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Le lambeau

Couverture du livre « Le lambeau » de Philippe Lancon aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072689079
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Le 6 janvier 2015, Philippe Lançon assiste à la représentation de La Nuit des Rois de Shakespeare dans un petit théâtre d'Ivry. Il a pris ses billets pour les Etats-Unis où il donnera des cours de littérature à Princeton et rejoindra sa nouvelle compagne. Le lendemain matin, Houellebecq est... Voir plus

Le 6 janvier 2015, Philippe Lançon assiste à la représentation de La Nuit des Rois de Shakespeare dans un petit théâtre d'Ivry. Il a pris ses billets pour les Etats-Unis où il donnera des cours de littérature à Princeton et rejoindra sa nouvelle compagne. Le lendemain matin, Houellebecq est interviewé sur France Inter pour la parution de Soumission ; Lançon, qui a écrit un papier élogieux dans Libé, écoute en faisant sa gymnastique sur un tapis qu'il a rapporté d'Irak en 1991, deux jours avant les bombardements américains. S'il n'était pas rentré, il serait devenu reporter de guerre et non journaliste littéraire.
A la conférence de Charlie Hebdo, tout le monde parle de Houellebecq, puis des banlieues.
Tignous dit que l'Etat les a abandonnées et a fabriqué des islamistes et des délinquants. Bernard Maris s'insurge. Lançon montre un livre de jazz à Cabu, quand les tueurs arrivent.
Philippe Lançon ne cherche pas à expliquer l'attentat. Il écrit sans pathos, sans complaisance pour lui-même, ce qui n'empêche pas l'émotion et la profondeur (sur la mémoire, la perception d'une vie). L'avant et le pendant sont d'une très grande intensité, la scène de l'attaque est extrêmement saisissante. Dans ce livre de survie, Philippe Lançon s'attache à décrire sa vie qui bascule, lui qui, défiguré, reçoit « une blessure de guerre » dans un pays « en paix ».

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Articles (2)

Avis (39)

  • Un livre coup de poing, un témoignage bouleversant, tellement bien écrit, tellement de compassion .
    Je ne connaissais pas l'auteur Philippe lançon, je ne connaissant pas le chroniqueur non plus ., mais ce qui est sur, c'est que j'admire profondément cet homme.
    Je veux découvrit cet auteur .

    Un livre coup de poing, un témoignage bouleversant, tellement bien écrit, tellement de compassion .
    Je ne connaissais pas l'auteur Philippe lançon, je ne connaissant pas le chroniqueur non plus ., mais ce qui est sur, c'est que j'admire profondément cet homme.
    Je veux découvrit cet auteur .

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  • Les mots au service des maux. Une plume magistrale au carrefour du journalisme et de la littérature.

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    Lorsque l’horreur et la violence de l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo se vit de l’intérieur, son auteur n’en oublie aucun détail. La précision avec laquelle Philippe lançon va...
    Voir plus

    Les mots au service des maux. Une plume magistrale au carrefour du journalisme et de la littérature.

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    Lorsque l’horreur et la violence de l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo se vit de l’intérieur, son auteur n’en oublie aucun détail. La précision avec laquelle Philippe lançon va se livrer à cet exercice d’écriture sortie de son contexte professionnel de journaliste (également pour Libération) en nous plongeant au cœur de cette tornade intérieure excelle dans cette capacité de mise à distance et d’analyse de chaque étape de la descente aux enfers et de sa reconstruction ensuite. Une mise en lumière extraordinaire sur l’obscurité de cette période qui va durer des mois, des années, une vie.
    Il écrira ce livre trois ans après les faits mais chacun d’eux est relaté et décortiqué avec cet art de mettre en synergie la méthode et la précision propres au journalisme avec la poésie et la force de la métaphore de celui qui vise à rendre intelligible la compréhension de l’incompréhensible par des images qui parlent à chacun.

    Le 7 janvier 2015, Philippe Lançon aurait pu être ailleurs mais cette scène sans cesse répétée et rejouée dans son esprit de poser son vélo à proximité de l’entrée des locaux de Charlie, de décider de passer à Libé ensuite, sera cruciale dans la distribution du temps et des évènements. Il était donc là quand elles ont débarqué, ces « jambes noires », la seule chose qu’il ait vu des terroristes depuis sa position couchée au sol. Il a en revanche bien eu le temps de voir tout le reste. Ces corps sans vie et disloqués de ses collègues, sanguinolents, disséminés, leur position, un arrêt sur image gravé. On se souvient et se souviendra à jamais des victimes, les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la psychanalyste Elsa Cayat, l'économiste Bernard Maris, le policier Franck Brinsolaro qui assurait la protection de Charb, le correcteur Mustapha Ourrad, Michel Renaud, cofondateur du festival Rendez-vous du carnet de voyage invité pour l'occasion, et Frédéric Boisseau, un agent de la société Sodexo, chargée de la maintenance du bâtiment. Un gardien de la paix, Ahmed Merabet, sera également tué sur le boulevard Richard-Lenoir par l'un des deux criminels, au cours de leur fuite. Douze personnes assassinées et onze blessées, dont quatre grièvement : Philippe Lançon fera partie de la deuxième catégorie et devra faire, lui, avec cette balle qui l’a atteint au dernier tiers du visage, et le traumatisme qui l’entoure. Un fil rouge pour la suite qui l’attend. Enfin un fil, une corde, un rasoir, un bâton, une massue.

    Arrivé en lambeaux et reconstruit petit à petit des lambeaux de lui-même. Le chapitre 15 éponyme du titre de son roman est bien là pour nous le rappeler. Le récit de son passage dans les différents services de l’hôpital Pitié Salpêtrière puis aux Invalides enchainera ses multiples descentes et remontées du bloc chirurgical, la vie en chambre, les bruits de couloir. Et comme un symbole, dans ces voyages entre le premier étage et le sous-sol, les alternances du moral, de la conscience, de l’envie ou de l’anesthésie qui paralyse, des émotions accompagnant les allées et venues de ses amies, amours, membres de la famille, collègues.
    L’observation fine et précise de l’équipe soignante qui évoluera autour de lui, tantôt dans sa dimension purement professionnelle, tantôt dans l’humanité de ses confidences personnelles, traduit une gratitude sans limite à ceux qui étaient là et qui l’ont vu arriver, se relever, retomber parfois, s’accrocher, lâcher, reprendre corps et esprit. A ses gardes du corps aussi.
    Dans ce contexte de huis clos qui évolue doucement vers un retour au « monde d’après » comme il tient à le nommer, les thèmes sont nombreux et fouillés avec une approche à la fois psychologique et pragmatique sans concession, ni avec lui-même, ni avec les autres. Le rapport au temps, à l’être et au devenir, à la douleur, à la conscience de soi dans cet avant-pendant-après, à la solitude, à la mémoire, au silence et à l’utilisation des mots quand un tuyau empêche toute communication verbale, à l’écriture urgente sur une ardoise Velléda donc puis journalistique quand elle est à nouveau de circonstance. Tout est passé au crible avec une précision chronologique hors pair. Et pourtant avec une humilité à faire pâlir les plus orgueilleux, sans jamais laisser gagner la haine ni céder à la tentation de la stigmatisation, bien au contraire. L’optimisme et la relativisation s’affichent comme des alliés précieux et crèvent l’écran de cette toile pourtant bien dense en épreuves et en souffrances. Et avec eux, cet esprit Sartrien qui lui fait écrire page 319 : « C’était la modestie et la gravité de mon état, non sa grandeur, qui devaient me redresser ».

    Il sera beaucoup question de références littéraires lumineuses et d’une diversité éblouissante toujours semées pour éclairer le chemin du récit, de même que la musique en passant par le jazz ou le classique, la peinture aussi. Un vrai feu d’artifice culturel qui là aussi fait briller chaque mot, chaque référence, dans cette traversée nocturne. Et qui se fait ode à l'écriture.

    Je n’ai jamais autant craint de rentrer dans un livre et autant regretté d’en sortir. La curiosité fut plus forte pour atteindre la première étape, les émotions m’ont plusieurs fois assaillie puis submergée en tournant les dernières pages. J’en suis ressortie vivante avec lui, de cette écriture qui empêche de respirer quand il cherche sa propre respiration, qui transmet la douleur au moment où ses multiples greffes de visage l’atteignent et le griffent, qui font battre le cœur plus fort quand il se lève et se relève mentalement puis physiquement, tout doucement. Ce livre est une ascension de montagnes russes qui ne laisse pas indemne mais dont on ressort plus fort et grandi avec lui sans la naïveté toutefois de penser que tout est derrière, que tout est gagné.

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    Citation p. 301, éditions Folio :
    « Je me demande s’il faut avoir vécu ça pour obtenir du monde cette espèce de grâce, débarrassée de tout passif, de tout actif, simplement liée à quelques mouvements, quelques regards, à peine quelques mots. »

    Citation p.364, éditions Folio :
    « J’étais, comme jamais, reconnaissant à mon métier, qui était aussi une manière d’être et finalement de vivre : l’avoir exercé si longtemps me permettait de mettre à distance mes propres peines au moment où j’en avais le plus besoin, et de les changer, comme un alchimiste, en motif de curiosité. »

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  • Philippe Lançon, journaliste à « Libération » et « Charlie Hebdo », a été blessé dans l’attentat du 7 janvier 2015. « Le lambeau » est le récit des mois passés à l’hôpital pour sa reconstruction.

    Un récit très fort qui parlera certainement à tous ceux qui ont vécu un traumatisme.

    A lire si...
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    Philippe Lançon, journaliste à « Libération » et « Charlie Hebdo », a été blessé dans l’attentat du 7 janvier 2015. « Le lambeau » est le récit des mois passés à l’hôpital pour sa reconstruction.

    Un récit très fort qui parlera certainement à tous ceux qui ont vécu un traumatisme.

    A lire si la vie vous échappe.

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  • Le Lambeau.
    Philippe Lançon était présent dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
    Il raconte l’avant, le moment de l’attentat, et surtout l’après. La reconstruction de son visage . Le monde hospitalier. Les soignants . Leur vie . Leurs fragilités. Ses fragilités. J’ai...
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    Le Lambeau.
    Philippe Lançon était présent dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.
    Il raconte l’avant, le moment de l’attentat, et surtout l’après. La reconstruction de son visage . Le monde hospitalier. Les soignants . Leur vie . Leurs fragilités. Ses fragilités. J’ai été marquée par la beauté d’une écriture si riche, pleine de références littéraires, artistiques, musicales. La beauté de l’Art qui nous sauve de tout. Au-delà de la barbarie, pour soigner, panser nos blessures. Et l’Humain bien sûr. L’Art et les relations humaines pour oublier cette solitude ultime que nous inflige la douleur physique, morale, psychologique.

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  • Un livre brillant, intelligent, terriblement lucide et humain.
    Le parcours de reconstruction de Philippe Lançon, rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, terriblement défiguré, qui va subir de multiples interventions chirurgicales et greffes.
    C’est un texte bouleversant sans...
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    Un livre brillant, intelligent, terriblement lucide et humain.
    Le parcours de reconstruction de Philippe Lançon, rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, terriblement défiguré, qui va subir de multiples interventions chirurgicales et greffes.
    C’est un texte bouleversant sans être larmoyant, puissant et sensible.
    Et toujours en écho, un baume, un secours : la littérature et les arts ; les livres lus, les pièces de théâtre qui l’ont marqué, les visites au musée dès qu’il peut marcher un peu et s’évader.
    Bien sûr, il faut s’accrocher pour éviter de se perdre dans le labyrinthe des mots, des références qui sollicitent (ou pas) notre mémoire, c’est aussi une lecture exigeante qui requière de la concentration.
    J’ai franchi cet obstacle et j’ai pris un grand plaisir de lecture et une belle leçon de vie.
    Chapeau Monsieur Lançon !

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  • J'ai écouté le livre audio aux éditions Écoutez lire, Gallimard (2019). 2 CD mp3 (durée : 16h). La voix de Denis Podalydès colle parfaitement au témoignage de Philippe Lançon. Je l’écouterai sans aucun doute une seconde fois pour bien m'imprégner du texte.

    Dans ce livre, Philippe Lançon...
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    J'ai écouté le livre audio aux éditions Écoutez lire, Gallimard (2019). 2 CD mp3 (durée : 16h). La voix de Denis Podalydès colle parfaitement au témoignage de Philippe Lançon. Je l’écouterai sans aucun doute une seconde fois pour bien m'imprégner du texte.

    Dans ce livre, Philippe Lançon raconte avec émotion et sans pudeur sa lente reconstruction (un an d’hôpital, 17 opérations) après avoir survécu aux attentats du 7/01/2015.

    Yann Arthus Bertrand (invité de l’émission « Livres et vous » sur LCP du 23/11/2018 avec Ségolène Royal) a adoré ce livre (il en parle à la fin de l’émission, à la 50e minute). Pour lui c'est son coup de cœur littéraire de l'année 2018. Voici le lien qui permet de revoir l'émission :
    https://www.youtube.com/watch?v=VZZY31BMRjs

    « Le lambeau » est un témoignage saisissant et bouleversant.

    À lire ou à écouter (livre audio) absolument.

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  • Je viens de refermer le bouleversant récit de Philippe Lançon... « Le lambeau ». Drame, choc, chemin douloureux et courageux vers la reconstruction qui ne peut que laisser sans voix....
    Fort, prenant, érudit, ...et bien plus encore....
    Difficile d’en sortir...

    Je viens de refermer le bouleversant récit de Philippe Lançon... « Le lambeau ». Drame, choc, chemin douloureux et courageux vers la reconstruction qui ne peut que laisser sans voix....
    Fort, prenant, érudit, ...et bien plus encore....
    Difficile d’en sortir...

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  • Ce témoignage de Philippe Lançon est une approche de l'intime, au plus près de la victime suite à tragédie de Charlie Hebdo
    L'écrivain nous prouve qu'écrire est la meilleure manière de sortir de soi même et ce livre est une réussite.

    Ce témoignage de Philippe Lançon est une approche de l'intime, au plus près de la victime suite à tragédie de Charlie Hebdo
    L'écrivain nous prouve qu'écrire est la meilleure manière de sortir de soi même et ce livre est une réussite.

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