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Les eaux glacées du Belomorkanal

Couverture du livre « Les eaux glacées du Belomorkanal » de Brunswic Anne aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782742782147
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Voyage enquête sur le canal de la mer Blanche, ouvrage pharaonique suscité par Staline, construit par les détenus du Goulag et célébré par toute une pléiade d'écrivains bientôt victimes à leur tour de la terreur totalitaire.
Le canal de la mer Blanche à la Baltique (Belomorkanal) date des temps... Voir plus

Voyage enquête sur le canal de la mer Blanche, ouvrage pharaonique suscité par Staline, construit par les détenus du Goulag et célébré par toute une pléiade d'écrivains bientôt victimes à leur tour de la terreur totalitaire.
Le canal de la mer Blanche à la Baltique (Belomorkanal) date des temps épiques où l'URSS stalinienne tentait à marche forcée d'entrer dans la modernité industrielle, de ces temps barbares où le goulag devenait le premier entrepreneur du pays.
Inauguré en 1933, il a aussitôt été élevé au rang de mythe par la littérature, la photographie et le cinéma. Une preuve de "la vérité du communisme" s'exclame Gorki enthousiaste de la rééducation des prisonniers. Une preuve de son caractère génocidaire, répliquent les adversaires du régime, dénonçant un chantier aussi gigantesque qu'inutile. Puis le canal a sombré dans l'oubli au point que pour la plupart des Russes d'aujourd'hui le mot Belomorkanal n'évoque plus qu'une vieille marque de cigarettes bon marché. Seuls les habitants de la Carélie russe se soucient encore de ce canal qui, après une décennie moribonde, semble reprendre un peu d'activité depuis 2002.
Pour Anne Brunswic, auteure de Sibérie, un voyage au pays des femmes (Actes Sud 2006), le Belomorkanal est le point de départ d'une nouvelle enquête dans le grand nord russe.
Entre 2006 et 2007, elle voyage en Carélie, visite le canal pour autant que les autorités le lui permettent, séjourne dans des villes et des villages où la mémoire du passé soviétique reste très présente, multiplie les rencontres. Elle reçoit un accueil généreux et même enthousiaste de la part de bibliothécaires, de journalistes, d'enseignants, de poètes, de conservateurs de musée ou d'humbles retraités. Elle recueille le témoignage de gens de toutes opinions, de croyants, de militants de la mémoire des camps, de communistes encore convaincus, de Russes et de non-Russes.
Carnet de voyage, enquête historique, chronique journalistique, Les Eaux glacées du Belomorkanal est aussi un récit personnel. Lorsqu'on a, comme l'auteure, rêvé à 17 ans d'accomplir la promesse d'Octobre et qu'on est pour cela devenu communiste, on se sent - une fois l'inventaire établi - un devoir de mémoire envers les victimes. Par le voyage, les lectures et les rencontres, elle s'efforce de comprendre ce que fut le communisme pour ceux qui l'ont vécu, quelles cicatrices il laisse après lui et quelles nostalgies.

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