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Tropicale tristesse

Couverture du livre « Tropicale tristesse » de Jean-Baptiste Maudet aux éditions Le Passage
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Passage
  • EAN : 9782847424867
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Est-ce bien raisonnable, tout ça ? Boire un jus de tomate à bord d'un avion après le crash du vol Rio-Paris, passe encore. Partir en Amazonie à la recherche d'un Indien que l'on a vu un soir à la télévision, sûrement pas. Mais Jeanne Beaulieu voyagera d'une drôle de manière, Tristes tropiques de... Voir plus

Est-ce bien raisonnable, tout ça ? Boire un jus de tomate à bord d'un avion après le crash du vol Rio-Paris, passe encore. Partir en Amazonie à la recherche d'un Indien que l'on a vu un soir à la télévision, sûrement pas. Mais Jeanne Beaulieu voyagera d'une drôle de manière, Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss dans une main, des histoires d'amour inachevées dans l'autre. Prendre la route, traverser les forêts, écouter des mélodies d'oiseaux, remonter l'Amazone ou le Guadalquivir, croiser Frida Kahlo et Don Quichotte. Où sommes-nous quand nous sommes quelque part ? Elle n'y peut rien, Jeanne Beaulieu se raconte des histoires qui la conduisent vers ses envies et ses fantômes, vers cet Indien qui lui échappe, vers le regard et les mains bien réelles d'un homme qu'elle n'oubliera jamais.
Jeanne n'est pas dupe. Les voyages exotiques n'existent pas. Au Brésil ou partout ailleurs, s'aventurer à la recherche de soi ranime les douleurs de l'enfance, fait naître des désirs inouïs et dresse devant soi des miroirs. Jeanne est une héroïne paradoxale de roman d'aventures qui aimerait voir se refléter sur l'eau tranquille le visage d'une femme libre.

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Articles (1)

Avis (15)

  • "Tant que je suis vivante, je me rends compte du privilège qui est le mien de les aimer ou de les haïr."

    Une plume bien chatouillée par ce livre que j'aurais du mal à mettre dans une case. Et c'est dejà une grande force en soi, à cette heure où tout est codifié et classé.

    Jeanne, la...
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    "Tant que je suis vivante, je me rends compte du privilège qui est le mien de les aimer ou de les haïr."

    Une plume bien chatouillée par ce livre que j'aurais du mal à mettre dans une case. Et c'est dejà une grande force en soi, à cette heure où tout est codifié et classé.

    Jeanne, la quarantaine approchante, ne sait pas bien où elle va dans la vie. En revanche, elle sait qu'elle veut rencontrer cet indien d'Amazonie aperçu dans un documentaire. Sur cette seule base, elle quitte Paris, la France, sa vie. Pour aller trouver cet indien au fin fond du Brésil et beaucoup plus que cela. Elle y fait des rencontres littéraires, on découvre Paul et Claudia, Big James et Cuir fendu. Où il est question de shampoing, de Séville et de jacaré.
    On pourrait croire que c'est du n'importe quoi tellement on se retrouve dans la tête de cette pauvre Jeanne Baulieu qui ne fait pas toujours de la philosophie.
    Mais le style très net et la documentation très précise permettent à l'auteur de réussir à faire croire à la simplicité. Ce qui est certainement le plus compliqué.

    Malgré quelques petites longueurs tout à fait pardonnables, après tout, Jeanne se laisse parfois aller, je recommande vivement.

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  • Tropicale Tristesse – Jean-Baptiste Maudet

    Un grand merci à Lecteurs.com et aux éditions Le Passage pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage et cet auteur que je n’avais pas lu encore.
    Je ne saurais dire quelle en est la raison -peut-être est-ce la grippe covid qui m’a interrompue et...
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    Tropicale Tristesse – Jean-Baptiste Maudet

    Un grand merci à Lecteurs.com et aux éditions Le Passage pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage et cet auteur que je n’avais pas lu encore.
    Je ne saurais dire quelle en est la raison -peut-être est-ce la grippe covid qui m’a interrompue et très ralentie dans ma lecture- mais je n’ai pas réussi à apprécier pleinement ce roman. Je crains d’être passée complètement à côté.
    Je me suis ennuyée ; c’est lent, pesant, dense… a priori, tout comme dans la forêt amazonienne où nous entraîne Jean-Baptiste Maudet.
    Jeanne Beaulieu, sur un coup de tête, plaque tout et se rend au Brésil pour y retrouver un Indien qu’elle a aperçu dans un reportage TV… A son arrivée, elle achète chez un bouquiniste le livre de l’ethnologue Claude Levi-Strauss « Tristes Tropiques » qui va devenir son fil rouge dans ses pérégrinations, à l’instar du topoguide qu’elle cherchait…
    « La malédiction de l’Amazonie pour ceux qui y sont morts ou qui n’en sont jamais tout à fait revenus n’est pas celle de « l’enfer vert », mais bien celle d’avoir écouté les récits des imprudents qui les ont précédés »
    p108
    Dans ce livre, Jeanne va découvrir les annotations d’un couple de jeunes étudiants, Claudia et Paul, dont l’histoire d’amour a été brutalement interrompue. Au hasard de ses rencontres, au cours de son avancée dans ce pays inconnu, elle va chercher des réponses au mystère qui entoure ces deux jeunes gens.
    Mais Jeanne va surtout chercher des réponses à ses propres questionnements et faire un parcours intérieur tout en cheminant sur le fleuve amazone. Elle approche de la quarantaine, elle est seule ; ses blessures d’enfance ne sont pas refermées… Cette expédition va-t-elle lui permettre de s’affranchir ?
    « Les coïncidences sont des graines enterrées qui attendent la pluie.
    En raison d’un climat tropical, il tombe à Manaus trois mètres d’eau par an.
    Quatre fois plus qu’à Paris.
    Il n’y a pas de littérature sans danse de la pluie. »
    p125
    « Sur place, à quoi faut-il que je m’attende ? être au cœur de la jungle ? être au cœur des ténèbres ? »
    p184
    « Jamais je ne pensais rencontrer un homme comme lui. Jamais je ne pensais voir s’illuminer cette sombre falaise ».
    p298
    « La dernière partie du livre de Levi-Strauss s’intitule « le retour », quelques pages qui donne envie de mourir « Qui ou quoi m’avait donc poussé à faire exploser le cours normal de ma vie ? […] Était-ce donc cela le voyage ? Une exploration des déserts de ma mémoire, plutôt que de ceux qui m’entouraient ? »
    p300
    L’écriture est belle, parfois drôle, très imagée. On pourrait s’y croire sur ce bateau avançant lentement sur le fleuve… mais cela ne m’a pas donné envie d’y aller pour autant !
    Peut-être faudrait-il avoir lu aussi Tristes Tropiques pour mieux comprendre le déroulé de cette histoire ? Je ne connais pas cet ouvrage, peu attirée par l’anthropologie.
    On notera néanmoins, même si ce n’est pas le propos principal de l’auteur, les références aux problèmes environnementaux qui doivent nous interpeller !

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  • Genre : Littérature Blanche
    Avis : SINUEUX

    Se laisser flotter au fil de l’Amazone, oui, mais se perdre…
    Si l’aventure devait être au rendez-vous, elle ne fut pas celle que je croyais tout comme d’ailleurs pour le personnage principal, Jeanne Beaulieu, partie sur un coup de tête. Peut-être...
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    Genre : Littérature Blanche
    Avis : SINUEUX

    Se laisser flotter au fil de l’Amazone, oui, mais se perdre…
    Si l’aventure devait être au rendez-vous, elle ne fut pas celle que je croyais tout comme d’ailleurs pour le personnage principal, Jeanne Beaulieu, partie sur un coup de tête. Peut-être l’ombre de Claude Lévi-Strauss planait-elle trop sur elle comme sur moi !
    Jeanne Beaulieu prend une décision capitale, en pleine nuit, parce qu’elle voit un Indien d’Amazonie à la télévision. Sans rien dire à personne ou presque et surtout pas à sa mère, elle prend peu de bagages mais emporte « Tristes tropiques » de Claude Levi-Strauss acheté juste avant de partir. Quand elle se rendra compte qu’il y a une histoire dans l’histoire, son voyage devra lever quelques mystères mais elle pourra compter sur Big James. Partir pour se trouver, oui, mais que ramènera-t-elle avec elle ?
    Il est certain que ce roman avait tout pour me plaire, une belle écriture, un pays où tout peut arriver très rapidement, des découvertes, une culture sérieuse sous-jacente mais peut-être que c’est trop construit, que je vois les ficelles d’écriture et au bout, il y a le regret de ne pas avoir été embarquée sur l’Amazone.
    Parlons des personnages : Jeanne est attachante, rebelle, pleine de vie et en recherche d’amour sans le savoir ou le vouloir, il est indéniable qu’elle tient bien le roman. Big James, lui, est secret et fiable. Quant à Paul et Claudia, ils viennent apporter un suspense qui n’avait peut-être pas lieu d’être, une vraie recherche de l’Indien m’aurait semblé plus intéressante à suivre.
    Les coups de griffe envers l’écologie intégriste sont aussi nombreux que ceux envers la déforestation qui profite à tous, forestiers, agriculteurs et éleveurs. J’ai eu un fort moment d’émotion avec la description des papillons buvant les larmes des tortues, un passage très joliment amené.
    Il y a de l’engagement de la part de l’auteur qui a par ailleurs fait partie des heureux élus ayant bénéficié de bourses pour pouvoir écrire. Je reconnais le travail, il me manque le souffle que le Brésil aurait dû m’apporter.
    Je remercie les Editions LE PASSAGE et Lecteurs.com pour l’envoi de ce roman qui devrait pouvoir séduire de nombreux lecteurs aimant mêler intériorité des êtres et grands espaces.

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  • Un premier roman où la narratrice, une femme, utilise le "je" sans doute un moyen pour l’écrivain de donner à sa créature les accents d’une Emma Bovary, aux prises avec ses états d’âmes et en relation avec un monde que l’auteur, lui connaît bien.
    Une manière de prononcer quelques vérités...
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    Un premier roman où la narratrice, une femme, utilise le "je" sans doute un moyen pour l’écrivain de donner à sa créature les accents d’une Emma Bovary, aux prises avec ses états d’âmes et en relation avec un monde que l’auteur, lui connaît bien.
    Une manière de prononcer quelques vérités affleurantes sur notre société, l’écologie et le monde en général : le voyage d’une Candide qui n’en n’est plus une. Entre un voyageur et un touriste, il y a un monde, qui souvent se réduit à l’épaisseur d’un billet (d’avion, ou de dollar).
    Il y a certes la référence au maître : à Claude Levi-Strauss, le parallèle entre exploration et voyage, entre découverte et consommation, entre aller et retour. L’aller en soi est toujours simple pour les deux, le retour plus envisageable pour les seconds, encore que, tout voyage, toute culture est une contamination, on abandonne un peu de soi derrière soi, à un fleuve, à une chimère et on emporte aussi un peu de l’eau trouble et moite de ce vaste pays qu’est le Brésil.
    On connaît le style précis de Jean-Baptiste, ici, il rajoute une ironie sous la forme de versets absurdes sur des poncifs éculés et galvaudés : poumon vert, écologie, écolodge... L’anecdote du shampoing bio qui ne peut se déverser sous la cascade, alors même que quelques kilomètres plus loin, une éternité sur les pistes chaotiques de l’Amazonie, un coin de dévastation absolue, ou la forêt brûle et devient un déchetterie à ciel ouvert dévoile la folie des hommes sans aucune retenue pour demain. Monde binaire et paradoxal encore une fois, ou le court terme s’articule mal au long terme. Il reste pour moi un bon roman, un peu hermétique, les atermoiements de Jeanne ont ces accents très flaubertiens qui s’il dénote une écriture plus sensible, plus féminine n’ont pas rencontrés chez moi le même émoi que la franchise brute, sommaire et le mystère du torero américain. C’est ce qu’il y a de bien chez Monsieur Maudet : il se renouvelle.

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  • Une livre dans un livre c'est ce que j'ai pensée de ce roman C'est avant tout un hommage à l'anthropologue Claude Levi-Strauss.
    L'histoire est celle de Jeanne Beaulieu 40 ans qui sur un coup de tête, décide de quitter son travail et de partir pour le Brésil et l'Amazonie; suite à un...
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    Une livre dans un livre c'est ce que j'ai pensée de ce roman C'est avant tout un hommage à l'anthropologue Claude Levi-Strauss.
    L'histoire est celle de Jeanne Beaulieu 40 ans qui sur un coup de tête, décide de quitter son travail et de partir pour le Brésil et l'Amazonie; suite à un reportage qu'elle a vu une nuit d'insomnie. Elle décide d'aller rencontrer l'indien au regard transperçant qu’elle a vu dans ce documentaire.
    Mais l'aventure débute lorsqu'elle achète dans une librairie Tristes tropiques de Claude Levi Strauss
    Ce livre d’occasion , annoté, couvert de dessins, ce livre a été aimé, lu et relu. Les précédents propriétaires Paul et Claudia ont marqué ce livre de leur rencontre, et de leur amour.
    C'est à partir de " Tristes Tropiques" que le personnage principal du roman de jean Baptiste Maudet évolue.
    A vous de vous lancer dans cette découverte Amazonienne

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  • Coup de Cœur!
    Roman d’aventures, roman d’amour, sur fond d’écologie ayant pour but l’exploration de l’Amazonie, à la recherche d’un indien, vu dans un reportage, qui semblait vouloir parler à Jeanne Beaulieu. Cet agent immobilier quitte tout et suit son instinct. Elle part retrouver son...
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    Coup de Cœur!
    Roman d’aventures, roman d’amour, sur fond d’écologie ayant pour but l’exploration de l’Amazonie, à la recherche d’un indien, vu dans un reportage, qui semblait vouloir parler à Jeanne Beaulieu. Cet agent immobilier quitte tout et suit son instinct. Elle part retrouver son indien, remonte le fleuve Amazone et se fait guider par Big James rencontré sur le bateau qui les emmenait. Une rencontre qui leur permettra de replonger dans le passé pour se délivrer d'un poids qui pèse sur leurs épaules. Big James, personnage bougon, qui tantôt l'encourage, tantôt la déçoit.
    Jeanne lit « Tristes tropiques» de Claude Lévi-Strauss et s'interroge sur ses propos et sur sa philosophie concernant la conquête de ce coin du monde. Dans ce livre, elle découvre des annotations sur les amours de Paul Martin et Claudia Ambrosio qui lui font penser à l’histoire de Roméo et Juliette qu’elle aimait tant à interpréter, notamment à la scène finale dans laquelle elle aimait mourir pour se faire applaudir. Paul rapporte des propos échangés avec Claudia dont il fait même des dessins. Le livre de Claude Lévi-Strauss se transforme alors en journal intime grâce à ces déclarations d'amour et ces croquis.
    Très belle écriture, histoire passionnante dans laquelle s’enchaînent des situations cocasses qui font sourire, parfois rire et d’autres d’une grande profondeur où l’être humain s’interroge sur l’avenir de la planète et les épouvantables conséquences de la conquête de l’Amazonie. Texte par certains côtés très poétique où la narratrice nous livre sa vie à travers un long monologue rempli d’espoir et d’amertume.
    Somptueuses images sur la nature (Les orchidées) « leurs fleurs repiquées sur un revers en tweed habillent la forêt pour le carnaval ». page 228
    Incomparables métaphores incarnées à propos du livre: « Je songe avec affection à ces livres qui refusent de rester en place et parviennent à s’affranchir de leur condition. Ils passent tout leur temps (...) à nourrir des projets d'évasion et certains d'entre eux réussissent à se faire la malle....Je possède ce livre autant qu'il me possède."Page 302
    Un vibrant hommage est rendu également à Percy Fawcett, géographe anglais qui a tenté de démontrer que les Indiens ne sont pas seulement des « sauvages » : leur culture est peut-être plus ancienne que celle des Européens.
    Une leçon de botanique et de géographie sur fonds philosophique et amoureux.
    Historique, car on parle aussi des seringueros: ces Indiens devenus esclaves et ces travailleurs venus de tous horizons qui ont dû s’endetter le plus souvent pour extraire le caoutchouc des hévéas. La famille Ambrosio, des industriels qui ont commis les pires atrocités afin de sauver l’industrie du caoutchouc.
    Étonnantes descriptions également de Manaus comparée à un ristretto et de Santarem, ville perdue entre lacs et entrelacs, rivières et delta.
    Merci à lecteurs.com de m'avoir permis de découvrir ce roman

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  • Construire un roman humoristique sur un sujet qui ne l’est pas, voilà l’une des forces de Jean-Baptiste Maudet. Avec une écriture très drôle et fluide, l’auteur nous embarque en Amazonie avec son héroïne, Jeanne Beaulieu qui décide de partir, de quitter sa vie moyenne, nulle, pour retrouver un...
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    Construire un roman humoristique sur un sujet qui ne l’est pas, voilà l’une des forces de Jean-Baptiste Maudet. Avec une écriture très drôle et fluide, l’auteur nous embarque en Amazonie avec son héroïne, Jeanne Beaulieu qui décide de partir, de quitter sa vie moyenne, nulle, pour retrouver un indien aperçu dans un documentaire. Folie ? Le pitch est posé.

    Néanmoins, nous sommes loin du roman d’aventure, c’est toute la complexité de « Tropicale tristesse » dont le titre est lui aussi un trait d’humour puisqu’il rappelle le livre d’occasion trouvé en brocante par Jeanne à Sao Paulo: « Tristes tropiques » de Levi-Strauss, livre annoté dans les marges et couvert de dessins manuels. Nous voici entrainé dans l’histoire des anciens propriétaires de cet exemplaire, Paul et Claudia. Une histoire dans l’histoire, un livre dans un livre, une vie dans une vie.

    A travers ce nouveau roman, l’auteur rend hommage à l’anthropologue Lévi-Strauss et à son œuvre majeure qui a fait découvrir l’Amazonie à un grand nombre de personnes, et nous parle de l’évolution de cette partie du globe, l’exploitation de la forêt que les humains en ont fait en quelques décennies. Il raconte également une certaine quête d’identité, celle de Jeanne, de Paul, de Claudia, de Big James. Ce roman est allégé grâce à l’humour utilisé à chaque page.

    Ce roman m’a fait sourire, m’a fait réfléchir, m’a rappelé ma lecture assez ancienne de « tristes tropiques » et de ma première découverte du Brésil, m’a fait voyager. Mais des personnages, je ne sais pas si j’en garderais grand-chose, pas assez fouillés, au destin commun. Mais est-ce là l’essentiel ? Pas sûr, l’important est plus probablement ce qu’il transporte, ce qu’il nous fait apporte en réflexions, en pensées, en introspection. Alors là oui, ce roman fait le job. Et dans son ensemble, avec ce titre, je m’en souviendrai.

    Je remercie les Editions Le Passage et lecteurs.com pour m’avoir permis de découvrir cet auteur.

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  • Le roman "Matador yankee" de Jean-Baptiste Maudet m'avait laissé un très bon souvenir. Je me souviens d'un roman plein d'humour, avec une écriture fine et quelques phrases / dialogues bien pensés. Je n'ai pas lu le second roman du même auteur, "Des humains sur fond blanc", pas par manque d'envie...
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    Le roman "Matador yankee" de Jean-Baptiste Maudet m'avait laissé un très bon souvenir. Je me souviens d'un roman plein d'humour, avec une écriture fine et quelques phrases / dialogues bien pensés. Je n'ai pas lu le second roman du même auteur, "Des humains sur fond blanc", pas par manque d'envie mais tout simplement car je n'en ai pas eu l'occasion. J'ai par contre eu l'occasion de découvrir son dernier roman en date, "Tristesse tropicale" grâce à la fondation Orange et aux éditions le Passage que je remercie.

    J'ai bien retrouvé lors de cette lecture les grands marqueurs de l'auteur. Une histoire qui tire un peu vers le burlesque tout d'abord. Ici, Jeanne Beaulieu qui décide de partir sur un coup de tête en Amazonie après avoir été captivé par un indien aperçu à la télé lors d'un documentaire diffusé tard dans la nuit. J'ai aussi retrouvé les traits d'humour bien sentis ainsi que l'écriture agréable et soignée de l'auteur.

    Ce roman, c'est aussi une ode à l'aventure et à la liberté. J'ai particulièrement apprécié la force du personnage principal mais les autres protagonistes du récit ne sont pas en reste. Ils vont jouer un rôle clairement plus modeste mais ils sont plutôt pittoresques. Le tout est plein de sensibilité et d'émotions.

    Ceci dit, ce roman haut en couleur qui invite au voyage ne m'a pas pleinement convaincu. Il restera moins longtemps gravé dans ma mémoire que "Matador yankee". mais pourquoi me direz-vous ? C'est difficile à dire. Si l'immersion est bien présente, j'ai ressenti quelques longueurs. Une certaine lenteur s'installe parfois dans le récit et j'ai eu un peu de mal à bien accrocher au propos par moment. Ça manquait parfois de rythme, enfin à mon goût en tout cas. J'ai même trouvé l'ensemble plutôt brouillon par moment, du moins c'est assez inégal tout au long du roman.

    Pour autant, cela ne veut pas dire que c'est un mauvais roman, loin de là même. Il a ses qualités mais aussi ses défauts et pour le coup le plaisir de lecture va dépendre de la sensibilité du lecteur (comme souvent ceci dit). Je ne le déconseille pas mais ce n'est pas forcément celui que je recommanderai pour débuter avec cet auteur.

    En conclusion, bien que je ne sois pas complètement convaincu par ce nouveau roman de Jean-Baptiste Maudet, ou du moins que je le trouve en dessous de "Matador yankee", il reste un roman plutôt abouti, agréable à lire et les traits d'humour de l'auteur font toujours mouche. L'histoire de base est originale et sympathique et on s'attache aux personnages du récit. Dommage pour les quelques baisses de rythme au cours du récit et pour ce côté parfois un peu brouillon qui n'aide pas à rester complètement immerger dans l'histoire. Pas convaincu, mais je ne déconseille pas pour autant.

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