principale Paula nous fait découvrir cet univers de la peinture, des décors et du...
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    Ce roman de Maylis Kerangal est une véritable invitation au voyage dans le monde de l’art.

    Un livre comme une fresque qui se dessine et prend forme et couleur au fil des mots si bien choisis.

    Le personnage principale Paula nous fait découvrir cet univers de la peinture, des décors et du trompe l’œil où les conditions de travail et l’insécurité de l’emploi pèsent sur les artistes.

    À chaque coup de pinceau, à chaque nouvelle couleur, c’est un arc-en-ciel d’émotions que nous fait vivre Paula.

    L’auteure partage avec nous son amour pour l’art et on en apprend beaucoup.

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  • « Un monde à portée de main » est mon premier roman de Maylis de Kerangal. La première fois que je l’ai ouvert, je n’arrivais pas à entrer dans le roman… C’était pas le bon moment pour moi… Je l’ai donc reposé et j’ai attendu quelques semaines avant de le rouvrir… Et là, j’ai vécu un moment hors...
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    « Un monde à portée de main » est mon premier roman de Maylis de Kerangal. La première fois que je l’ai ouvert, je n’arrivais pas à entrer dans le roman… C’était pas le bon moment pour moi… Je l’ai donc reposé et j’ai attendu quelques semaines avant de le rouvrir… Et là, j’ai vécu un moment hors du temps, j’ai voyagé, j’ai vu des tas de belles choses, j’ai lu des phrases longues et rapides en même temps, j’ai découvert un métier, j’ai appris sur la peinture! Maylis m’a emmenée avec elle dans son « Monde à portée de main » et comment ce titre va extrêmement bien à cette histoire, à Paula, son personnage. Avec Paula, par l’intermédiaire de Paula, j’ai eu à portée de mes yeux les grottes de Lascaux, ses découvertes, ses peintures. J’en ai appris un peu plus sur Anna Karénine. J’ai visité les plateaux de cinéma de Cinecitta. Il y a tellement dans ce roman: de l’apprentissage, de l’histoire, de l’amour, de la fierté, des doutes, des réussites, des entraides, des connaissances, des voyages, des couleurs, des sensations, des odeurs, de la vie! Maylis de Kerangal a une plume très particulière par la biais de ses phrases, phrases longues mais dont le rythme ne faiblit à aucun moment. J’ai eu la sensation d’une lecture et d’une écriture associées à une respiration longue: chacune reprenant son souffle à la fin de chaque phrase. Les descriptions sont d’une précision telle que tout se dessine avec facilité sous mes yeux et j’ai senti toutes les recherches que l’auteure a dû effectuer pour ce roman si juste.

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  • Maylis de Kerangal a écrit une petite merveille, un roman qui nous permet de plonger dans les secrets de l’art du trompe-l’œil.

    Paula Karst, Parisienne, a une petite vingtaine d’années quand elle s’inscrit dans une école bruxelloise, qui apprend à reproduire marbres, bois et écailles de...
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    Maylis de Kerangal a écrit une petite merveille, un roman qui nous permet de plonger dans les secrets de l’art du trompe-l’œil.

    Paula Karst, Parisienne, a une petite vingtaine d’années quand elle s’inscrit dans une école bruxelloise, qui apprend à reproduire marbres, bois et écailles de tortue. La formation est intense. Pendant six mois, elle travaille sans relâche en compagnie de Jonas et Kate. Ce trio à la fois intense et symbiotique, répond peu à peu aux exigences de la dame au col roulé et atteint l’excellence. Paula se lance alors dans la vie professionnelle qui la mène des studios de Cinecitta à Rome, à la grotte de Lascaux dont elle doit reproduire un fac-similé…

    Ce qui m’a frappée dans ce roman, c’est la langue magnifique du trompe-l’œil, qui évoque les couleurs d’un nuancier à la fois très large et précis. C’est aussi la langue de la création qui s’élabore sous nos yeux de lecteurs et nous fait voir et ressentir. La langue de la lenteur. Et puis s’opère un glissement et l’on passe de l’autre côté du miroir, on n’est plus à côté mais dans l’histoire, osant à peine respirer face au travail de Paula, ayant envie de prendre un pinceau, près d’elle.

    Un monde à portée de main est un des plus beaux romans sur l’art que j’ai lus récemment. Un coup de cœur de cette rentrée littéraire 2018.

    Un monde à portée de main, Maylis de Kerangal, Verticales

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  • Un beau roman, magnifique, grandiose.

    Maylis de Kerangal nous offre une plongée dans le monde des décors, du trompe-l'œil, de la peinture. Sa plume, toujours aussi puissante, décrit ce monde avec précision. Elle manie si bien les mots pour nous faire ressentir les émotions du personnage...
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    Un beau roman, magnifique, grandiose.

    Maylis de Kerangal nous offre une plongée dans le monde des décors, du trompe-l'œil, de la peinture. Sa plume, toujours aussi puissante, décrit ce monde avec précision. Elle manie si bien les mots pour nous faire ressentir les émotions du personnage principal, Paula. Nous sommes avec elle tout au long du récit.

    Je ne connais rien à cet envers du décor et j'ai beaucoup appris. Les couleurs, les pinceaux, la vie de ces artistes, leur travail, les structures, la matière, les odeurs... mais aussi la découverte de la grotte de Lascaux et tout son historique depuis 1948.

    Une lecture que j'ai beaucoup aimé pour le sujet traité, pour les découvertes que j'ai pu faire et pour la plume de l'auteur.

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  • Maylis est une magicienne pour moi: elle parvient à m'intéresser à la naissance d'un pont, à une mine de Laponie, Kiruna et ici à la formation de peintre de trompe l'oeil: l'aspect technique ne m'a pas rebutée; j'ai beaucoup appris tout en faisant une lecture agréable; la fabrication du...
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    Maylis est une magicienne pour moi: elle parvient à m'intéresser à la naissance d'un pont, à une mine de Laponie, Kiruna et ici à la formation de peintre de trompe l'oeil: l'aspect technique ne m'a pas rebutée; j'ai beaucoup appris tout en faisant une lecture agréable; la fabrication du fac-similé de Lascaux mais aussi l'univers de Cinecittà sont une vraie découverte pour moi.
    A part Dans les rapides que je n'avais pas trop apprécié (et que je devrais relire) j'ai aimé tous les livres de cette auteure que j'ai souvent rencontrée et qui est très sympathique; mon préféré reste Réparer les vivants: à Roubaix où elle le présentait, sa modestie souffrait d'un énième prix qu'elle venait de recevoir...Elle a été un des meilleurs présidents de jury du prix du marais de Lomme.

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  • Moins bon que "Réparer les vivants", il vaut tout de même d'être lu. Quelques jolies trouvailles dans cet univers du trompe-l'oeil..

    Moins bon que "Réparer les vivants", il vaut tout de même d'être lu. Quelques jolies trouvailles dans cet univers du trompe-l'oeil..

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  • Sur un sujet pas évident, la peinture de décors en trompe-l’œil, Maylis de Kerangal réussit un nouveau roman passionnant, intrigant et surtout très instructif, comme elle l’avait superbement fait avec Réparer les vivants, sur un thème complètement différent.
    Un monde à portée de main m’a...
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    Sur un sujet pas évident, la peinture de décors en trompe-l’œil, Maylis de Kerangal réussit un nouveau roman passionnant, intrigant et surtout très instructif, comme elle l’avait superbement fait avec Réparer les vivants, sur un thème complètement différent.
    Un monde à portée de main m’a entraîné sur les pas de Paula Karst qui, à 20 ans, est entrée à l’Institut de peinture, rue du métal, à Saint-Gilles (Bruxelles) où elle s’est liée d’amitié avec Kate et Jonas.
    Maylis de Kerangal m’a fait vivre les doutes, les difficultés d’une étudiante qui quitte le cocon familial parisien, abandonne des rêves pour plonger dans un monde rude et sans concession mais où elle réussit à exprimer son talent. Pourtant, les difficultés la submergent. Elle veut abandonner pendant que : « Jonas est l’étoile de l’atelier et s’en tire fort bien seul, c’est ce qu’elle réplique d’un ton dur ; il est aérien, indifférent, farouche, prend ses repas dehors et ne rentre que pour dormir, de sorte que Paula ne le croise guère qu’à l’école où cela fait longtemps que quelqu’un d’aussi doué n’a pas franchi la porte. »
    J’ai beaucoup aimé vivre au plus près de ces artistes au rôle ingrat mais qui obtiennent des résultats extraordinaires. Le livre offre de tendres moments, d’une complicité émouvante et si bien décrite. Malgré cela, pour réussir, ils souffrent dans leur corps mais : « Ils sont tout terrain et polyvalents, s’adaptent à toutes les pratiques, à tous les protocoles, à tous les rythmes, c’est d’ailleurs en cela qu’ils sont utiles, c’est pour cela qu’on les embauche. » Suivre Paula dans les divers travaux qu’elle mène après l’école bruxelloise est passionnant, surtout quand elle est à Rome où elle peint des décors à Cinecitta qui, hélas, n’a pratiquement plus que la téléréalité et les spots publicitaires pour maintenir une activité.
    Enfin, alors qu’un moment important du livre nous avait emmenés dans une carrière de marbre, le cerfontaine, une belle séquence, c’est à Montignac (Dordogne) que nous nous retrouvons enfin pour la réalisation des panneaux de Lascaux IV, réplique intégrale de cette merveille de la préhistoire.
    Maylis de Kerangal en profite pour nous conter, par Paula interposée, l’histoire, connue certes, mais à laquelle elle ajoute certains détails que j’ignorais. Je n’en citerai qu’un. Simon Coencas (13 ans), un des jeunes découvreurs de la grotte, était, avec sa sœur, « seuls survivants de la famille, internée à Drancy, déportée, puis assassinée à Auschwitz. »

    Tout le charme d’un livre comme celui-ci est de nous apporter des informations, des découvertes d’un monde pas ou peu connu et de nous faire vivre avec des personnes qui tentent de réussir leur vie malgré difficultés et obstacles. Un grand plaisir de lecture.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2019/09/maylis-de-kerangal-un-monde-a-portee-de-main.html

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  • "L'aventure est dans la langue !"

    « Alors, exactement comme si elle entrait dans un conte, exactement comme si elle était elle-même un personnage de conte, Paula tire la chevillette , la cloche émet un tintement fêlé, la porte s’ouvre, et la jeune fille pénètre dans l’Institut de peinture;...
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    "L'aventure est dans la langue !"

    « Alors, exactement comme si elle entrait dans un conte, exactement comme si elle était elle-même un personnage de conte, Paula tire la chevillette , la cloche émet un tintement fêlé, la porte s’ouvre, et la jeune fille pénètre dans l’Institut de peinture; elle disparaît dans le décor».

    Paula Karst, une jeune fille de vingt ans, cherche sa voie depuis deux ans jusqu’à ce fameux jour de septembre 2007, où elle décide de devenir peintre en décor en rejoignant la formation du prestigieux Institut de peinture, 30 bis de la rue du Métal à Bruxelles. Commence alors pour Paula un parcours initiatique, depuis la formation dans l’illustre Institut bruxellois, en passant par des chantiers notamment des grands studios de Mosfilm à Moscou, de Cineccita à Rome, et ce jusqu’au projet de réalisation d’un fac-similé à Lascaux en 2015. 

    Un parcours où Paula se forme et se transforme en maître en trompe-l’oeil, comme pour se préparer pour la réplique de la grotte de Lascaux. Un chemin fait de découvertes, d’exploration minutieuse des matériaux : marbre, bois, peau de serpent, carapace de tortue … Un univers fascinant.

    « Un monde à portée de main » est un très beau roman qui nous entraîne dans le sillon d’un artiste en devenir.
    SUITE SUR MON BLOG http://www.lamadeleinedelivres.com/index.php/2018/10/24/un-monde-a-portee-de-main-maylis-de-kerangal/

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