Alain Jaspard

Alain Jaspard
Né en 1940, Alain Jaspard est réalisateur. Il a signé plusieurs adaptations de livres jeunesse en séries animées, notamment Tom-Tom et Nana de Jacqueline Cohen et Bernadette Després, Le Proverbe de Marcel Aymé, ainsi que Les Contes de la rue Broca de Pierre Gripari. Pleurer des rivières est s...
Voir plus
Né en 1940, Alain Jaspard est réalisateur. Il a signé plusieurs adaptations de livres jeunesse en séries animées, notamment Tom-Tom et Nana de Jacqueline Cohen et Bernadette Després, Le Proverbe de Marcel Aymé, ainsi que Les Contes de la rue Broca de Pierre Gripari. Pleurer des rivières est son premier roman.
 
Portrait de Alain Jaspard © Philippe Matsas/Leemag

Avis (12)

  • Couverture du livre « Pleurer des rivières » de Alain Jaspard aux éditions Heloise D'ormesson

    Joëlle Guinard sur Pleurer des rivières de Alain Jaspard

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/pleurer-les-rivieres-dalain-jaspard.html

    Franck, gitan à Argenteuil, aide son ami Sammy à voler du cuivre. Il se fait prendre et se retrouve sur le banc des accusés, défendu par Julien, un avocat commis d'office qui obtient sa relaxe. Julien...
    Voir plus

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/pleurer-les-rivieres-dalain-jaspard.html

    Franck, gitan à Argenteuil, aide son ami Sammy à voler du cuivre. Il se fait prendre et se retrouve sur le banc des accusés, défendu par Julien, un avocat commis d'office qui obtient sa relaxe. Julien raccompagne Franck jusqu'à sa caravane installée sur l'aire des gens du voyage d'Argenteuil, il fait alors la connaissance de sa femme Meriem, enceinte de leur huitième enfant. A vingt huit ans, Franck et Meriem sont déjà parents de sept enfants. Séverine, la femme de Julien, va aussi faire la connaissance de Meriem. Les deux femmes devenues amies vont imaginer un stratagème gagnant gagnant qui va aider les deux couples mais va les entrainer dans une drôle d'histoire.... Impossible d'en dire plus que la quatrième de couverture...

    Alain Gaspard s'est inspiré d'un fait divers pour écrire ce premier roman. Il met en scène la rencontre de deux couples issus de deux mondes que tout oppose et nous plonge dans l'univers des gitans. Ce roman bien rythmé, riche en rebondissements traite des clivages sociaux et du déterminisme social. J'ai aimé le regard bienveillant que l'auteur pose sur des populations très défavorisées, un regard très réaliste mais sans aucun misérabilisme. J'ai aimé qu'il ne porte aucun jugement sur les choix que la misère les pousse à faire parfois. J'ai passé un beau moment de lecture avec ce roman au fort joli titre...

  • Couverture du livre « Pleurer des rivières » de Alain Jaspard aux éditions Heloise D'ormesson

    Missbook85 sur Pleurer des rivières de Alain Jaspard

    Si elle pleure des rivières, c'est parce qu'elle et Julien n'arrivent pas à avoir d'enfant...
    " Pleurer des rivières " est le premier roman d'Alain Jaspard, paru en cette rentrée littéraire 2018, aux éditions Héloïse d'Ormesson.

    Qu'est-ce qui peut bien unir des gitans d'Argenteuil et un...
    Voir plus

    Si elle pleure des rivières, c'est parce qu'elle et Julien n'arrivent pas à avoir d'enfant...
    " Pleurer des rivières " est le premier roman d'Alain Jaspard, paru en cette rentrée littéraire 2018, aux éditions Héloïse d'Ormesson.

    Qu'est-ce qui peut bien unir des gitans d'Argenteuil et un couple de bourgeois parisien ?
    Lorsque Mériem épouse Franck, ils ne sont encore que des adolescents. Quelques mois plus tard naissait leur premier enfant. Ponctuellement Franck travaille sur les chantiers, mais ce qu'il préfère c'est la récupération de la ferraille.
    p. 16 : " Le cuivre. C'était le cuivre. Le cuivre qui se vendait au cours actuel à huit mille euros la tonne. Bon, c'était quoi la combine? redemanda Franck. Sammy lui expliqua. Franck refusa tout net : la récup' oui, voleur non, c'était niet. "
    C'est un marché qui rapporte plus, et de l'argent, lui et sa femme vont en avoir besoin. En effet, ils sont désormais à la tête de sept enfants. Alors, au milieu des autres caravanes, et avec la complicité de ses amis, Franck tente de subvenir aux besoins de sa famille, même si pour cela il doit frôler avec la légalité.
    p. 55 : " Tout avait pourtant marché comme sur des roulettes et puis voilà, ils n'avaient pas eu de chance, ils étaient tombés au mauvais endroit au mauvais moment, au beau milieu d'un règlement de comptes, une histoire de drogue apprendraient-ils plus tard. Maintenant ils étaient au trou, dans la gendarmerie de Pontoise, chacun dans sa cellule, impossible de se concerter, de concocter un plan, élaborer un mensonge crédible. "
    Julien Lozachmeur est avocat, et deux fois par mois il s'offre une poussée d'adrénaline se mettant à la disposition de la société en tant qu'avocat commis d'office. Lorsque sa route croise celle de Franck, c'est dans ce tribunal, dans le but de lui éviter la prison. S'il obtient un simple sursis pour ce dernier, son acolyte n'aura pas cette chance.
    p. 72 : " La justice condamnait Sammy à un an dont six mois avec sursis et maintien en détention, direction Fleury-Mérogis. Quant à Franck, "eu égard à sa situation familiale comme l'a dit avec talent maître Lozachmeur", il se contentera de trois mois avec sursis. "
    Se sentant redevable, Franck l'invite au camp pour lui présenter sa femme Mériem. C'est à ce moment-là qu'elle annonce à son mari qu'elle attend leur huitième enfant, prenant en témoin l'avocat. Une charge supplémentaire, il n'en fallait pas moins pour qu'une idée totalement inconcevable germe dans la tête de Franck.
    p. 91 : " Là lui est venue son idée saugrenue : puisque primo, l'avocat et sa femme veulent à tout prix avoir un enfant, puisque, secundo, Franck et Mériem en attendent un qui va leur compliquer considérablement la vie, pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups ? "
    Mais Julien ne peut en toucher mot à Jeanne. Même s'il se sent de plus en plus impuissant face à la détresse de sa femme, privée du bonheur de la maternité.
    P. 132 : " Julien ne pouvait pas faire ça, pas lui, pas un avocat, il doit respecter la loi, il a passé sa vie à l'utiliser au mieux pour le plus grand bénéfice de ses clients, sans jamais la transgresser. "
    Il ne pouvait pas s'imaginer que les deux femmes, que pourtant tout oppose, allaient se rencontrer, allaient sympathiser et même devenir amies. Elles fomentent alors un plan, pensant bien naïvement apporter du bonheur pour l'une et décharger l'autre. Persuadées du bien fondé de leur projet, elles vont entraîner leur mari, bien malgré eux, usant pour y parvenir d'arguments discutables...  Mais les autorités ne vont pas se révéler aussi compréhensives et coopératives.
    p. 168 : " Un type du service social de l'hosto est venu demander une enquête, ça fait plus de quatre mois, on a ouvert un dossier et on l'a oublié sous une masse de procès-verbaux. Il feuillette le rapport, il s'agit d'une suspicion de trafic d'enfants. "
    J'avoue avoir  eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Mais ma ténacité a payé et je n'ai absolument pas été déçue par ce roman. Il y a des passages particulièrement mordants, notamment le monologue de Julien, l'avocat (p. 59 à 62). C'est finalement une histoire touchante, humaine, dans laquelle les gentils ne sont pas forcément bons, et les méchants pas complètement mauvais. C'est l'image de la société et de la complexité de l'être humain, de ses sentiments et de ses multiples détresses. La lecture de ce roman ouvre sur de nombreuses interrogations, et c'est ce sur quoi, pour moi, la littérature prend tout son sens.

  • Couverture du livre « Pleurer des rivières » de Alain Jaspard aux éditions Heloise D'ormesson

    Claudia Charrier sur Pleurer des rivières de Alain Jaspard

    Je l'avais repéré lors de sa sortie car le résumé de la quatrième couverture me donnait vraiment envie de le découvrir.

    J'ai passé un très bon moment de lecture en lisant ce roman. Et je vous dis pourquoi...

    Pleurer des rivières est une belle histoire...

    Même si le désir d'enfant est...
    Voir plus

    Je l'avais repéré lors de sa sortie car le résumé de la quatrième couverture me donnait vraiment envie de le découvrir.

    J'ai passé un très bon moment de lecture en lisant ce roman. Et je vous dis pourquoi...

    Pleurer des rivières est une belle histoire...

    Même si le désir d'enfant est trop intense,

    Même si le désir de s'en sortir devient une urgence,

    Si fort que l'on transige à toutes ses convictions !!?


    Deux couples d'un milieu diamétralement opposés vont échanger ce qu'ils convoitent et désirent le plus au monde.
    Et ils devront alors, laisser de côté, l'éthique et la moralité s'ils veulent l'obtenir.

    Vous allez me dire : "tout ceci est bien douteux" ?! Et pourtant...

    L'auteur raconte cette fiction d'une manière si légère, si attendrissante et si rocambolesque que je suis sous le charme de ce conte moderne.

    Je me suis laissée embarquer par cette histoire sincère et émouvante.

    Un roman lumineux et dont la simplicité fait vraiment du bien !

    Je n'avais aucune envie de quitter ces personnages et encore moins, de terminer le dernier chapitre.
    Je tremblais de connaitre une fin qui n'allait peut être pas me plaire.
    Je voulais rester dans un monde où tout va pour le mieux ou tout finit bien...

    Au diable les conventions car justement, n'est-ce pas dans les fictions que l'on peut se le permettre !!!

    Je vous laisse évidemment le découvrir dans ce roman généreux.

    Vous l'aurez compris, c'est pour moi, un roman vraiment réussi.

    A savourer tout simplement.
    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/10/pleurer-des-rivieres.html

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !