Pleurer des rivières

Couverture du livre « Pleurer des rivières » de Alain Jaspard aux éditions Heloise D'ormesson
Résumé:

Franck le savait, il n'aurait pas dû se laisser attendrir quand Sammy, fauché comme les blés, lui a parlé de son plan infaillible - sur le banc des accusés le constat est amer. Heureusement, Julien, leur avocat commis d'office, connaît ses dossiers et obtient facilement sa relaxe. Franck est un... Voir plus

Franck le savait, il n'aurait pas dû se laisser attendrir quand Sammy, fauché comme les blés, lui a parlé de son plan infaillible - sur le banc des accusés le constat est amer. Heureusement, Julien, leur avocat commis d'office, connaît ses dossiers et obtient facilement sa relaxe. Franck est un type bien, marié à Mériem et père de sept enfants. D'ailleurs la joyeuse bande vit, ou survit, sur l'aire des gens du voyage d'Argenteuil, où Julien fait leur connaissance.
Choc des cultures pour ce bourgeois parisien confortablement installé avec Séverine, auteur jeunesse à succès qui écrit pour les enfants qu'elle ne parvient pas à avoir. Et si rien ne prédestinait les deux couples à se rencontrer, le ventre fécond de Mériem va sceller un pacte dont ils ne pourront plus revenir...

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Avis (17)

  • Deux héroïnes qui semblent banales à priori et qui s’avèrent hors-normes, deux maris/compagnons amoureux fous, prêts à tout pour leurs compagnes.

    Deux milieux opposés qui vont se rencontrer, se télescoper, dans des désirs absolument opposés mais complémentaires s’imaginent-ils.

    Un roman...
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    Deux héroïnes qui semblent banales à priori et qui s’avèrent hors-normes, deux maris/compagnons amoureux fous, prêts à tout pour leurs compagnes.

    Deux milieux opposés qui vont se rencontrer, se télescoper, dans des désirs absolument opposés mais complémentaires s’imaginent-ils.

    Un roman écrit avec verve et humour, au langage parfois cru qui rend compte de la réalité, aux thématiques puissantes.

    Un récit qui sonne vrai, lu d’une traite, au suspense prenant, aux personnages vivants, une intrigue rondement menée.

    Une chute terrible, mais attendue car nous sommes, et nous le pressentons dès les premières lignes, dans une tragédie moderne, telle Mort d’un commis voyageur, avec son lot d’hamartia.

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  • Il faut à mon avis passer les 1eres pages dont le langage et l'écriture sont déroutants , puis j'ai su que j'allais me laisser emporter.

    Ce livre est original, sans retenue, addictif, je m'y suis promenée comme dans un livre photos en noir et blanc, où je construisais une histoire.

    La...
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    Il faut à mon avis passer les 1eres pages dont le langage et l'écriture sont déroutants , puis j'ai su que j'allais me laisser emporter.

    Ce livre est original, sans retenue, addictif, je m'y suis promenée comme dans un livre photos en noir et blanc, où je construisais une histoire.

    La société des gens du voyage, dont j'ai toujours rêvé de faire des photos, y est parfaitement dépeinte, sans detours, avec beaucoup d'empathie.

    On navigue entre ce monde et un autre monde fait de privilèges et richesses. 2 mondes qui vont se rencontrer, se cottoyer, se lier d'amitié, et se retrouver dans un projet commun.

    Nombreux sont les sujets évoqués, la différence de classe, évidemment, les rencontres, l'amour, les liens improbables, l'amitié, la douleur de ne pas pouvoir enfanter, d'où ce titre magnifique, d'une chanson dont on se surprend à fredonner l'air et les paroles, le vaste et si présent sujet du vivre ensemble, de la peur de l'autre, de la difference, la religion et le souci de mettre au monde plus d'enfants que l'on ne peut nourrir, et puis la justice, la loi, intransigeante, tranchante...

    C'est vivant, c'est prenant, c'est enivrant et drole parfois, un peu fou aussi.

    Un livre à lire, sans hésitation, un premier livre, comme une promesse...

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  • Dans un scénario habile et audacieux, Alain JASPARD confronte deux univers sociaux pour évoquer le sujet de la maternité et de ses représentations. Dans les communautés des gens du voyage et des bourgeois, les enfants ne font pas partie du même projet familial. Il y a ceux qui les accueillent...
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    Dans un scénario habile et audacieux, Alain JASPARD confronte deux univers sociaux pour évoquer le sujet de la maternité et de ses représentations. Dans les communautés des gens du voyage et des bourgeois, les enfants ne font pas partie du même projet familial. Il y a ceux qui les accueillent comme des cadeaux de Dieu et les autres qui veulent tout maîtriser notamment en termes de temporalité.

    Je me suis laissée imprégner par les personnalités de chacun et me suis fondue dans le décor planté par Alain JASPARD. Ce roman est écrit par un réalisateur de cinéma, vous ne serez donc pas surpris(e) par toutes ces descriptions qui contribuent à nourrir l’imaginaire... Le 7ème art, il connaît, il a notamment adapté Tom-Tom et Nana de Jacqueline COHEN et Bernadette DESPRÉS.

    Le propos est profondément humain, généreux, bienveillant.

    Ce roman court (190 pages), parfaitement construit, a aussi le mérite de poser des questions de société. Il aborde le sujet de la PMA, évoque la morale et l’éthique. Un consentement entre des hommes suffirait-il à contrer la loi ? Alain JASPARD ne porte pas de jugement, il nous invite à méditer sur l’évolution de la société, la place des femmes, le rapport au corps, celui-là même qui porte l’empreinte de nos blessures, et plus généralement, de nos vies.

    La narration est fluide, rythmée, haletante, la plume tendre et délicate, poétique aussi, le propos rieur mais attention, il peut être aussi parfois grinçant. Dans « Pleurer des rivières », méfiez vous de l’eau qui dort ! La chute est magistrale, j’ai refermé ce roman le cœur gros.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2019/05/pleurer-des-rivieres-d-alain-jaspard.html

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  • L'amour est au centre de ce roman signé Alain Jaspard, un auteur que je découvre avec son premier roman, Pleurer des rivières, expression qui signifie traduire une immense tristesse avec beaucoup de larmes.
    Il y en a des larmes tout au long de ce récit et je n'ai pas été le dernier à pleurer,...
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    L'amour est au centre de ce roman signé Alain Jaspard, un auteur que je découvre avec son premier roman, Pleurer des rivières, expression qui signifie traduire une immense tristesse avec beaucoup de larmes.
    Il y en a des larmes tout au long de ce récit et je n'ai pas été le dernier à pleurer, de colère surtout, devant l'issue d'une histoire un peu folle mais tellement vraie dans sa cruauté et sa description de vies toujours sur le fil du rasoir.
    Tout commence avec Franck et son pote, Sammy. Ils font dans la ferraille. Si le premier est correct, le second n'hésite pas à se lancer dans des trafics voire du vol pour gagner du fric.
    Franck doit surtout nourrir sa famille car, avec Meriem (28 ans), ils ont déjà sept enfants et un huitième est en route mais chut ! Franck n'est encore pas au courant…
    Bon, je n'oublie pas Séverine qui dessine et écrit pour la jeunesse. J'avoue que son conte sur les crapauds et les princesses est désopilant. Son compagnon, Julien, est avocat fiscaliste mais aime bien aussi être commis d'office. Tous les deux, ils voudraient bien avoir un enfant mais sans succès…
    Les aléas de l'histoire vont faire rencontrer tout ce beau monde après que l'auteur nous ait servi de savoureux passages sur les fêtes gitanes de Saintes-Maries-de-la-Mer. Alain Passard précise bien qui est Gitan comme Franck, Tzigane, Rom ou Yéniche, comme Meriem.
    Difficile d'en dire davantage sans déflorer tout plaisir de lecture mais je peux redire que ce livre m'a fait vraiment pleurer sur la connerie humaine, mettant en exergue la rigueur de certaines lois qui, appliquées, causent d'énormes dégâts irréparables.
    Quel gâchis pour une sage-femme qui veut se distinguer et un flic qui veut briller comme enquêteur plus la presse qui empile les titres racoleurs, ravageurs, d'une imbécilité crasse !

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  • Par l’intermédiaire de deux familles qui n’avaient, au départ, rien de commun, Alain Jaspard parvient à nous livrer un superbe roman à la fois passionnant, émouvant et bouleversant.
    En effet, l’univers de cette famille de gitans ou plus exactement de yéniches, une branche de nomades...
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    Par l’intermédiaire de deux familles qui n’avaient, au départ, rien de commun, Alain Jaspard parvient à nous livrer un superbe roman à la fois passionnant, émouvant et bouleversant.
    En effet, l’univers de cette famille de gitans ou plus exactement de yéniches, une branche de nomades sédentarisés proches des Tziganes de l’Est, et celui de ce couple bobo avec le mari, avocat, et son épouse, autrice d’albums pour enfants, n’ont à priori rien à voir.
    Et pourtant… Franck, ferrailleur, suite à un dérapage en voulant rendre service à son pote Sammy, va être arrêté et sera défendu par un avocat commis d’office, nommé Julien, qui est par ailleurs avocat fiscaliste. Et c’est à la suite de cette rencontre que va se dérouler cette captivante intrigue d’une générosité un peu rocambolesque : un vrai film !
    Au départ, ce sont les hommes qui sont mis en scène et qui portent l’action. Cambriolage, poursuite, accident et arrestation se succèdent à un rythme effréné puis les femmes, dans un cadre beaucoup plus psychologique, entrent en scène et c’est par elles, en fait, que tout arrive.
    Alain Jaspard nous raconte cette histoire d’une manière brillantissime en nous décrivant les multiples visages de la détresse. Il dépeint d’une façon remarquable la société de ceux que l’on nomme les gens du voyage, leurs différences, leur existence difficile, leur mode de vie, leur mise à l’écart, le racisme qu’ils subissent mais qui ne leur est pas étranger non plus, sans oublier la grande solidarité qu’ils manifestent entre eux. L’auteur souligne la différence de destin offert aux enfants « bien nés » et celui réservé aux enfants nés de parents marginaux.
    Au moyen de personnages attachants, avec une écriture simple et rythmée, il explore la famille, la filiation, les liens du sang et du cœur. Ses portraits sont d’une intensité incroyable, souvent pleins d’humour et posent pourtant de graves questions de société.
    De nombreux sujets sont abordés souvent par petites touches incisives mais très percutantes. La police et la justice sont particulièrement bien représentées. Les dialogues sont d’une grande justesse. Le parler et le vocabulaire sont parfaitement ajustés à chaque personnage. La verve de Mériem, épouse de Franck, n’a d’égale que celle de Julien pour défendre son client. Des moments inoubliables.
    Ce petit livre de 190 pages, presque un thriller, simple mais riche, se lit d’une traite jusqu’au dénouement si émouvant qu’il peut nous faire Pleurer des rivières.
    À noter que l’auteur se garde bien de juger et laisse au lecteur le loisir de s’indigner ou de se féliciter. À mon avis, un livre dont n’a pas assez parlé et que je n’aurais sans doute pas lu s’il n’avait pas fait partie du « Prix des lecteurs des 2 Rives 2019 » de ma médiathèque.

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  • Chassé croisé entre deux mondes, deux couples socialement aux antipodes l'un de l'autre, mais que la vie réunira pour une "aventure" extraordinaire. Meriem, mère de 7 enfants, enceinte du 8ème, et Séverine, désespérée de ne pas pouvoir avoir d'enfant, malgré les réticences de son mari, avocat...
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    Chassé croisé entre deux mondes, deux couples socialement aux antipodes l'un de l'autre, mais que la vie réunira pour une "aventure" extraordinaire. Meriem, mère de 7 enfants, enceinte du 8ème, et Séverine, désespérée de ne pas pouvoir avoir d'enfant, malgré les réticences de son mari, avocat renommé qui connaît les conséquences d'une telle démarche, elle arrivera à le convaincre de se faire passer pour la mère de cet enfant qui va naître, en échange de la somme nécessaire à l'achat d'une camionnette neuve qui permettra au couple gitan de mieux vivre. On reste captivé tout au long de ce roman, l'écriture est limpide, sans fioritures, on n'a pas envie de porter de jugement, le trafic d'enfant n'est pas au centre de l'ouvrage, il n'y est question que d'amour, de souffrance et de partage. Magnifique titre, fort bien choisi, bravo à l'auteur pour ce premier roman.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/pleurer-les-rivieres-dalain-jaspard.html

    Franck, gitan à Argenteuil, aide son ami Sammy à voler du cuivre. Il se fait prendre et se retrouve sur le banc des accusés, défendu par Julien, un avocat commis d'office qui obtient sa relaxe. Julien...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/pleurer-les-rivieres-dalain-jaspard.html

    Franck, gitan à Argenteuil, aide son ami Sammy à voler du cuivre. Il se fait prendre et se retrouve sur le banc des accusés, défendu par Julien, un avocat commis d'office qui obtient sa relaxe. Julien raccompagne Franck jusqu'à sa caravane installée sur l'aire des gens du voyage d'Argenteuil, il fait alors la connaissance de sa femme Meriem, enceinte de leur huitième enfant. A vingt huit ans, Franck et Meriem sont déjà parents de sept enfants. Séverine, la femme de Julien, va aussi faire la connaissance de Meriem. Les deux femmes devenues amies vont imaginer un stratagème gagnant gagnant qui va aider les deux couples mais va les entrainer dans une drôle d'histoire.... Impossible d'en dire plus que la quatrième de couverture...

    Alain Gaspard s'est inspiré d'un fait divers pour écrire ce premier roman. Il met en scène la rencontre de deux couples issus de deux mondes que tout oppose et nous plonge dans l'univers des gitans. Ce roman bien rythmé, riche en rebondissements traite des clivages sociaux et du déterminisme social. J'ai aimé le regard bienveillant que l'auteur pose sur des populations très défavorisées, un regard très réaliste mais sans aucun misérabilisme. J'ai aimé qu'il ne porte aucun jugement sur les choix que la misère les pousse à faire parfois. J'ai passé un beau moment de lecture avec ce roman au fort joli titre...

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  • Si elle pleure des rivières, c'est parce qu'elle et Julien n'arrivent pas à avoir d'enfant...
    " Pleurer des rivières " est le premier roman d'Alain Jaspard, paru en cette rentrée littéraire 2018, aux éditions Héloïse d'Ormesson.

    Qu'est-ce qui peut bien unir des gitans d'Argenteuil et un...
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    Si elle pleure des rivières, c'est parce qu'elle et Julien n'arrivent pas à avoir d'enfant...
    " Pleurer des rivières " est le premier roman d'Alain Jaspard, paru en cette rentrée littéraire 2018, aux éditions Héloïse d'Ormesson.

    Qu'est-ce qui peut bien unir des gitans d'Argenteuil et un couple de bourgeois parisien ?
    Lorsque Mériem épouse Franck, ils ne sont encore que des adolescents. Quelques mois plus tard naissait leur premier enfant. Ponctuellement Franck travaille sur les chantiers, mais ce qu'il préfère c'est la récupération de la ferraille.
    p. 16 : " Le cuivre. C'était le cuivre. Le cuivre qui se vendait au cours actuel à huit mille euros la tonne. Bon, c'était quoi la combine? redemanda Franck. Sammy lui expliqua. Franck refusa tout net : la récup' oui, voleur non, c'était niet. "
    C'est un marché qui rapporte plus, et de l'argent, lui et sa femme vont en avoir besoin. En effet, ils sont désormais à la tête de sept enfants. Alors, au milieu des autres caravanes, et avec la complicité de ses amis, Franck tente de subvenir aux besoins de sa famille, même si pour cela il doit frôler avec la légalité.
    p. 55 : " Tout avait pourtant marché comme sur des roulettes et puis voilà, ils n'avaient pas eu de chance, ils étaient tombés au mauvais endroit au mauvais moment, au beau milieu d'un règlement de comptes, une histoire de drogue apprendraient-ils plus tard. Maintenant ils étaient au trou, dans la gendarmerie de Pontoise, chacun dans sa cellule, impossible de se concerter, de concocter un plan, élaborer un mensonge crédible. "
    Julien Lozachmeur est avocat, et deux fois par mois il s'offre une poussée d'adrénaline se mettant à la disposition de la société en tant qu'avocat commis d'office. Lorsque sa route croise celle de Franck, c'est dans ce tribunal, dans le but de lui éviter la prison. S'il obtient un simple sursis pour ce dernier, son acolyte n'aura pas cette chance.
    p. 72 : " La justice condamnait Sammy à un an dont six mois avec sursis et maintien en détention, direction Fleury-Mérogis. Quant à Franck, "eu égard à sa situation familiale comme l'a dit avec talent maître Lozachmeur", il se contentera de trois mois avec sursis. "
    Se sentant redevable, Franck l'invite au camp pour lui présenter sa femme Mériem. C'est à ce moment-là qu'elle annonce à son mari qu'elle attend leur huitième enfant, prenant en témoin l'avocat. Une charge supplémentaire, il n'en fallait pas moins pour qu'une idée totalement inconcevable germe dans la tête de Franck.
    p. 91 : " Là lui est venue son idée saugrenue : puisque primo, l'avocat et sa femme veulent à tout prix avoir un enfant, puisque, secundo, Franck et Mériem en attendent un qui va leur compliquer considérablement la vie, pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups ? "
    Mais Julien ne peut en toucher mot à Jeanne. Même s'il se sent de plus en plus impuissant face à la détresse de sa femme, privée du bonheur de la maternité.
    P. 132 : " Julien ne pouvait pas faire ça, pas lui, pas un avocat, il doit respecter la loi, il a passé sa vie à l'utiliser au mieux pour le plus grand bénéfice de ses clients, sans jamais la transgresser. "
    Il ne pouvait pas s'imaginer que les deux femmes, que pourtant tout oppose, allaient se rencontrer, allaient sympathiser et même devenir amies. Elles fomentent alors un plan, pensant bien naïvement apporter du bonheur pour l'une et décharger l'autre. Persuadées du bien fondé de leur projet, elles vont entraîner leur mari, bien malgré eux, usant pour y parvenir d'arguments discutables...  Mais les autorités ne vont pas se révéler aussi compréhensives et coopératives.
    p. 168 : " Un type du service social de l'hosto est venu demander une enquête, ça fait plus de quatre mois, on a ouvert un dossier et on l'a oublié sous une masse de procès-verbaux. Il feuillette le rapport, il s'agit d'une suspicion de trafic d'enfants. "
    J'avoue avoir  eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Mais ma ténacité a payé et je n'ai absolument pas été déçue par ce roman. Il y a des passages particulièrement mordants, notamment le monologue de Julien, l'avocat (p. 59 à 62). C'est finalement une histoire touchante, humaine, dans laquelle les gentils ne sont pas forcément bons, et les méchants pas complètement mauvais. C'est l'image de la société et de la complexité de l'être humain, de ses sentiments et de ses multiples détresses. La lecture de ce roman ouvre sur de nombreuses interrogations, et c'est ce sur quoi, pour moi, la littérature prend tout son sens.

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