Gabriel Tallent

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Avis (9)

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Carine Urvoaz sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Je découvre un immense auteur, Gabriel Tallent! Ce roman nous plonge dans la vie de Turtle adolescente qui vit seule avec son père, un homme violent et lui vouant un amour sans limite et incestueux. Le lecteur est plongé dans cette relation âpre et violente. Turtle est écartelée entre son désir...
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    Je découvre un immense auteur, Gabriel Tallent! Ce roman nous plonge dans la vie de Turtle adolescente qui vit seule avec son père, un homme violent et lui vouant un amour sans limite et incestueux. Le lecteur est plongé dans cette relation âpre et violente. Turtle est écartelée entre son désir de survie et un lien immuable avec son père. Sa rencontre avec deux adolescents va la pousser à sortir du joug de son père. La réussite de ce roman est cette plongée dans la psyché de ces personnages, le père est terrible et il est rare de découvrir un monstre si humain ! Nous suivons le cœur serré la fuite de Turtle plongé dans des paysages hypnotiques. Un auteur à suivre!

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Marie Kirzy sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Un uppercut au coeur.
    A peine le livre ouvert, j'ai été enserrée et poursuivie par ce huis-clos qui débute par le face-à-face mortifère de l'héroïne et de son père.
    Chaque rencontre de Turtle nous permet de mieux la comprendre, sa psyché s'enrichit et le récit prend des allures de thriller ne...
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    Un uppercut au coeur.
    A peine le livre ouvert, j'ai été enserrée et poursuivie par ce huis-clos qui débute par le face-à-face mortifère de l'héroïne et de son père.
    Chaque rencontre de Turtle nous permet de mieux la comprendre, sa psyché s'enrichit et le récit prend des allures de thriller ne laissant aucun répit au lecteur.
    Turtle est une héroïne saisissante, peu " aimable " à prime abord, une " ninja " comme la qualifie Brett et Jacob, capable physiquement de tout endurer, de tout surmonter, maniant les armes à quatorze ans comme une pro de la guerre. C'est surtout un personnage riche, d'une rare complexité, tiraillée de toute part par la loyauté et l'amour qu'elle porte à son père, par sa culpabilité, par sa haine aussi et sa volonté de vivre. Un personnage que je n'oublierai pas.
    J'ai été prise dans une déferlante de sentiments ambivalents, ce qui est toujours signe d'un grand roman : transie de colère et de colère en découvrant ce que subit Turtle, abasourdie devant son irrépressible sens de la survie, j'ai lu au rythme de ses battements cardiaques.
    Il faut dire que cela fait très longtemps que je n'avais pas rencontré un personnage de monstre humain aussi réussi que le père, totalement crédible en marginal penchant dangereusement vers le survivalisme comme en dieu jaloux qui croit avoir façonné Turtle pour qu'elle l'aime inconditionnellement. L'auteur pousse le trouble à son comble. Certains passages révélant la relation entre Turtle et son père son d'une crudité dérangeante mais tous les écueils sont éviter avec finesse : jamais glauque, jamais complaisant, jamais voyeuriste ou larmoyant. Rien n'est occulté du sublime ou de l'abime de la vie.
    Son talent littéraire est à la hauteur de ses ambitions. L'écriture ( bravo à la qualité de la traductrice ) est ciselé et évolue en fonction des besoins des situations. Les pages sur la nature sont juste magnifiques : une nature métaphorique qui rassure et purifie lorsque Turtle s'évade dans les grandes forêts et se fond à ses habitants de la faune ; une nature violente et initiatique qui se dresse en obstacle à surmonter ( incroyable scène autour de l'océan ).
    Jusqu'au bout, l'auteur maitrise : pas de happy end, rien que la vie.

  • Couverture du livre « My absolute darling » de Gabriel Tallent aux éditions Gallmeister

    Nadia D'ANTONIO sur My absolute darling de Gabriel Tallent

    Pour commencer, je vais dire : « record battu » ; mais pas record de vitesse pour lire « My Absolute Darling » car c’est contraire à mes habitudes ; non cette fois c’est « record de lenteur ». En effet, il m’a fallu presque une semaine pour lire ce premier ouvrage de Gabriel Tallent. Ensuite...
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    Pour commencer, je vais dire : « record battu » ; mais pas record de vitesse pour lire « My Absolute Darling » car c’est contraire à mes habitudes ; non cette fois c’est « record de lenteur ». En effet, il m’a fallu presque une semaine pour lire ce premier ouvrage de Gabriel Tallent. Ensuite j’ai hésité à écrire ma critique car ce livre a largement été commenté. Mais je suis dit : « au fond, pourquoi pas moi aussi ? ».

    Le décor : Une vieille maison sur une colline. La peinture écaillée, de la mauvaise végétation qui envahit les bardeaux, une allée de graviers jonchée de douilles vides…. C’est l’habitation de la jeune héroïne de quatorze ans, Julia Alveston / Turtle / Croquette (en fait elle préfère qu’on l’appelle Turtle). Elle vit ici, seule avec son père Martin (qui lui, l’appelle toujours Croquette). Une habitation située à Mendocino sur la côte nord de la Californie, où la faune et la flore sont particulières ; une nature sauvage ; il y a un peu de nature writing dans cette Amérique profonde. Les endroits que Turtle affectionne le plus ? Des plages et des îlots rocheux où elle se promène pendant des kilomètres. Son unique vie sociale se résume en ses cours au collège (quand elle y va).

    Avec la critique de Marie-Claire :  « Vous lirez ce livre l’estomac noué, complètement gagnés à la cause de son héroïne ».
    Ou celle, parmi tant d’autres, de Stephen King : « Le terme de « chef-d’œuvre » est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My Absolute Darling en est un. »
    En effet, s’il m’a fallu ce temps pour finir ce livre, c’est bien parce que c’est un véritable coup de poing et je comprends qu’il ait si rapidement un succès fulgurant.

    Par contre, il faut bien signaler que cet « amour absolu » de Martin pour sa fille (c’est d’ailleurs une expression qu’il répète plusieurs fois), est un amour fou, violent, abusif. A tel point que Turtle, dominée par la peur de lui déplaire et de partir pour lui échapper, en est venue à ressentir une forme d’amour, de résignation. En fait, elle ne sait plus comment réagir.

    L’auteur nous entraîne dans ce drame que vit Turtle, dans sa souffrance, sa passivité, mais aussi dans sa haine qui grandit et grandit et qui cherche le moyen de se débarrasser de toute cette horreur causée par son père monstrueux, mais également faible car il souffre d’anciennes blessures dues à la perte de sa femme et son aversion contre son père ainsi que la société. De toute façon, on ne peut lui trouver aucune excuse. Il fait subir un véritable calvaire à sa fille qui, enfin, fait la connaissance de Brett et Jacob qui vont tenter de l’aider mais cela leur vaudra d’être menacés par la violence de Martin qui dit à sa fille : « Tu es à moi, rien qu’à moi, mon amour absolu ».
    Une autre personne essaie de lui porter secours, Anna, sa professeure au lycée, qui devine en Turtle les signes d’une adolescence abusée. En page 149, on peut lire :
    « Anna dévisage Turtle avec attention.
    - Vous croyez que mon père me bat, dit Turtle.
    - Je m’inquiète pour toi. Tu présentes beaucoup de symptômes classiques. La méfiance. L’isolement social. La misogynie.
    - C’est quoi, la misogynie ?
    - La haine des femmes ;
    - Il ne me bat pas. «

    Turtle persiste donc dans son déni car elle est trop troublée par les réactions que pourrait avoir son père s’il apprenait qu’elle pourrait obtenir de l’aide. Il va lui falloir beaucoup de temps pour enfin se décider à réagir mais là aussi c’est une action bouleversante de douleurs. Elle ne quitte jamais son revolver (car son père lui a appris toute jeune à tirer) et elle nettoie sans cesse sa précieuse arme.

    L’auteur n’accorde aucun répit au lecteur pendant tout ce drame et c’est la raison pour laquelle j’avais besoin, de temps en temps, de sortir de ce récit avec tous ses événements tragiques.
    Très souvent, un livre annoncé comme LE phénomène littéraire en tant que premier roman, me laisse un peu perplexe. Mais je dois avouer qu’ici, Gabriel Tallent a fait une entrée remarquable dans la littérature américaine. Il a tout de même eu besoin de huit ans pour l’écrire.
    A signaler l’excellente traduction de Laura Derajinski et la magnifique couverture.
    De plus, avec « My Absolute Darling », les Éditions Gallmeister ont fait un début d’année 2018 fracassant.

    On ne ressort pas indemne mais c’est vraiment un huis-clos, un livre phénomène avec toutes les gifles que l’on reçoit car on est corps et âme avec Turtle en voyant tout ce qui se passe et en se demandant comment tout cela est possible. Dire que Turtle est extraordinairement courageuse n’est pas assez (surtout en considérant son jeune âge et elle fait preuve d’une grande maturité), car elle est bouleversante et nous touche au plus profond de nous. Le déclic se fait en elle quand son père ramène chez eux la petite Cayenne.

    Voici pourquoi j’ai mis tout ce temps pour la lecture – il fallait que je souffle un peu après certaines scènes inracontables – alors que, pourtant, je ne crains nullement ce genre d’histoire, que l’on peut qualifier de « p..ain d’histoire », un mot très souvent employé, surtout par les deux principaux personnages, Martin et Turtle.

    A présent je vais me tourner vers une autre lecture un peu plus reposante mais sans aucun regret d’avoir lu « My Absolute Darling » (au contraire) et j’adresse un grand « Bravo », non seulement à l’auteur mais aussi aux Éditions Gallmeister qui ne dérogent pas à leur règle : « Préférer la qualité à la quantité » et là, c’est fait avec un sensationnel « Tallent ».

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