Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Les raisins de la colère

Couverture du livre « Les raisins de la colère » de John Steinbeck aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070360833
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

À sa sortie de prison, Tom Joad trouve la ferme familiale abandonnée et le puits à sec... Que s'est-il donc passé durant ses quatre années d'absence, pour que les métayers de l'Oklahoma quittent ainsi leur pays par familles entières ? Tout cela au moment même où vient d'éclater la crise... Voir plus

À sa sortie de prison, Tom Joad trouve la ferme familiale abandonnée et le puits à sec... Que s'est-il donc passé durant ses quatre années d'absence, pour que les métayers de l'Oklahoma quittent ainsi leur pays par familles entières ? Tout cela au moment même où vient d'éclater la crise financière de 1929...

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (20)

  • Mon livre préféré de loin

    J'ai embarqué avec les Joad cette famille d'Okies pour le meilleur mais surtout pour le pire...
    Lire ce livre c'est souffrir de la faim avec eux, avoir des cors aux mains, s'alourdir sous la chaleur du sud.
    C'est ce réjouir avec eux quand Tom trouve un travail et...
    Voir plus

    Mon livre préféré de loin

    J'ai embarqué avec les Joad cette famille d'Okies pour le meilleur mais surtout pour le pire...
    Lire ce livre c'est souffrir de la faim avec eux, avoir des cors aux mains, s'alourdir sous la chaleur du sud.
    C'est ce réjouir avec eux quand Tom trouve un travail et pleurer avec eux lors de l'accouchement de Rosasharn.

    Une lecture nécessaire

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • En Oklahoma, les tracteurs remplacent petit à petit la main d'oeuvre. Les petites exploitations ne sont plus rentables, les métayers sont chassés de chez eux sans aucun avenir, ni aucune compensation. La famille Joad fait parti de ceux là. Nous allons les suivre dans leur périple pour arriver...
    Voir plus

    En Oklahoma, les tracteurs remplacent petit à petit la main d'oeuvre. Les petites exploitations ne sont plus rentables, les métayers sont chassés de chez eux sans aucun avenir, ni aucune compensation. La famille Joad fait parti de ceux là. Nous allons les suivre dans leur périple pour arriver jusqu'en Californie où on leur promet travail et richesse.

    Une alternance de chapitres entre la fuite de la famille Joad vers l'ouest et de chapitres narratifs expliquant la réalité de cette émigration forcée. Ils sont comme un plongeon, une explication du roman. J'ai beaucoup aimé ces chapitres. J'aurai pu souligner tellement de phrases chocs.

    Un roman qui malheureusement est toujours d'actualité, sur la surconsommation, la course au meilleur prix, les travailleurs pauvres, la richesse et l'enrichissement des grandes entreprises au détriment des plus petites.

    Une lecture riche et terriblement réaliste.

    "Le conducteur était assis sur son siège de fer et il était fier des lignes droites qu'il avait tracées sans que sa volonté fut intervenue, fier du tracteur qu'il ne possédait ni n'aimait, fier de cette puissance qu'il ne pouvait contrôler. Et quand cette récolte poussait et était moissonnée, nul homme n'avait écraser entre ses paumes les mottes chaudes et n'en avait laissé couler la terre entre ses doigts. Personne n'avait touché la graine, ni imploré ardemment sa croissance. Les hommes mangeaient ce qu'ils n'avaient pas produit, rien ne les liait à leur pain. La terre accoucahit avec les fers et mourait peu à peu sous le fer ; car elle n'était ni aimée, ni haïe, elle n'était l'objet ni de prières ni de malédictions. "

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Déjà lu il y a une quarantaine d'années et toujours le même plaisir de lecture aujourd'hui. Publié en 1939 et malheureusement toujours tragiquement d'actualité.

    Déjà lu il y a une quarantaine d'années et toujours le même plaisir de lecture aujourd'hui. Publié en 1939 et malheureusement toujours tragiquement d'actualité.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Chef d'œuvre magnifiquement poignant que j'ai pris le temps de lire pour en savourer chaque page comme il se devait même si ce n'était pas toujours évident.
    L'écriture est dense et l'impitoyable destin des JOAD est parfois insoutenable. L'odyssée de cette famille comme celle de tous les...
    Voir plus

    Chef d'œuvre magnifiquement poignant que j'ai pris le temps de lire pour en savourer chaque page comme il se devait même si ce n'était pas toujours évident.
    L'écriture est dense et l'impitoyable destin des JOAD est parfois insoutenable. L'odyssée de cette famille comme celle de tous les métayers de l'Oklahoma chassés de leur terre par la sécheresse et les banques et partis chercher du travail en Californie est de plus en plus pesante au fil du temps. Malgré l'espoir qu'ils tentent de maintenir en eux et la solidarité entre pairs, ils sont broyés par un quotidien insupportable et par l'exploitation (et le mot est faible) qu'en font les fermiers Californiens.
    Ces "migrants" dans leur propre pays se voient retirer tous leurs droits les uns après les autres et sombrent dans une misère qui n'est pas sans rappeler les plus sombres pages de ZOLA.
    Publié en 1939, ce roman est pourtant par bien des aspects à rapprocher de notre société économique et sociale actuelle !
    Un monument à découvrir si ce n'est pas encore fait.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • C'est l'histoire d'une famille qui quitte l’Oklahoma pour chercher du travail dans des exploitations agricoles californiennes pour ne pas mourir de faim. Ce sont d’honnêtes gens, qui ne cherchent qu'à gagner leur vie. Ils cherchent à s'en sortir malgré la misère ambiante. Grâce à l’entraide ils...
    Voir plus

    C'est l'histoire d'une famille qui quitte l’Oklahoma pour chercher du travail dans des exploitations agricoles californiennes pour ne pas mourir de faim. Ce sont d’honnêtes gens, qui ne cherchent qu'à gagner leur vie. Ils cherchent à s'en sortir malgré la misère ambiante. Grâce à l’entraide ils vont continuer sans relâche, sans perdre espoir.
    J'ai découvert il y a fort longtemps ce roman qui traite de l'économie des états-Unis dans les années 1930 et je le trouve malheureusement toujours d’actualité, il est intemporel.
    La solidarité des personnages dans le malheur me touche. Actuellement, je pense que nous pouvons très vite nous trouver dans une situation similaire.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Gros coup de coeur !
    Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire ce magnifique roman ? Bonne question. Je le voyais souvent passer sur des blogs, dans des critiques (toujours en bien) mais je pense que je me suis fait peur, toute seule. Je ne me pensais pas capable ou apte à lire ce récit....
    Voir plus

    Gros coup de coeur !
    Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire ce magnifique roman ? Bonne question. Je le voyais souvent passer sur des blogs, dans des critiques (toujours en bien) mais je pense que je me suis fait peur, toute seule. Je ne me pensais pas capable ou apte à lire ce récit. Quand on parle de trop d'un roman, qu'on le porte aux nues moi je me dis, humblement : ce doit être une littérature pour érudits !!
    Et bien bonne surprise et bonne révélation qui va sûrement changer mon regard sur la littérature car il est facile d'accès et passionnant : 630 pages que j'ai lu en 4 jours.....
    L'histoire : la famille Joad qui, suite à la crise de 1929 aux Etats Unis, se voit déposséder de son exploitation agricole et doit se lancer vers la Californie à la recherche de travail. Leur fils Tom arrive à ce moment, sortant de prison pour bonne conduite, où il avait été enfermé après un meurtre "par accident".
    0n suit le périple de cette famille vers ce qu'il pense être un nouvel el dorado et ils vont être ballotés d'un endroit à l'autre, devant faire face à la réalité, aux milliers de gens comme eux sur les routes.
    Famille unie mais qui va devoir surmonter bien des épreuves mais grâce en particulier à Man, la mère, restera solidaire dans les épreuves.
    Une véritable épopée qui date de près d'un siècle mais dont j'ai été surprise de constater combien elle était encore très actuelle : émigration, rapports de force, la misère, le manque d'emploi, etc..... mais aussi la solidarité, l'entraide, l'amitié et la famille.
    On pense souvent que les Joad ont atteint le fond du trou mais non ils continuent et s'enfoncent encore plus loin, rien ne leur sera épargné.
    Chaque chapitre alterne avec une réflexion de l'auteur sur l'ambiance du lieu, du temps, des saisons etc.... qui donne une profondeur au chapitre suivant, une réflexion plus générale sur les événements.
    L'écriture est très accessible, fluide et reflète parfaitement le thème, les descriptions (en particulier la cueillette du coton et des fruits) nous permettent d'imaginer l'environnement dans lequel ils évoluent
    Vous l'avez compris j'ai beaucoup aimé ce roman.
    Il a obtenu le prix nobel de littérature en 1962.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • https://evabouquine.wordpress.com/2016/06/12/john-steinbeck-les-raisins-de-la-colere/

    Les raisins de la colère (présenté ici dans la collection Folio) est un ouvrage majeur de John Steinbeck, qui vaudra à son auteur le prix Pulitzer en 1940 et le prix Nobel de littérature en 1962. Sur fond...
    Voir plus

    https://evabouquine.wordpress.com/2016/06/12/john-steinbeck-les-raisins-de-la-colere/

    Les raisins de la colère (présenté ici dans la collection Folio) est un ouvrage majeur de John Steinbeck, qui vaudra à son auteur le prix Pulitzer en 1940 et le prix Nobel de littérature en 1962. Sur fond des années 30, dans le monde rural de l'Oklahoma, je vous invite à découvrir ou redécouvrir la famille Joad et son exil vers une terre meilleure

    Tom Joad, l'un des fils de la famille Joad, revient au pays après quatre années de prison. Le pays ? C'est l'Oklahoma, une terre que les paysans sont obligés de quitter, poussés par les tempêtes de poussière qui assèchent toute la végétation, mais aussi par les banques qui envoient des tracteurs pour remplacer les métayers. Une terre magnifiée par Steinbeck, qui pourfend l'évolution de l'agriculture de son pays :

    "Mais l'homme-machine qui conduit un tracteur mort sur une terre qu'il ne connaît pas, qu'il n'aime pas, ne comprend que la chimie, et il méprise la terre et se méprise lui-même."

    Revenons à la famille Joad : les grands parents, l'oncle John, les parents (Pa et Man) et leurs enfants (Noah, Tom, Al, Rose de Saron, Ruthie et Winfield). On suit leur exil, dans le déchirement de quitter cette terre et leur maison :

    "Comment vivre sans nos vies ? Comment pourrons-nous savoir que c'est nous, sans notre passé ?"

    Des prospectus distribués dans la région vantent la Californie, terre nourricière où il serait facile de trouver un emploi. C'est le chemin suivi par les Joad. Ils ne sont pas les seuls, plus de 100.000 personnes quittent l'Oklahoma dans le même but. Néanmoins, ils croisent aussi des familles faisant le chemin inverse, ayant découvert une réalité différente de la promesse.

    Si la Californie tient partiellement ses promesses ("J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau", s'écrit ainsi Pa), nos amis découvrent une face beaucoup plus sombre. Les campagnes de recrutement lancés pour attirer la main d'oeuvre dans l'Etat ont surtout pour but de faire baisser le prix du travail. Dès que se répand la nouvelle d'un travail, ce sont plusieurs centaines de personnes qui se présentent... Dans une réelle misère, chacun est prêt à travailler pour un prix modique afin de nourrir sa famille, les Joad n'échappant pas à la règle.

    Steinbeck a l'art de décrire cette Amérique pauvre avec des personnages authentiques, dont il nous fait saisir la souffrance mais aussi la dignité. On se prend d'affection pour les Joad. Le personnage de Ma, la mère, est exemplaire : c'est elle qui tient la famille à bout de bras dans ce périple, à travers les camps parfois insalubres, le manque d'argent qui ne permet pas de manger à sa faim.

    Critique envers les propriétaires de la Californie, l'auteur décrit avec force leur cupidité et les dérives d'un système :

    "Arrivé dans le Sud, il voyait les oranges dorées accrochées aux branches, les petites oranges dorées suspendues au feuillage vert foncé ; il voyait aussi les gardes armés de fusils surveillant les orangeraies, les gardes chargés d'empêcher un homme de cueillir une orange pour un enfant affamé, de ces oranges destinées à être jetées au premier signe d'une baisse des cours."

    Pas étonnant que le livre ait été interdit dans plusieurs villes de Californie lors de sa parution...

    Il faut lire Les raisins de la colère, un grand roman social !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • THE roman a lire. Il nous emmene avec lui, de par ses personnages et leurs histoires, de l'Oklahoma jusqu'en Californie, sans jamais nous lasser. tout en sachant, de surcroit, que beaucoup d'americains de cette époque ont vecu cette histoire, ou Presque.

    THE roman a lire. Il nous emmene avec lui, de par ses personnages et leurs histoires, de l'Oklahoma jusqu'en Californie, sans jamais nous lasser. tout en sachant, de surcroit, que beaucoup d'americains de cette époque ont vecu cette histoire, ou Presque.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.