My absolute darling

Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallmeister
  • EAN : 9782351781685
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu'elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité,... Voir plus

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu'elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d'un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu'au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu'elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d'échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.
My Absolute Darling a été le livre phénomène de l'année 2017 aux États-Unis.
Ce roman inoubliable sur le combat d'une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d'un nouvel auteur au talent prodigeux.

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  • Je découvre un immense auteur, Gabriel Tallent! Ce roman nous plonge dans la vie de Turtle adolescente qui vit seule avec son père, un homme violent et lui vouant un amour sans limite et incestueux. Le lecteur est plongé dans cette relation âpre et violente. Turtle est écartelée entre son désir...
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    Je découvre un immense auteur, Gabriel Tallent! Ce roman nous plonge dans la vie de Turtle adolescente qui vit seule avec son père, un homme violent et lui vouant un amour sans limite et incestueux. Le lecteur est plongé dans cette relation âpre et violente. Turtle est écartelée entre son désir de survie et un lien immuable avec son père. Sa rencontre avec deux adolescents va la pousser à sortir du joug de son père. La réussite de ce roman est cette plongée dans la psyché de ces personnages, le père est terrible et il est rare de découvrir un monstre si humain ! Nous suivons le cœur serré la fuite de Turtle plongé dans des paysages hypnotiques. Un auteur à suivre!

  • Un uppercut au coeur.
    A peine le livre ouvert, j'ai été enserrée et poursuivie par ce huis-clos qui débute par le face-à-face mortifère de l'héroïne et de son père.
    Chaque rencontre de Turtle nous permet de mieux la comprendre, sa psyché s'enrichit et le récit prend des allures de thriller ne...
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    Un uppercut au coeur.
    A peine le livre ouvert, j'ai été enserrée et poursuivie par ce huis-clos qui débute par le face-à-face mortifère de l'héroïne et de son père.
    Chaque rencontre de Turtle nous permet de mieux la comprendre, sa psyché s'enrichit et le récit prend des allures de thriller ne laissant aucun répit au lecteur.
    Turtle est une héroïne saisissante, peu " aimable " à prime abord, une " ninja " comme la qualifie Brett et Jacob, capable physiquement de tout endurer, de tout surmonter, maniant les armes à quatorze ans comme une pro de la guerre. C'est surtout un personnage riche, d'une rare complexité, tiraillée de toute part par la loyauté et l'amour qu'elle porte à son père, par sa culpabilité, par sa haine aussi et sa volonté de vivre. Un personnage que je n'oublierai pas.
    J'ai été prise dans une déferlante de sentiments ambivalents, ce qui est toujours signe d'un grand roman : transie de colère et de colère en découvrant ce que subit Turtle, abasourdie devant son irrépressible sens de la survie, j'ai lu au rythme de ses battements cardiaques.
    Il faut dire que cela fait très longtemps que je n'avais pas rencontré un personnage de monstre humain aussi réussi que le père, totalement crédible en marginal penchant dangereusement vers le survivalisme comme en dieu jaloux qui croit avoir façonné Turtle pour qu'elle l'aime inconditionnellement. L'auteur pousse le trouble à son comble. Certains passages révélant la relation entre Turtle et son père son d'une crudité dérangeante mais tous les écueils sont éviter avec finesse : jamais glauque, jamais complaisant, jamais voyeuriste ou larmoyant. Rien n'est occulté du sublime ou de l'abime de la vie.
    Son talent littéraire est à la hauteur de ses ambitions. L'écriture ( bravo à la qualité de la traductrice ) est ciselé et évolue en fonction des besoins des situations. Les pages sur la nature sont juste magnifiques : une nature métaphorique qui rassure et purifie lorsque Turtle s'évade dans les grandes forêts et se fond à ses habitants de la faune ; une nature violente et initiatique qui se dresse en obstacle à surmonter ( incroyable scène autour de l'océan ).
    Jusqu'au bout, l'auteur maitrise : pas de happy end, rien que la vie.

  • Pour commencer, je vais dire : « record battu » ; mais pas record de vitesse pour lire « My Absolute Darling » car c’est contraire à mes habitudes ; non cette fois c’est « record de lenteur ». En effet, il m’a fallu presque une semaine pour lire ce premier ouvrage de Gabriel Tallent. Ensuite...
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    Pour commencer, je vais dire : « record battu » ; mais pas record de vitesse pour lire « My Absolute Darling » car c’est contraire à mes habitudes ; non cette fois c’est « record de lenteur ». En effet, il m’a fallu presque une semaine pour lire ce premier ouvrage de Gabriel Tallent. Ensuite j’ai hésité à écrire ma critique car ce livre a largement été commenté. Mais je suis dit : « au fond, pourquoi pas moi aussi ? ».

    Le décor : Une vieille maison sur une colline. La peinture écaillée, de la mauvaise végétation qui envahit les bardeaux, une allée de graviers jonchée de douilles vides…. C’est l’habitation de la jeune héroïne de quatorze ans, Julia Alveston / Turtle / Croquette (en fait elle préfère qu’on l’appelle Turtle). Elle vit ici, seule avec son père Martin (qui lui, l’appelle toujours Croquette). Une habitation située à Mendocino sur la côte nord de la Californie, où la faune et la flore sont particulières ; une nature sauvage ; il y a un peu de nature writing dans cette Amérique profonde. Les endroits que Turtle affectionne le plus ? Des plages et des îlots rocheux où elle se promène pendant des kilomètres. Son unique vie sociale se résume en ses cours au collège (quand elle y va).

    Avec la critique de Marie-Claire :  « Vous lirez ce livre l’estomac noué, complètement gagnés à la cause de son héroïne ».
    Ou celle, parmi tant d’autres, de Stephen King : « Le terme de « chef-d’œuvre » est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My Absolute Darling en est un. »
    En effet, s’il m’a fallu ce temps pour finir ce livre, c’est bien parce que c’est un véritable coup de poing et je comprends qu’il ait si rapidement un succès fulgurant.

    Par contre, il faut bien signaler que cet « amour absolu » de Martin pour sa fille (c’est d’ailleurs une expression qu’il répète plusieurs fois), est un amour fou, violent, abusif. A tel point que Turtle, dominée par la peur de lui déplaire et de partir pour lui échapper, en est venue à ressentir une forme d’amour, de résignation. En fait, elle ne sait plus comment réagir.

    L’auteur nous entraîne dans ce drame que vit Turtle, dans sa souffrance, sa passivité, mais aussi dans sa haine qui grandit et grandit et qui cherche le moyen de se débarrasser de toute cette horreur causée par son père monstrueux, mais également faible car il souffre d’anciennes blessures dues à la perte de sa femme et son aversion contre son père ainsi que la société. De toute façon, on ne peut lui trouver aucune excuse. Il fait subir un véritable calvaire à sa fille qui, enfin, fait la connaissance de Brett et Jacob qui vont tenter de l’aider mais cela leur vaudra d’être menacés par la violence de Martin qui dit à sa fille : « Tu es à moi, rien qu’à moi, mon amour absolu ».
    Une autre personne essaie de lui porter secours, Anna, sa professeure au lycée, qui devine en Turtle les signes d’une adolescence abusée. En page 149, on peut lire :
    « Anna dévisage Turtle avec attention.
    - Vous croyez que mon père me bat, dit Turtle.
    - Je m’inquiète pour toi. Tu présentes beaucoup de symptômes classiques. La méfiance. L’isolement social. La misogynie.
    - C’est quoi, la misogynie ?
    - La haine des femmes ;
    - Il ne me bat pas. «

    Turtle persiste donc dans son déni car elle est trop troublée par les réactions que pourrait avoir son père s’il apprenait qu’elle pourrait obtenir de l’aide. Il va lui falloir beaucoup de temps pour enfin se décider à réagir mais là aussi c’est une action bouleversante de douleurs. Elle ne quitte jamais son revolver (car son père lui a appris toute jeune à tirer) et elle nettoie sans cesse sa précieuse arme.

    L’auteur n’accorde aucun répit au lecteur pendant tout ce drame et c’est la raison pour laquelle j’avais besoin, de temps en temps, de sortir de ce récit avec tous ses événements tragiques.
    Très souvent, un livre annoncé comme LE phénomène littéraire en tant que premier roman, me laisse un peu perplexe. Mais je dois avouer qu’ici, Gabriel Tallent a fait une entrée remarquable dans la littérature américaine. Il a tout de même eu besoin de huit ans pour l’écrire.
    A signaler l’excellente traduction de Laura Derajinski et la magnifique couverture.
    De plus, avec « My Absolute Darling », les Éditions Gallmeister ont fait un début d’année 2018 fracassant.

    On ne ressort pas indemne mais c’est vraiment un huis-clos, un livre phénomène avec toutes les gifles que l’on reçoit car on est corps et âme avec Turtle en voyant tout ce qui se passe et en se demandant comment tout cela est possible. Dire que Turtle est extraordinairement courageuse n’est pas assez (surtout en considérant son jeune âge et elle fait preuve d’une grande maturité), car elle est bouleversante et nous touche au plus profond de nous. Le déclic se fait en elle quand son père ramène chez eux la petite Cayenne.

    Voici pourquoi j’ai mis tout ce temps pour la lecture – il fallait que je souffle un peu après certaines scènes inracontables – alors que, pourtant, je ne crains nullement ce genre d’histoire, que l’on peut qualifier de « p..ain d’histoire », un mot très souvent employé, surtout par les deux principaux personnages, Martin et Turtle.

    A présent je vais me tourner vers une autre lecture un peu plus reposante mais sans aucun regret d’avoir lu « My Absolute Darling » (au contraire) et j’adresse un grand « Bravo », non seulement à l’auteur mais aussi aux Éditions Gallmeister qui ne dérogent pas à leur règle : « Préférer la qualité à la quantité » et là, c’est fait avec un sensationnel « Tallent ».

  • Je voudrais remercier Léa Touch Book, blogueuse qui grâce à son site sur Facebook Picabo River Book Club, axé sur la littérature nord-américaine, nous a permis de découvrir ce magnifique livre, en partenariat avec les Editions Gallmeister ayant joué le jeu et au-delà, en permettant à de nombreux...
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    Je voudrais remercier Léa Touch Book, blogueuse qui grâce à son site sur Facebook Picabo River Book Club, axé sur la littérature nord-américaine, nous a permis de découvrir ce magnifique livre, en partenariat avec les Editions Gallmeister ayant joué le jeu et au-delà, en permettant à de nombreux lecteurs de lire ce roman, encensé par la critique américaine.

    Julia Alveston, dit Turtle, a quatorze ans. Elle vit seule avec son père, Martin, dans le Nord de la Californie, dans une maison "rustique". Elle a été abandonnée par sa mère depuis longtemps. Ce père élève sa fille à la dure : il l'entraîne, notamment, au maniement des armes, à se débrouiller pour survivre dans un milieu hostile. Turtle n'aime pas l'école. Elle s'y trouve "nulle". Elle préfère courir les bois, seule et pieds nus. Elle tisse pourtant un lien d'amitié très fort avec un lycéen de la ville toute proche de Mendocino, Jacob.
    Le Nord de la Californie est particulièrement sauvage. Il est d'un côté, bordé de forêts inextricables et de l'autre, par l'océan, tout aussi dangereux. Jacob et son ami, Brett, en feront l'amère expérience.
    "My Absolute Darling" est un livre d'apprentissage et d'aventures, sombre et perturbant. Gabriel Tallent, l'auteur, fait passer le lecteur par de nombreuses émotions : l'angoisse, l'horreur de la situation, la haine pour le père, la colère, la peur que tout cela finisse par un désastre mais aussi l'amour infini pour cette adolescente.
    Le livre est bouleversant de violence. Mais, à l'opposé, il est plein de poésie.
    Gabriel Tallent nous offre, aussi, une ode à la liberté incarnée par cette nature du Nord de la Californie. Il nous l'a décrit de façon précise. Elle est de toute beauté avec des forêts luxuriantes et si particulière pour nous Européens. Une passion anime les Américains pour celle-ci. Ils ont besoin de s'y confronter et ont une volonté farouche de la protéger.
    Turtle est, tout le long du roman, écartelée entre l'amour pour son père et la haine rendant d'autant plus difficile le choix de partir, de fuir. Elle mène un combat intérieur pour sauver sa "peau" et devenir elle-même, s'émanciper de ce père aimant mais monstrueux à la fois.
    "- Bon sang, dit-il. (le père) Bon sang. Nom de Dieu, Croquette. (Turtle) Sois prudente. Bon sang, Croquette. Bon sang. (Il l'étreint et elle ne bouge pas, la taille enserrée dans ses bras). Tu deviens si grande, si forte. Mon amour absolu. Mon amour absolu. - Oui - Rien qu'à moi ? - Rien qu'à toi, dit-elle, et il presse le côté de son visage contre la hanche de Turtle, il la serre contre lui avec urgence, il lève les yeux vers elle, les bras autour de ses reins. - Promis ? demande-t-il. - Promis. - Personne d'autre ? - Personne d'autre, dit-elle - Il inspire profondément son parfum et ferme les yeux. Elle s'autorise à se laisser enlacer." (extrait page 123).
    Turtle arrive à trouver des prétextes à ces tortures, elle se victimise. Au fond, elle les a, sans doute, méritées les punitions : elle n'a pas été assez gentille, se traite de "petite connasse".... Voilà la raison pour laquelle elle met autant de temps à partir définitivement. Elle franchit, enfin, le pas à la toute fin du livre et son départ ne sera pas sans conséquences désastreuses.
    "My Absolute Darilng" est définitivement un livre renversant. Le lecteur ne sort pas indemne du roman. Celui-ci nous révèle un auteur, Gabriel Tallent, qui a mis la barre très haute pour son premier livre (il a mis huit ans pour l'écrire). Il a su se mettre dans la peau d'une adolescente de quatorze ans avec une justesse, une délicatesse. Ce qui n'est pas donné à tous les auteurs.

  • Ce livre a fait une apparition fracassante sur les réseaux. En quelques jours, les chroniques dithyrambiques ont fleuri à profusion. Devant une telle unanimité, ma curiosité a été piquée, d’autant plus qu’il s’agissait d’un premier roman.

    Avant toute chose, je me dois de prévenir que cet...
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    Ce livre a fait une apparition fracassante sur les réseaux. En quelques jours, les chroniques dithyrambiques ont fleuri à profusion. Devant une telle unanimité, ma curiosité a été piquée, d’autant plus qu’il s’agissait d’un premier roman.

    Avant toute chose, je me dois de prévenir que cet ouvrage n’est pas destiné à tous les types de lecteurs (trices). En effet, pour pouvoir s’y atteler, il ne faut pas craindre la perversité et la violence, qui sont omniprésentes tout au long de l’histoire. Ceci étant dit, on suit le destin de Turtle, jeune adolescente, élevée à la dure par son père, avec lequel elle entretient une relation particulière. Elle est sous l’emprise de cet être instable et mal intentionné. A travers les yeux de cette innocente petite, on va assister à des évènements troublants dans une atmosphère oppressante. De par l’imprévisibilité des comportements de chacun, ces scènes entre les deux protagonistes dégagent une tension palpable. La peur et l’angoisse règnent sur les échanges, toujours à la limite de la rupture. On s’attend à tout, on est sur le qui-vive, à l’affût du drame à venir !

    L’enchainement des situations est juste chronologique et ne suit aucun fil conducteur. C’est une succession de d’empoignades souvent brutales, qui dépeint parfaitement la relation toxique père/fille.

    Pour une première œuvre, c’est une réussite même si j’ai parfois trouvé le récit parfois un peu trop descriptif (surtout dans les scènes dispensables). J’ai aussi eu un peu de mal à être en empathie avec Turtle. Elevée comme une sauvage, avec son caractère dur et ses réactions froides, je ne me suis pas attaché à cette fillette, personnage désincarné. J’ai plus été spectateur qu’acteur de cette tragédie.
    On a affaire à un grand roman d’ambiance qui déstabilise par la violence de ses situations malsaines. Avec la puissance de sa narration asphyxiante et ses quelques défauts, « My absolute darling » n’a pas été un coup de cœur pour moi, mais une chose est sûre, il m’a laissé un goût amer dans la bouche et je ne suis pas prêt de l’oublier.

  • Turtle, Cracotte, de son vrai nom, Julia Averston vit seule avec son père.Cette jeune fille de 14 ans sait manier le fusil comme un as! Elle a été élevé à la dure, par un père porté sur la bouteille, associal, une sorte de paria de la société!

    Turtle n'a pas d'amis, elle est plutôt renfermée...
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    Turtle, Cracotte, de son vrai nom, Julia Averston vit seule avec son père.Cette jeune fille de 14 ans sait manier le fusil comme un as! Elle a été élevé à la dure, par un père porté sur la bouteille, associal, une sorte de paria de la société!

    Turtle n'a pas d'amis, elle est plutôt renfermée surtout qu'elle ne vit pas avec les mêmes codes que les autres collégiens.Habillée en militaire, quand elle rentre chez elle, c'est dans ce que j'imagine être une cabane/taudis plus qu'une maison. Pas de meuble, pas de lit, elle vit en permanence dans la survie quotidienne et survie dans la nature. Elle parcourt la forêt pieds-nus, armes à la main et peut marcher des heures durant. Son père l'élève à sa façon, dans le dénuement et la brutalité. C'est son quotidien, sa normalité, jusqu'au jour où elle rencontre Jacob. Cela va bouleverser sa vie, ses pensées et réveiller sa conscience.

    Quand j'ai commencé la lecture, je n'ai pas compris en quoi se roman pouvait être dur et choquant. Ok, Turtle vit dans la pauvreté, en marge de la société avec un père sombre qui attend l'Apocalypse, et après? Justement, c'est après et au fil des pages que je découvre avec effroi à quel point Turtle vit sous l'emprise d'un homme tourmenté et pervers. Je prends pleinement conscience de la perversité de cet homme, de son emprise sur sa fille. Les rapports entre eux sont plus que malsains, ils sont incestueux. Les rares dialogues qu'ils ont ensemble sont ponctués de vulgarité. D'ailleurs violence et vulgarité ponctuent le livre.  Turtle subit et heureusement son grand père apporte un peu de répit dans sa vie.

    Sa rencontre avec Jacob va la réveiller, va la faire réagir et surtout va la faire se questionner sur elle, sur sa vie, sur ce qu'elle veut. De là, tout va s'accélérer, tout va aller crescendo... De l'amour à la haine à la folie, il n'y a qu'un pas...

    Oui, je peux le dire, j'ai pris une claque avec ce roman sombre. Si je ne m'étais pas attachée au premier abord à Turtle que je trouvais froide et inamicale, j'ai commencé à me prendre d'affection pour elle et avoir envie de la protéger. Ce personnage plein de courage et d'envie de vivre m'a bouleversée. Et j'ai détesté son père.

    Ce roman parle d'amour (oui, oui) et de haine, de force, d'espoir, de confiance en soi, en la vie, d'inceste mais aussi de résilience. Turtle vit une étape de sa vie où elle s'affranchie de son père pour vivre sa vie. Ce n'est pas un chemin facile surtout que plus j'ai avancé dans ma lecture, plus j'ai eu mal au ventre et j'ai été en colère. Et si vous croyez que vous avez tout lu, détrompez-vous, les derniers chapitres sont encore pires!!!

    L'auteur décrit tellement bien les scènes, que je me suis vue dans une sorte de jungle et j'avais mal pour Turtle. Malgré la violence de l'histoire, l'écriture reste fluide et l'auteur arrive à nous faire sentir la douleur!

    Ce roman est fort, puissant, extrêmement dérangeant et prend aux tripes. A ne pas mettre entre toutes les mains.

    Je remercie Léa du Picabo River Book Club et les Editions Gallmeister pour cette découverte.

  • My absolute Darling est un roman absolument terrible. C’est l’histoire d’un combat, celui de Turtle, enfant-objet de son père, qui décide de lutter pour sa liberté. Tu es à moi, répète-t-il sans cesse. Je suis moi, tente-t-elle de se convaincre. C’est une libération qui va être violente,...
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    My absolute Darling est un roman absolument terrible. C’est l’histoire d’un combat, celui de Turtle, enfant-objet de son père, qui décide de lutter pour sa liberté. Tu es à moi, répète-t-il sans cesse. Je suis moi, tente-t-elle de se convaincre. C’est une libération qui va être violente, éprouvante pour le lecteur et pour la jeune fille. On tremble, on frissonne pour Turtle. Elle doute sans cesse, écartelée entre son amour pour son père et sa volonté de se libérer de son emprise malsaine. On assiste à des scènes de violence inouïe, qu’on estime cohérentes dans ce contexte. Martin est le mal incarné. Un fou. Une ordure qui pense donner le meilleur à sa fille et qui pourtant lui offre le pire. Un égoïste, incapable d’envisager l’indépendance de sa fille, qu’il veut absolument contrôler, en la violant et en la battant.

    On lit en apnée, le souffle coupé.

    Ma chronique complète sur mon blog
    https://dingue2livres.wordpress.com/2018/03/11/my-absolute-darling-gabriel-tallent/

  • Ce n'est pas un livre ,c'est une batte de Baseball qui nous est proposée où le coup peut être asséné à chaque point final de phrase ou à chaque tournant de page.
    On est en état de vigilance permanent et on suit l’évolution de cette héroïne Turtle Aveston courageuse et attachante qui vit dans sa...
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    Ce n'est pas un livre ,c'est une batte de Baseball qui nous est proposée où le coup peut être asséné à chaque point final de phrase ou à chaque tournant de page.
    On est en état de vigilance permanent et on suit l’évolution de cette héroïne Turtle Aveston courageuse et attachante qui vit dans sa maison en Californie du Nord avec son père.Rien de détonnant (avec 2 "N") si ce n'est qu'elle se promène en permanence avec un fusil comme seul compagnon de jeu .On comprend très vite que dans cet univers là il est vital de ne jamais baissé sa garde et c'est au martèlement de certains préceptes que Turtle fait son éducation toute particulière .
    Sous la coupe de ce père effroyable et pervers Turtle a rendez vous avec la puberté où elle fait naufrage dans une mouvance de contradictions justifiées parce que malsaines et pathologiques.On assiste à l'émergence d'une personnalité où la rencontre avec Jacob va achever de mettre à mal la phagocytose implacable programmée par ce père (qui alimente son esprit torturé par des lectures philosophiques).Dans cet dyade boiteuse l'autre est perçu comme"ennemi" et revêt plusieurs traits.
    L’écriture est efficace et franche et le style de l'auteur nous renvoie au sentiment de vérité ressenti au contact des grands espaces où rien ne peut se vivre en demi mesure.On est pris en étau dès le début et on sent poindre l'issue fatale sans savoir à quel moment elle va surgir .
    Ce n'est pas pour rien que l'auteur a deux "L" dans son nom puisqu'on peut vraiment affirmer (tout comme Stephen King) qu'il a véritablement du talent !
    Je remercie vraiment le Picabo River Book club de m'avoir permis de faire cette belle découverte qui j'avoue m'a "jeté" hors de ma fameuse zone de confort mais c'est avec assurance que je vous recommande la lecture de cet ouvrage sans être dupe toutefois du fait que l'annonce d'un roman comme étant un chef d'oeuvre risque d'amoindrir l'effet produit par votre lecture du fait de votre propre attente. N'ayez crainte,vous ne serez pas déçu .

  • "MY ABSOLUTE DARLING" de Gabriel Tallent traduit par Laura Derajinski
    Éditions Gallmeister

    Il y a quelques jours, alors que l'on discutait de ce roman, une amie (qui se reconnaîtra) m'a dit "Gallmeister, c'est pas le monde des bisounours !" Et effectivement, j'ai rarement connu une lecture...
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    "MY ABSOLUTE DARLING" de Gabriel Tallent traduit par Laura Derajinski
    Éditions Gallmeister

    Il y a quelques jours, alors que l'on discutait de ce roman, une amie (qui se reconnaîtra) m'a dit "Gallmeister, c'est pas le monde des bisounours !" Et effectivement, j'ai rarement connu une lecture aussi douloureuse...

    Turtle, une adolescente de 14 ans, vit seule avec son père survivaliste depuis la disparition de sa mère. Son père est un monstre qui l'oblige à vivre dans la crasse, l'initie au maniement des armes, la violente et la maintien dans une relation malsaine de dépendance envers lui.

    Vous voulez savoir ce que ressent la victime d'un pervers narcissique et pourquoi elle ne se révolte pas ? Et bien, lisez ce livre ! Moi, j'en suis encore bouleversée !

    Gabriel Tallent a magnifiquement travaillé la psychologie de ses personnages. La relation toxique entre ce père manipulateur et sa fille est particulièrement réussie.

    Ce livre est l'exemple parfait de ce à quoi sert la littérature selon Pierre Jourde : "Elle nous donne intimement accès à l'autre, élargit le champ de la connaissance et la profondeur de l'expérience".

    La traduction de Laura Derajinski est, comme toujours, exceptionnelle.

    Je remercie les éditions #Gallmeister et Léa du #PicaboRiverBookClub pour cette lecture inoubliable.

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