Toutes blessent, la dernière tue

Couverture du livre « Toutes blessent, la dernière tue » de Karine Giebel aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714479501
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié,... Voir plus

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin...

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu'au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

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  • J'adore les romans de Karine Giebel et celui-ci ne fait pas exception à al règle !
    L'auteure nous emporte dans la vie tourmentée de Tama dès les premières pages. Cette petite Maocaine de 9 ans, vendue par son père, parce qu'il pensait qu'elle aurait le droit à l'instruction et qu'elle se...
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    J'adore les romans de Karine Giebel et celui-ci ne fait pas exception à al règle !
    L'auteure nous emporte dans la vie tourmentée de Tama dès les premières pages. Cette petite Maocaine de 9 ans, vendue par son père, parce qu'il pensait qu'elle aurait le droit à l'instruction et qu'elle se retrouve l'esclave d'une famille française...

    J'ai eu du mal à poser le livre mais en même temps il m'a causé de furieux cauchemars pendant quelques jours... Tama vit des choses tellement difficile...

    A lire, absolument !

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  • « Vulnerant omnes, ultima necat. At eae quas ad vos consumsi me delectaverunt : Toutes blessent, la dernière tue. Mais j’ai aimé celles passées auprès de vous. » Karine Giebel met le latin en exergue de son dernier roman mais confirme surtout son titre officieux de « reine du polar ».

    Je dois...
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    « Vulnerant omnes, ultima necat. At eae quas ad vos consumsi me delectaverunt : Toutes blessent, la dernière tue. Mais j’ai aimé celles passées auprès de vous. » Karine Giebel met le latin en exergue de son dernier roman mais confirme surtout son titre officieux de « reine du polar ».

    Je dois avouer d’abord que je n’avais jamais lu cette auteure et je reconnais que j’ai été vraiment subjugué par cette découverte permise par Masse Critique de Babelio et les éditions Belfond que je remercie.
    Un peu impressionné par la taille du livre, j’ai constaté que les pages tournaient vite jusqu’à ne plus pouvoir lâcher le livre ! Karine Giebel manie superbement le suspense, les retournements de situation, les rebondissements inattendus, laisse entrevoir une solution évidente puis change complètement l’issue envisagée. Bref, elle m’a tenu en haleine et je me suis régalé malgré tant de souffrances insupportables…
    De plus, au travers de la terrible histoire de Tama, petite Marocaine confiée à l’âge de 8 ans, à Mejda qui lui offre une poupée, « Un moment inoubliable, l’un des plus beaux jours de ma vie. », c’est l’esclavage des enfants dans notre Europe dite évoluée qui est dénoncé tout au long du livre.
    Dès l’arrivée en France, cette Mejda est soudain beaucoup moins gentille car elle vend Tama à Thierry et Sefana Charandon pour qu’elle soit leur domestique : « Finalement, j’étais la mère de tout le monde. Je n’étais plus personne. » Tama n’est même pas son vrai prénom. Elle doit travailler et se taire !
    Parallèlement à cette vie dans un honorable logis parisien, l’auteur nous emmène près de Florac, dans les Cévennes, où Gabriel recueille une inconnue. La mort rôde, compagne toujours menaçante pour un homme qui n’arrive pas à évacuer un terrible drame familial.
    Rapidement, la vie de Tama sombre dans l’horreur avec coups, tortures et ces scènes reviennent assez régulièrement me faisant poser la question de la récupération physique après de tels sévices qui vont au-delà du supportable.
    Tama est magnifique d’abnégation, de volonté, de résistance. Seule, elle apprend à lire en récupérant les vieux livres des enfants du couple : « Ils rechignent à aller à l’école, alors qu’elle rêve d’apprendre. »
    Quant à Gabriel, il n’arrive pas à sortir d’une spirale infernale : « Gabriel contemplait ses mains, chauffées à blanc, ses mains capables de tout. Capables de bâtir, de défendre, de caresser. D’échiner, de détruire. D’offrir ou de reprendre. Ses mains, capables de tuer. »
    Difficile d’en dire plus sans nuire à la lecture mais il faut simplement citer encore Izrir et Tayri qui jouent un rôle décisif dans ce roman.

    Si ce livre permettait de prendre conscience de ce que subissent, à huis clos, ces enfants originaires d’Afrique ou d’Asie et d’agir pour que cela cesse enfin, son but serait atteint.

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  • Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Elle a connu plusieurs bourreaux et tous ignoraient la pitié.Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Une rencontre va peut-être enfin faire basculer son destin...

    Gabriel quant à lui, vit à l'écart du monde depuis de nombreuses années....
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    Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Elle a connu plusieurs bourreaux et tous ignoraient la pitié.Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Une rencontre va peut-être enfin faire basculer son destin...

    Gabriel quant à lui, vit à l'écart du monde depuis de nombreuses années. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures.

    On peut dire que quand Lili m'a remis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel pour ma découverte du mois, je n'ai nullement été surprise ! En grande fan de l'auteure elle se l'était procurée lors du dernier salon Polar Lens et l'avait rapidement dévoré, et comme à son grand regret j'ai lu très peu de Karine Giebel elle en a donc profité pour me faire découvrir Toutes blessent la dernière tue.

    Concernant l'histoire difficile d'en parler vraiment sans trop en dévoiler. Ce que vous devez savoir c'est que ce roman traite de l'esclavagisme moderne à travers l'histoire de Tama et que Toutes blessent la dernière tue ne vous laissera pas insensible, vous donnera le vertige plus d'une fois et vous fera même parfois détourner les yeux.

    Il m'est difficile de parler de ce roman, de trouver les mots face à un tel récit. Comment définir ce roman de Karine Giebel ? Comment dire qu'on a apprécié ce livre traitant d'un tel sujet avec un personnage tel que Tama ?

    Tama... Tama n'est pas son vrai prénom, c'est celui qu'on lui a donné. Tama, c'est une enfant quand nous la rencontrons, une enfant qui se retrouve livrée aux mains de démons qui lui feront perdre toute innocence. Elle ne connaît que les ordres, les brimades, la violence. Elle est esclave de personnes qui n'ont pas une once d'humanité. Et pourtant Tama continue au fil des années à espérer, à espérer un jour avoir une autre vie, un autre avenir et on espère pour elle. Tama, c'est ce genre de personnage qu'on sait qu'on n'oubliera jamais, ce genre de personnage qui hantera toujours un peu notre esprit, notre cœur.

    "De toute façon, personne n'entend jamais mes appels au secours. Personne, jamais. Parce que, pour appeler au secours, il faut exister. Exister pour quelqu'un."

    Et il y a Gabriel, cet homme vivant seul, cet homme qui nous effraie autant qu'il nous attire. On veut connaître son histoire, savoir pourquoi il est devenu celui qu'il est aujourd'hui, pourquoi il réagit ainsi face à cette femme qu'il découvre. Bizarrement, il nous fascine... il nous fascine par sa façon d'être et par ces meurtres qu'il commet. Tout comme Tama, il est un personnage marquant. Tous les personnages de ce livre le sont d'ailleurs, ils ont tous quelque chose qui nous frappe, qui nous marque, qui nous heurte même.

    "La mort, pourtant, faisait partie de la vie. Surtout de celle de Gabriel. Elle était son ombre, son double. Elle suivait chacun de ses pas, précédait chacun de ses gestes.Elle était son terrible destin. Sa malédiction."

    C'est un roman dur, très dur même. L'histoire ne ressemble à aucune autre pour moi. En plus, plus nous avançons dans l'histoire plus l'horreur gagne en intensité, parce que oui n'ayons pas peur des mots ici, il s'agit bien d'horreur. Comment qualifier autrement ce que vit et subit Tama sinon ?

    L'écriture de Karine Giebel est terriblement prenante, addictive même. L'auteure nous entraîne dans son histoire dès les premières pages et impossible d'en ressortir avant la fin. Karine Giebel manie les mots avec une grande dextérité, offre une intrigue qui ne cesse de gagner en intensité et dont le lecteur n'en ressort pas indemne. Le suspens est présent dans chaque chapitre, dans chaque action et nous ne sommes jamais au bout de nos surprises. Jusqu'à la toute dernière phrase, l'auteure saura nous surprendre et nous atteindre. Je suis fascinée par la capacité qu'ont certains auteurs à écrire de telles histoires...

    Toutes blessent la dernière tue est un roman que je n'ai pas pu lâcher, un roman que j'ai dévoré tellement j'étais happée par son histoire. Karine Giebel m'a mis KO plus d'une fois. Plus d'une fois, j'ai grimacé, horrifiée par l'histoire de Tama par ce qu'elle subissait, plus d'une fois, j'ai tremblé pour elle, plus d'une fois, il m'a été nécessaire de fermer les yeux un instant pour oublier les images qui viennent en tête. C'est un véritable uppercut qu'on se prend à la lecture de ce livre ! Un uppercut que vous devez vous aussi vous prendre !

    J'ai vraiment frôlé le coup de cœur avec ce roman et je ne peux que vous inciter à découvrir rapidement ce titre ! Mais attention préparez-vous psychologiquement parce que certains passages sont vraiment durs, certaines phrases vous marquent l'esprit au fer rouge et une chose est sure Tama ne vous quittera pas de sitôt. Merci Lili de me l'avoir fait lire, pari réussi cette fois-ci !

    "C'est fou le nombre de synonymes, qu'il y a pour le verbe tuer, tu ne trouves pas ? Il y en a bien plus que pour le verbe aimer."

    Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel est disponible aux Éditions Belfond.

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  • Jai tellement aimé ce roman; encore plus que ses précédents. L histoire de tama ma tellement touché et fait pleurer. J ai retenu qu on est tous l esclave de quelqu un ou quelque chose au fond...

    Jai tellement aimé ce roman; encore plus que ses précédents. L histoire de tama ma tellement touché et fait pleurer. J ai retenu qu on est tous l esclave de quelqu un ou quelque chose au fond...

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  • J'ai découvert Karine Giebel il y a quelques années avec Meurtres pour rédemption, une brique que j'avais engloutie en quelques jours ;-) Depuis, je suis ses parutions et même si je n'ai pas tout lu, à chaque lecture la magie a opéré et j'ai déjà dévoré quelques uns de ses romans. Elle est...
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    J'ai découvert Karine Giebel il y a quelques années avec Meurtres pour rédemption, une brique que j'avais engloutie en quelques jours ;-) Depuis, je suis ses parutions et même si je n'ai pas tout lu, à chaque lecture la magie a opéré et j'ai déjà dévoré quelques uns de ses romans. Elle est aujourd'hui devenue une valeur sûre du thriller français à l'instar des Thilliez ou Chattam et je m'en réjouis. Pourtant, cette fois, j'ai été déçue à l'issue de celui-ci malgré une lecture plus qu'addictive. C'est un peu paradoxal me direz-vous, je pense que j'ai aimé ce roman mais il m'a laissé un goût de trop peu ou peut-être en attendais-je trop ?

    Le roman a le mérite de mettre en lumière un sujet aberrant : l'esclavagisme moderne. de jeunes filles sont arrachées de leur famille et de leur pays pour venir servir des familles françaises en étant exploitées, séquestrées, maltraitées… Méconnus de la plupart des gens, ces faits dépassent souvent l'entendement et la fiction. L'auteure dépeint ici le quotidien d'une fillette, Tama, esclave d'une famille parisienne bourgeoise et ne nous épargne pas en matière de violence. Sur ce point justement, je trouve que l'auteure est dans la surenchère. Même si la réalité ressemble à cela et qu'il est bon de la dénoncer, ces scènes répétées m'ont un peu lassées dans la première partie du roman que j'ai donc trouvée assez longue. En outre, j'ai eu une désagréable impression de déjà-vu et le tout est de facture assez classique pour un thriller.

    Mais ne partez pas tout de suite, il y a tout de même des points positifs : un rythme infernal, des rebondissements incessants, une écriture percutante et une tension permanente. Malgré les 744 pages, on ne s'ennuie jamais et les pages défilent à une vitesse impressionnante. Je l'ai littéralement dévoré ! L'auteure arrive à maintenir un rythme effréné tout au long du roman grâce à des « cliffhangers » constants à la fin de chapitres courts et bien équilibrés. le tout est très noir et m'a fait pensé à son roman « Meurtres pour rédemption » dans lequel il n'y avait aucun espoir de salut. J'ai eu également cette impression dans cet opus qui révèle une sombre existence et on ne peut que se prendre d'affection pour le personnage de Tama.

    En conclusion, j'ai été déçue de cette lecture pour les défauts que je viens de développer mais j'en attendais aussi beaucoup car Karine Giebel est une auteure que j'apprécie et il ne faut pas passer à côté de ses excellents thrillers. Les lecteurs invétérés de thrillers le trouveront peut-être un peu classique et attendu mais aux autres, que la violence ne rebute pas, je conseille tout de même ce thriller efficace qui aborde un sujet fort. L'auteure cite d'ailleurs l'OICEM (organisation internationale contre l'esclavagisme moderne) dans ses remerciements, elle s'est donc renseignée à ce sujet et son roman reflète certainement une réalité qui fait froid dans le dos !

    https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/05/11/toutes-blessent-la-derniere-tue-karine-giebel/

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  • Comme j’ai aimé ce roman noir, comme je l’ai dévoré ! Malgré ses 740 pages, en quelques petits jours, je l’avais englouti. Une fois commencé, il est difficile de le lâcher. Ce récit est une plongée dans une difficile réalité, pleine de souffrance et de violence, mais Karine Giebel a également su...
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    Comme j’ai aimé ce roman noir, comme je l’ai dévoré ! Malgré ses 740 pages, en quelques petits jours, je l’avais englouti. Une fois commencé, il est difficile de le lâcher. Ce récit est une plongée dans une difficile réalité, pleine de souffrance et de violence, mais Karine Giebel a également su instiller beaucoup de résilience, de courage, de fidélité et d’amour.

    Tama, de son faux prénom, arrive en France avec seulement huit ans de vie familiale marocaine derrière elle. Mais déjà la vie n’a pas oublié de la faire souffrir puisqu’elle a perdu sa mère. Quant à son père, espérant certainement un avenir meilleur pour sa fille – et notamment la possibilité d’une scolarité en France -, se laisse convaincre par une femme de la laisser partir contre une somme d’argent. À son arrivée en France, Tama, ainsi rebaptisée (diminutif de Tamazzalt, la dévouée en arabe), est déposée dans une famille avec trois enfants. Commence alors un long calvaire…

    « Je crois qu’elle ne m’aime pas. J’ai peur qu’elle ne m’aime jamais.
    Pourtant, je garde espoir.
    Pourtant, je fais des efforts pour lui faire plaisir.
    Je lui apporte son thé bien chaud dans la chambre ou dans le salon. Je lui prépare ses pâtisseries préférées, je parfume ses oreillers et son linge. Elle a une penderie pleine de magnifiques vêtements. Des choses qui doivent valoir très cher.
    Bien plus cher que moi, dirait-elle.
    Mais moi, de toute façon, je ne vaux rien. »

    Esclave moderne de plusieurs foyers, Tama ne cesse de travailler malgré son jeune âge. Pire, elle est violentée comme jamais. Malgré toute cette horreur, elle a la force de s’instruire par elle-même, fait preuve d’un immense courage et d’une incroyable résilience. Un jour, elle rencontre une personne qui changera peut-être son destin. Mais tellement d’épreuves l’attendent encore toutes ces années.

    Le récit est d’un réalisme foudroyant. La mort est omniprésente. Les plaies dévorent les pages. Les chapitres s’engloutissent à toute vitesse, parce qu’on ne peut pas lâcher Tama, cette petite fille intelligente que l’on voit grandir, que l’on voit souffrir, pour qui l’on a tellement d’espoir. Les évènements se déchaînent, les poings se serrent, la douleur ne cesse jamais bien longtemps. L’auteure n’épargne rien. Mais le répit est là, par petites touches, et il atteint directement notre cœur, il fait palpiter notre espérance comme jamais.

    En parallèle et dans un jeu maîtrisé d’alternance, nous faisons la connaissance de Gabriel, homme mystérieux et effrayant, qui découvre chez lui une jeune femme blessée qui d’abord le menace, puis perd connaissance en prenant la fuite. L’homme l’installe alors dans sa chambre, veut la tuer mais hésite, sans savoir pourquoi. Parce qu’habituellement, il n’est pas du genre à faire dans les sentiments, ni dans la dentelle. La jeune femme finit par se réveiller mais elle a tout oublié, jusqu’à son nom. Se déroule alors, lentement, au fil des chapitres, un chemin qui nous mène vers la vérité, vers leurs passés respectifs.

    Et l’on se demande quand et de quelle façon les deux histoires vont se rejoindre.
    On pense tout découvrir mais l’on ne sait rien, ou pas encore suffisamment pour deviner ce qu’il adviendra. On se laisse alors surprendre, on laisse l’auteure nous embarquer dans la vie de ces personnages torturés qui se battent pour survivre à un passé douloureux et ignoble et qui rendent leur présent difficile, par la force des choses, parce qu’ils n’ont rien connu d’autre. Une existence trouble dans lequel on immerge complètement. Les relations compliquées qu’ils entretiennent et surtout les rapports de pouvoir et de force, l’ascendance que l’un peut avoir sur l’autre, sont parfaitement analysés et retranscrits par l’auteure. La psychologie est largement développée et il est vraiment très intéressant de se glisser dans la peau de ces personnages complexes.

    Quand tous les morceaux du puzzle s’imbriquent, alors on se dit que Karine Giebel assure vraiment, et nous avons la sensation que jusqu’aux dernières lignes, tout peut basculer.

    Un roman noir exceptionnel maîtrisé de bout en bout ! Un pavé sur l’esclavage moderne ultra réaliste que l’on dévore, que l’on ne lâche plus, qui captive, qui effraie, qui insurge, qui fait battre le cœur… Une incessante quête d’amour. Mais le danger est là, toujours. Les tirs fusent, les coups pleuvent, les cris s’élèvent, les plaies s’ouvrent et se referment. La vengeance est souveraine.
    Vulnerant omnes, ultima necat.
    Toutes les heures blessent, la dernière tue.
    Toutes les balles aussi…

    « Dans le salon, Tama est assise devant la machine à coudre. Elle a des ourlets à faire sur des pantalons neufs pour Émilien et Adina. Sefana et Fadila sont vautrées dans le canapé. Toutes deux concentrées sur leur smartphone, elles ne se parlent pas, ne se regardent pas. Tama songe que si elle avait la chance d’avoir sa mère assise près d’elle, elle la dévorerait des yeux, lui parlerait pendant des heures. Lui confierait ses petits secrets, serrée contre elle.
    Mais Fadila ne sait pas encore ce que ça fait de ne plus avoir sa mère à côté de soi. Tama, elle, connaît cette souffrance, inscrite dans sa chair au fer rouge.
    Elle les observe du coin de l’œil. La mère comme la fille peuvent passer des heures devant leur téléphone et ne s’en séparent jamais. (…)
    Alors, Tama réalise qu’il existe mille façons d’être un esclave. »

    Mon pavé de mai 2018…

    Sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2018/05/05/lecture-devorante-toutes-blessent-la-derniere-tue-de-karine-giebel/

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  • Toutes blessent.... Comme les pages de ce roman dont vous ne sortirez pas indeme.
    Déjà le sujet "l'esclavage moderne" est difficile !!
    Nous suivons surtout la petite Tama sur plusieurs années mais en même temps Gabriel. Je me doutais qu'a un moment les deux histoires se rejoindrais mais je...
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    Toutes blessent.... Comme les pages de ce roman dont vous ne sortirez pas indeme.
    Déjà le sujet "l'esclavage moderne" est difficile !!
    Nous suivons surtout la petite Tama sur plusieurs années mais en même temps Gabriel. Je me doutais qu'a un moment les deux histoires se rejoindrais mais je n'ai pas trouvé comment.
    Au début de la lecture, les passages sur Gabriel nous permettent de souffler car la vie de Tama est vraiment difficile. L'écriture de Karine est à la hauteur du sujet, violente, crue, sans tabous mais avec un style inimitable. C'est le talent de l'auteure qui rend les 736 pages facile a lire malgré ce sujet si inacceptable.
    A chaque livre de Karine je m’arrête sur les personnages, ça a toujours été son gros point fort. J’ai l’impression que cette foi on a encore plus de nuances, il y a des personnages foncièrement bons qui sont destiné a en « prendre pleins la gueule » mais a rester gentils, d’autres foncièrement méchants, rien a faire ceux sont des assistants du diable, mais on a aussi les autres, foncièrement humains, pas si bon mais pas si méchant au fond. Ceux sont eux mes préférés et dans ce roman en particulier. Je crois que je n’oublierais jamais Tama, Izri, Gabriel…. Les personnages sont simplement extraordinaires. Au point que j'ai beaucoup de mal a rentrer dans une autre histoire, ils m'ont laissé une marque indélébile.
    Mais la nouveauté c'est qu'elle nous a rajouté dans ce roman du positif, comme l'espoir, l'amour, la compassion, l'amitié... Oui Karine Giebel nous a mis de l’amour dans ce livre !! L’amour d’un enfant, l’amour avec un grand A, avec un petit…. Donc oui, il y a beaucoup de violence physique et aussi psychologique mais c’est magnifiquement bien équilibré !!!

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  • Alors, ce dernier roman de Karine Giebel, la reine du thriller français ? Bon, c'est sans aucun doute un page-turner qui m'a valu une fin de semaine avec des valises sous les yeux (736 pages avalées en trois soirées). Impossible à lâcher. Un très bon suspense donc. Quelques longueurs tout de...
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    Alors, ce dernier roman de Karine Giebel, la reine du thriller français ? Bon, c'est sans aucun doute un page-turner qui m'a valu une fin de semaine avec des valises sous les yeux (736 pages avalées en trois soirées). Impossible à lâcher. Un très bon suspense donc. Quelques longueurs tout de même et des hasards pas forcément très crédibles mais bon, on passe. Ça se lit très facilement, les nerfs à vif. Bref, on en a pour son argent. Maintenant, ce n'est pas forcément ce que je préfère en matière de polars mais ça, c'est une affaire de goût.
    Le sujet ? Une petite Marocaine de huit ans, orpheline de mère, est confiée par son père à une femme, Medja, qui lui promet que sa fille, en France, aura un meilleur avenir qu'au Maroc : elle ira à l'école et pourra ensuite faire des études. On s'en doute, rien de tout cela n'arrivera à la petite qui sera placée chez la cousine de Medja : elle vivra désormais chez les Chalandon, dans la banlieue parisienne. Enfin, quand je dis « vivre », c'est un bien grand mot : Tama deviendra une esclave, travaillera du matin au soir, dormira sur le sol dans une pièce non chauffée, sera traitée pire qu'un animal. Je ne vous cache pas que ce qu'elle subit est à peine soutenable. Âmes sensibles s'abstenir : humiliations, violences en tous genres, viols, privation de nourriture et d'eau sont le quotidien de la petite.
    Parallèlement, nous suivons un certain Gabriel qui vit dans les Cévennes au milieu de nulle part avec son chien Sophocle et ses deux juments. C'est un homme bien mystérieux. Il séquestre une jeune femme qui vient d'avoir un accident de voiture près de chez lui. Il compte la tuer. Pour le moment, il l'observe lutter contre la mort. Après, il ira lui creuser une tombe…Qui est cet homme ? Avec quels démons vit-il ?
    Karine Giebel s'attaque à un vrai sujet de société : l'esclavage moderne ou esclavage domestique qui touche toutes les classes sociales. La plupart des victimes sont des femmes, 30 % d'entre elles sont mineures. On leur fait miroiter la possibilité d'une vie meilleure. Piégées, privées de papiers, complètement coupées du monde, elles subissent le pire. Le roman de Karine Giebel rend parfaitement le calvaire quotidien que vivent ces femmes. Comme je le disais plus haut, c'est à peine imaginable.
    Alors, si vous n'avez pas peur d'affronter le pire, allez-y ! Bienvenue en enfer !

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  • On l'appelle Tama, elle vit près de Paris, dans une grande et belle maison. Elle s'occupe des trois plus jeunes enfants, elle est aussi chargée du ménage, de la lessive, du repassage, de la cuisine, elle fait aussi de la couture, le matin elle se lève vers cinq heures pour préparer le petit...
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    On l'appelle Tama, elle vit près de Paris, dans une grande et belle maison. Elle s'occupe des trois plus jeunes enfants, elle est aussi chargée du ménage, de la lessive, du repassage, de la cuisine, elle fait aussi de la couture, le matin elle se lève vers cinq heures pour préparer le petit déjeuner de toute la famille. Elle couche dans la buanderie, battue, insultée et Mr Chalandon son patron aimerait bien qu'elle s'occupe aussi de lui. Il l'a achetée, elle lui appartient, comme les meubles. Son père s'est débarrassé d'elle comme on se débarrasse des ordures.

    Gabriel a choisi de s'installer ici, où plus personne ne veut vivre, un petit hameau composé de quatre maisons dont il est le seul habitant. Son travail ? Tuer, assassiner, refroidir, descendre, éliminer, liquider. Il n'éprouve ni remords ni regrets, juste le sentiment du devoir accompli. Il vit avec un fantôme .

    Il y a des romans noirs, mais celui-là il est plus noir que noir. Une descente en enfer, des scènes difficiles à vivre, le calvaire d'une jeune fille de seize ans qui a déjà vécu mille vies, mille souffrances, mille brimades, mille humiliations. L'histoire d'une petite fille victime innocente de l'esclavage moderne, quand l'homme se transforme en bête immonde.

    Une écriture d'une force incroyable, un récit qui nous entraîne à la frontière de l'insoutenable, les pages défilent,parfois irrespirables le lecteur est littéralement aspiré dans cet univers glauque et violent. Au milieu, une histoire d'amour, de folle passion qui semble entrouvrir une fenêtre avec du ciel bleu, mais l'amour peut-il survivre en enfer ?

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  • excellent ! après Marianne et Raphaël on fait connaissance avec Tama. c'est plein d'émotions. on souffre avec elle. du grand giébel.

    excellent ! après Marianne et Raphaël on fait connaissance avec Tama. c'est plein d'émotions. on souffre avec elle. du grand giébel.

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