Les passeurs de livres de Daraya ; une bibliothèque secrète en Syrie

Couverture du livre « Les passeurs de livres de Daraya ; une bibliothèque secrète en Syrie » de Delphine Minoui aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021363029
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d'explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une... Voir plus

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d'explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d'exhumer des milliers d'ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

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  • On ne peut pas mettre ce documentaire entre les mains d’une bibliothécaire et espérer qu’elle y demeure indifférente…
    J’ai été touchée, transportée, émue, sidérée, épatée…et tant d’autres choses à la lecture de ce témoignage hors norme qui justifie et anoblit à lui seul l’existence même de...
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    On ne peut pas mettre ce documentaire entre les mains d’une bibliothécaire et espérer qu’elle y demeure indifférente…
    J’ai été touchée, transportée, émue, sidérée, épatée…et tant d’autres choses à la lecture de ce témoignage hors norme qui justifie et anoblit à lui seul l’existence même de toutes les bibliothèques et bibliothécaires qui jalonnent le monde et son Histoire.
    Tenir par les mots, tenir pour les mots, tenir les mots pour conserver, malgré tout et au-delà de tout sa part d’humanité, même quand tout le reste fait défaut, quand il n’y a plus rien, ni nourriture, ni repos, ni certitude, en conserver une : je suis un être pensant, je lis donc je vis.
    La démarche de ces hommes, qui refusent de n’être que des guerriers ou des bêtes traquées, est non seulement insensée et admirable, elle est aussi porteuse d’une folie comme on n’ose plus en espérer dans ces régions matraquées par la guerre autant que par la pensée unique : l’espoir en l’homme, en son aptitude à grandir, à se construire, à prendre le risque d’être différent de ce qu’on attend de lui.
    Car ils ne se contentent pas de se faire les gardiens d’un temple de livres pieusement entassés, ils se veulent « passeurs », connecteurs, transmetteurs de savoirs et de compétences qui seront autant de leviers offerts à leurs semblables pour soulever avec obstination la chape de silence et d’hébétude dont, sans relâche, on veut les écraser.
    On les affame, ils se nourrissent de mots, on les assoiffe, ils s’abreuvent de connaissances nouvelles, on organise le blocus de leur ville, ils organisent des conférences, on rompt leurs contacts avec la ville voisine, ils se connectent avec le monde…
    C’est là que la démarche de Delphine Minoui prend toute sa force et mérite d’être saluée à sa juste valeur. Loin de s’accaparer le travail souterrain de ces hommes pour en faire un scoop journalistique, elle a su trouver sa juste place de témoin, de relai, pour devenir « passeur » à son tour, passeur de témoignage, passeur d’images et de visages, passeur d’identités, de lambeaux de vie arrachés à la mort et à l’oubli.
    Grâce aux échanges dont elle rend compte, grâce à ses mots et aux leurs, grâce à sa manière simple, directe, empreinte de respect et d’humanité, elle a fait sortir ces hommes intelligents et courageux du statut impersonnel de « rebelles », voire même d’anonymes « étrangers massacrés dans leur lointain pays en guerre ». Ils ont devenus Omar, Shadi, Abou el-Ezz, Ahmad, ils sont devenus « Les passeurs de livres de Daraya ».

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  • J’ai reçu ce livre en cadeau et comme très souvent, j’ai un peu tardé avant de me plonger dedans. Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Delphine Minoui qui n’en n’est pourtant pas à son premier livre. Quel plaisir se fut donc de découvrir l’une des plus belles invitations à la lecture qu’il m’ait...
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    J’ai reçu ce livre en cadeau et comme très souvent, j’ai un peu tardé avant de me plonger dedans. Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Delphine Minoui qui n’en n’est pourtant pas à son premier livre. Quel plaisir se fut donc de découvrir l’une des plus belles invitations à la lecture qu’il m’ait été donné de lire !

    Sans s’y être rendue (l’auteure n’a pas pu obtenir de visa pour rencontrer les personnages dont elle relate l’histoire), elle parvient dès les premières pages à nous transporter en Syrie, aux côtés d’Ahmad, Omar, Shadi et Ustez qui se trouvent à Daraya, une ville de la banlieue Ouest de Damas. Les quatre opposants au régime de Bachar el-Assad y vivent complètement isolés et coupés du monde depuis plus de quatre ans. La ville, détruite à plus de 90% fin 2016, a subi pendant plus de quatre ans le pilonnage quotidien des forces armées loyalistes. Au travers d’un nombre incalculable de conversations via Skype, Whatspp ou encore les réseaux sociaux, Delphine Minoui, journaliste française est devenue la plume de ces combattants pacifistes.

    Le dénominateur commun de ces quatre protagonistes est qu’ils ont aménagé une bibliothèque clandestine au cœur d’un champ de ruines. Mais que peut-on lire en zone de guerre ? Que peut apporter la lecture quand on s’endort le soir sans savoir si on se réveillera le lendemain matin ? Les premières pages du livre s’avèrent optimistes. On découvre le quotidien, certes difficile des derniers habitants de Daraya, mais on découvre également l’espoir qui habite les quatre personnages. L’espoir, c’est peut-être le seul « reproche » qu’on peut leur faire. Celui d’avoir trop cru aux promesses d’un printemps arabe qui, transposé en Syrie, pays à l’organisation complexe, s’est heurté à des groupes islamistes et à un président que rien ne semble pouvoir arrêter. Ensuite, le récit prend un tournant difficile, les épisodes de bombardements s’intensifient et tout y passe : Napalm, bombes barils… La fin du récit n’est pas une surprise, la ville sera complètement évacuée fin 2016. Ce livre est terriblement touchant.

    On ne peut que saluer le travail de l’auteure qui est parvenue à relater avec un réalisme impressionnant le tragique destin de cette cité syrienne sans pour autant s’être rendue sur place. On peut également très facilement s’imaginer le stress vécu par la plume de cet ouvrage constamment dans l’attente de nouvelles des protagonistes. Un seul message pour les futurs lecteurs de cet ouvrage : faites circuler cette incitation à l’instruction massive au travers des livres !

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  • Tache difficile que celle de faire la critique d'un tel livre !
    Poignant s'il en est, ce récit à la première personne par une journaliste française vivant en Turquie nous enfonce une fois encore dans l'enfer de la Syrie, je dirais une fois de plus.

    Pourtant ce livre est très personnel car,...
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    Tache difficile que celle de faire la critique d'un tel livre !
    Poignant s'il en est, ce récit à la première personne par une journaliste française vivant en Turquie nous enfonce une fois encore dans l'enfer de la Syrie, je dirais une fois de plus.

    Pourtant ce livre est très personnel car, l'auteur ne pouvant agit directement de là où elle se trouve pour aider les assiégés de Daraya, prisonniers de leur ville et des bombes d'Assad cinq années durant va les soutenir via internet et skype ou whatsapp.

    Dès le titre nous entrons directement dans le sujet : comment en temps de guerre, les livres peuvent ils prendre toute leur importance ?

    En fait nous comprenons vite qu'une fois découverte, cette bibliothèque de livres éparpillés dans la ville va permettre momentanément de sortir de l'enfer de la guerre, pour y replonger de force..les bombardements s’enchaînent .

    Les jeunes, peu enclins à lire en temps de paix, trouvent là un moyen de comprendre, d'apprendre ce qui n’était pas à leur portée auparavant. La littérature certes, universelle, européenne, le feel good ou les poèmes de Mahmoud Darwich mais la guerre et les privations sont trop présents pour eux..et pour nous..en fait les livres retrouvent vite leur vraie place..plus loin, ailleurs, et la guerre la sienne, partout !

    Voilà pourquoi, bien que ce livre soit facile à aborder, assez fourni en citations qui nous interpellent sur le moment, l'ensemble est assez décevant.. Peut être en attendais-je trop après le passage à La Grande Librairie.

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  • En lisant ce livre, je me suis rendue-compte de la chance que nous avions de vivre dans un pays ou la littérature est un droit et une liberté, un pays où nous pouvons entrer dans la librairie ou la bibliothèque de notre choix pour nous procurer l’ouvrage de notre choix.

    Nous ne sommes...
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    En lisant ce livre, je me suis rendue-compte de la chance que nous avions de vivre dans un pays ou la littérature est un droit et une liberté, un pays où nous pouvons entrer dans la librairie ou la bibliothèque de notre choix pour nous procurer l’ouvrage de notre choix.

    Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux face à la littérature. Dans certains pays, lire peut être dangereux.
    Dans ce documentaire bouleversant, Delphine Minoui nous parle du courage de quelques hommes qui ont osé défier le régime de Bachar Al-Assad en récupérant des livres dans les ruines des maisons pour créer une bibliothèque souterraine ouverte à tous.
    Daraya, dans la banlieue de Damas est une ville assiégée, pillée, détruite par les bombardements et les attaques chimiques où les habitants peinent à trouver les denrées de première nécessité.
    C’est au milieu du chaos que quelques hommes jeunes, la vingtaine, se sont donnés pour mission de sortir des décombres, des immeubles ensevelis sous les bombes, des milliers de livres. Une bibliothèque clandestine située au sous-sol d’un immeuble voit le jour dans une ville en ruine, aux confins du Proche-Orient, dans une région dévastée. La littérature va leur permettre d’épancher leur soif de liberté et de savoir dans un environnement chaotique rythmé au son des bombes qui s’abattent quotidiennement sur la ville

    Delphine Minoui garde le contact avec ses hommes grâce à skype, WhatsApp et facebook.
    Ce qui frappe dans ces témoignages c’est la maturité des interlocuteurs, qui ont la vingtaine et pourtant portent en eux une certaine gravité. Ils ont fait le choix sciemment de ne pas déserter, de rester à Daraya et de la défendre malgré le déséquilibre des forces en présence.
    Privé de tout, les livres deviennent leur refuge. Outre une promesse d’évasion, la littérature leur donne la force de tenir.
    Sous la plume de Delphine Minoui on découvre une ville qui n’a jamais cédé aux sirènes du terrorisme et de l’islamisme radical. Une ville qui a résisté durant quatre ans par la seule force vitale de ses habitants habités par une volonté de fer.
    Une lecture douloureuse mais ô combien nécessaire pour mesurer notre bonheur.

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  • Mon premier livre pour cette année 2018. Un livre terrible, émouvant et indispensable. Comment au milieu de l'enfer, comment se raccrocher à la lecture peut aider à survivre. Une page d'histoire qui devrait être lu dans les lycées...

    Mon premier livre pour cette année 2018. Un livre terrible, émouvant et indispensable. Comment au milieu de l'enfer, comment se raccrocher à la lecture peut aider à survivre. Une page d'histoire qui devrait être lu dans les lycées...

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  • « Les passeurs de livres de Daraya » est un essai passionnant sur un sujet compliqué.
    Je trouve qu'il complète « de l'ardeur » de Justine Augier, qui restait compliqué, qui se focalisait sur une personne en particulier. Pour le suivre, j'avais dû faire quelques recherches sur internet, me...
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    « Les passeurs de livres de Daraya » est un essai passionnant sur un sujet compliqué.
    Je trouve qu'il complète « de l'ardeur » de Justine Augier, qui restait compliqué, qui se focalisait sur une personne en particulier. Pour le suivre, j'avais dû faire quelques recherches sur internet, me forcer aussi à ouvrir les yeux sur ce qui est en train de se passer pas si loin de chez moi.

    Ces 2 livres se complètent et aident le lecteur à ouvrir grand ses yeux sur le déroulement d'une guerre infâme, touchant les civils ou les résistants.

    Cet essai est plus touchant, plus humain je trouve. Nous sommes confrontés à des jeunes gens, qui combattent, qui ne' veulent pas quitter leur ville, Daraya, et qui un jour se mettent à récupérer des livres dans les décombres. Ils décident de faire une bibliothèque enfouie dans un immeuble loin des lignes de frappes.
    Des gosses pour la plupart, une vingtaine d'années, qui ne lisaient pas tant que ça avant la guerre et qui ont découvert dans la lecture l'espoir !
    J'ai été très surprise d'apprendre que leurs lectures favorites étaient les livres de développement personnels. C'est drôle et terrible à la fois. C'est merveilleux car lire un livre de développement personnel c'est miser sur l'avenir. C'est beau, touchant.

    Je me suis attaché à ces hommes, je me suis rendu compte plus que dans « de l'ardeur » de l'inertie du monde face aux atrocités commises en Syrie.

    Je lis des critiques qui se plaignent qu'on leur parle de la Syrie sans cesse et pourtant, il faut continuer ! Il faut ! On ne peut plus se permettre de dire « On ne savait pas ». Maintenant, avec notre société ultra connectée – et c'est d'ailleurs grâce à cette ultra-connexion qu'on peut lire cette histoire – nous sommes obligés de nous déciller.

    Ce livre nous y aide ! Les questions posées par Delphine Minoui à Ahmad – l'interlocuteur le plus présent - sont pertinentes, les réponses importantes.
    En fait ce livre est important, tout en restant agréable à lire.

    Le destin de cette bibliothèque et surtout de ces hommes et femmes de Daraya m'a serré le cœur.
    Je continuerai d'ouvrir grand les yeux, de m'abreuver de l'état du monde et c'est grâce à ce genre d'essai que je pourrai le faire !

    Un coup de cœur !

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  • J’ai beaucoup hésité à mettre « je recommande » ou « j’ai adoré ». J’ai choisi la première. Absolument pas dans l’idée d’un classement pour une fois, mais dans un soucis de faire passer le message. Je recommande cette lecture pour savoir et ne pas faire comme si cela ne nous concernait pas. Je...
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    J’ai beaucoup hésité à mettre « je recommande » ou « j’ai adoré ». J’ai choisi la première. Absolument pas dans l’idée d’un classement pour une fois, mais dans un soucis de faire passer le message. Je recommande cette lecture pour savoir et ne pas faire comme si cela ne nous concernait pas. Je recommande cette lecture pour connaître l’horreur de ce qui se passe derrière les murs détruits de ces villes prises en otage par l’armée de Bashar Al-Assad. Je recommande cette lecture à toute personne désireuse de voir plus loin et de comprendre. Je recommande aussi cette lecture car c’est un hymne à la puissance du savoir, des livres et de la culture contre l’obscurantisme, la dictature et la violence. Enfin je recommande cette lecture car elle est porteuse d’espoir et est un devoir de mémoire pour tous ces combattants qui luttent par amour pour leurs pays.
    C’est l’histoire des jeunes rêveurs syriens et de toute une population qui pensaient faire changer leur pays avec des fleurs et des mots. La réplique a été terrible. Pendant 4 ans, les bombes barils, le gaz sarin, les roquettes, les coups de canon, les bombes incendiaires au napalm ont frappé Daraya… 4 ans de siège avec la faim au ventre et leurs livres qui les nourrissent et les sauvent de cet enfer, pour avoir oser se lever pacifiquement contre le régime de Bashar Al-Assad qui les qualifient de terroristes. Et ne doit-on pas détruire les terroristes à tout prix?
    A travers la plume de Delphine Minoui qui sera en contact pendant plus d’un an et demi avec Ahmad, Omar, Hussam ou Ustez via une connexion internet de fortune, on suit leurs vies entre les décombres, la mort constamment au dessus de leurs têtes qui les nargue…On voit que l’espoir, malgré la mauvaise rodeuse, reste toujours présent. On entend cette soif d’apprendre et de diffuser le savoir. On comprend leur envie de lutter pour vivre selon leurs idéaux.
    Je garderai ces quelques phrases échangées entre Ahmad, un des jeunes révolutionnaires et Delphine Minoui, qui résume tout :
    Delphine : C’est donc fini?
    Ahmad : Bien sur que non! On peut détruire une ville! Pas des idées!

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  • Un document magnifique et poignant sur un lieu au service du savoir et de la philosophie pour contrer la guerre et le terrorisme, une bibliothèque secrète au cœur de la ville assiégée de Daraya. En plein chaos sous les bombes, des jeunes révolutionnaires syriens vont rassembler des livres...
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    Un document magnifique et poignant sur un lieu au service du savoir et de la philosophie pour contrer la guerre et le terrorisme, une bibliothèque secrète au cœur de la ville assiégée de Daraya. En plein chaos sous les bombes, des jeunes révolutionnaires syriens vont rassembler des livres découverts sous les ruines et constituer une véritable bibliothèque d’ouvrages arabes mais aussi occidentaux, de la poésie, des essais politiques, de la philosophie. J’ai découvert, à travers les échanges sur internet entre l’autrice journaliste et quelques-uns des activistes, un formidable projet pour résister grâce aux livres, à leurs idées et leur espoir de liberté et de démocratie pour leur pays. Il s’agit ici d’un appel à la tolérance et d’un rejet total de l’islamisme radical et de la violence du régime de Bachar al-Assad.

    La bibliothèque est le point de départ et le fil rouge de ce document mais l’autrice nous raconte aussi le terrible siège de Daraya, la montée de la révolte pendant le Printemps arabe, les manifestations pacifistes et l’évacuation de la ville assiégée laissant la bibliothèque aux mains du régime. C’est très instructif sur la situation là-bas, je ne connaissais cette ville de la banlieue de Damas qu’à travers quelques photos de presse. Les différents intervenants sont très touchants et arrivent à insuffler une belle puissance au récit. Pour eux, les livres sont une porte ouverte vers la réflexion, une parenthèse entre les combats et un moyen de s’évader. Ils développent leur pensée grâce à la philosophie, ouvrent leurs horizons et échangent leurs idées dans cette enclave secrète et préservée.

    Mes mots ne seront pas assez justes et assez forts pour vous décrire mon ressenti par rapport à ce livre mais il est à mettre entre toutes les mains, à échanger et à faire connaître autour de nous pour que le combat de ces jeunes syriens ne soit pas vain. C’est un petit bijou et un énorme coup de cœur dans la catégorie « Documents » du prix Elle.

    À lire aussi sur le blog : https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/06/07/les-passeurs-de-livres-de-daraya-delphine-minoui/

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  • Attention livre essentiel!
    A Daraya, faubourg de Damas, Omar, Ahmad, Shadi et leurs amis, jeunes syriens rebelles au régime de Bachar el-Assad, ont créé une bibliothèque clandestine avec les ouvrages retrouvés dans les décombres de la ville.
    Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, a pu...
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    Attention livre essentiel!
    A Daraya, faubourg de Damas, Omar, Ahmad, Shadi et leurs amis, jeunes syriens rebelles au régime de Bachar el-Assad, ont créé une bibliothèque clandestine avec les ouvrages retrouvés dans les décombres de la ville.
    Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, a pu entrer en contact avec eux grâce à Internet.
    Dans cette ville qui a tenu un siège de 1 350 jours sous les bombes barils et le gaz sarin, ces combattants pacifistes vont lutter à coup de livres «armes d’instruction massive qui font trembler les tyrans».
    11.000 livres de littérature arabe et étrangère, de philosophie, de théologie vont être sauvés des gravats permettant aux habitants de lire sous les bombardements.
    Un témoignage rare, une histoire de résistance incroyable au cœur d’une ville syrienne abandonnée par le reste de la planète.

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  • Un livre édifiant, dont il émane une grandeur et de l'espoir, et ce malgré le sujet abordé. En effet, de jeunes rebelles luttant contre le régime de Bachar Al Assad en Syrie, par les armes mais surtout par les livres. Ils décident de ramasser les livres trouvés dans leur ville réduite en...
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    Un livre édifiant, dont il émane une grandeur et de l'espoir, et ce malgré le sujet abordé. En effet, de jeunes rebelles luttant contre le régime de Bachar Al Assad en Syrie, par les armes mais surtout par les livres. Ils décident de ramasser les livres trouvés dans leur ville réduite en miettes, notent le nom de leur propriétaire, et créent une bibliothèque secrète. Cette bibliothèque permettra à ces jeunes hommes de se retrouver, de respirer, de s'oublier par le biais de la littérature. Un bel hymne à la littérature, arme contre l'obscurantisme.

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