Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Petit manifeste des communistes

Couverture du livre « Petit manifeste des communistes » de Elsa Morante aux éditions Rivages
  • Date de parution :
  • Editeur : Rivages
  • EAN : 9782743614058
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

" Un monstre parcourt le monde : la fausse révolution .
Le premier malentendu a été d'écrire sur ce drapeau : Le fin justifie les moyens.
Ce principe (pas pour rien utilisé par Benito Mussolini et ses pairs pour leurs révolutions) est signe sûr de fausseté. La vérité est dans son contraire :... Voir plus

" Un monstre parcourt le monde : la fausse révolution .
Le premier malentendu a été d'écrire sur ce drapeau : Le fin justifie les moyens.
Ce principe (pas pour rien utilisé par Benito Mussolini et ses pairs pour leurs révolutions) est signe sûr de fausseté. La vérité est dans son contraire : Les moyens dénoncent le fin. "
Elsa Morante

Dans sa recension de La Storia Pier Paolo Pasolini faisait remarquer que le sujet de ce livre était proprement celui qu'annonçait son titre : l'histoire. C'est bien peu de dire alors qu'Elsa Morante ne s'est pas soustraite au débat politique qui agita l'Italie dans les années 60 et 70. Entre L'isola d'Arturo, qui date de 1957 et La storia, publié en 1974, elle fut une observatrice attentive, inquiète et scrupuleuse des transformations de son pays mais aussi du destin de la révolution et de son idée.

C'est sans doute en 1970 qu'elle rédige ce Petit manifeste des Communistes (sans classe ni parti) retrouvé par Carlo Cecchi et Cesare Garboli et publié pour la première fois en 1988, trois ans après sa mort. En treize courtes proses qui vont de l'aphorisme au pamphlet, la romancière affronte les motifs et les mots d'ordre de la révolution. Elle démasque, elle dénonce, elle rappelle, et sa voix n'est jamais aussi ferme que quand elle est douce. C'est comme si le Manuel d'Epictète répondait au Manifeste du parti communiste. Décalages dans la proximité : ce manifeste est petit ; il est celui des Communistes et non celui d'un parti. Partout on sent, loin du ton apocalyptique des grands seigneurs, la revendication d'un stoïcisme qui veut reconnaître ses valeurs - l'honneur, la liberté d'esprit, la beauté, l'éthique - ses héros, mais aussi ses ennemis : le pouvoir, le parti, la force instituée. C'est ici toute la conception de l'histoire qui traverse et motive La Storia qui se retrouve énoncée avec force.

Donner votre avis