Les magnolias

Couverture du livre « Les magnolias » de Florent Oiseau aux éditions Allary
  • Date de parution :
  • Editeur : Allary
  • EAN : 9782370733061
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

- Caramel ;
- Pompon ;
- Cachou...
Il y a des gens, dans la vie, dont l'unique préoccupation semble d'imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d'acteur au point mort - depuis qu'il en a joué un, dans un polar de l'été, sur TF1 -, le quarantenaire disperse ses jours. Chez... Voir plus

- Caramel ;
- Pompon ;
- Cachou...
Il y a des gens, dans la vie, dont l'unique préoccupation semble d'imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d'acteur au point mort - depuis qu'il en a joué un, dans un polar de l'été, sur TF1 -, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée - voluptés de camionnette - et le dimanche aux Magnolias - où sa grand-mère s'éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis Mamie chuchote :
« J'aimerais que tu m'aides à mourir. » Autant dire à vivre... La seconde d'après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys : il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée...

Dans la lignée de Je vais m'y mettre et de Paris-Venise, Florent Oiseau brosse un nouveau portrait de loser magnifique - une parenthèse en Renault Fuego où valsent sandwiches aux flageolets, secrets de famille et cuites à la vieille prune, pour l'amour d'une grand-mère.

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Avis (6)

  • Mais quel bonheur ce bouquin ! L’histoire ? Alain intermittent du spectacle en manque de spectacles décide de s’occuper sérieusement de sa grand-mère, amnésique, qui croupit au fond de son EPHAD - le mal nommé Les Magnolias. Au fil de ses visites, Alain réalise que sa mamie n’est pas celle qu’il...
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    Mais quel bonheur ce bouquin ! L’histoire ? Alain intermittent du spectacle en manque de spectacles décide de s’occuper sérieusement de sa grand-mère, amnésique, qui croupit au fond de son EPHAD - le mal nommé Les Magnolias. Au fil de ses visites, Alain réalise que sa mamie n’est pas celle qu’il croyait. On a tendance à figer les vieux dans leur triste présent alors que leur passé est souvent plus glorieux. Il soupçonne sa mamie de cacher son jeu, d’être une polygame assumée. Alors il cherche à en savoir plus. Pour l’aider, il y a Rico, l’ami homo qui fait fortune dans le commerce des poupées qui font pipi et qui prend la vie du bon côté « la vie ne lui faisait pas peur, elle était une étape comme une autre, pas plus importante qu’une foire à saucisses, ou qu’un cirque itinérant ». Il y a aussi Michel, l’oncle qui en veut à la terre entière parce que la nature l’a mal doté. Et puis Rosie, la prostituée qui « avait un accent d’ici, un pseudonyme, une odeur de vieille syndiquée, un indice graisseux problématique et tout le charme du monde ». Florent Oiseau fait rire avec des sujets graves, il pose un regard tendre, irrésistible et lucide sur les petits bobos et les gros défauts des gens. Il rivaliserait haut la main avec Edouard Baer, si ce dernier écrivait des romans. Florent Oiseau a l’art des tirades comico-lyriques et des raccourcis jubilatoires (lire les p67, p70, p71, p88, p93, p169). Oh la tirade sur la macédoine ! « La macédoine, ça sent le chagrin, je trouve que c’est un plat émouvant (…) Mais c’est avant tout un plat d’aire d’autoroute, une entrée fédératrice. Mayonnaise et légumes, quelle audace ». Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir en lisant. L’acheter d’urgence ? « Oui, et je ne dis pas souvent oui »… Comme dit la publicité.
    Bilan :

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  • Les Magnolias c’est la maison de retraite dans laquelle vit la grand-mère du narrateur, Alain, depuis une mauvaise chute. Elle reçoit la visite de son fils dépressif tous les après-midis et celle d’Alain tous les dimanches. Celui-ci est un acteur sans carrière qui végète en attendant le rôle de...
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    Les Magnolias c’est la maison de retraite dans laquelle vit la grand-mère du narrateur, Alain, depuis une mauvaise chute. Elle reçoit la visite de son fils dépressif tous les après-midis et celle d’Alain tous les dimanches. Celui-ci est un acteur sans carrière qui végète en attendant le rôle de sa vie.

    Un dimanche après-midi, ces mots sortent de la bouche de sa grand-mère « Je t’aime », un aveu presque inconcevable entre ces deux timides. Mais ces mots sont immédiatement suivis de ceux-ci « Alors, aide-moi à mourir. »

    Oscillant entre tendresse et humour féroce ce roman dresse le portrait d’un perdant-perdu attachant. Les scènes dans la maison de retraite sont saisissantes d’une vérité terrifiante.

    Mais l’amour qu’Alain porte à sa grand-mère, sa relation avec son meilleur ami Rico, ses visites à Rosie en échange de sexe tarifé sont autant de pépites d’humanité que Florent Oiseau distille tout au long du récit.

    L’auteur n’édulcore pas, appelle un chat un chat et c’est percutant de vie jusque dans les scènes les plus improbables.

    Très vite, tout devient citation à retenir, aphorisme implacable.

    Mais cette couche d’humour sous laquelle le narrateur se dissimule ne fait pas oublier ses élans de tendresse envers cette femme précieuse qui s’éteint doucement. Et cela encore amplifié par ce qu’il va découvrir. Car avant d’être sa grand-mère, elle est une femme qui semble avoir eu une vie bien remplie.

    C’est un livre lumineux, joyeusement désespéré mais surtout un livre d’amour.

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  • Un roman qui roxe du poney écrit par un auteur qui ne monte jamais sur ses grands chevaux. Tout est au poil dans ce récit, du début à la fin et inversement, enfin lisez tout de même dans le bon sens, ce sera mieux.

    Alain est l’antihéros absolu, un perdant insignifiant qui devient...
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    Un roman qui roxe du poney écrit par un auteur qui ne monte jamais sur ses grands chevaux. Tout est au poil dans ce récit, du début à la fin et inversement, enfin lisez tout de même dans le bon sens, ce sera mieux.

    Alain est l’antihéros absolu, un perdant insignifiant qui devient progressivement un outsider, puis un sacré personnage ! Acteur sans rôle, il déambule dans une ville aussi triste qu’un bonnet de nuit planté dans un arbre mort, regarde les émissions de téléréalité, passe saluer Rosie dans sa caravane de travail, a entrepris de recenser tous les noms de poney et rend visite à sa grand-mère une fois par semaine qui est résidente dans la maison de retraite « Les Magnolias ». A l’image de ses collègues, la vieille dame se perd dans un monde qui n’est plus le sien ; comme autre visite hebdomadaire elle a celle de son fils, Michel, qui est le reflet des anxiolytiques qu’il ingurgite.
    Pour ami, Alain a Rico, un type énigmatique, escroc sur les bords mais qui redonnerait vie aux fantômes, avec un mot qu’il a scellé en lui : amitié. Voici pour la distribution des rôles.

    Tout scénario mérite une réalisation en parfaite harmonie. C’est chose faite avec la plume de Florent Oiseau qui trace d’encre les pages comme une caméra qui défilerait sur les errances de la vie, en y apportant une écriture originale, un humour à faire rire un poisson rouge et à faire pleurer pour de vrai un crocodile.

    Et puis, il y a cette fin. Cette fin qui est un début. Un début à tout. Un tout dans son ensemble. Un ensemble d’espoir. Un espoir pour redonner le sourire. Un sourire qui sèche les larmes. Des larmes qui deviennent des ondées de positivisme. Du positivisme qui fait de ce livre une ode à la vie et à ses surprises inespérées. A condition de s’accrocher, de donner un peu de soi-même en balayant les préjugés sur les uns et les autres et en croyant en une étoile. Celle de Florent Oiseau est une fée. Une fée livresque qui aimerait se pencher sur tous les lecteurs qui liront Les Magnolias.

    Blog : La domaine de Squirelito => https://squirelito.blogspot.com/2020/01/une-noisette-un-livre-les-magnolias.html

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  • Les magnolias, c'est cette maison de retraite où personne ne veut aller le dimanche, cet endroit qui est froid et qui sent le vieux. Pourtant, Alain rend régulièrement visite à sa grand-mère. Jusqu'au jour où celle-ci lui demande de l'aide pour mourir. Pourquoi cette demande spontanée ? Qui est...
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    Les magnolias, c'est cette maison de retraite où personne ne veut aller le dimanche, cet endroit qui est froid et qui sent le vieux. Pourtant, Alain rend régulièrement visite à sa grand-mère. Jusqu'au jour où celle-ci lui demande de l'aide pour mourir. Pourquoi cette demande spontanée ? Qui est cet homme qui lui rend visite tous les jours ?

    Alain est ce paumé, acteur sans rôle, même jamais eut de rôle d'ailleurs, qui imagine les prénoms des poneys. Alain est ce anti-héros que Florent Oiseau aime peintre dans ses romans. Un homme au chômage, simple, un peu perdu dans ce monde qui ne tourne pas rond. Mais un homme prêt a tout pour faire revivre un peu sa grand mère, et partir à la découverte de secret de famille. Et si sa grand mère ne venait pas de lui offrir le rôle de sa vie ?

    Florent Oiseau a un style, bien à lui, un style où tout est vrai, où la vraie vie est contée, sans fioritures, avec nos rêves et nos désillusions. La plume est extrêmement fluide, avec énormément d'humour. Passer du rire aux larmes est surement le talent de cet auteur.

    Certes le style est jubilatoire car on rit beaucoup, c'est drôle à souhait, les répliques sont piquantes, mais les thèmes traités sont bien moins drôles. Florent Oiseau nous décrit la précarité, la détresse, le chômage, la misère et l'engendrement morale et physique des secrets de famille sur l''être humain, à travers un langage riche qui sonne toujours juste. La face sombre de la société actuelle est là sous nos yeux, décrite avec agilité et humour.

    C'est avec plaisir que je vous invite à découvrir ou redécouvrir cet auteur de talent, qui ne vous laissera surement pas indifférent face à sa plume unique.

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  • Ça fait un moment que je devais m’y mettre à ce drôle d’Oiseau (jeu de mots bien pourri mais j’avais tellement envie…).


    Ses deux précédents romans sont sur mes étagères, bien sages, pas envahissants, mais je ne sais pas pourquoi, je m’élance avec celui-là. J’avais débuté JE VAIS M’Y METTRE...
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    Ça fait un moment que je devais m’y mettre à ce drôle d’Oiseau (jeu de mots bien pourri mais j’avais tellement envie…).


    Ses deux précédents romans sont sur mes étagères, bien sages, pas envahissants, mais je ne sais pas pourquoi, je m’élance avec celui-là. J’avais débuté JE VAIS M’Y METTRE (justement…) sans le terminer. Y’a des bouquins dont c’est le moment. Ou pas.

    Je débute donc LES MAGNOLIAS.

    Et bordel, qu’est-ce que j’ai aimé !

    C’est l’histoire d’un mec.

    Alain, il s’appelle Alain, le type. C’est un acteur. Qui joue dans rien en fait. Un peu raté pour un futur oscar.

    Le dimanche, il va aux Magnolias.

    Et là, aux Magnolias, y’a des vieux. Par centaines … (Cloclo, si tu nous entends) …Normal pour une maison de retraite…

    Mais celle à qui il rend visite, c’est sa mamie. Et voilà que la petite mémé lui demande de l’aider à mourir.

    Bon, ben, autant te dire, que ce bouquin pue le coup de cœur, pour moi, à plein nez ! Tu vas dire, c’est normal, y’a une vieille mamie. Et Juju et les mamies … On commence à connaître la chanson. Pourtant, ça n’a rien à voir avec mes penchants gérontoaffectifs.

    En fait, ce bouquin m’a épaté. M’a laissé un peu sur le cul. Parceque c’est vrai, fantastiquement vrai. Florent Oiseau n’y va pas avec le dos de la cuillère et le politiquement correct lui semble totalement étranger. Et pourtant, c’est tendre, c’est réel, et c’est souvent juste hilarant.

    Florent Oiseau raconte la vie sans falbalas, sa plume est tellement juste, tellement forte que je ne m’en remets pas. Il possédé ce talent de la nonchalance non étudiée, une façon d’écrire qui n’appartient qu’à lui. Il n’imite personne et trace sa plume.

    C’est sacrément lucide et je me suis fendu la poire, autant que je me suis parfois un peu décomposé. Je mesure toujours l’impact d’un livre à l’envie que j’ai de noter des extraits sur un carnet … Autant vous dire que j’ai souvent eu envie de copier des passages entiers …

    Putain, voilà que je vais vite lire les autres en fait ! Il m’a embobiné le bougre ! Qu’est-ce que j’ai foutu tout ce temps sans Florent Oiseau !

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  • « Je pensais disposer d’une semaine pour faire le deuil de ma vie en solitaire, mais il n’en était rien. En deux jours, ma grand-mère venait de me demander un coup de main, trois fois rien, juste un peu d’aide pour la refroidir, mon seul espoir professionnel venait de tomber à l’eau sans rien...
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    « Je pensais disposer d’une semaine pour faire le deuil de ma vie en solitaire, mais il n’en était rien. En deux jours, ma grand-mère venait de me demander un coup de main, trois fois rien, juste un peu d’aide pour la refroidir, mon seul espoir professionnel venait de tomber à l’eau sans rien éclabousser. Et mon agent, dont le portrait-robot ornait le mur de bon nombre de commissariats de la région, emménageait à la maison. Mais nouvelle vie commençait dès aujourd’hui, se conjuguait désormais au pluriel et me plongeait dans une réalité faite de miettes sur le sol et d’absence d’intimité pour les choses du quotidien. J’ai ouvert une bouteille de rosé d’Anjou. »

    Pour Alain, les galères s’accumulent sans qu’il puisse entrapercevoir le bout du tunnel. Après avoir obtenu un tout petit rôle dans une série télévisée, il attend sans vraiment trop y croire un nouveau rôle qui pourrait lui permettre de vraiment entamer sa carrière d’acteur. En attendant, il passe son temps entre le café où il retrouve les habitués et s’amuse à faire des listes, comme celle des prénoms de poneys et «Les Magnolias», la maison de retraite où sa grand-mère vit ses derniers jours.
    On pourrait dire de Florent Oiseau qu’il est comme Modiano, qu’il écrit toujours le même livre. Je pourrais aussi, sans changer une virgule, réécrire à propos de ce roman la même chose que j’écrivains à propos de Je vais m’y mettre, son premier roman : il nous offre «une réflexion acidulée sur cette génération qui a grandi avec la courbe du chômage. C’est tour à tour drôle et désespéré, joyeux et triste.» Car, comme pour Modiano, la magie opère aussi à chaque fois.
    En semant ses petits cailloux, notre petit Poucet de la littérature réussit un parcours sans fautes. Il nous démontre cette fois que les choses essentielles dans la vie ne sont pas la course au succès et à l’argent, mais les visites et l’attention que l’on peut porter à sa grand-mère et aux autres. Une empathie, un amour qui finit toujours par être payé en retour. Quand les fameux atomes crochus se rencontrent et que les yeux se dessillent, quand une toute autre image se dessine. Cette vieille femme «avait été libre tout au long de sa vie» et «aucune forme d’autorité, maritale, sociétale ou religieuse n’avait pu la faire dévier du chemin qu’elle s’était choisi. Je ne savais pas si derrière les apparences se cachait une rebelle, une punk ou une dissidente…» Ce jugement posé, reste à construire un épilogue digne de cette belle âme. Une virée en Renault Fuego dont je ne vous dirais rien mais qui ne devrait pas vous laisser indifférent. Et s’il paraît que les cervelles d’Oiseau ne sont pas très productives, celle de Florent fonctionne à merveille. Ne cherchez pas plus loin, vous avez trouvé l’Oiseau rare!
    https://urlz.fr/burT

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