L'infinie comédie

Couverture du livre « L'infinie comédie » de David Foster Wallace aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

Le lieu : l'Amérique du Nord (les U.S.A., le Canada et le Mexique ont fusionné pour former une fédération.) L'époque : le futur proche. La Société du spectacle a gagné, et la population hébétée par la télévision, les loisirs et la consommation à outrance ne songe plus qu'à se distraire. Le décor... Voir plus

Le lieu : l'Amérique du Nord (les U.S.A., le Canada et le Mexique ont fusionné pour former une fédération.) L'époque : le futur proche. La Société du spectacle a gagné, et la population hébétée par la télévision, les loisirs et la consommation à outrance ne songe plus qu'à se distraire. Le décor : une académie de tennis et un centre de désintoxication. Les personnages principaux: la famille Incandenza, qui rappelle la fameuse famille Glass des romans de Salinger, avec ses parents excentriques et ses enfants, géniaux - dont Hal, adolescent tennisman surdoué. Mais aussi un groupe de séparatistes québécois, « Les Assassins en Fauteuil Roulant », entrés en résistance. Ils convoitent une arme redoutable : une vidéo clandestine créée par le père Incandenza, L'infinie comédie, qui suscite chez ceux qui la regardent une addiction mortelle.
Consacré livre-culte dès sa parution aux États-Unis en 1996, ce roman a passionné des millions de lecteurs dans le monde entier. En 1 500 pages éblouissantes, Wallace nous transporte dans un univers tout à tour farfelu, ironique et sombre, jouant avec les références pop et émaillé de personnages extraordinaires. Avec ce livre, David Foster Wallace renouvelle l'art du roman comme avant lui Joyce ou Pynchon. Pourtant, il ne s'agit pas d'un texte « expérimental », mais bien d'une histoire aux multiples rebondissements . Son oeuvre est actuellement l'une des oeuvres contemporaines les plus commentées aux Etats-Unis, et constitue une référence pour toute une génération d'écrivains (Jonathan Franzen, Zadie Smith, Jeffrey Eugenides, Rick Moody, George Saunders).
Classé parmi les 100 meilleurs romans du XXe siècle et enfin publié en France, L'infinie comédie sera sans conteste un événement majeur de cette fin d'année.

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Avis(6)

  • Une révélation !
    C'est tout simplement un chef d’œuvre, à condition toutefois de pénétrer dans le monde de l'auteur. Une véritable claque, un plaisir absolu de lecture qui a duré une semaine entière...

    Une révélation !
    C'est tout simplement un chef d’œuvre, à condition toutefois de pénétrer dans le monde de l'auteur. Une véritable claque, un plaisir absolu de lecture qui a duré une semaine entière...

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  • Voici une des sorties que j'attendais le plus, un challenge pour les éditions de l'Olivier : publier un classique américain de plus de 1300 pages et trouver un traducteur à la hauteur du défi ! Pari réussi !

    Tout d'abord il faut souligner l'incroyable travail qu'il y a derrière cette sortie :...
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    Voici une des sorties que j'attendais le plus, un challenge pour les éditions de l'Olivier : publier un classique américain de plus de 1300 pages et trouver un traducteur à la hauteur du défi ! Pari réussi !

    Tout d'abord il faut souligner l'incroyable travail qu'il y a derrière cette sortie : cela fait des années que l'on attendait une traduction française de ce titre extrêmement connu Outre-Atlantique et c'est maintenant chose faite. Un grand bravo à Francis Kerline : cette traduction est une belle prouesse! J'ai trouvé le style de l'auteur respecté et on ressentait vraiment la complexité qui se cache derrière chaque formulation utilisée.

    En dehors de cet aspect, L'Infinie Comédie est un roman dense, long, il n'est pas fait pour tout le monde. Il faut déjà aimer le côté très atypique de l'histoire et de l'univers de David Foster Wallace, il faut ensuite apprécier les romans imposants -et réussir à le transporter- mais cela vaut la peine ! D'une part parce que c'est un incontournable pour tous les amoureux de la littérature américaine, parce qu'on a de quoi être fier de tourner la dernière page (il faut se l'avouer) et d'autre part parce que ce livre regorge d'originalité !

    Ce roman est une dystopie hors du commun, une suite de portraits de protagonistes étranges, une flopée de dialogues complexes et de descriptions extrêmement précises. Il y a bien sûr des passages assez longs mais toute la morale sous-jacente est extrêmement intéressante.

    En définitive, c'est un roman complexe à lire mais il s'agit surtout d'un incontournable du genre !

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  • Mon avis :

    Je dois avouer que j’avais gardé ce roman pour la fin, car même si le résumé me tentait énormément, les 1400 pages (avec une police microscopique) m’ont légèrement découragé. Impossible de lire ce roman les pieds dans le sable (ou alors sur une île déserte), car il demande un...
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    Mon avis :

    Je dois avouer que j’avais gardé ce roman pour la fin, car même si le résumé me tentait énormément, les 1400 pages (avec une police microscopique) m’ont légèrement découragé. Impossible de lire ce roman les pieds dans le sable (ou alors sur une île déserte), car il demande un minimum de concentration. En effet, la lecture de ce roman reste complexe, car l’auteur part un peu dans tous les sens et qu’il nous abreuve de précisions en toutes sortes. Je me suis d’ailleurs surprise à décrocher à certains moments, car j’étais totalement perdue. Il faut bien s’accrocher pour suivre l’auteur, car on ne sait pas du tout où il nous amène, même après une centaine de pages lues! Néanmoins, je n’ai pas abandonné ma lecture, et je ne regrette pas! Eh oui… passé les premières pages laborieuses, on ne peut vite plus se passer de L’Infinie Comédie.

    Le style de David Foster Wallace est assez lourd et chargé, car il ne nous épargne aucun détail. En effet, il ne laisse rien au hasard : il ne s’est pas contenté de créer des personnages et un monde vaguement vraisemblables, non, il a véritablement créé un univers à part où rien n’est oublié ou mal expliqué. On comprend vite que c’est cet univers si parfaitement travaillé qui a fait de L’Infinie Comédie un roman culte aux Etats-Unis.

    Parmi les nombreux personnages que l’on voit défiler au cours de notre lecture, certains sont récurrents, notamment la famille Incandeza. J’ai beaucoup apprécié suivre cette famille pour le moins atypique. Hal, un sportif surdoué mais dépendant à la marijuana, est un personnage qui m’a beaucoup marqué et touché. J'ai aussi aimé le fait que chaque personnage (même les moins importants) soit exploités en profondeur : ils ne nous semblent ainsi que plus réels. Mais vous l’avez compris, ce livre n’est pas un concentré d’actions, mais plutôt de descriptions, ce qui peut freiner la lecture. Heureusement, l’humour noir et mordant de l’auteur apporte un peu de légèreté au roman.

    Au fil des pages, l'auteur nous dresse le portrait d'une Amérique qui va mal, et dont les habitants semblent s'être perdus dans la drogue. A travers son roman, l’auteur fait la critique d’une société basée uniquement sur le Divertissement - thème qui reste dangereusement d’actualité à notre époque.

    Pour conclure L’Infinie Comédie est un chef-d’oeuvre qu’il faut lire une fois dans sa vie.
    _____________________

    Mon avis de la page 100 :

    Difficile de donner mon avis sur ces 100 premières pages, elles sont un peu floues dans mon esprit, car je me suis surprise à décrocher à certains moments de ma lecture. Le style est très recherché, mais aussi assez chargé, ce qui explique en grande partie ma perte de repères. Même après 100 pages de lues, je ne sais absolument pas où veut nous amener l’auteur… et j'aimerai bien le savoir!

    Au fil des pages, l'auteur nous dresse le portrait d'une Amérique qui va mal, et dont les habitants semblent s'être perdus dans la drogue. J'ai beaucoup apprécié le fait que chaque personnage soit exploité en profondeur, même si le fait que tout nous soit décrit dans les moindres détails freine ma lecture..

    Malgré un départ mitigé, l’auteur a néanmoins réussi à piquer ma curiosité, c’est pourquoi je vous abandonne, pour continuer ma lecture…!

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  • "L'infinie comédie " c'est quoi ?
    Un énorme pavé de 1487 pages (mais avec 160 pages de notes qui parfois sont des parties du roman) imprimé sur papier bible et très bien relié, pour une lecture plus facile. Et c'est bien heureux car si en plus du poids conséquent, s'il avait fallu se battre...
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    "L'infinie comédie " c'est quoi ?
    Un énorme pavé de 1487 pages (mais avec 160 pages de notes qui parfois sont des parties du roman) imprimé sur papier bible et très bien relié, pour une lecture plus facile. Et c'est bien heureux car si en plus du poids conséquent, s'il avait fallu se battre avec des pages récalcitrantes, pas sûr que j'aurai eu la patience d'aller jusqu'au bout.
    Ce pavé est présenté par l'éditeur comme un des 50 chefs d'oeuvre du XXe siècle ...car il a été écrit en 1996 mais encore jamais traduit en Français. Ce sont les éditions de l'Olivier, spécialistes de la grande littérature américaine qui se sont coltinées la traduction du monstre et espèrent bien l'amortir cette rentrée.
    Comment vendre "L'infinie comédie " ?
    Dans une société avec de moins en moins de lecteurs dont la grande majorité lit du Marc Lévy ou du Guillaume Musso, faire acheter du Wallace ne va pas être aisé. Heureusement, bruit déjà dans la presse une petite rumeur de chef-d'oeuvre, voire d'incontournable, de quoi allécher les lecteurs exigeants. Et devrait donc paraître des articles élogieux, érudits, intelligents, remplis de superlatifs du genre "Fantaisie dystopique", "Fascinant roman" "Dézingage virtuose de la société américaine" ou tout simplement "Chef-d'oeuvre", car quel autre mot saura mettre un peu de culpabilité dans l'esprit d'un amateur de littérature surtout s'il lui prend l'envie de, peut être, faire l'impasse.
    "L'infinie comédie ", c'est quel genre ?
    Je ne peux pas répondre à cette question même si j'ai consacré une bonne semaine de mes vacances à lire la chose. Je suis capable de révéler que ce n'est pas un roman captivant qui vous happe dès les premières pages pour ne plus vous lâcher et c'est sans doute dommage vu la longueur. Par contre, je peux dire que ce n'est ni un roman policier, même s'il y a une vague intrigue qui s'en approche, ni un roman de science-fiction même si cela se déroule dans un futur indéterminé, ni un roman Harlequin car l'Olivier est au-dessus de ça, ni de la sociologie, de l'ésotérisme, de la philosophie, de la cuisine, c'est, c'est ...un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié).
    Mais cette "Infinie comédie " ça raconte quoi au juste ?
    Pas grand chose et beaucoup de choses ! Si je devais résumer en simplifiant au maximum, je dirai qu'il est question d'un école de tennis formant l'élite des grands tournois. Cette école est dirigée par Avril, veuve depuis que son alcoolique et cinéaste de mari s'est suicidé en se faisant exploser la tête dans un micro-ondes. Il a cependant eu le temps de faire trois garçons, Orin, surdoué qui s'est barré assez vite, Mario, nabot difforme mais gentil et Hal, surdoué tout court et du tennis en particulier. Il est également question d'une clinique de désintoxication où Gately, employé résident ( ce qui signifie drogué mais ayant des responsabilités dans l'établissement), égrène souvenirs et descriptions d'un monde en prise avec toutes sortes de stupéfiants. Et en fil rouge, apparaissent Marathe et Steeply, agents doubles ? triples ? quadruples ? d'une organisation séparatiste québécoise, l'un en fauteuil roulant et l'autre déguisé en femme, et à la recherche d'une cartouche de divertissement qui scotchent à l'écran ceux qui la visionnent et finissent par en mourir...
    A partir de cette trame et dans une Amérique du Nord unifié ( USA, Mexique, Canada réunis), David Foster Wallace va broder, creuser, s'engouffrer dans l'intime, avec des phrases d'une longueur proustienne (de chef d'oeuvre donc!) narrant des anecdotes parfois drôles mais aussi sordides, folles, violentes. Il va aussi jouer avec son texte, lui donner des formes multiples, lui permettant ainsi d'exprimer quelques idées, souvent noires, voire déprimantes sur le futur d'une société américaine déjà très présent en 1996.
    Alors, au final, cette "Infinie comédie" tu le conseilles ou pas ?
    J'en sais rien, même si j'aurai tendance à penser qu'il vaut mieux passer du temps avec d'autres livres plus faciles d'accès. Il faut le dire, c'est une littérature qui demande des efforts et de la patience. L'auteur adore les phrases longues, gigognes. Il aime les énumérations ou glisser tout un tas de mots précis ou ampoulés. Un exemple parmi mille autres, pris au hasard (page 907) :
    " Une autre raison de leur présence ici est d'ordre punitif, certains joueurs -(...)- ayant reçu la mission, punitive, donc, et considérée comme désagréable, de descendre sous terre en fin de journée pour inspecter l'itinéraire que devront suivre les employés des Structures Gonflables Tout-Climat Tes Tar lorsqu'ils trimballeront hors de la salle d'Entrepôt les étrésillons et traverses en fibre de verre et la bâche en dendriuréthane composant le Poumon pour l'érection dudit Poumon, quand l'administration d'E.T.A. estimera enfin que les conditions météorologiques automnales, au lieu de forger le caractère, représentent une entrave au bon développement et à la morale. "
    Non, il n'y a aucune faute de frappe ! Je sais c'est perfide et peut être un peu salaud, mais le livre est loin d'être une partie de plaisir. C'est ainsi qu'écrit David Foster Wallace le plus souvent. Cependant, j'ai trouvé des passages sidérants de pertinence ou d'une précision follement évocatrice ou d'une justesse qui m'ont scotché à plusieurs reprises. Mais, il ne faut pas le cacher, il y a parfois des tunnels qui donnent envie de sauter des pages. Personnellement, j'ai trouvé le dernier tiers du livre, malgré la vague enquête autour du film addictif, moins percutant. Peut être que j'ai fait une overdose de toutes ces scènes autour de drogués, de toxicos, de camés, d'addicts à toutes sortes de substances, parce qu'il faut le signaler, il ne doit pas y avoir une page où il n'est pas question, de près ou de loin, de drogue, de coke, de crack, d'alcool, d'amphétamines, de .... (mais très peu de sexe par contre, je dirai même que ce roman est quasi asexué comme les élèves de l'école de tennis).
    Pour moi "L'infinie comédie " est un long shoot littéraire, sûrement écrit sous l'emprise de tout un tas de substances interdites, qui force à l'admiration par ce déversement hargneux, haineux, tendre et violent mais qui en rebutera beaucoup par un trop plein de vocabulaire qui rend parfois ce texte abscons.Ce ne sont pas les saillies formidables qui parsèment ce pavé qui rendront la lecture passionnante mais laisseront à penser qu'il est certain que ce livre est loin d'être anodin. Un chef d"oeuvre ? Pourquoi pas ? Mais comme tous les chefs-d'oeuvre beaucoup de lecteurs n'ont pas forcément toutes les clefs.J'en fait sans doute partie...

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  • CRITIQUE FINALE:
    Un futur proche où toute l’Amérique du Nord forme un seul ensemble géopolitique avec des québécois qui souhaitent l’indépendance, des vidéos addictives, des tennismen experts en drogue, des alcooliques anonymes déjantés et tout un tas d’autres choses.

    En refermant ce livre,...
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    CRITIQUE FINALE:
    Un futur proche où toute l’Amérique du Nord forme un seul ensemble géopolitique avec des québécois qui souhaitent l’indépendance, des vidéos addictives, des tennismen experts en drogue, des alcooliques anonymes déjantés et tout un tas d’autres choses.

    En refermant ce livre, avec soulagement je dois dire, je me suis dit que j’avais entre les mains un Ovni, un roman qui sort totalement du cadre de ce que l’on a l’habitude de lire, un ouvrage exigeant et ardu.

    David Foster Wallace a un indéniable talent que l’on retrouve dans les différents niveaux de langage qu’il est capable d’utiliser tout au long des 1300 pages de L’infinie comédie. Sans parler des innombrables mots qu’il invente. Je salue au passage le travail de Francis Kerline qui a dû transpirer pour traduire avec exactitude la tonalité de cette œuvre.

    Cependant, malgré le talent de l’auteur, je n’ai pris aucun plaisir à lire ce livre. Si tant est que le plaisir soit l'objectif de ce roman. J’ai même dû lutter pour ne pas passer des chapitres remplis d'interminables descriptions, voire le refermer définitivement bien avant sa conclusion. J’ai souvent eu du mal à voir la cohérence de l’histoire, entre les chapitres, sans comprendre où j’allais. Il y a des pages d’énumération avec des sujets aussi divers que le tennis ou la drogue. Rapidement l’ennui l’a emporté malgré quelques pages où le loufoque m'a fait arracher un sourire. L’agacement a ensuite pris place avec souvent le sentiment de perdre mon temps pour enfin se terminer par de la lassitude. Il donc fallu que je m’accroche pour suivre le récit, le comprendre et enfin le terminer.

    J’avoue très humblement que ne n’avais jamais entendu parler de ce livre. En m’informant notamment sur internet j’ai compris que la traduction française était très attendue puisque ce livre de David Foster Wallace, paru en 1996, est considéré (par qui ?) comme l’un des cent meilleurs romans du 20ème siècle. J’en conclus que je dois être hermétique à ce genre d’ouvrage mais je me pose néanmoins la question : combien de personnes ont lu et auront lu ce livre jusqu’au bout ? Je dis bien « lu » et pas « acheté ». J’avoue que j’ai des doutes à ce sujet.

    La question qui vient ensuite est de savoir ce qu'est un chef d'euvre de littérature. Mais il est vrai que Ulysse de Joyce, voire même Finnegans Wake, livres ardus eux aussi, ont été diversement accueillis à leur parution. Et pourtant ils sont considérés aujourd'hui comme des oeuvres majeures. Même si ces livres, bien que connus, ne sont lus que par une minoroté de lecteurs. L'avenir nous dira si L'infinie Comédie suivra le même chemin.

    Quoi qu'il en soit, vous l’aurez compris, ce fut pour moi la déception de cette année. Je ne le déconseillerai pas du fait qu’il a eu un fort retentissement outre-Atlantique: c'est une expérience à tenter même si la mienne fut loin d’être concluante.

    CRITIQUE DE LA P.100:
    Dans un futur proche, la famille Incandenza avec Hal, jeune surdoué du tennis en personnage principal entouré de ses proches souvent névrosés. Un monde où la drogue occupe une place de choix. A part cela, difficile à résumer...
    J'avoue que je ne sais quoi penser car je ne perçois pas où est la structure du roman avec parfois la nécessité de s'accrocher aux pages pour suivre l'auteur. Difficile de donner un avis.
    Mais je ne me suis tout de même posé la question capitale: si ce n'était dans une démarche "explorateurs" et que j'avais moi-même fait l'acquisition de ce livre qu'aurais-je fait? Sachant qu'il y a 1300 pages (presque du papier bible!) à cette sauce, je crois que j'aurais refermé l'ouvrage et serait passer à autre chose. Mais comme je n'aime pas baisser pavillon, à voir si ma ténacité va me faire changer d'avis. A suivre....

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  • Chronique Explolecteurs de la rentrée littéraire

    D’abord, je tiens à signaler que je n’avais pas vécu une expérience de lecture comme celle-là depuis un moment. Le narrateur est omniscient. Il nous fait passer du récit d’un personnage à l’autre. Il n’y a pas de vrai héros à mon sens, mais une...
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    Chronique Explolecteurs de la rentrée littéraire

    D’abord, je tiens à signaler que je n’avais pas vécu une expérience de lecture comme celle-là depuis un moment. Le narrateur est omniscient. Il nous fait passer du récit d’un personnage à l’autre. Il n’y a pas de vrai héros à mon sens, mais une galerie de personnage. La psychologie est détaillée pour tous, une véritable toile d’araignée où les personnages principaux ou secondaires se croisent forcément au cours des 1300 pages.
    Le fil rouge, c’est la famille Incandenza, le père James brillant physicien optique qui a crée et dirigeait une école de tennis, avant de se tourner vers le cinéma. Sa femme Avril, mère possessive et intelligente. Hal, jeune prodige du tennis. Mario handicapé moteur, qui est le caméraman du centre d’entrainement. Mais aussi Orin, qui est un brillant punter au football américain. Hal est un personnage important. Il est obsédé par le tennis et ses performances, un véritable robot qui deviendra plus intéressant au fil du récit. Sa seule distraction, c’est de fumer de la drogue en cachette. On se prend d’affection pour ce gamin surdoué du langage mais incapable d’exprimer ses émotions. La famille est liée à un mystérieux film fait par James dont je parlerai plus loin. Une grande importance est accordée au sport et notamment au tennis dont l’auteur nous décrit le système concurrentiel, mais aussi la camaraderie, les règles, la quête de célébrité et la peur de décevoir. Le roman se déroule dans le futur, les EU ont établi un vaste protectorat (fédération entre EU-Mexique, Canada appelé la Grande concavité). Un nouveau territoire des EU a été dessiné par le président américain Gentle, ancien crooner, obsédé par l’hygiène. Il a décidé d’abandonner des parties de son territoire au Nord Ouest, à proximité du Canada. Celui-ci sert de décharge à ciel ouvert polluée, par les déchets ménagers. Il y a donc une réflexion politique sur la société de consommation, le rêve américain, la nation. Mais aussi sur la liberté et le libre arbitre. L’auteur parsème sa fresque de nombreuses références littéraires, de séries. Il décrit de manière très précise les nouvelles règles de cette société. Dans celle-ci, le temps est sponsorisé par des marques, les émissions sont disponibles à la demande et en temps réel. On finit par être totalement immergé par celui-ci. Un monde foisonnant, complexe où l’ombre domine.
    Un autre fil rouge du roman est la recherche du mystérieux dernier film de James Incandenza. Une histoire d’espionnage se développe alors, avec les personnages de Marathe et ses associés, qui sont des assassins en fauteuil roulants. Les EU avec Steeply et les séparatistes québécois cherchent ce mystérieux film. Celui ci provoque une addiction extrême et ceux qui le regardent sont obsédés par lui. Où est-il ? Dans quel but a-t-il été crée ? Cette enquête prend une part importante dans le roman et donne envie de le poursuivre pour savoir ce qu’il y a sur ce fameux film. L’univers décrit est centré sur la violence, la drogue. L’auteur critique la société du spectacle, l’américain moyen toujours en quête de plaisir et de divertissement. C’est un monde de fantasmes et d’obsessions autour des médicaments, de l’herbe. Ce monde de la drogue est hyper décrit, les phénomènes de manque, la dépendance et ses conséquences sur le corps et le mental avec les personnages de Lenz, Poor Tony. La violence est aussi présente comme l’inceste et le viol qui sont au cœur de la vie de plusieurs personnages. Les relations familiales compliquées sont disséquées à travers cette fresque de personnage, l’image de la femme, de l’être humain n’est pas très positive. Ils luttent tous contre leurs démons intérieurs, la maladie, la dépression. On a la sensation d’être enfermée dans un cerveau enfiévré et malade. C’est une véritable expérience de lecture, extrême parfois.

    L’auteur décrit et analyse aussi l’obsession pour les nouvelles technologies et la dépendance qu’elle crée. Ce récit est donc très visionnaire car il a été écrit dans les années 1990. Il brosse un portrait sans concession de notre monde moderne, obsédé par le plaisir et les nouvelles technologies. Parallèlement à cela, la maladie, les handicaps physiques comme celui de Joëlle , défigurée après un accident et ancienne petite amie d’Orin, sont aussi un thème lancinant dans le livre. Les descriptions des corps, des sensations, du décor sont très importantes. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un tableau du peintre Jérôme Bosch digne de l’enfer par moment, ce qui est assez déroutant. Le style de l’auteur est parfois vulgaire, ou hyper pointu, ce qui est parfois déstabilisant. Mais il fait réfléchir à ses propres démons intérieurs et obsessions, à cet enfer comme celui de Dante dont le titre français du roman fait écho. J’ai eu l’impression de descendre avec les personnages « au fond du trou. »
    Les récits sont parfois difficiles à suivre par leur densité, des conversations qui s’entremêlent et une confusion entre réalité et hallucination. Le style est exigeant et demande une attention soutenue pour ne pas perdre le fil. Mais au fil des pages, on s’habitue à cette folle construction et à ce style. Je n’ai qu’un conseil à vous donner : partez pour une expérience de lecture non identifiée si vous aimez être dérouté et surpris sinon passez votre chemin.

    Le rendez vous de la page 100
    #ExploLecteurs de la rentrée littéraire

    On suit en fil rouge, la famille de Hal brillant tennisman et fou de lexique,de son père James brillant physicien optique qui a crée et dirigeait une école et un centre de tennis. Sa femme Avril, brillante universitaire, qui adore ses garçons. Hal a deux frères Mario handicapé moteur qui ne peut faire du sport et qui est le caméraman du centre d’entrainement. Orion brillant sportif de football américain mais qui est terrorisé par des cauchemars et les cafards. Cette histoire se déroule dans le futur où les EU ont établi un vaste protectorat et où le gouvernement a peur des séparatistes canadiens.

    L’univers décrit est centré sur la violence, la drogue, alterne réalité et cauchemar. Il critique la société du spectacle. Les descriptions sont extrêmement précises et fouillées .J’ai été complètement paumée par l’histoire au départ, mais la curiosité l’a emporté. Je me suis habituée à cette perte de repère et je me demande où m’emmène l’auteur ? Que veux –t-il délivrer comme message sur le sport, la société de consommation ?

    C’est vraiment une expérience bizarroïde pour l’instant, le sentiment d’étrangeté domine mais pour le moment pas d’avis tranché. J’alterne entre plaisir et agacement mais l’auteur a réussi son effet, je suis curieuse de suivre sur les 1000 pages restantes le monde délirant de cette infinie comédie

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