Gabriel Tallent

Gabriel Tallent
Gabriel Talent est né en 1987, au nouveau-Mexique, et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à écrire My Absolute Darling, son premier roman, qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux Etats-Unis et en France. Il vit aujourd'hui avec sa femme à Salt La... Voir plus
Gabriel Talent est né en 1987, au nouveau-Mexique, et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à écrire My Absolute Darling, son premier roman, qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux Etats-Unis et en France. Il vit aujourd'hui avec sa femme à Salt Lake City.

Avis (27)

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Stéphanie Drouette sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Waouh ! une claque !

    on est dans la tête de Turtle ( oui et ce surnom n'est pas anodin) et on essaie de comprendre comment elle a pu survivre, comment elle peut endurer ce que son père lui fait subir : l'isolement, l'attente, la méfiance, la relation incestueuse, la relation...
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    Waouh ! une claque !

    on est dans la tête de Turtle ( oui et ce surnom n'est pas anodin) et on essaie de comprendre comment elle a pu survivre, comment elle peut endurer ce que son père lui fait subir : l'isolement, l'attente, la méfiance, la relation incestueuse, la relation perverse...l'horreur.
    En fait tout est dit sans l'être, on assiste à l'horreur dans une langue imagée, dans un vocable presque bucolique.
    C'est un roman glaçant, qui illustre toutes les complexités des Hommes, toute la folie de certains.
    Par contre j'ai été gênée par le vocabulaire grossier et ordurier qu'utilise les personnages, les "putain !" répétitifs, les "connasses"...mais je me demande si ce n'est pas typique de la littérature américaine. En fait cela m'a fait penser à L'accroche coeur de Salinger.
    C'est aussi ce qui constitue l'atmosphère pesante, stressante de ce roman.

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Jean-Paul Degache sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Pour ce premier roman qu’il a mis huit ans à écrire, un jeune auteur étatsunien, Gabriel Tallent, démontre une maîtrise et un savoir-faire hors du commun. My Absolute Darling plonge son lecteur dans une nature omniprésente, luxuriante, souvent étouffante et dangereuse, à l’image de Martin...
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    Pour ce premier roman qu’il a mis huit ans à écrire, un jeune auteur étatsunien, Gabriel Tallent, démontre une maîtrise et un savoir-faire hors du commun. My Absolute Darling plonge son lecteur dans une nature omniprésente, luxuriante, souvent étouffante et dangereuse, à l’image de Martin Alveston, le père de Turtle dont le vrai prénom, qu’elle n’aime pas, est Julia. C’est elle qu’il appelle « My Absolute Darling », mon amour absolu.

    J’ai été surpris par les conditions de vie très frustes de ces deux personnages. Leur maison, isolée, a dû être de qualité mais tout est négligé, pas entretenu et bêtes et plantes envahissent doucement les lieux. Malgré tout, Turtle que son père appelle souvent Croquette, va au collège avec le bus scolaire. Anna, une prof veut l’aider mais son élève travaille peu à la maison, préférant nettoyer ces armes à feu dont la présence et l’utilisation est vite oppressante avec profusion de détails techniques. Pourtant, je note cette réflexion d’un camarade de Turtle : « Quand tu possèdes une arme tu as neuf fois plus de chances de te faire abattre par un membre de ta famille que par un assaillant. »
    Cette ambiance malsaine prend aux tripes. Ce père haï et aimé en même temps par sa fille s’insurge contre les menaces qui mettent en péril la planète mais n’hésite pas à abuser son enfant, usant d’une violence inouïe pour l’asservir.
    Malgré tout, Turtle s’affirme, existe, tente de s’émanciper, révèle un caractère entier, capable de penser, à propos d’une camarade qui recherche son amitié : « Je préfèrerais encore t’éventrer, du trou du cul à ta gorge de petite pouffiasse, plutôt que d’être ton amie. » C’est cru, direct et très émouvant, passionnant aussi car l’étau se resserre au fil des pages.
    Un espoir existe avec ce grand-père qui vit près de Turtle et de son père, dans un mobil-home, mais le passé pèse très lourd, trop lourd. La haine est palpable, ajoutant une tension que l’océan et la nature ne soulagent pas vraiment.
    Quand Turtle fuit son père et emmène le lecteur en pleine nature, l’écriture de Gabriel Tallent devient sublime. Elle suit deux garçons, Brett et Jacob qui l’attirent : « Les garçons parlent d’une façon qu’elle trouve à la fois inquiétante et excitante – fantastique, légèrement jubilatoire et loufoque. » J’ai vibré tout au long de cet épisode qui laisse beaucoup espérer car la rencontre avec la mère de Brett permet enfin de parler d’Helena, la maman de Julia Alveston, Turtle.

    Jusqu’à quand Turtle peut pardonner à son père qui reconnaît qu’il déconne ? Violence, armes à feu, inceste, nature, océan, psychologie fouillée des personnages et surtout langage débordant de détails, avec My Absolute Darling, Gabriel Tallent - rencontré à la librairie La Parenthèse à Annonay - a réussi un vrai thriller, passionnant de bout en bout.

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Ti Alwheth sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Je termine la lecture de ce roman bouleversée, la gorge serré comme ça ne m'était pas arrivé depuis un bon moment. Il se passe si peu choses et tant de choses dans cette histoire. Les rapports étranges, malsains et qui contiennent pourtant de l'amour entre le père et sa fille de quatorze ans...
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    Je termine la lecture de ce roman bouleversée, la gorge serré comme ça ne m'était pas arrivé depuis un bon moment. Il se passe si peu choses et tant de choses dans cette histoire. Les rapports étranges, malsains et qui contiennent pourtant de l'amour entre le père et sa fille de quatorze ans sont décrits sans jamais éluder les scènes intimes. Julia qu'on appelle aussi Turtle ou Croquette vit cloîtré avec son père à l'exception du temps qu'elle passe à l'école et des quelques rencontres qu'elle a avec son grand père. L'ambiance est oppressante et la tension monte au fur et à mesure. Certaines scènes sont violentes. Les dialogues sont hyper réalistes. Les armes font parties des personnages principaux.
    Un livre choc. Il faut peut-être choisir son moment pour s'y lancer car il est sombre et sans concession.

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