Les raisins de la colère

Couverture du livre « Les raisins de la colère » de John Steinbeck aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070360833
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

À sa sortie de prison, Tom Joad trouve la ferme familiale abandonnée et le puits à sec... Que s'est-il donc passé durant ses quatre années d'absence, pour que les métayers de l'Oklahoma quittent ainsi leur pays par familles entières ? Tout cela au moment même où vient d'éclater la crise... Voir plus

À sa sortie de prison, Tom Joad trouve la ferme familiale abandonnée et le puits à sec... Que s'est-il donc passé durant ses quatre années d'absence, pour que les métayers de l'Oklahoma quittent ainsi leur pays par familles entières ? Tout cela au moment même où vient d'éclater la crise financière de 1929...

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  • Même s'il relate une partie de l'Histoire américaine, la diaspora à laquelle nous embarque Steinbeck n'est pas sans rappeler celle que l'on connaît aujourd'hui, quoique pour des raisons bien différentes.

    Les raisins de la colère est un roman puissant et captivant... On suit avec effroi mais...
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    Même s'il relate une partie de l'Histoire américaine, la diaspora à laquelle nous embarque Steinbeck n'est pas sans rappeler celle que l'on connaît aujourd'hui, quoique pour des raisons bien différentes.

    Les raisins de la colère est un roman puissant et captivant... On suit avec effroi mais aussi avec empathie les embûches de la famille Joad dans leur quête d'un travail et d'un nouveau foyer. Et quand bien même leurs espoirs d'eldorado sont déçus, ils tiennent bon face à l'inexorable bouleversement socio-économique dont ils sont témoins et qui certainement leur échappe. L'ouvrage met en lumière l'unité familiale qu'au prix de laquelle l'individu se sacrifiait jadis. Ce qui est magnifique, c'est que jusqu'à la fin, le capitalisme effréné et ses corollaires i.e. la déshumanisation du travail et la réification de l'homme n'auront pas raison de l'entraide et de la profonde humanité des protagonistes.

    D'un point de vue littéraire, le double éclairage donné par l'auteur est particulièrement intéressant. En effet, la plupart des chapitres zooment sur les péripéties de la famille Joad, qui n'est qu'une famille parmi tant d'autres, tandis que d'autres chapitres, en général courts, nous brossent le lot commun de toutes ces familles. Ces derniers donnent souvent lieux à des passages qui sont de véritables chefs d'oeuvre.

    A lire absolument, tant pour la forme que le fond.

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  • Steinbeck retrace ici le parcours d'une famille les Joad lors de la Grande Dépression de 1929. Ils sont contraints de quitter leurs terres en Oklahoma ravagée par la sécheresse, ruinés par les banques. Et comme beaucoup d’autres, ils partent pour la Californie cette terre promise où tout sera...
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    Steinbeck retrace ici le parcours d'une famille les Joad lors de la Grande Dépression de 1929. Ils sont contraints de quitter leurs terres en Oklahoma ravagée par la sécheresse, ruinés par les banques. Et comme beaucoup d’autres, ils partent pour la Californie cette terre promise où tout sera plus facile. C'est un voyage difficile parsemé d'obstacles, la haine, la mort vont les accompagner… Un livre fort, inoubliable dont on ne ressort pas indemne , un livre à lire absolument

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  • [...] Les Raisins de la colère, un texte colossal qui donne leur voix à ces centaines de milliers de migrants qui, après avoir été volés de leurs terres, sont venus en Californie chercher une vie meilleure ; ces migrants sacrifiés sur l’autel du capitalisme qui, sans Steinbeck, auraient...
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    [...] Les Raisins de la colère, un texte colossal qui donne leur voix à ces centaines de milliers de migrants qui, après avoir été volés de leurs terres, sont venus en Californie chercher une vie meilleure ; ces migrants sacrifiés sur l’autel du capitalisme qui, sans Steinbeck, auraient probablement été des oubliés de l’Histoire.

    Voilà un texte engagé, avec un parti pris total, parfois aveuglant, qui défend les opprimés du capitalisme. Le récit des Joad est entrecoupé par de courts chapitres exceptionnels qui résonnent du chœur impressionnant de tous ces Américains. Sans cesse, Steinbeck alterne les points de vue, passant des Joad à ce chœur, nous rappelant que les Joad ne sont qu’une poignée de victimes parmi d’autres.

    Steinbeck brosse le portrait naturaliste d’une famille ordinaire, où comme dans l’ancien temps, plusieurs générations vivent sous le même toit dans une répartition des rôles bien définie. Chacun tient la place qui est la sienne au sein de la famille ; les aïeuls et les hommes prennent les décisions, les femmes aux fourneaux, les enfants préservés au maximum des soucis des adultes. Humbles, pauvres, ils ont passé leur vie à travailler. Ils sont rustres, ignorants des choses du monde, mais travailleurs et terriblement attachants. Car cette famille, comme tant d’autres, est profondément liée à la terre qui les a vu naître, vivre et mourir. Certes, ils ne connaissent rien au reste du monde, mais leur connaissance de la nature est incomparable. Et c’est la force de ce roman : l’amour de la nature qui jaillit, puissant, est écrasé par le capitalisme.

    Parce que c’est la logique capitaliste qui a poussé ces gens hors de leurs terres. La quête à la rentabilité incite à laisser pourrir les fruits dont la récolte serait trop coûteuse, laissant mourir des milliers de travailleurs à deux pas des champs.

    25, 20, 15 cents de l’heure… avec le chômage, la valeur humaine ne cesse de baisser, le travailleur devient une main d’œuvre jetable. Le système tire, tire sans cesse sur les salaires, jusqu’à ne pouvoir s’acheter qu’une bouchée de pain par journée de travail accomplie. Ils sont pris en tenaille et ne peuvent même pas faire grève, car la faim et la fatigue les anéantirait définitivement. Si les travailleurs ne sont pas capables de s’organiser pour
    défendre leurs droits (au moins un contrat de travail, des revenus fixes, etc.), ils savent néanmoins faire preuve de solidarité dans la misère.

    L’exploitation, la déchéance, mais aussi la solidarité, la compassion, l’amour de la nature, font des Raisins de la colère un roman à la portée universelle, au souffle exceptionnel qui résonne terriblement fort aujourd’hui. Ne soyez pas intimidé par ce monument de la littérature américaine, même si les premières pages peuvent dérouter, notamment à cause du langage argotique et du rythme lent — à l’image de ces gens ordinaires broyés par le système.

    L'article entier sur Bibliolingus :
    http://www.bibliolingus.fr/les-raisins-de-la-colere-john-steinbeck-a112819008

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