Toutes blessent, la dernière tue

Couverture du livre « Toutes blessent, la dernière tue » de Karine Giebel aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714479501
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié,... Voir plus

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin...

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu'au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

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  • Plonger dans un pavé est un vrai plaisir pour moi ! Oui je suis fana de ces pavés qui font peur… Plus le truc est gros (je vous vois venir ! Rien de sexuel…) plus je m’éclate ! Bref, ce n’est donc pas le nombre de page qui me freine… Mais qui dit gros pavé, dit que je suis plus exigeante dans la...
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    Plonger dans un pavé est un vrai plaisir pour moi ! Oui je suis fana de ces pavés qui font peur… Plus le truc est gros (je vous vois venir ! Rien de sexuel…) plus je m’éclate ! Bref, ce n’est donc pas le nombre de page qui me freine… Mais qui dit gros pavé, dit que je suis plus exigeante dans la lecture. Il faut que l’auteur arrive à m’accrocher et surtout ne pas me perdre en route. J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur, avec « Juste une ombre » et sur quelques nouvelles, j’attendais donc beaucoup de cette lecture… Pour autant, c’est en demi-teinte que je termine ce livre.Une lecture qui a mis du temps à se digérer… Une lecture dont le sujet touche, mais une lecture aux parties inégales.

    Karine Giebel, nous embarque dans une intrigue touchante, avec sujet principal l’esclavage moderne. Et même si cela semble tout droit sorti de l’imagination de l’auteur, on sait malheureusement que l’horreur existe.

    La première partie campe l’intrigue et Tama, personnage principal est décrite avec empathie. Sa vie est un calvaire et ce qu’elle vit est le summum de la noirceur dont l’être humain est capable. Le sujet est grave et touche à la corde sensible du lecteur.

    Je me suis même demandée, si ce n’était pas le parti pris de l’auteur… A la sortie du livre, j’ai eu la sensation que plusieurs livres traitaient du sujet… Je venais de lire « dans la cave » de Minette Walters… Peut-être un trop plein d’émotions… Je ne sais pas, mais toujours est-il que dans l’ensemble, je suis passée à côté !

    J’ai survolé des passages entiers, car même si les descriptions sont importantes et parfois riches de surprises, j’ai trouvé ici que certaines étaient superflues et l’ennui m’a guetté à plusieurs reprises !

    Dans la première partie, l’auteur arrive à jouer avec nos nerfs et quelques passages font repartir l’intrigue, mais entre temps, j’ai réussi à perdre le fil, sans surprise, l’auteur dévoilant trop ses cartes…

    Je ne me suis pas sentie embarquée… Plus je tournais les pages et plus je me sentais perdue… Je sais que le sujet est grave, mais pourquoi l’auteur a-t-elle pris le parti de trop en faire ? Pourquoi autant de violence… Une violence gratuite, dans la seconde partie… Avec Gabriel… Même si on sait qu’une victime a du mal à sortir de ce cercle infernal… Mais pourquoi ne pas dénoncer l’esclavage d’une manière plus subtile.

    Pourquoi retourner la situation et faire de Tama un personnage aussi naïf ? Je n’ai pas compris, j’ai longtemps cherché la réponse… Et j’ai arrêté de chercher… La romance qui a pointé son nez va supplanter l’intrigue et me vriller les neurones ! Encore une fois, l’auteur m’a perdu… Même si le parallèle entre les deux parties a une raisonnance entre esclavage et amour toxique, cela ne l’a pas fait et l’auteur s’est fourvoyée…

    Je n’ai eu aucune surprise avec ce final prévisible…

    Une déception et j’en suis la première navrée… J’attendais beaucoup de ce livre, qui pourtant est très dur, sans concession et d’une rare cruauté, mais le tout est balayé par cette déception et cette sensation d’avoir tourné en rond sur plus de 700 pages…

    En bref, une lecture que je vais vite oublier…

    Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance réitérée

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  • Peut-être le savez-vous déjà, je suis exigeante en ce qui concerne les romans de la catégorie Thriller/policier.
    Désormais, celui-ci fait partie de mes préférés !
    Une lecture à couper le souffle...
    Une histoire intense qui me restera longtemps en mémoire.

    En toute franchise, âme...
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    Peut-être le savez-vous déjà, je suis exigeante en ce qui concerne les romans de la catégorie Thriller/policier.
    Désormais, celui-ci fait partie de mes préférés !
    Une lecture à couper le souffle...
    Une histoire intense qui me restera longtemps en mémoire.

    En toute franchise, âme sensible s’abstenir….

    Un roman qui peut déranger, car rien ne sera épargné au lecteur, des scènes violentes et de tortures y sont décrites. C'est une lecture difficile, une histoire terrible et poignante qui nous plonge dans l’inhumain.

    Deux personnages principaux : la jeune Tama, petite fille marocaine vendue pour servir d’esclave et Gabriel, un homme dangereux vivant à l'écart du monde, ne sortant que lorsqu'il doit tuer une cible.
    Et puis il y a tous les autres mais chut....

    C’est sombre, éprouvant, glaçant, mais tellement ADDICTIF ! Une fois commencé, malgré les 744 pages et quelques redondances, il est impossible de le lâcher.

    Un roman INCROYABLE ! J'ai eu le cœur qui battait à 100 à l'heure, passant par des moments d'angoisses dus à des rebondissements impensables. Mes doigts crispés sur les pages, me demandant si mon petit cœur n'allait pas me lâcher et priant à la fois, de lire à la page suivante, un déroulement plus heureux.

    Je me suis complètement plongée dans cette histoire où une puissante tension monte crescendo, où la violence est permanente, où le suspense est à son apogée !

    Une histoire qui prend incontestablement aux tripes.

    Une prise de conscience indiscutable à la lecture de cet ouvrage.

    FAUT le lire pour comprendre...

    La suite sur mon blog https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/08/toutes-blessent-la-derniere-tue.html

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  • Je tiens à remercier énormément Agnès Chalnot Communication pour sa confiance ainsi que les Editions Belfond pour l’envoi de ce service-presse qui pour moi sera l’un de mes coups de cœurs de l’année 2018 ! Un conseil : ne passez pas à côté !

    L’an passé, je vous avais fait part de mon coup de...
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    Je tiens à remercier énormément Agnès Chalnot Communication pour sa confiance ainsi que les Editions Belfond pour l’envoi de ce service-presse qui pour moi sera l’un de mes coups de cœurs de l’année 2018 ! Un conseil : ne passez pas à côté !

    L’an passé, je vous avais fait part de mon coup de cœur pour le recueil de nouvelles de Karine Giebel, « D’ombre et de silence » [Voir ma chronique : http://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/01/dombre-et-de-silence-de-karine-giebel.html]. Cette année ne dérogera pas à la règle car j’ai tout simplement A-D-O-R-é son dernier - « pavé » si je puis dire – « Toutes blessent, la dernière tue ». Surtout, ne vous effrayez pas par le nombre de pages car ce serait vraiment dommage. Malgré ces 740 pages, je l’ai dévoré en à peine deux jours. Une fois commencé, il est difficile de déposer ce livre, au risque de se désociabiliser totalement du monde extérieur. Les chapitres sont courts et filent à toute allure, trop vite pour moi.

    M’émouvoir par des mots, au contraire des images, n’est vraiment pas chose aisée. Pourtant ici, je dois me confesser et avouer : l’auteure y parvient et ce, à plusieurs reprises en plus. Si j’ai un jour la chance que Karine Giebel lise une de mes chroniques, je souhaiterais qu’elle sache que pour cela - car ce n’est vraiment pas chose aisée - elle est une de mes auteures favorites et pour lesquelles j’ai le plus de respect. Si j’avais pu être écrivaine, j’aurais aimé avoir la plume qu’elle déploie dans chacun de ses romans. Autant, on peut parfois être un peu sceptique par l’unanimité de très nombreuses critiques allant toutes dans le même sens (pour ce titre par exemple) autant c’est plus qu’amplement mérité.

    On découvre en parallèle deux histoires. D’abord, celle de Tama, depuis sa naissance dans un petit et pauvre village marocain jusqu’à sa vente à une famille franco-marocaine de la banlieue parisienne où elle sera utilisée à titre d’esclave et où aucun cadeau ne lui sera jamais fait. A côté, il y a celle de Gabriel, homme torturé et vivant en reclus, pour lequel non plus la vie n’a pas été tendre. Bien entendu, on se doute que leur destin sera de se rencontrer d’une manière ou d’une autre. Pourtant, vous serez surpris car les apparences sont parfois trompeuses et surtout, dans les livres de Karine Giebel.

    Ce qui est dur et effrayant dans ce livre, c’est de se dire que la réalité n’est pas si éloignée de la fiction ; combien d’enfants (!) et jeunes femmes sont vendues chaque année pour être utilisées comme esclave auprès de familles européennes ou autres, pas forcément fortunées pour autant ? Les chiffres en feraient frémir plus d’un et pourtant, c’est le quotidien de ces trop nombreuses jeunes filles et femmes.

    La justesse des émotions et de son écriture en fait un grand roman, difficilement classable mais qui ne s’oublie pas facilement. Une fois les dernières pages tournées, il est vraiment pénible de se séparer de ses personnages, auxquels on n’a pu que s’attacher et qui m’hanteront sûrement encore quelque temps…

    Blog : http://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/07/toutes-blessent-la-derniere-tue-de.html

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  • J'adore les romans de Karine Giebel et celui-ci ne fait pas exception à al règle !
    L'auteure nous emporte dans la vie tourmentée de Tama dès les premières pages. Cette petite Maocaine de 9 ans, vendue par son père, parce qu'il pensait qu'elle aurait le droit à l'instruction et qu'elle se...
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    J'adore les romans de Karine Giebel et celui-ci ne fait pas exception à al règle !
    L'auteure nous emporte dans la vie tourmentée de Tama dès les premières pages. Cette petite Maocaine de 9 ans, vendue par son père, parce qu'il pensait qu'elle aurait le droit à l'instruction et qu'elle se retrouve l'esclave d'une famille française...

    J'ai eu du mal à poser le livre mais en même temps il m'a causé de furieux cauchemars pendant quelques jours... Tama vit des choses tellement difficile...

    A lire, absolument !

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  • « Vulnerant omnes, ultima necat. At eae quas ad vos consumsi me delectaverunt : Toutes blessent, la dernière tue. Mais j’ai aimé celles passées auprès de vous. » Karine Giebel met le latin en exergue de son dernier roman mais confirme surtout son titre officieux de « reine du polar ».

    Je dois...
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    « Vulnerant omnes, ultima necat. At eae quas ad vos consumsi me delectaverunt : Toutes blessent, la dernière tue. Mais j’ai aimé celles passées auprès de vous. » Karine Giebel met le latin en exergue de son dernier roman mais confirme surtout son titre officieux de « reine du polar ».

    Je dois avouer d’abord que je n’avais jamais lu cette auteure et je reconnais que j’ai été vraiment subjugué par cette découverte permise par Masse Critique de Babelio et les éditions Belfond que je remercie.
    Un peu impressionné par la taille du livre, j’ai constaté que les pages tournaient vite jusqu’à ne plus pouvoir lâcher le livre ! Karine Giebel manie superbement le suspense, les retournements de situation, les rebondissements inattendus, laisse entrevoir une solution évidente puis change complètement l’issue envisagée. Bref, elle m’a tenu en haleine et je me suis régalé malgré tant de souffrances insupportables…
    De plus, au travers de la terrible histoire de Tama, petite Marocaine confiée à l’âge de 8 ans, à Mejda qui lui offre une poupée, « Un moment inoubliable, l’un des plus beaux jours de ma vie. », c’est l’esclavage des enfants dans notre Europe dite évoluée qui est dénoncé tout au long du livre.
    Dès l’arrivée en France, cette Mejda est soudain beaucoup moins gentille car elle vend Tama à Thierry et Sefana Charandon pour qu’elle soit leur domestique : « Finalement, j’étais la mère de tout le monde. Je n’étais plus personne. » Tama n’est même pas son vrai prénom. Elle doit travailler et se taire !
    Parallèlement à cette vie dans un honorable logis parisien, l’auteur nous emmène près de Florac, dans les Cévennes, où Gabriel recueille une inconnue. La mort rôde, compagne toujours menaçante pour un homme qui n’arrive pas à évacuer un terrible drame familial.
    Rapidement, la vie de Tama sombre dans l’horreur avec coups, tortures et ces scènes reviennent assez régulièrement me faisant poser la question de la récupération physique après de tels sévices qui vont au-delà du supportable.
    Tama est magnifique d’abnégation, de volonté, de résistance. Seule, elle apprend à lire en récupérant les vieux livres des enfants du couple : « Ils rechignent à aller à l’école, alors qu’elle rêve d’apprendre. »
    Quant à Gabriel, il n’arrive pas à sortir d’une spirale infernale : « Gabriel contemplait ses mains, chauffées à blanc, ses mains capables de tout. Capables de bâtir, de défendre, de caresser. D’échiner, de détruire. D’offrir ou de reprendre. Ses mains, capables de tuer. »
    Difficile d’en dire plus sans nuire à la lecture mais il faut simplement citer encore Izrir et Tayri qui jouent un rôle décisif dans ce roman.

    Si ce livre permettait de prendre conscience de ce que subissent, à huis clos, ces enfants originaires d’Afrique ou d’Asie et d’agir pour que cela cesse enfin, son but serait atteint.

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  • Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Elle a connu plusieurs bourreaux et tous ignoraient la pitié.Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Une rencontre va peut-être enfin faire basculer son destin...

    Gabriel quant à lui, vit à l'écart du monde depuis de nombreuses années....
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    Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Elle a connu plusieurs bourreaux et tous ignoraient la pitié.Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Une rencontre va peut-être enfin faire basculer son destin...

    Gabriel quant à lui, vit à l'écart du monde depuis de nombreuses années. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures.

    On peut dire que quand Lili m'a remis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel pour ma découverte du mois, je n'ai nullement été surprise ! En grande fan de l'auteure elle se l'était procurée lors du dernier salon Polar Lens et l'avait rapidement dévoré, et comme à son grand regret j'ai lu très peu de Karine Giebel elle en a donc profité pour me faire découvrir Toutes blessent la dernière tue.

    Concernant l'histoire difficile d'en parler vraiment sans trop en dévoiler. Ce que vous devez savoir c'est que ce roman traite de l'esclavagisme moderne à travers l'histoire de Tama et que Toutes blessent la dernière tue ne vous laissera pas insensible, vous donnera le vertige plus d'une fois et vous fera même parfois détourner les yeux.

    Il m'est difficile de parler de ce roman, de trouver les mots face à un tel récit. Comment définir ce roman de Karine Giebel ? Comment dire qu'on a apprécié ce livre traitant d'un tel sujet avec un personnage tel que Tama ?

    Tama... Tama n'est pas son vrai prénom, c'est celui qu'on lui a donné. Tama, c'est une enfant quand nous la rencontrons, une enfant qui se retrouve livrée aux mains de démons qui lui feront perdre toute innocence. Elle ne connaît que les ordres, les brimades, la violence. Elle est esclave de personnes qui n'ont pas une once d'humanité. Et pourtant Tama continue au fil des années à espérer, à espérer un jour avoir une autre vie, un autre avenir et on espère pour elle. Tama, c'est ce genre de personnage qu'on sait qu'on n'oubliera jamais, ce genre de personnage qui hantera toujours un peu notre esprit, notre cœur.

    "De toute façon, personne n'entend jamais mes appels au secours. Personne, jamais. Parce que, pour appeler au secours, il faut exister. Exister pour quelqu'un."

    Et il y a Gabriel, cet homme vivant seul, cet homme qui nous effraie autant qu'il nous attire. On veut connaître son histoire, savoir pourquoi il est devenu celui qu'il est aujourd'hui, pourquoi il réagit ainsi face à cette femme qu'il découvre. Bizarrement, il nous fascine... il nous fascine par sa façon d'être et par ces meurtres qu'il commet. Tout comme Tama, il est un personnage marquant. Tous les personnages de ce livre le sont d'ailleurs, ils ont tous quelque chose qui nous frappe, qui nous marque, qui nous heurte même.

    "La mort, pourtant, faisait partie de la vie. Surtout de celle de Gabriel. Elle était son ombre, son double. Elle suivait chacun de ses pas, précédait chacun de ses gestes.Elle était son terrible destin. Sa malédiction."

    C'est un roman dur, très dur même. L'histoire ne ressemble à aucune autre pour moi. En plus, plus nous avançons dans l'histoire plus l'horreur gagne en intensité, parce que oui n'ayons pas peur des mots ici, il s'agit bien d'horreur. Comment qualifier autrement ce que vit et subit Tama sinon ?

    L'écriture de Karine Giebel est terriblement prenante, addictive même. L'auteure nous entraîne dans son histoire dès les premières pages et impossible d'en ressortir avant la fin. Karine Giebel manie les mots avec une grande dextérité, offre une intrigue qui ne cesse de gagner en intensité et dont le lecteur n'en ressort pas indemne. Le suspens est présent dans chaque chapitre, dans chaque action et nous ne sommes jamais au bout de nos surprises. Jusqu'à la toute dernière phrase, l'auteure saura nous surprendre et nous atteindre. Je suis fascinée par la capacité qu'ont certains auteurs à écrire de telles histoires...

    Toutes blessent la dernière tue est un roman que je n'ai pas pu lâcher, un roman que j'ai dévoré tellement j'étais happée par son histoire. Karine Giebel m'a mis KO plus d'une fois. Plus d'une fois, j'ai grimacé, horrifiée par l'histoire de Tama par ce qu'elle subissait, plus d'une fois, j'ai tremblé pour elle, plus d'une fois, il m'a été nécessaire de fermer les yeux un instant pour oublier les images qui viennent en tête. C'est un véritable uppercut qu'on se prend à la lecture de ce livre ! Un uppercut que vous devez vous aussi vous prendre !

    J'ai vraiment frôlé le coup de cœur avec ce roman et je ne peux que vous inciter à découvrir rapidement ce titre ! Mais attention préparez-vous psychologiquement parce que certains passages sont vraiment durs, certaines phrases vous marquent l'esprit au fer rouge et une chose est sure Tama ne vous quittera pas de sitôt. Merci Lili de me l'avoir fait lire, pari réussi cette fois-ci !

    "C'est fou le nombre de synonymes, qu'il y a pour le verbe tuer, tu ne trouves pas ? Il y en a bien plus que pour le verbe aimer."

    Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel est disponible aux Éditions Belfond.

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  • Jai tellement aimé ce roman; encore plus que ses précédents. L histoire de tama ma tellement touché et fait pleurer. J ai retenu qu on est tous l esclave de quelqu un ou quelque chose au fond...

    Jai tellement aimé ce roman; encore plus que ses précédents. L histoire de tama ma tellement touché et fait pleurer. J ai retenu qu on est tous l esclave de quelqu un ou quelque chose au fond...

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  • J'ai découvert Karine Giebel il y a quelques années avec Meurtres pour rédemption, une brique que j'avais engloutie en quelques jours ;-) Depuis, je suis ses parutions et même si je n'ai pas tout lu, à chaque lecture la magie a opéré et j'ai déjà dévoré quelques uns de ses romans. Elle est...
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    J'ai découvert Karine Giebel il y a quelques années avec Meurtres pour rédemption, une brique que j'avais engloutie en quelques jours ;-) Depuis, je suis ses parutions et même si je n'ai pas tout lu, à chaque lecture la magie a opéré et j'ai déjà dévoré quelques uns de ses romans. Elle est aujourd'hui devenue une valeur sûre du thriller français à l'instar des Thilliez ou Chattam et je m'en réjouis. Pourtant, cette fois, j'ai été déçue à l'issue de celui-ci malgré une lecture plus qu'addictive. C'est un peu paradoxal me direz-vous, je pense que j'ai aimé ce roman mais il m'a laissé un goût de trop peu ou peut-être en attendais-je trop ?

    Le roman a le mérite de mettre en lumière un sujet aberrant : l'esclavagisme moderne. de jeunes filles sont arrachées de leur famille et de leur pays pour venir servir des familles françaises en étant exploitées, séquestrées, maltraitées… Méconnus de la plupart des gens, ces faits dépassent souvent l'entendement et la fiction. L'auteure dépeint ici le quotidien d'une fillette, Tama, esclave d'une famille parisienne bourgeoise et ne nous épargne pas en matière de violence. Sur ce point justement, je trouve que l'auteure est dans la surenchère. Même si la réalité ressemble à cela et qu'il est bon de la dénoncer, ces scènes répétées m'ont un peu lassées dans la première partie du roman que j'ai donc trouvée assez longue. En outre, j'ai eu une désagréable impression de déjà-vu et le tout est de facture assez classique pour un thriller.

    Mais ne partez pas tout de suite, il y a tout de même des points positifs : un rythme infernal, des rebondissements incessants, une écriture percutante et une tension permanente. Malgré les 744 pages, on ne s'ennuie jamais et les pages défilent à une vitesse impressionnante. Je l'ai littéralement dévoré ! L'auteure arrive à maintenir un rythme effréné tout au long du roman grâce à des « cliffhangers » constants à la fin de chapitres courts et bien équilibrés. le tout est très noir et m'a fait pensé à son roman « Meurtres pour rédemption » dans lequel il n'y avait aucun espoir de salut. J'ai eu également cette impression dans cet opus qui révèle une sombre existence et on ne peut que se prendre d'affection pour le personnage de Tama.

    En conclusion, j'ai été déçue de cette lecture pour les défauts que je viens de développer mais j'en attendais aussi beaucoup car Karine Giebel est une auteure que j'apprécie et il ne faut pas passer à côté de ses excellents thrillers. Les lecteurs invétérés de thrillers le trouveront peut-être un peu classique et attendu mais aux autres, que la violence ne rebute pas, je conseille tout de même ce thriller efficace qui aborde un sujet fort. L'auteure cite d'ailleurs l'OICEM (organisation internationale contre l'esclavagisme moderne) dans ses remerciements, elle s'est donc renseignée à ce sujet et son roman reflète certainement une réalité qui fait froid dans le dos !

    https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/05/11/toutes-blessent-la-derniere-tue-karine-giebel/

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  • Comme j’ai aimé ce roman noir, comme je l’ai dévoré ! Malgré ses 740 pages, en quelques petits jours, je l’avais englouti. Une fois commencé, il est difficile de le lâcher. Ce récit est une plongée dans une difficile réalité, pleine de souffrance et de violence, mais Karine Giebel a également su...
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    Comme j’ai aimé ce roman noir, comme je l’ai dévoré ! Malgré ses 740 pages, en quelques petits jours, je l’avais englouti. Une fois commencé, il est difficile de le lâcher. Ce récit est une plongée dans une difficile réalité, pleine de souffrance et de violence, mais Karine Giebel a également su instiller beaucoup de résilience, de courage, de fidélité et d’amour.

    Tama, de son faux prénom, arrive en France avec seulement huit ans de vie familiale marocaine derrière elle. Mais déjà la vie n’a pas oublié de la faire souffrir puisqu’elle a perdu sa mère. Quant à son père, espérant certainement un avenir meilleur pour sa fille – et notamment la possibilité d’une scolarité en France -, se laisse convaincre par une femme de la laisser partir contre une somme d’argent. À son arrivée en France, Tama, ainsi rebaptisée (diminutif de Tamazzalt, la dévouée en arabe), est déposée dans une famille avec trois enfants. Commence alors un long calvaire…

    « Je crois qu’elle ne m’aime pas. J’ai peur qu’elle ne m’aime jamais.
    Pourtant, je garde espoir.
    Pourtant, je fais des efforts pour lui faire plaisir.
    Je lui apporte son thé bien chaud dans la chambre ou dans le salon. Je lui prépare ses pâtisseries préférées, je parfume ses oreillers et son linge. Elle a une penderie pleine de magnifiques vêtements. Des choses qui doivent valoir très cher.
    Bien plus cher que moi, dirait-elle.
    Mais moi, de toute façon, je ne vaux rien. »

    Esclave moderne de plusieurs foyers, Tama ne cesse de travailler malgré son jeune âge. Pire, elle est violentée comme jamais. Malgré toute cette horreur, elle a la force de s’instruire par elle-même, fait preuve d’un immense courage et d’une incroyable résilience. Un jour, elle rencontre une personne qui changera peut-être son destin. Mais tellement d’épreuves l’attendent encore toutes ces années.

    Le récit est d’un réalisme foudroyant. La mort est omniprésente. Les plaies dévorent les pages. Les chapitres s’engloutissent à toute vitesse, parce qu’on ne peut pas lâcher Tama, cette petite fille intelligente que l’on voit grandir, que l’on voit souffrir, pour qui l’on a tellement d’espoir. Les évènements se déchaînent, les poings se serrent, la douleur ne cesse jamais bien longtemps. L’auteure n’épargne rien. Mais le répit est là, par petites touches, et il atteint directement notre cœur, il fait palpiter notre espérance comme jamais.

    En parallèle et dans un jeu maîtrisé d’alternance, nous faisons la connaissance de Gabriel, homme mystérieux et effrayant, qui découvre chez lui une jeune femme blessée qui d’abord le menace, puis perd connaissance en prenant la fuite. L’homme l’installe alors dans sa chambre, veut la tuer mais hésite, sans savoir pourquoi. Parce qu’habituellement, il n’est pas du genre à faire dans les sentiments, ni dans la dentelle. La jeune femme finit par se réveiller mais elle a tout oublié, jusqu’à son nom. Se déroule alors, lentement, au fil des chapitres, un chemin qui nous mène vers la vérité, vers leurs passés respectifs.

    Et l’on se demande quand et de quelle façon les deux histoires vont se rejoindre.
    On pense tout découvrir mais l’on ne sait rien, ou pas encore suffisamment pour deviner ce qu’il adviendra. On se laisse alors surprendre, on laisse l’auteure nous embarquer dans la vie de ces personnages torturés qui se battent pour survivre à un passé douloureux et ignoble et qui rendent leur présent difficile, par la force des choses, parce qu’ils n’ont rien connu d’autre. Une existence trouble dans lequel on immerge complètement. Les relations compliquées qu’ils entretiennent et surtout les rapports de pouvoir et de force, l’ascendance que l’un peut avoir sur l’autre, sont parfaitement analysés et retranscrits par l’auteure. La psychologie est largement développée et il est vraiment très intéressant de se glisser dans la peau de ces personnages complexes.

    Quand tous les morceaux du puzzle s’imbriquent, alors on se dit que Karine Giebel assure vraiment, et nous avons la sensation que jusqu’aux dernières lignes, tout peut basculer.

    Un roman noir exceptionnel maîtrisé de bout en bout ! Un pavé sur l’esclavage moderne ultra réaliste que l’on dévore, que l’on ne lâche plus, qui captive, qui effraie, qui insurge, qui fait battre le cœur… Une incessante quête d’amour. Mais le danger est là, toujours. Les tirs fusent, les coups pleuvent, les cris s’élèvent, les plaies s’ouvrent et se referment. La vengeance est souveraine.
    Vulnerant omnes, ultima necat.
    Toutes les heures blessent, la dernière tue.
    Toutes les balles aussi…

    « Dans le salon, Tama est assise devant la machine à coudre. Elle a des ourlets à faire sur des pantalons neufs pour Émilien et Adina. Sefana et Fadila sont vautrées dans le canapé. Toutes deux concentrées sur leur smartphone, elles ne se parlent pas, ne se regardent pas. Tama songe que si elle avait la chance d’avoir sa mère assise près d’elle, elle la dévorerait des yeux, lui parlerait pendant des heures. Lui confierait ses petits secrets, serrée contre elle.
    Mais Fadila ne sait pas encore ce que ça fait de ne plus avoir sa mère à côté de soi. Tama, elle, connaît cette souffrance, inscrite dans sa chair au fer rouge.
    Elle les observe du coin de l’œil. La mère comme la fille peuvent passer des heures devant leur téléphone et ne s’en séparent jamais. (…)
    Alors, Tama réalise qu’il existe mille façons d’être un esclave. »

    Mon pavé de mai 2018…

    Sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2018/05/05/lecture-devorante-toutes-blessent-la-derniere-tue-de-karine-giebel/

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  • Toutes blessent.... Comme les pages de ce roman dont vous ne sortirez pas indeme.
    Déjà le sujet "l'esclavage moderne" est difficile !!
    Nous suivons surtout la petite Tama sur plusieurs années mais en même temps Gabriel. Je me doutais qu'a un moment les deux histoires se rejoindrais mais je...
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    Toutes blessent.... Comme les pages de ce roman dont vous ne sortirez pas indeme.
    Déjà le sujet "l'esclavage moderne" est difficile !!
    Nous suivons surtout la petite Tama sur plusieurs années mais en même temps Gabriel. Je me doutais qu'a un moment les deux histoires se rejoindrais mais je n'ai pas trouvé comment.
    Au début de la lecture, les passages sur Gabriel nous permettent de souffler car la vie de Tama est vraiment difficile. L'écriture de Karine est à la hauteur du sujet, violente, crue, sans tabous mais avec un style inimitable. C'est le talent de l'auteure qui rend les 736 pages facile a lire malgré ce sujet si inacceptable.
    A chaque livre de Karine je m’arrête sur les personnages, ça a toujours été son gros point fort. J’ai l’impression que cette foi on a encore plus de nuances, il y a des personnages foncièrement bons qui sont destiné a en « prendre pleins la gueule » mais a rester gentils, d’autres foncièrement méchants, rien a faire ceux sont des assistants du diable, mais on a aussi les autres, foncièrement humains, pas si bon mais pas si méchant au fond. Ceux sont eux mes préférés et dans ce roman en particulier. Je crois que je n’oublierais jamais Tama, Izri, Gabriel…. Les personnages sont simplement extraordinaires. Au point que j'ai beaucoup de mal a rentrer dans une autre histoire, ils m'ont laissé une marque indélébile.
    Mais la nouveauté c'est qu'elle nous a rajouté dans ce roman du positif, comme l'espoir, l'amour, la compassion, l'amitié... Oui Karine Giebel nous a mis de l’amour dans ce livre !! L’amour d’un enfant, l’amour avec un grand A, avec un petit…. Donc oui, il y a beaucoup de violence physique et aussi psychologique mais c’est magnifiquement bien équilibré !!!

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