Miss Islande

Couverture du livre « Miss Islande » de Audur Ava Olafsdottir aux éditions Zulma
  • Date de parution :
  • Editeur : Zulma
  • EAN : 9782843048692
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Islande, 1963 - cent quatre-vingt mille habitants à peine, un prix Nobel de littérature, une base américaine, deux avions transatlantiques, voilà pour le décor. Hekla, vingt et un ans, emballe quelques affaires, sa machine à écrire, laisse derrière elle la ferme de ses parents et prend le car... Voir plus

Islande, 1963 - cent quatre-vingt mille habitants à peine, un prix Nobel de littérature, une base américaine, deux avions transatlantiques, voilà pour le décor. Hekla, vingt et un ans, emballe quelques affaires, sa machine à écrire, laisse derrière elle la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík avec quatre manuscrits au fond de sa valise. Il est temps pour elle d'accomplir son destin : elle sera écrivain.
Sauf qu'à la capitale, on lui conseille de tenter sa chance à l'élection de Miss Islande au lieu de perdre son temps à noircir du papier. Entre deux petits boulots, Hekla se réfugie chez Ísey, amie d'enfance convertie en mère de famille par un amour de vacances. Ou auprès de Jón John, fils illégitime d'un soldat américain qui rêve de quitter son île pour vivre de stylisme et de l'amour d'un autre homme...
Avec la sensibilité, l'humour et la délicatesse qui lui sont si personnels, Auður Ava Ólafsdóttir interroge dans son sixième roman la relation de deux pionniers qui ne tiennent pas dans les cases, prisonniers d'un monde lilliputien et conservateur. Miss Islande est un magnifique roman sur la liberté, la création et l'accomplissement.

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Avis (9)

  • Hekla a vingt ans, du talent, et ne rêve que d’écrire. Née en 1945 dans une Islande patriarcale et conservatrice, la jeune femme aura besoin de tout le tempérament suggéré par son prénom, choisi d’après un volcan de son pays, pour s’extraire de la gangue dans laquelle sa vie menace de s’enliser....
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    Hekla a vingt ans, du talent, et ne rêve que d’écrire. Née en 1945 dans une Islande patriarcale et conservatrice, la jeune femme aura besoin de tout le tempérament suggéré par son prénom, choisi d’après un volcan de son pays, pour s’extraire de la gangue dans laquelle sa vie menace de s’enliser. L’impulsion nécessaire viendra de son ami d’enfance, un homosexuel qui ne trouve pas non plus sa place dans la société de l‘époque.

    A travers Hekla et son ami Jon John, l’auteur pose la question du droit à être soi-même, de l’ouverture à la différence, et de la liberté de faire ses propres choix. Racisme – dans les années soixante, l’Islande s’est opposée à la présence de noirs sur la base américaine installée sur place –, sexisme, homophobie, sont trois thèmes que le livre évoque avec pudeur, loin du cynisme parfois cru des Fureurs invisibles du coeur de John Boyne, auquel on pense d’autant plus facilement qu’Islande et Irlande opèrent déjà un phonétique et insulaire rapprochement entre les deux romans. En Irlande, l’histoire de John Boyne est marquée par la forte imprégnation catholique du pays, en Islande, celle d’Olafsdottir fait une large place à l’âpreté du climat, aux rudes splendeurs de la nature, et à des références culturelles dépaysantes pour les non-autochtones.

    Les aspirations littéraires d’Hekla et de son amie Ivey sont aussi émouvantes les unes que les autres : tandis que la seconde s’escrime tant bien que mal à voler des moments d’écriture à une existence par ailleurs conforme à celle dévolue aux femmes d’alors, rythmée par d’incessantes maternités, la première ose le non-conformisme et la rupture totale avec son monde, sacrifiant tout pour que son œuvre puisse être publiée, fut-ce en ayant recours à des pseudos masculins ou à des prête-noms.

    Hommage à l’écriture, protestation contre les préjugés sexistes et immersion dans la société islandaise, ce roman exprime en douceur, et avec beaucoup de tendresse pour ses personnages, un engagement féministe résultant, on s’en doute, des propres et injustes difficultés de l’auteur à trouver sa place dans le monde littéraire masculin islandais.

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  • Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/01/10/miss-islande-audur-ava-olafsdottir/

    Déjà séduite par Rosa Candida – chef d’œuvre qui a marqué mes lectures – j’ai retrouvé la plume qui m’avait envoûtée.
    Ronronnement d’une berceuse, ou refrain délicat qu’on pourrait croire...
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    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/01/10/miss-islande-audur-ava-olafsdottir/

    Déjà séduite par Rosa Candida – chef d’œuvre qui a marqué mes lectures – j’ai retrouvé la plume qui m’avait envoûtée.
    Ronronnement d’une berceuse, ou refrain délicat qu’on pourrait croire naïf, l’écriture n’est pas candide mais spontanée. L’authenticité s’impose comme une évidence et, face à la clarté, l’emphase ou la rhétorique deviennent inutiles. La plume captive à mesure qu’elle nous enveloppe. Fine et habile, elle ne prétend rien ; sa trajectoire directe fuse, touche et charme.

    Nous sommes en 1963. Hekla, vingt et un ans, partage son nom avec un volcan. Comme ces chaudrons géologiques, elle porte en elle l’incandescence d’une énergie créatrice qu’elle traduit dans les mots. Elle veut d’ailleurs devenir écrivain.
    Avec sa machine à écrire et son livre Ulysse de J. Joyce, elle quitte la ferme de ses parents et s’installe à Reykjavik. Elle a déjà écrit plusieurs manuscrits mais, dans l’Islande des années 60, si la Femme peut être muse, peu importe son talent de poète. Le monde littéraire islandais est masculin et la liberté d’expression des femmes se heurte au conformisme d’une société patriarcale.
    On lui conseille de tenter le concours de Miss, elle qui a envie de dire et d’écrire la beauté. Comme beaucoup d’autres femmes, Hekla est réduite à un corps. « Les hommes naissent poètes. Ils ont à peine fait leur communion qu’ils endossent le rôle qui leur est inéluctablement assigné : être des génies. Peu importe qu’ils écrivent ou non. Tandis que les femmes se contentent de devenir pubères et d’avoir des enfants, ce qui les empêche d’écrire. »
    Sa meilleure amie, Ísey, m’a particulièrement touchée. Cantonnée au foyer, elle incarne la femme qui n’a pas pu s’accomplir individuellement. Elle utilise l’écriture comme exutoire et, douée avec les mots, elle montre que la Femme est libre de créer autrement qu’avec son ventre.

    Jón John incarne une autre victime de cette société machiste. Homosexuel qui rêve de devenir styliste, il alterne périodes en mer et retours sur l’ile. Le conformisme islandais le contraint à renier ce qu’il est et lui impose la solitude et le désarroi professionnel.
    Grâce à ses voyages, il apporte à Hekla une ouverture sur le monde. Il lui confie ainsi Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir ou des écrits de la poétesse américaine Sylvia Plath.
    Son personnage ne sert pas juste à dénoncer l’hypocrisie d’une société conservatrice mais souligne aussi l’isolement de l’ile dans un monde en mutation. Kennedy est assassiné, M. Luther King prononce son discours et, alors que le vulcanisme du monde bouleverse l’ordre patriarcal, le volcan islandais Surtsey entre en éruption. L’épisode est décrit à travers les yeux des femmes : elles font la vaisselle, voient le nuage de cendres, s’appellent et répandent la nouvelle. En parallèle des bouillonnements mondiaux, l’Islande forme un personnage à part entière, isolé et replié sur lui-même.

    Comme Hekla, Auður a subi la méfiance des éditeurs islandais et s’est battue pour faire publier ses romans. De plus, on sent dans ce livre l’influence des écrits étrangers qui ont marqué l’auteur vers ses vingt ans. Ses séjours en Italie et en France l’ont ouverte à de nouvelles formes de littérature. Comme une porte ouverte sur d’autres mondes, chaque langue diffuse une culture, une idéologie et une certaine vision du monde.

    Enfin, une diversité d’êtres peuple la nature. La liberté d’être, de créer et de vivre avec ses différences nourrit la création artistique.
    Miss Islande interroge sur la beauté du monde (pas seulement sur celle des concours de beauté) : un parallèle poétique entre « création artistique et création de la nature » (Auður Ava Ólafsdóttir dans France Culture).

    NB : lisez l’interview de l’auteur Auður Ava Ólafsdóttir : Un texte innocent ça n’existe pas

    « Il est plus de trois heures du matin quand il rentre à la maison, avec une bouteille d’eau-de-vie dans un sac en papier.
    Starkadur de Hveragerdi est ivre.
    Il agit le bras, trébuche contre une chaise, la traine, non sans mal, jusqu’au bureau, s’y installe et ouvre son calepin. Il lui faut un temps infini pour ôter le capuchon de son stylo-plume.
    – Je ne suis qu’une coquille vide, marmonne-t-il.
    Je sors du lit pour le rejoindre.
    Après avoir écrit je ne suis qu’une coquille vide sur la feuille, il remet à grand peine le capuchon sur son stylo et boit une gorgée au goulot.
    – Tu l’aimes ?
    – Qui ça ?
    – Ton homo ? Est-ce qu’il te fait des avances ? Il veut aussi coucher avec moi ?
    – Je t’interdis de parler de lui comme ça. De toutes manières, il est parti.
    Il essaie d’enlever son pantalon, mais il se prend les pieds dedans et peine à garder l’équilibre, les bretelles pendantes.
    – Hekla, tu ne veux pas me demander quelle est mon expression préférée ? Si ce ne serait pas humide de rosée ? Tu ne me poses jamais aucune question… On ne sait jamais à quoi tu penses, tu es toujours en train d’écrire, y compris quand tu n’écris pas, je le vois à ton regard, je connais ce regard lointain, tu es là et pourtant tu es ailleurs, mêmes dans nos moments les plus intimes…
    – Ce n’est pas vrai, Starkadur.
    -Tu ne laisses rien affleurer à la surface. Quand on vit avec un volcan, on sait que les profondeurs bouillonnent de lave incandescente. Tu sais, Hekla, tu projettes d’énormes blocs de pierre dans toutes les directions…ils détruisent tout sur leur passae…tu es un rocher imprenable, un buisson de ronces…je ne compte pas pour toi… »

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  • 1963, Hekla, jeune fille de 21 ans a un rêve : devenir écrivain. Pour réaliser ce rêve, elle va quitter la ferme de ses parents et partir à Reykjavik avec une valise contenant sa machine à écrire et ses manuscrits. Elle retrouve là-bas deux de ses amis, Jón John, jeune homme dont l’homosexualité...
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    1963, Hekla, jeune fille de 21 ans a un rêve : devenir écrivain. Pour réaliser ce rêve, elle va quitter la ferme de ses parents et partir à Reykjavik avec une valise contenant sa machine à écrire et ses manuscrits. Elle retrouve là-bas deux de ses amis, Jón John, jeune homme dont l’homosexualité le désigne à la vindicte et Ísey qui a vingt-deux ans et mariée avec un enfant et enceinte du second.

    Audur Ava Ólafsdóttir est une auteure d’ambiance, d’atmosphère. Si elle pose avec efficacité les sujets de la liberté et de la différence au sein d’une société assez peu ouverte d’esprit, elle est aussi particulièrement efficace pour faire percevoir toutes les nuances de ses personnages et la subtilité de leurs caractères.

    Hekla n’entre pas dans les cases définies par la société. Une société qui ne propose aux femmes que de devenir mère au foyer, d’occuper des métiers subalternes ou de devenir Miss Islande quand elles sont belles comme notre héroïne.

    Avec son style particulièrement sobre qui va à l’essentiel et son incroyable sens du détail, l’auteure dresse le portrait d’une jeune femme combative, victime d’une époque qui ne lui correspond pas et contre laquelle elle va lutter avec ses moyens.

    Mais c’est le personnage de Jón John qui m’a fait la plus forte impression, un être tout en fragilité dont Audur Ava Ólafsdóttir dresse un portrait plein de sensibilité.

    C’est aussi toute l’histoire d’une époque que la romancière nous donne à voir et la difficulté à conquérir sa liberté pour devenir ce qu’on souhaite malgré les barrières.

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  • Il y a, dans l’écriture d’Audur Ava Olafsdottir, la même beauté âpre, sans apprêt, presque brutale que l’on imagine émaner des champs de lave et autres paysages battus par le vent de son Islande natale. Il y a, dans sa façon de s’effacer derrière Heckla, sa toute jeune narratrice, auteure en...
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    Il y a, dans l’écriture d’Audur Ava Olafsdottir, la même beauté âpre, sans apprêt, presque brutale que l’on imagine émaner des champs de lave et autres paysages battus par le vent de son Islande natale. Il y a, dans sa façon de s’effacer derrière Heckla, sa toute jeune narratrice, auteure en devenir et en quête d’avenir, toute la pudeur de celle qui a pris le parti de livrer probablement une grande part d’elle-même à travers ce qu’elle choisit de dire de l’histoire de son pays et de ceux qui le peuplent. Entre ses lignes sobres, on découvre sans surprise que, dans ce petit pays du bord du monde comme ailleurs, en 1963 tout restait à conquérir en matière de droits de la femme et de respect des minorités. On attendait des premières qu’elles soient fécondes dans le champ restreint de la procréation dûment estampillée « bénie et approuvée » et des autres qu’elles restent ce qu’elles avaient toujours été : silencieuses.
    Chacun à sa manière, Heckla, Isey, Jon John seront les discrets révolutionnaires d’une génération en marche vers elle-même, sans violence, mais avec une sereine obstination, revendiquant sans bruit mais sans mollir leur droit à la beauté, à l’intelligence, à la créativité, leur part de rêve et d’avenir, n’acceptant que les entraves qu’ils ont délibérément choisies. Et ça n’est sans doute pas un hasard si, dans leur volonté têtue de n’être personne d’autre qu’eux-mêmes, quoi qu’il leur en coûte, dans leur refus farouche et tranquille de n’être que « belle », que « mère », que « viril », on croit reconnaître les échos lointains du fameux « Je préfèrerais ne pas le faire » d’un certain Bartleby

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  • Coup de coeur

    Reykjavík, 1963.
    Hekla est écrivaine, mais avec son physique de rêve on lui propose plutôt de participer à Miss Islande.
    Jon lui veut coudre, créer des costumes, aimer des hommes, mais il doit se cacher et travailler sur des chalutiers.
    Isey aussi avait des rêves, mais elle...
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    Coup de coeur

    Reykjavík, 1963.
    Hekla est écrivaine, mais avec son physique de rêve on lui propose plutôt de participer à Miss Islande.
    Jon lui veut coudre, créer des costumes, aimer des hommes, mais il doit se cacher et travailler sur des chalutiers.
    Isey aussi avait des rêves, mais elle est tombée enceinte et a du se marier.
    Sous leurs pieds, les plaques continentales bougent, et bien que l'océan soit capable de donner naissance à une nouvelle île, l'Islande elle, n'est pas capable de changer les codes. Jon doit épouser une femme, Isey doit cacher ses carnets et Hekla doit publier sous un nom d'homme.
    Ces trois personnages sont étrangers à une société qui ne peut ni les comprendre ni les soutenir: être homosexuel, ne pas vouloir être mère, vouloir écrire quand on est une femme, tout cela ne colle pas avec la conformité imposée.

    Roman féministe certes, Miss Islande est surtout un roman sur la différence, sur la beauté d'avoir un rêve, sur l'accomplissement de soi, sur les difficultés qui existeront toujours pour ceux qui ne veulent pas se plier aux convenances, aux normes.
    Auður Ava Ólafsdóttir offre à sa façon une voix à ceux qui n'en ont pas et elle le fait avec humanité, subtilité et fantaisie.

    Sensible et pétillant, tout en étant engagé, ce roman est une délicieuse lecture. Il y aurait beaucoup à dire sur ce livre couronné a juste titre du Prix Médicis Etranger 2019... le mieux est sans doute de le lire.

    Traduit par Éric Boury

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  • "Chez moi,l'édition est gouvernée par les hommes."c'est ce que nous dit l'auteure,son héroïne Helka sera certes publiée mais sous des pseudonymes masculins,et,se cache même de son amoureux poète.Même punition que Charlotte Brontë en son temps!
    La seule voie qu'on lui propose,une fois arrivée à...
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    "Chez moi,l'édition est gouvernée par les hommes."c'est ce que nous dit l'auteure,son héroïne Helka sera certes publiée mais sous des pseudonymes masculins,et,se cache même de son amoureux poète.Même punition que Charlotte Brontë en son temps!
    La seule voie qu'on lui propose,une fois arrivée à Reykjavik,c'est de devenir Miss Islande!Le machisme est à son apogée.Son ami d'enfance,homosexuel est persécuté et ne rêve que de partir...Trop tard,pour son amie Isey,qui adore ,elle aussi,écrire. Elle est déjà une jeune maman,contente de son sort.Une écriture fluide se met au service de ces personnages,qui devraient prendre leur envol.
    La mère d'Helka,lui avait dit:"...certaines personnes s'engendrent elles-mêmes...il fallait porter en soi un chaos...pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse."
    Je ne vous raconte pas la fin;à vous de découvrir l'Islande,terre volcanique,et les personnages de ce roman qui veulent se réaliser.
    "Ce que j'admire chez toi,Helka,(son père lui a donné comme prénom le nom d'un volcan)c'est que tu crois en toi,quoique les autres en pensent."
    Une bouffée d'oxygène dans un monde grisâtre qui donne envie d'aller de l'avant!

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  • J ai trouvé ce livre finalement très triste. On s attache certes aux personnages et on a envie qu ils s epanouissent dans leur vie. Vouloir à tout prix contraindre les gens en entrer dans une case peut les rendre malheureux. Les deux protagonistes de débattent pour se libérer de leur carcan, du...
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    J ai trouvé ce livre finalement très triste. On s attache certes aux personnages et on a envie qu ils s epanouissent dans leur vie. Vouloir à tout prix contraindre les gens en entrer dans une case peut les rendre malheureux. Les deux protagonistes de débattent pour se libérer de leur carcan, du poids des préjugés mais en vain. Ce livre que j esperais encourageant et plein d espoir m a finalement attristé car j ai rêvé avec eux d un monde plus tolérant et ouvert mais que nenni.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/10/miss-islande-daudur-ava-olafsdottir.html

    Islande 1963.

    Hekla porte le nom d'un volcan qui rentrera en éruption 4 ans 1/2 après sa naissance en 1946, c'est son père, obsédé par les volcans, qui a choisi son prénom.

    A vingt et un ans la jeune...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/10/miss-islande-daudur-ava-olafsdottir.html

    Islande 1963.

    Hekla porte le nom d'un volcan qui rentrera en éruption 4 ans 1/2 après sa naissance en 1946, c'est son père, obsédé par les volcans, qui a choisi son prénom.

    A vingt et un ans la jeune femme quitte la ferme de ses parents dans la région des Dalir pour s'installer à Reyjavik. Elle emporte sa machine à écrire et quatre manuscrits bien décidée à concrétiser son rêve de devenir écrivain. A Reyjavik elle retrouve Isey, son amie d'enfance, et loge chez son meilleur ami Jon John, un homosexuel qui souffre de n'appartenir à aucune catégorie, ni femme ni homme. Il subit humiliations sur humiliations à cause de son identité sexuelle sur le bateau de pêche sur lequel il travaille alors qu'il rêve d'être styliste " Je ne rêve que de couture. Ma machine à coudre est une machine à écrire."

    Serveuse dans un restaurant, Helka est sollicitée avec insistance par un homme de l’Académie de la Beauté pour qu'elle s'inscrive au concours de Miss Islande mais la jeune fille préfère fréquenter la bibliothèque et les librairies dès qu'elle a un moment de libre. Et surtout elle bouillonne d'énergie créatrice, écrivant sans cesse, sans en parler à l'homme avec qui elle s'installe rapidement, un bibliothécaire poète qui, comme la plupart des hommes à cette époque, ne peut pas imaginer qu'une femme écrive. "Pendant mon service, je poursuis mon texte, je le maintiens en vie. Je sers du café, mais mon esprit est ailleurs, je pense à ce que j'écrirai le soir quand j'aurai fini ma journée.... L'écriture est mon ancrage dans la vie" , "Quand tu ne travailles pas, tu écris. Quand tu n'écris pas, tu lis. Si tu venais à manquer d'encre, tu la puiserais dans tes veines." Isey, sa meilleure amie, elle aussi se cache de son mari pour écrire son journal.

    A cette époque en Islande nous sommes loin de l'égalité entre les hommes et les femmes "Les hommes naissent poètes. Ils ont à peine fait leur communion qu'ils endossent le rôle qui leur est inéluctablement assigné : être des génies. Peu importe qu'ils écrivent ou non. Tandis que les femmes se contentent de devenir pubères et d'avoir des enfants, ce qui les empêche d'écrire."

    Ce roman féministe est une ode à la liberté, au respect des différences et à l'amitié. L'héroïne est une femme qui croit en elle, qui refuse le destin des femmes condamnées à la solitude, à la mélancolie et à la maternité comme sa meilleure amie. C'est un roman d'atmosphère profondément mélancolique. Rudesse de la nature en Islande, passion de tout un peuple pour la littérature servent de toile de fond à cette histoire qui a fini rapidement par m'ennuyer car l'écriture est trop minimaliste pour me plaire. J'ai déjà lu et peu apprécié "L'exception", cette auteure n'est visiblement pas pour moi.

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