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Le puits

Couverture du livre « Le puits » de Ivan Repila aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264065759
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d'un puits de terre, au milieu d'une forêt. Ils tentent de s'échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont... Voir plus

Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d'un puits de terre, au milieu d'une forêt. Ils tentent de s'échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d'y toucher. Jour après jour, le Petit s'affaiblit. S'il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie.
Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ? Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d'espoir. Une fable sur l'amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d'entre nous avions déjà annoncé la défaite de l'imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée».

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Avis (9)

  • Piégés, semble-t-il par leur mère, au fond d’un puits creusé dans la terre, deux enfants, simplement désignés le Grand et le Petit, doivent organiser leur survie jusqu’à trouver le moyen de regagner la surface. Confrontés à la faim, à la maladie et à la folie au cours des cent jours que va durer...
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    Piégés, semble-t-il par leur mère, au fond d’un puits creusé dans la terre, deux enfants, simplement désignés le Grand et le Petit, doivent organiser leur survie jusqu’à trouver le moyen de regagner la surface. Confrontés à la faim, à la maladie et à la folie au cours des cent jours que va durer leur calvaire, les deux frères se partagent les vers de terre dont ils parviennent à se nourrir en fonction d’un objectif : muscler le Grand et alléger le Petit pour que l’un réussisse enfin à propulser l’autre hors du trou.

    Pas de forêt ici où abandonner le Petit Poucet et ses frères, mais un puits dont il faudra tout autant sortir par ruse et contrarier ainsi la cruauté d’un monde qui a mené une mère, manifestement non sans remords et donc, on le suppose, malgré elle, à perdre ses enfants. Nous voici donc dans un conte cruel et métaphorique, qui, au-delà de son histoire très réalistement narrée - en vingt-six chapitres à la numérotation elliptique, correspondant chacun à un jour choisi de captivité pour couvrir en accéléré trois mois d’une terrible agonie décrite en détails et sans fard, avec pour seule lumière un irréductible amour fraternel -, nous projette dans un autre abîme : celui de notre perplexité quand, à peine guidés par quelques indices semés ça et là, il nous faut laisser libre court à notre imagination pour répondre au tumulte de nos interrogations.

    Derrière ce puits, faut-il voir les prisons ou les camps opprimant une humanité victime de la folie et de la barbarie ? Est-ce une tombe, celle de nos illusions et de nos espoirs, dans une vie d’épreuves ne consistant qu’à retarder le plus longtemps possible son inéluctable issue ? Est-ce au contraire un utérus, creuset de nos douloureux apprentissages d’êtres humains, ou encore lieu de contention maternelle plus ou moins nocif dont il faut s’échapper pour devenir soi ? Cache-t-il une métaphore de notre vie psychique, prisonnière d’un inconscient pétri de peurs profondes ?

    A la suite de Zoé Valdés lorsqu’elle évoque dans sa préface « un puits semblable à tous les puits : obscur, ténébreux, hostile… comme l’est parfois la vie elle-même », c’est finalement cette phrase : « La vie est merveilleuse mais vivre est insupportable » que l’on aura peut-être envie de retenir comme clef de lecture.

    Ce livre, dont la brièveté ouvre pourtant sur des profondeurs aussi insondables que celles de son si mystérieux puits, est superbement écrit et parfaitement maîtrisé. Fable terrible sur la nature profonde de l’homme, capable du pire comme du meilleur pour sa survie, elle peut toutefois désarçonner suffisamment dans ses passages les plus hermétiques pour laisser persister une légère pointe de frustration. Un ouvrage interpellant, pas si accessible que cela…

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  • Où l'histoire sordide de deux enfants, un ado dit Le grand et son cadet dit Le petit, enfermés par leur mère dans un puits à 7 mètres sous terre. Un sac de provisions auquel ils n'ont pas le droit de toucher. Et les jours passent...

    En refermant le livre, je me suis dit que j'étais passée...
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    Où l'histoire sordide de deux enfants, un ado dit Le grand et son cadet dit Le petit, enfermés par leur mère dans un puits à 7 mètres sous terre. Un sac de provisions auquel ils n'ont pas le droit de toucher. Et les jours passent...

    En refermant le livre, je me suis dit que j'étais passée totalement à côté de ce livre. Pourquoi cette mère fait-cela ? Pourquoi ils ne peuvent pas manger ce qu'il y a dans le sac ? Absurde !
    J'ai laissé passé quelques jours avant d'écrire dessus. J'avais quand même trouvé que la relation fraternelle dans cette horreur était décrite avec soin. Mais je n'ai pas su y voir autre chose. Si quelqu'un l'a lu, je veux bien savoir ce qu'il en a pensé ?!

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  • Un roman court mais percutant voir perturbant.
    L'histoire de ces deux frères coincés au fonds d'un puits jusqu'au point de non retour ou presque...
    Comment en sont-il arrivés la tous les deux, beaucoup de questionnement.
    Partis pour ramener des courses a leur mère, les voilà tous deux au fond...
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    Un roman court mais percutant voir perturbant.
    L'histoire de ces deux frères coincés au fonds d'un puits jusqu'au point de non retour ou presque...
    Comment en sont-il arrivés la tous les deux, beaucoup de questionnement.
    Partis pour ramener des courses a leur mère, les voilà tous deux au fond du gouffre sans eau ni nourriture car le plus grand va interdire de toucher le contenu du sac destiné a leur mère.
    Une angoisse constante sur l'évolution de leur périple, un mal être dérangeant...
    Beaucoup d'interrogations se bouscule dans ma tète lors de cette lecture et un sentiment d'impuissance, d'injustice et d'incompréhension quand arrive la fin.
    Bref un récit qui me rend triste et mal, pleins d'interrogations, une fin incomplète ? je ne sais pas mais on fait face a la résilience, la peur et nos émotions sont mises a rude épreuve!!

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  • Je me suis plongée avec curiosité dans ce court conte cruel et troublant.
    Deux frères, le Grand et le Petit, se retrouvent bloqués au fond d’un puits, sans qu’on sache vraiment pourquoi, comment ...
    Résistant envers et contre tout à la tentation de se servir dans le sac à provisions destiné à...
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    Je me suis plongée avec curiosité dans ce court conte cruel et troublant.
    Deux frères, le Grand et le Petit, se retrouvent bloqués au fond d’un puits, sans qu’on sache vraiment pourquoi, comment ...
    Résistant envers et contre tout à la tentation de se servir dans le sac à provisions destiné à la mère, ils entreprennent de trouver un mode de survie et de trouver une solution pour sortir de ce puits.
    La peur, les souffrances physiques, la faim, les caprices météorologiques, les accès de fièvre et de folie, les mouvements d’humeur, les sentiments contradictoires... rien ne leur est épargné... C’est violent et profond. On parle de fraternité, de rivalité, de force et de don de soi...
    C’est un conte cruel et troublant. Déstabilisant. Peut-être trop pour moi...
    Mais je suis satisfaite de m’être laissé conduire hors de mes sentiers battus.

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  • Quel étrange récit que ce petit texte d'une centaine de pages. On se croirait plongé dans un conte où les enfants sont abandonnés par leurs parents au beau milieu d'une forêt terrifiante dans laquelle vit une vilaine sorcière. Sauf qu'ici, la sorcière ne fera pas son apparition pour tenter de...
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    Quel étrange récit que ce petit texte d'une centaine de pages. On se croirait plongé dans un conte où les enfants sont abandonnés par leurs parents au beau milieu d'une forêt terrifiante dans laquelle vit une vilaine sorcière. Sauf qu'ici, la sorcière ne fera pas son apparition pour tenter de manger les deux frères : elle rodera au-dessus du puits et un peu en marge de l'histoire.

    On découvre ce qui est nécessaire à la survie des deux garçons : comment ils vont boire et manger, pouvoir dormir quel que soit le temps, au fond de ce puits de 7 mètres de profondeur. Mais l'auteur nous parle avant tout d'humanité : car se nourrir ne suffit pas à survivre. Le Petit par exemple a besoin de parler, de rêver, se raconter des histoires, de jouer aussi. Il a besoin d'interagir avec son grand frère qui lui est devenu beaucoup plus pragmatique et a pris de la distance avec sa part d'enfance. L'impact de cet isolement sur la part d'humanité du Petit est plus fort que pour le Grand car il bouscule ses rêves et son langage. Les besoins fondamentaux de l'Homme sont bien de se nourrir, mais ne suffisent pas à faire de lui un Homme.

    Le récit est court mais très riche, il évoque de nombreux thèmes tels que la relation fraternelle, la misère et la survie, le sacrifice et la violence. Mais comme dans un mauvais rêve, le lecteur ne dispose pas de toutes les clés de compréhension : pourquoi sont-ils là, qui est la personne qui rôde en haut du puits ? L'auteur laisse de nombreuses zones d'ombre, de quoi stimuler notre propre imagination.

    Un texte à relire peut-être en gardant bien cette dimension à l'esprit pour en comprendre toutes les significations. Même si, comme le dit l'auteur, quand un livre est publié, il appartient au lecteur qui en produit sa propre interprétation. Moi j'y ai lu la misère, sociale et intellectuelle, la violence faite aux enfants, le regard détourné des adultes…

    https://itzamna-librairie.blogspot.com/2020/04/le-puits-ivan-repila.html

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  • Un petit chef d’œuvre ! En disant petit, je ne me réfère qu’à la longueur du texte. Il démontre que, pour écrire une merveille absolue, il est inutile de rédiger un pavé. De toute façon, ce n’était pas l’intention d’Iván Repila qui a sorti son récit dans la douleur, dans l’exigence et l’urgence,...
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    Un petit chef d’œuvre ! En disant petit, je ne me réfère qu’à la longueur du texte. Il démontre que, pour écrire une merveille absolue, il est inutile de rédiger un pavé. De toute façon, ce n’était pas l’intention d’Iván Repila qui a sorti son récit dans la douleur, dans l’exigence et l’urgence, avec une rage que je n’avais pas ressentie depuis le grand cahier d’Ágota Kristóf. Il a la même force, le même génie. Il ne cherche ni à plaire ni à convaincre. Il raconte avec son cœur et ses tripes, sans concession, sans artifices. Je suis restée littéralement scotchée par l’histoire de ces deux frères bloqués au fond d‘un puits. Je ne peux pas vous en dire plus car je risquerais de tout divulgacher. Ce n’est pas un hasard si des auteures telles que Zoé Valdès ou Cécile Coulon en ont fait leur livre de chevet. Je lisais, et je tremblais. Comme ces deux enfants, je me suis cramponnée aux parois du piège. Pas de facilité ni de « cliffhanger » chez Repila. Pas d’horreurs ni d’hémoglobine. Tout surgit de l’ombre avec une logique implacable, terrifiante parce qu’évidente. Relia a ce talent rare : décrire avec une économie de mots les peurs viscérales qui nous chahutent depuis l’enfance. J’ai été transportée dans l’esprit de ces deux frères. J’ai été confrontée moi aussi à leurs équations cruelles comme, par exemple, « de quoi serais-je capable pour survivre ? » Je n’ai pas su répondre. Le dénouement m’a laissé sans voix. Il me faudra plusieurs jours pour reprendre mon souffle, et envisager un autre livre. « Le puits » est entré au panthéon de mes lectures inoubliables.
    Bilan :

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  • Un roman puissant, très court, moins de 130 pages qui se lisent d'une traite.
    Tout au long de la lecture, on se demande comment ces deux frères ont fini au fond de ce puits.
    On est avec eux, à leurs côtés, on les observe en train de survivre, du moins essayer, jusqu'à l'effroyable...
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    Un roman puissant, très court, moins de 130 pages qui se lisent d'une traite.
    Tout au long de la lecture, on se demande comment ces deux frères ont fini au fond de ce puits.
    On est avec eux, à leurs côtés, on les observe en train de survivre, du moins essayer, jusqu'à l'effroyable vérité.
    C'est limpide, et la plume se montre parfois poétique pour raconter cette histoire intense et prenante où il est question de survie, de sacrifice et de vengeance.

    http://www.faimdelire.com/2016/11/le-puits-ivan-repila.html

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  • Au départ, j’ai eu bien du mal à noter ce roman et à m’en faire une opinion précise tant il est déroutant. Une centaine de pages lue d’une traite et qui me marquera sans nul doute. Ce n’est qu’après réflexion et interrogation que j’ai pu écrire cette chronique.

    Je pense que j’étais dans de...
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    Au départ, j’ai eu bien du mal à noter ce roman et à m’en faire une opinion précise tant il est déroutant. Une centaine de pages lue d’une traite et qui me marquera sans nul doute. Ce n’est qu’après réflexion et interrogation que j’ai pu écrire cette chronique.

    Je pense que j’étais dans de bonnes dispositions pour lire ce livre, à la lueur d’une lumière douce, sur le moelleux de mon lit le soir, dans la nuit profonde et silencieuse, ouverte d’esprit. Tout cela est absolument nécessaire pour ne pas passer à côté (pour le lit, faites comme bon vous semble en revanche ;)). Ce roman est une fable noire où la poésie, l’imaginaire et les profondeurs de l’âme tiennent une place prépondérante.

    « La nuit précédente, une luciole est tombée au fond du puits. Son frère l’a dévorée sans ciller. Dans son rêve aussi il y a des lucioles, mais elles sont trop grosses, il ne peut pas les manger, alors il en choisit une et la chevauche comme un cavalier iridescent. Il a si faim qu’il la conduit dans une clairière retirée, et quand la luciole courbe l’échine pour le laisser descendre, il plante ses dents dans sa croupe et en arrache un bout de chair lumineuse ; dans le dos vert, il enfonce ses ongles puis ses mains, ses coudes, ses bras entiers, et suce le sang lumineux comme s’il gobait un œuf cru par le petit trou percé dans la coquille. Une fois rassasié, il se met à pleurer sur la dépouille encore chaude de sa monture, car il sait que, dans la terrible obscurité qui désormais l’entoure, il ne pourra plus sortir du puits sans son aide. »

    Deux enfants, un adolescent grand et fort, le Grand, et un moins âgé et plus frêle, le Petit, se retrouvent au fond d’un puits de terre au cœur d’une forêt, et on ne sait comment ils ont atterri ici. A partir de là, l’auteur dépeint le quotidien de ces deux personnages dont on ne connaît rien, même pas leurs prénoms. Les chapitres s’égrènent, ils sont très courts, haletants, nous tombons dans la frénésie de leur lecture en parallèle de la folie dans laquelle tombent peu à peu les deux frères, surtout le Petit pour être plus précise. Leur numérotation déroute de prime abord mais elle permet de se situer dans l’espace temps. Ce temps qui s’écoule et qui met à l’épreuve ces enfants.

    Nous les regardons, comme des spectateurs penchés au bord du trou du puits, nous les voyons essayer de se nourrir, de se divertir, de survivre physiquement et mentalement, mais nous ne faisons rien. La faim qui transperce les entrailles et devient obnubilante fait sombrer le Petit dans la folie. Il en perd même son langage, une aphasie temporaire qui arrachera un fou rire au Grand, le seul éclat qui résonnera dans le puits. Mais c’est aussi et surtout la fraternité qui est au cœur du roman. Comment deux frères peuvent-ils se sortir de l’abandon et de la noirceur dans lesquels ils sont prisonniers ? Resteront-ils unis et solidaires dans l’épreuve ? La lumière rejaillira-t-elle dans leurs existences ? Sortiront-ils de ce silence ténébreux dans lequel on les a forcés à s’enfermer ?

    D’une situation simple se résumant à une phrase, deux frères au fond d’un puits, l’auteur nous propose une grande réflexion sur la complexité humaine. Il nous sert une psychologie emprunte d’onirisme et d’allégories via une plume implacable et incisive. Ce roman qui agit tel une fable nous plonge dans un océan de questionnements, il déstabilise et je ne peux que saluer Iván Repila pour sa justesse et sa poésie, pour sa mise en lumière à travers un roman sombre.

    Le puits est un roman universel puisqu’il ne nomme ni ne situe les personnages dans un lieu et une époque donnés. Nous sommes tous touchés, maintenant et hier et ceux de demain.

    « Le Petit pose des questions inutiles :
    – Pourquoi est-ce qu’on est là ?
    – Est-ce que c’est le monde réel ?
    – Sommes-nous vraiment des enfants ?
    Le Grand ne répond jamais. »
    Ce trou terreux de sept mètres dans lequel deux enfants s’enfoncent et s’abîment révèle la noirceur au plus profond de l’âme. Après maints échecs, après l’envie d’en sortir puis l’envie d’en finir du Petit, un plan sera échafaudé par le Grand, quitte à mettre en péril la vie du Petit. Mais le désir de se venger de cette âme qui rôde et qui est témoin et responsable de leur enfer est le leitmotiv pour sortir de ce puits, pour briser le silence, pour montrer à tous – à tous ces loups – l’insurrection, pour sortir vainqueur de cette vie contrainte et ne pas se résoudre à dépérir ni à accepter la fausse aumône de leur mère, ce sac de victuailles semblable à un appât que les enfants s’interdisent de toucher. Ce puits est décrit comme un utérus dans lequel ils se préparent à naître, à vivre enfin.

    « Ces parois sont des membranes entre lesquelles nous flottons et nous nous retournons dans l’attente de notre tardive mise au monde. Ce puits est un utérus. Nous allons bientôt naître, toi et moi. Nos cris sont la douleur du monde qui accouche. »
    Ces enfants sont comme dans une cage, bécotant de ci de là des larves, des racines, suçant leur substantifique moelle, tout cela au vu et au su de tous, mais sans que personne ne tende la main, ne propose une aide. Tout est imagé dans ce roman concis qui en dévoile bien plus qu’il n’y paraît. Fermez-le, rouvrez-le, réfléchissez, prenez le temps, et vous découvrirez ses messages. Un conte saisissant de tout temps !

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