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Les piliers de la Terre T.4 ; une colonne de feu

Couverture du livre « Les piliers de la Terre T.4 ; une colonne de feu » de Ken Follett aux éditions Robert Laffont
Résumé:

La saga des Piliers de la terre et du Monde sans fin qui a captivé des millions de lecteurs se poursuit aujourd'hui avec Une colonne de feu, la nouvelle épopée sensationnelle de Ken Follett.

En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine... Voir plus

La saga des Piliers de la terre et du Monde sans fin qui a captivé des millions de lecteurs se poursuit aujourd'hui avec Une colonne de feu, la nouvelle épopée sensationnelle de Ken Follett.

En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants. Toute l'Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d'être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d'invasion.
À Paris, Marie reine d'Écosse, proclamée souveraine légitime de l'Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d'une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d'Elisabeth.
Ned Willard n'a qu'un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d'autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l'extrémisme attise la violence d'Edimbourg à Genève en passant par Paris, l'amour entre Ned et Margery paraît condamné.
Ned traque l'énigmatique et insaisissable Jean Langlais, espion français à la solde des catholiques, ignorant que sous ce faux nom, se dissimule un ancien camarade de classe qui ne le connaît que trop bien.
Elisabeth s'accroche désespérément à son trône et à ses principes, protégée par son petit cercle dévoué d'espions ingénieux et d'agents secrets courageux.
Les ennemis réels, alors comme aujourd'hui, ne sont pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance et du compromis aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres - à n'importe quel prix.
Ayant pour cadre une des périodes les plus mouvementées et les plus révolutionnaires de l'histoire, Une colonne de Feu est l'un des ouvrages les plus captivants et les plus ambitieux que Follett ait écrits à ce jour. Il saura séduire les admirateurs de longue date de la série de Kingsbridge aussi bien que les nouveaux venus dans son univers.

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Articles (3)

Avis (17)

  • Apres les piliers de la terre, j'ai aimé replonger dans cette période et retrouver certains personnages.
    J'ai beaucoup aimé !

    Apres les piliers de la terre, j'ai aimé replonger dans cette période et retrouver certains personnages.
    J'ai beaucoup aimé !

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  • Kingsbridge, le grand retour ! Quatre cents ans après l’édification de sa cathédrale par Tom et Jack les bâtisseurs, avec l’appui du prieur Philipp et les intrigues amoureuses de la belle Aliena… Deux cents ans après avoir été ravagée par une épidémie de peste vigoureusement combattue par Claris...
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    Kingsbridge, le grand retour ! Quatre cents ans après l’édification de sa cathédrale par Tom et Jack les bâtisseurs, avec l’appui du prieur Philipp et les intrigues amoureuses de la belle Aliena… Deux cents ans après avoir été ravagée par une épidémie de peste vigoureusement combattue par Claris avec le soutien de Merthin… Kingsbridge est à nouveau le théâtre de drames sous couvert de complots, trahisons et conspirations mais aussi d’une nouvelle histoire d’amour déchirante entre Ned Willard et Margery Fitzgerald.

    Nous sommes en 1558 quand débute Une colonne de feu, le troisième tome des Piliers de la terre. Ned et Margery sont fous amoureux l’un de l’autre et espèrent unir leur destin. Hélas pour eux, le père de Margery a d’autres ambitions maritales pour sa fille. Et comme si ça ne suffisait pas à leur malheur, Ned et Margery appartiennent aux camps opposés puisque les Fitzgerald apportent leur soutien sans faille à la reine Marie Tudor, la catholique, alors que Ned deviendra, à la mort de cette dernière, l’un des plus fidèles conseillers de celle qui lui succédera sur le trône : Elisabeth Ier, sa demi-sœur protestante. Dès lors, l’Angleterre est à feu et à sang, les catholiques cherchant par tous les moyens à renverser cette reine qui bafoue leurs croyances les plus profondes en prônant une tolérance qu’ils ne veulent pas. Ned passera toute son énergie à déjouer les complots des catholiques qui ne reconnaissent qu’une reine pour l’Angleterre : Marie Stuart.

    Pendant plus de 900 pages qui couvrent une cinquantaine d’année de la vie de Ned et Margery, Ken Follett nous régale de la grande et de la petite histoire comme il sait si bien le faire. On en apprend énormément sur cette guerre des religions qui a sévi au XVIe siècle en Angleterre et en France, on revit l’horreur de la nuit de la Saint-Barthélémy puis la déroute de l’armada espagnole. On se régale des passages qui laissent entrevoir la manière dont la vie s’organisait dans une cité anglaise à cette époque. On est pris de nausée face à la barbarie extrême à laquelle tout un chacun semblait se livrer sans sourciller. Et encore une fois on en sort admiratif du travail extrêmement minutieux mené par Ken Follett et par sa capacité à intégrer très subtilement ses quelques personnages de fiction à un récit historique magnifiquement retranscrit. C’est passionnant et je crois sincèrement que cette trilogie a de quoi séduire même les plus hermétiques à l’histoire.

    Il y a peu, Ken Follett a annoncé la sortie fin 2020 de The Evening and the Morning : un préquel des Piliers de la terre. Je serai cette fois encore au rendez-vous, plus fidèle que jamais car cette oeuvre reste l’un de mes coups de foudre littéraires et l’annonce de la sortie de tout nouveau tome est une bénédiction pour moi.

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  • Et revoilà K.Follett avec son talent d'historien qui nous emmène sur un roman historique d'un millier de pages (format poche) . Les personnages historiques influents sont présents dans ces conflits entre Catholiques et Protestants, entre tolérance et extrémistes. les actions sont nombreuses qui...
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    Et revoilà K.Follett avec son talent d'historien qui nous emmène sur un roman historique d'un millier de pages (format poche) . Les personnages historiques influents sont présents dans ces conflits entre Catholiques et Protestants, entre tolérance et extrémistes. les actions sont nombreuses qui animent ces récits.
    Pas un moment au cours de cette lecture l'ennui vient me perturber. Ken Follett est vraiment un écrivain que j'adore.

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  • Ken Follet est un incroyable conteur.
    J'ai été happée par cette fresque historique qui m'a permis de revisiter les histoires de France ,d'Angleterre et les guerres de religion.
    Avec ce talent particulier qu'a l'auteur de nous présenter des personnages fouillés et attachants, je suis retournée...
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    Ken Follet est un incroyable conteur.
    J'ai été happée par cette fresque historique qui m'a permis de revisiter les histoires de France ,d'Angleterre et les guerres de religion.
    Avec ce talent particulier qu'a l'auteur de nous présenter des personnages fouillés et attachants, je suis retournée avec plaisir à Kingsbridge.

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  • Nous voici de retour à Kingsbridge.
    400 ans se sont écoulés depuis les aventures de Tom le Bâtisseur et de sa famille dans Les Piliers de la Terre, et 200 ans depuis celles de Merthin et Caris dans Un Monde sans Fin.
    Et s’il y a une chose que je peux affirmer c’est que, pour mon compte, ce...
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    Nous voici de retour à Kingsbridge.
    400 ans se sont écoulés depuis les aventures de Tom le Bâtisseur et de sa famille dans Les Piliers de la Terre, et 200 ans depuis celles de Merthin et Caris dans Un Monde sans Fin.
    Et s’il y a une chose que je peux affirmer c’est que, pour mon compte, ce troisième volet n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs.
    Très peu d’auteurs sont capables de nous immerger dans des sagas historico-fictionnelles avec autant de facilité que Ken Follet.
    Et pour retrouver un talent de conteur comme le sien, dans ce genre de littérature, il faut rechercher dans nos bibliothèques les auteurs de classiques disparus depuis longtemps.
    À l’instar des Piliers de la Terre ou d’Un Monde sans Fin, Une Colonne de Feu nous entraîne une nouvelle fois dans un tourbillon de violence, d’action et de voyages, dans lequel nous plongeons avec délice.
    Reprenant les codes présents dans les deux précédents titres, et qu’il maîtrise si bien, l’auteur nous conte au long de des 923 pages de ce livre la période, agitée mais ô combien passionnante, de la deuxième moitié du XVIème siècle, et du début du XVIIème.
    Marie Tudor, Elisabeth, Marie Stuart, la Saint Barthélémy, la Conspiration des Poudres, ne sont que quelques-uns des grands sujets que nous retrouvons ici et qui nous sont brillamment racontés.
    Guerres de pouvoir et de religions, complots, meurtres, trahisons, tous les ingrédients sont réunis et agrémentent ce roman, le tout parfaitement rehaussé à la « sauce Follett ».
    Les personnages et les lieux sont nombreux mais passionnants. Et c’est toujours avec la même maestria que l’auteur arrive à nous intéresser au moindre petit détail tant il arrive à le rendre exceptionnel.
    Comme pour les précédents, ce volet peut sans problème être lu indépendamment des deux premiers.
    Pour les amoureux d’histoires et de l’Histoire ce « petit » pavé saura se faire aimer comme la vraie pépite qu’il est.
    Une friandise riche et goûteuse dont on ne se lasse pas.
    Une très belle édition collector est sortie depuis le 08/11. Une excellente idée de cadeau de Noël, pour vous ou vos proches.
    Les britanniques ont trouvé leur Alexandre Dumas. Et nous sommes aussi conquis qu’ils le sont.

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  • Les piliers de la terre ont habitué le lecteur à ce foisonnement de personnages et à la vie de cette belle ville de Kingsbridge (tellement bien imagée qu’elle nous apparait réelle et familière), nous y suivions l’édification de cette cathédrale emblématique, et dans un Moyen-Age haut en...
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    Les piliers de la terre ont habitué le lecteur à ce foisonnement de personnages et à la vie de cette belle ville de Kingsbridge (tellement bien imagée qu’elle nous apparait réelle et familière), nous y suivions l’édification de cette cathédrale emblématique, et dans un Moyen-Age haut en couleurs. Dans un Monde sans fin, situé deux siècles plus tard nous évoluions avec la descendance des protagonistes du premier tome, tous mus par l’amour, la haine, le goût du pouvoir et la soif de vengeance. Une quête pour chacun d’un destin dans un monde en profonde mutation, où chacun doit faire face aux guerres, à la famine et à la peste noire.
    Dans Une colonne de feu (titre choisi en référence au Livre de l’Exode, dans l’Ancien Testament mais aussi aux bûchers et à l’expression Cinquième colonne qui désigne les espions), donne tout de suite le ton de cette traversée des siècles.
    Sorti presque trente ans après les Piliers, de discrets rappels aux tomes précédents, nous montrent combien l’empreinte des deux livres précédents est vivace en nous.
    Donc après l’édification d’une cathédrale, d’un monde dévasté par la peste noire, nous traversons le XVI -ème siècle et ses guerres de religion.
    Dans cette lecture foisonnante il faut s’attacher à un ou deux personnages, pour ne pas se perdre en chemin. Ned Willard, protestant, est un jeune bourgeois déjà mature et avisé en affaires, il revient de Calais où il gérait les affaires familiales. Il revient plein d’espoir, de retrouver Margery Fitzgerald, catholique, mais le père de celle-ci la promise au fils du vicomte de Shiring, meilleure alliance selon lui. Pourra-t-il épouser sa dulciné ? Ned a une belle conception de la femme, car sa mère Alice, veuve, a développé un commerce prospère avec beaucoup de travail, et d’habileté. Tous les deux ils vont faire face aux tourments de cette année 1558, qui est une année charnière. Les pièges sont nombreux, la haine est tenace et les religions se résument à ceci : « Les protestants réclamaient la tolérance des rois et des évêques qui n’approuvaient pas leurs opinions ; comment pouvaient-ils, dans ces conditions, persécuter autrui ? Et pourtant, ils étaient nombreux à vouloir se montrer aussi intransigeants que les catholiques, voire plus. »
    Pendant ce temps là du côté de la royauté, en avril se prépare le mariage du dauphin François (futur François II) et de Marie Start, tous deux âgés respectivement de treize ans et de quinze ans. Ken Follet nous fait vivre en « direct live » comme à la vingtaine de « privilégiés » qui y ont assisté, la nuit de noces.
    Celle-ci avait été bien orchestrée : « Comment va la future épouse ? demanda Catherine. Elle est d’un calme surprenant, répondit Alison…A-t-elle bien compris qu’il lui faudra perdre sa virginité en présence de témoins ? Oui, madame. Elle en éprouve de l’embarras, mais elle l’endurera… On ne sait pas si ce pauvre François est apte à le faire… Il faudra que François s’allonge sur Marie et qu’il la foute, ou feigne de la foutre. »
    En parallèle, la chasse aux sorcières continue sous l’égide de Mgr Julius, évêque de Kingsbridge, et le premier bûcher sera pour Philbert Cobley, armateur.
    Alice prononça des paroles que son fils Ned n’oubliera jamais « Quand un homme est convaincu de connaître la volonté de Dieu, et qu’il est résolu à l’accomplir à tout prix, il devient l’être le plus dangereux au monde. »
    Voici comment Ken Follet érige l’échafaudage des six décennies qui vont suivre.
    Dans la seconde partie Ken Follet démonte les intrigues, les trahisons, à tous les niveaux qui montent les uns au firmament et descendent les autres dans le caniveau. Les bassesses de l’âme humaine consumée par les ambitions, sont très bien décrites et je n’ai pu éviter de faire le parallèle avec notre époque. En ce vingt et unième siècle où la technologie nous permet de tout savoir plus vite, sommes-nous mieux informés et plus vigilants ? A chacun de juger.
    Dans cette période troublée en Europe, le lecteur a l’impression qu’aucun pays ne relève le niveau.
    Le personnage très ambitieux de Pierre Aumande, le félon, est des plus savoureux, ce bras droit du cardinal Charles va loin dans l’acceptation de l’inacceptable.
    L’outrecuidance est un sport de haut niveau.
    Ned Willard, fait face à sa situation familiale, prend des décisions et va au bout de ses actions. Il demeure amoureux de Margery et lui prouvera.
    1566, Anvers vit les premiers rassemblements protestants en nombre significatif et les violences éclatent.
    En Ecosse rien ne va plus pour Marie Stuart, seule la fidèle Alison restera à ses côtés.
    Ned Willard, passant des années auprès de la reine d’Angleterre est devenu un conseiller influent dans les méandres de la politique européenne.
    Il retrouve Margery et la perd à nouveau.
    Ses ennemis sont de plus en plus virulents…
    Il est sur tous les fronts jusqu’au massacre de la Saint-Barthélemy, où plus de 3000 protestants adultes et enfants vont périr.
    Et malgré tout, la vie continue.

    Ken Follet fait, une fois encore, preuve d’une érudition sans faille, mais surtout il a l’art de savoir tramer une histoire prenante, avec mille rebondissements, où le lecteur suit avec avidité les péripéties de chacun. C’est subtil, intelligent, romanesque, foisonnant et certainement diabolique.
    Traverser ce demi-siècle, ne peut que nous inciter à regarder ce qui se passe actuellement dans le monde.
    La magie opère jusqu’à la fin.
    Merci Lecteurs.com et les éditions Robert Laffont de m’avoir fait ce beau cadeau.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 28/02/2018.

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  • Encore une très belle fresque historique. 1558 en France Marie Stuart épouse le jeune prince François. Le Duc de Guise recrute en secret P Aumande afin d'anéantir les protestants. En Angleterre la famille Willard est ruinée par la rouerie des Fitzgerald et de l'évêque Julius. Marie Tudor est au...
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    Encore une très belle fresque historique. 1558 en France Marie Stuart épouse le jeune prince François. Le Duc de Guise recrute en secret P Aumande afin d'anéantir les protestants. En Angleterre la famille Willard est ruinée par la rouerie des Fitzgerald et de l'évêque Julius. Marie Tudor est au plus mal. Qui règnera à sa mort ?
    Nous voyageons en France Angleterre Espagne Pays Bas. Dans tous ces pays la religion est au centre .
    Toujours bien documenté, avec de très belles descriptions, les faits historiques se mêlent particulièrement bien à la fiction.
    Politique, pouvoir, espionnage, complots, amour, haine, intrigues. On ne s'ennuie pas une minute. C'est un récit bien détaillé et toujours passionnant. Les personnages collent merveilleusement bien et sont bien décrits
    ( costumes et sentiments)
    Ne soyez pas rebuter par ce pavé, lisez-le vite !
    Merci à lecteurs.com et aux éditions Robert Laffont pour ce petit bijou.

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  • Les Piliers de la Terre (1980) m’avaient emporté d’emblée dans une passionnante histoire bien documentée. Un Monde sans fin (2007) avait poursuivi l’aventure mais Ken Follett, après avoir publié sur une histoire plus récente, est retourné à Kingsbridge, dans l’Angleterre du XVIe siècle cette...
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    Les Piliers de la Terre (1980) m’avaient emporté d’emblée dans une passionnante histoire bien documentée. Un Monde sans fin (2007) avait poursuivi l’aventure mais Ken Follett, après avoir publié sur une histoire plus récente, est retourné à Kingsbridge, dans l’Angleterre du XVIe siècle cette fois, devant cette fameuse cathédrale que nous avons vu construire dans le premier volume.

    Ned Willard est le principal héros d’Une colonne de feu, titre emprunté à la Bible, double allusion aux services secrets appelés aussi « cinquième colonne » et aux nombreux bûchers très en vogue à l’époque… Margery son amour d’enfance et Sylvie qu’il épouse ont un rôle important.

    L’histoire se déroule en cinq parties et un épilogue. Elle débute en 1558 pour s’achever en 1620. Tout au long du livre l’atmosphère est très tendue, parfois irrespirable à cause de la lutte pour le pouvoir que mènent catholiques et protestants. Certains réclament la tolérance mais, dans les deux camps, les extrémistes ne cherchent qu’à envenimer les choses.
    Ken Follett excelle pour détailler les maisons, les rues des villes, les édifices religieux ou les châteaux. Il soigne aussi le détail des vêtements portés par ses divers personnages. Tout cela m’a permis de bien visualiser chaque scène.
    Surtout, l’auteur ne se cantonne pas à la Grande-Bretagne mais nous emmène en France, à Paris, mais aussi à Séville, en Espagne, à Anvers, aux Pays-Bas sous domination espagnole, fait un crochet par Genève et réalise de superbes pages sur les mers avec un voyage jusqu’en Haïti, appelée Hispaniola à l’époque, et des combats navals à Cadix puis entre Manche et Mer du Nord avec l’invincible Armada.
    Ken Follett passionne avec ses personnages qui côtoient ceux qui ont bien existé. C’est une très bonne révision d’une période historique trouble, en Angleterre, avec la reine Elisabeth menacée par le retour de Marie Stuart soutenue par les catholiques. En France, ce n’est pas mieux, même si Catherine de Médicis assure la continuité du pouvoir alors que son mari, Henri II puis ses fils, François II, Charles IX et Henri III se succèdent…
    Le terrible épisode français est marqué par la tragique nuit de la Saint-Barthélémy, le dimanche 24 août 1572, avec plus de 30 000 protestants assassinés dans tout le pays. « La plupart des Français ne demandaient qu’à vivre en paix avec leurs voisins, quelle que fût leur confession, mais toutes les tentatives de réconciliation étaient sabotées par des hommes comme les frères de Guise, pour qui la religion n’était qu’un moyen d’accéder au pouvoir et à la fortune. »
    Plus l’histoire avance et plus l’espionnage, les services secrets prennent de l’importance. L’auteur montre bien comment se trament les conspirations, comment une personne apparemment sûre se met à informer l’ennemi après des pressions insupportables.
    Enfin, il y a les histoires d’amour, la vie de plusieurs familles et j’ai été souvent ému, bouleversé par certaines destinées. Des enfants, légitimes ou non, naissent, grandissent et prennent des responsabilités. Le peuple n’est pas ignoré, souvent bien décrit dans ses difficultés, sa misère, son exploitation par les puissants qui ne reculent devant rien pour s’approprier le pouvoir.
    Pendant qu’en France, Henri IV a signé l’Édit de Nantes, on retrouve Margery à Kingsbridge : « Regarder grandir et changer ses enfants et petits-enfants, occupation aussi agréable que fascinante, était pour Margery le soleil de sa vieillesse. » La Colonne de feu s’apaise mais tout cela a été bien passionnant à dévorer !

    Un immense MERCI à Lecteurs.com et aux éditions Robert Laffont pour m’avoir permis de poursuivre l’aventure avec Ken Follett !!!

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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