Florent Oiseau

Florent Oiseau

Florent Oiseau est né en 1990. Il a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier, surveillant de lycée et couchettiste sur le Paris-Venise.

Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions, 2016), a été désigné « livre le p...

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Florent Oiseau est né en 1990. Il a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier, surveillant de lycée et couchettiste sur le Paris-Venise.

Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions, 2016), a été désigné « livre le plus drôle de l’année » et a reçu le Prix Saint-Maur en poche. Son deuxième roman, Paris-Venise (Allary Éditions, 2018), a été finaliste de la 10e édition du Prix Orange du livre. Son troisième roman, Les Magnolias, paraît en 2020.

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Articles en lien avec Florent Oiseau (5)

Avis sur cet auteur (29)

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    Couverture du livre « Les magnolias » de Florent Oiseau aux éditions Allary

    Littéraflure sur Les magnolias de Florent Oiseau

    Mais quel bonheur ce bouquin ! L’histoire ? Alain intermittent du spectacle en manque de spectacles décide de s’occuper sérieusement de sa grand-mère, amnésique, qui croupit au fond de son EPHAD - le mal nommé Les Magnolias. Au fil de ses visites, Alain réalise que sa mamie n’est pas celle qu’il...
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    Mais quel bonheur ce bouquin ! L’histoire ? Alain intermittent du spectacle en manque de spectacles décide de s’occuper sérieusement de sa grand-mère, amnésique, qui croupit au fond de son EPHAD - le mal nommé Les Magnolias. Au fil de ses visites, Alain réalise que sa mamie n’est pas celle qu’il croyait. On a tendance à figer les vieux dans leur triste présent alors que leur passé est souvent plus glorieux. Il soupçonne sa mamie de cacher son jeu, d’être une polygame assumée. Alors il cherche à en savoir plus. Pour l’aider, il y a Rico, l’ami homo qui fait fortune dans le commerce des poupées qui font pipi et qui prend la vie du bon côté « la vie ne lui faisait pas peur, elle était une étape comme une autre, pas plus importante qu’une foire à saucisses, ou qu’un cirque itinérant ». Il y a aussi Michel, l’oncle qui en veut à la terre entière parce que la nature l’a mal doté. Et puis Rosie, la prostituée qui « avait un accent d’ici, un pseudonyme, une odeur de vieille syndiquée, un indice graisseux problématique et tout le charme du monde ». Florent Oiseau fait rire avec des sujets graves, il pose un regard tendre, irrésistible et lucide sur les petits bobos et les gros défauts des gens. Il rivaliserait haut la main avec Edouard Baer, si ce dernier écrivait des romans. Florent Oiseau a l’art des tirades comico-lyriques et des raccourcis jubilatoires (lire les p67, p70, p71, p88, p93, p169). Oh la tirade sur la macédoine ! « La macédoine, ça sent le chagrin, je trouve que c’est un plat émouvant (…) Mais c’est avant tout un plat d’aire d’autoroute, une entrée fédératrice. Mayonnaise et légumes, quelle audace ». Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir en lisant. L’acheter d’urgence ? « Oui, et je ne dis pas souvent oui »… Comme dit la publicité.
    Bilan :

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    Couverture du livre « Les magnolias » de Florent Oiseau aux éditions Allary

    Christlbouquine sur Les magnolias de Florent Oiseau

    Les Magnolias c’est la maison de retraite dans laquelle vit la grand-mère du narrateur, Alain, depuis une mauvaise chute. Elle reçoit la visite de son fils dépressif tous les après-midis et celle d’Alain tous les dimanches. Celui-ci est un acteur sans carrière qui végète en attendant le rôle de...
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    Les Magnolias c’est la maison de retraite dans laquelle vit la grand-mère du narrateur, Alain, depuis une mauvaise chute. Elle reçoit la visite de son fils dépressif tous les après-midis et celle d’Alain tous les dimanches. Celui-ci est un acteur sans carrière qui végète en attendant le rôle de sa vie.

    Un dimanche après-midi, ces mots sortent de la bouche de sa grand-mère « Je t’aime », un aveu presque inconcevable entre ces deux timides. Mais ces mots sont immédiatement suivis de ceux-ci « Alors, aide-moi à mourir. »

    Oscillant entre tendresse et humour féroce ce roman dresse le portrait d’un perdant-perdu attachant. Les scènes dans la maison de retraite sont saisissantes d’une vérité terrifiante.

    Mais l’amour qu’Alain porte à sa grand-mère, sa relation avec son meilleur ami Rico, ses visites à Rosie en échange de sexe tarifé sont autant de pépites d’humanité que Florent Oiseau distille tout au long du récit.

    L’auteur n’édulcore pas, appelle un chat un chat et c’est percutant de vie jusque dans les scènes les plus improbables.

    Très vite, tout devient citation à retenir, aphorisme implacable.

    Mais cette couche d’humour sous laquelle le narrateur se dissimule ne fait pas oublier ses élans de tendresse envers cette femme précieuse qui s’éteint doucement. Et cela encore amplifié par ce qu’il va découvrir. Car avant d’être sa grand-mère, elle est une femme qui semble avoir eu une vie bien remplie.

    C’est un livre lumineux, joyeusement désespéré mais surtout un livre d’amour.

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    Couverture du livre « Les magnolias » de Florent Oiseau aux éditions Allary

    Squirelito L'écureuil sur Les magnolias de Florent Oiseau

    Un roman qui roxe du poney écrit par un auteur qui ne monte jamais sur ses grands chevaux. Tout est au poil dans ce récit, du début à la fin et inversement, enfin lisez tout de même dans le bon sens, ce sera mieux.

    Alain est l’antihéros absolu, un perdant insignifiant qui devient...
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    Un roman qui roxe du poney écrit par un auteur qui ne monte jamais sur ses grands chevaux. Tout est au poil dans ce récit, du début à la fin et inversement, enfin lisez tout de même dans le bon sens, ce sera mieux.

    Alain est l’antihéros absolu, un perdant insignifiant qui devient progressivement un outsider, puis un sacré personnage ! Acteur sans rôle, il déambule dans une ville aussi triste qu’un bonnet de nuit planté dans un arbre mort, regarde les émissions de téléréalité, passe saluer Rosie dans sa caravane de travail, a entrepris de recenser tous les noms de poney et rend visite à sa grand-mère une fois par semaine qui est résidente dans la maison de retraite « Les Magnolias ». A l’image de ses collègues, la vieille dame se perd dans un monde qui n’est plus le sien ; comme autre visite hebdomadaire elle a celle de son fils, Michel, qui est le reflet des anxiolytiques qu’il ingurgite.
    Pour ami, Alain a Rico, un type énigmatique, escroc sur les bords mais qui redonnerait vie aux fantômes, avec un mot qu’il a scellé en lui : amitié. Voici pour la distribution des rôles.

    Tout scénario mérite une réalisation en parfaite harmonie. C’est chose faite avec la plume de Florent Oiseau qui trace d’encre les pages comme une caméra qui défilerait sur les errances de la vie, en y apportant une écriture originale, un humour à faire rire un poisson rouge et à faire pleurer pour de vrai un crocodile.

    Et puis, il y a cette fin. Cette fin qui est un début. Un début à tout. Un tout dans son ensemble. Un ensemble d’espoir. Un espoir pour redonner le sourire. Un sourire qui sèche les larmes. Des larmes qui deviennent des ondées de positivisme. Du positivisme qui fait de ce livre une ode à la vie et à ses surprises inespérées. A condition de s’accrocher, de donner un peu de soi-même en balayant les préjugés sur les uns et les autres et en croyant en une étoile. Celle de Florent Oiseau est une fée. Une fée livresque qui aimerait se pencher sur tous les lecteurs qui liront Les Magnolias.

    Blog : La domaine de Squirelito => https://squirelito.blogspot.com/2020/01/une-noisette-un-livre-les-magnolias.html

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    Couverture du livre « Les magnolias » de Florent Oiseau aux éditions Allary

    Lex_Libris_ sur Les magnolias de Florent Oiseau

    Les magnolias, c'est cette maison de retraite où personne ne veut aller le dimanche, cet endroit qui est froid et qui sent le vieux. Pourtant, Alain rend régulièrement visite à sa grand-mère. Jusqu'au jour où celle-ci lui demande de l'aide pour mourir. Pourquoi cette demande spontanée ? Qui est...
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    Les magnolias, c'est cette maison de retraite où personne ne veut aller le dimanche, cet endroit qui est froid et qui sent le vieux. Pourtant, Alain rend régulièrement visite à sa grand-mère. Jusqu'au jour où celle-ci lui demande de l'aide pour mourir. Pourquoi cette demande spontanée ? Qui est cet homme qui lui rend visite tous les jours ?

    Alain est ce paumé, acteur sans rôle, même jamais eut de rôle d'ailleurs, qui imagine les prénoms des poneys. Alain est ce anti-héros que Florent Oiseau aime peintre dans ses romans. Un homme au chômage, simple, un peu perdu dans ce monde qui ne tourne pas rond. Mais un homme prêt a tout pour faire revivre un peu sa grand mère, et partir à la découverte de secret de famille. Et si sa grand mère ne venait pas de lui offrir le rôle de sa vie ?

    Florent Oiseau a un style, bien à lui, un style où tout est vrai, où la vraie vie est contée, sans fioritures, avec nos rêves et nos désillusions. La plume est extrêmement fluide, avec énormément d'humour. Passer du rire aux larmes est surement le talent de cet auteur.

    Certes le style est jubilatoire car on rit beaucoup, c'est drôle à souhait, les répliques sont piquantes, mais les thèmes traités sont bien moins drôles. Florent Oiseau nous décrit la précarité, la détresse, le chômage, la misère et l'engendrement morale et physique des secrets de famille sur l''être humain, à travers un langage riche qui sonne toujours juste. La face sombre de la société actuelle est là sous nos yeux, décrite avec agilité et humour.

    C'est avec plaisir que je vous invite à découvrir ou redécouvrir cet auteur de talent, qui ne vous laissera surement pas indifférent face à sa plume unique.

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