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La mer noire dans les grands lacs

Couverture du livre « La mer noire dans les grands lacs » de Lulu Annie aux éditions Julliard
  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260054627
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n'a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d'être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son... Voir plus

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n'a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d'être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi. Ce sera le point de départ d'un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l'amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s'adresse cette vibrante histoire d'exil intérieur, de déracinement et de résurrection.
Écrit d'une plume flamboyante, à la fois poétique, intense, épique et musicale, au carrefour des traditions balkaniques et africaines, ce premier roman sur la quête des origines bouleverse par sa profondeur et sa beauté.

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Articles (4)

Avis (20)

  • Plonger dans la lecture de La Mer Noire dans les Grands Lacs, c’est souffrir beaucoup et se désespérer devant tant de méchanceté et de crimes perpétrés par ces êtres que l’on dit humains.
    Annie Lulu, pour son premier roman, affiche un goût exquis pour plusieurs langues, du roumain au kiswahili...
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    Plonger dans la lecture de La Mer Noire dans les Grands Lacs, c’est souffrir beaucoup et se désespérer devant tant de méchanceté et de crimes perpétrés par ces êtres que l’on dit humains.
    Annie Lulu, pour son premier roman, affiche un goût exquis pour plusieurs langues, du roumain au kiswahili ou au lingala, en passant par le français, bien sûr. Elle qui est née à Iași, en Roumanie, d’un père congolais et d’une mère roumaine, exprime beaucoup de son vécu sans hésiter à s’en écarter pour les besoins du roman. C’est émouvant, déconcertant, très intriguant parfois. En tout cas, impossible de rester indifférent.
    L’autrice donne ainsi la parole à Nili Makasi, née aussi à Iași, et qui, enceinte, s’adresse à son fils encore dans son ventre pour lui dire tout son amour et surtout lui parler.
    Nili se trouve à Bukavu, au Congo, et commence à raconter tout ce qu’elle a subi, grandissant auprès d’une mère, Elena, qui ne voulait pas de cet enfant. Nili n’oubliera jamais cette phrase prononcée plusieurs fois par sa mère, entendue pendant son enfance : « J’aurais dû te noyer quand t’es née, j’aurais dû t’écraser avec une brique. » Réjouissant et très encourageant pour cette fille qui va grandir dans la Roumanie du Conducâtor, copain des dictateurs comme le maréchal assassin à la tête du Congo.
    Justement, de ce Congo, ex-Zaïre, sont venus de nombreux étudiants comme Exaucé Makasi Motembe, le plus beau, le plus intelligent qui séduit cette belle jeune fille en première année de lettres à l’université. C’est lui le père de la narratrice qui est donc métisse. Cela lui vaudra quolibets, insultes que sa mère supporte mal et tente d’ignorer.
    Quand la révolution roumaine amène le capitalisme, comme l’écrit Annie Lulu, Exaucé est contraint de rentrer au pays d’où il écrit de nombreuses lettres, d’abord à Elena puis à sa fille. Hélas, cette mère, prof de lettres à l’université, cache tous ces courriers à Nili qui, lorsqu’elle demande « Où est mon papa ? » subit une correction infligée par sa mère.
    Puis, au fil des pages, la narratrice va d’une époque à l’autre, de Iași à Bucarest puis Paris où Nili commence à travailler sur sa thèse. Si elle se sent bien là, rien n’est simple car souffrances, douleurs, pessimisme abondent, ce qui rend ma lecture difficile, voire pénible.
    Obsédée par la recherche de son père, Nili apprend le lingala car elle veut aller au Congo pour tenter de retrouver ce Makasi – mot qui, en lingala, signifie fort, puissant – ce père dont elle ne se souvient pas mais dont elle commence à retrouver des photos et dont elle insère quelques lettres retrouvées.
    Comme des respirations, ces lettres me font le plus grand bien car elles permettent de connaître un peu mieux Exaucé Makasi et surtout commencer à comprendre ce qui s’est passé.
    Allant au bout de sa quête, Nili Makasi abandonne ses études et part pour Kinshasa, ignorant par la même occasion la proposition de sa mère qui lui a trouvé un poste de professeure à l’université de Bucarest.
    Si, à son arrivée sur le sol africain, elle ne reconnaît pas le Kinshasa des vidéos et des clips, elle est par contre très bien accueillie par sa grand-mère, ses tantes, ses oncles, ses cousines, toute la famille rassemblée. Elle retrouve même la chambre de son père, quelques objets familiers avant d’être plongée dans le désastre causé par la colonisation aux conséquences toujours bien réelles.
    C’est un tableau réaliste, trop vrai et terrible que dresse l’autrice dans une écriture qui enfle, grandit, déborde et remue beaucoup. Nili va à Goma où son père est né. Elle est accueillie par Koffi, son oncle, dont la fille, Myiesi, va entraîner Nili dans la lucha, ce mouvement citoyen né à l’est de la République Démocratique du Congo, en 2012.
    C’est là qu’Annie Lulu rend hommage à Luc Nkulula, jeune homme très engagé dans ce mouvement contestataire, réclamant pacifiquement des améliorations dans la vie quotidienne pour tous les Congolais. Hélas, la répression sévère, violente, a des conséquences dramatiques.
    Au passage, Annie Lulu ressort de l’ombre les héros de l’indépendance de plusieurs pays africains : Thomas Sankara au Burkina-Faso, Samora Machel au Mozambique, Kimpa Vita dans ce qui deviendra l’Angola, au XVIIe siècle, Kwame Nkrumah au Ghana, Amilcar Cabral en Guinée-Bissau et au Cap-Vert, et surtout Patrice Emery Lumumba au Congo.
    Dans un glossaire très instructif, en fin d’ouvrage, Annie Lulu précise le sens de nombreux mots cités dans son livre, qu’ils soient empruntés au roumain ou au lingala ou encore au kiswahili, plus de très instructives références historiques. La Mer Noire dans les Grands Lacs qui a reçu le Prix Senghor, le Prix Louis Guilloux 2021 et le prix de la littérature de l’exil tout en étant finaliste du Prix Orange du livre, a été une lecture âpre, déconcertante, mais aussi enthousiasmante par moments.
    Le réalisme de l’autrice est tellement prégnant qu’il en est souvent démoralisant. Aux côtés de Nili Makasi réunissant une partie du vécu d’Annie Lulu, j’ai beaucoup appris et je remercie Babelio ainsi que les éditions Pocket pour cette lecture fondamentalement originale.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • passer des nuits blanches, oui plusieurs nuits car je ne l'ai pas dévoré en un jour ce livre ! pour lire un livre noir, sur une métisse!
    Les nuits car il m'a fallu du temps pour digérer la structure, la colère, lé révolte et l’accalmie qui semble se préparer pour cette jeune Nili, personnage...
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    passer des nuits blanches, oui plusieurs nuits car je ne l'ai pas dévoré en un jour ce livre ! pour lire un livre noir, sur une métisse!
    Les nuits car il m'a fallu du temps pour digérer la structure, la colère, lé révolte et l’accalmie qui semble se préparer pour cette jeune Nili, personnage principale de ce premier livre, sauf si le héros est en fait ce petit garçon qui va naître, au sœur du Congo, loin, très loin du lieu de naissance de sa mère, en Roumanie Ceausescuienne, pile au moment de la révolution qui va faire déguerpir son père Congolais, laissant sa mère seule adolescente enceinte d'une petite métisse dans un pays éminemment raciste.
    Enfance compliquée s'il en est, intellectuelle comme sa mère qui l'élève à la dure, lui infligeant des phrases assassines «  j'aurais du te noyer quand tu es née », ce qu'elle a presque fait !, une éducation élitiste intellectuellement et de dénuement matériel.
    Aucune nouvelle du père.. et c'est pour ça qu'elle le cherche , toute sa vie, ce déserteur ! Et qu'elle ..
    non je ne vous dirai pas, lisez, posez, cherchez, réfléchissez, révoltez-vous avec et contre Nili et les mondes pourris, comme elle dit, interrogez-vous, répondez ou pas ! Bref, passez d la mer noire aux grands lacs, sans trouver des eaux calmes et reposantes dans l’âme torturée des habitants de ces deux contrées très éloignées !

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  • Née d'une mère roumaine et d'un père congolais, Nili s'apprête à accoucher. Elle raconte à son fils qui va naître comment elle est partie à la recherche de son père, ce père qu'elle n'a jamais connu. Persuadée que cet homme est Née d'une mère roumaine et d'un père congolais, Nili s'apprête à...
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    Née d'une mère roumaine et d'un père congolais, Nili s'apprête à accoucher. Elle raconte à son fils qui va naître comment elle est partie à la recherche de son père, ce père qu'elle n'a jamais connu. Persuadée que cet homme est Née d'une mère roumaine et d'un père congolais, Nili s'apprête à accoucher. Elle raconte à son fils qui va naître comment elle est partie à la recherche de son père, ce père qu'elle n'a jamais connu. Persuadée que cet homme est un lâche qu'il l'a abandonnée pour ne pas s'encombrer d'une bouche à nourrir. Jeune fille métisse, toute son enfance elle a subi la haine, le mépris, et même le rejet de sa propre mère. Alors elle entreprend un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines.

    Entrecoupé par des lettres de son père qu'elle n'a jamais reçues, ce récit nous raconte la Roumanie de la fin de règne du sinistre couple Ceausescu et surtout le Congo, la guerre civile, les manifestations, les arrestations, les tortures, les viols, les corps calcinés. Ce roman sur la quête de ses origines est flamboyant porté par une écriture poétique, sensuelle, mais parfois un peu trop lyrique ce qui a rendu sa lecture difficile. C'est un chant d'amour à un père et à un pays.

    Merci infiniment aux Éditions Pocket et à Babelio pour leur confiance.

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  • Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son...
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    Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi.
    Ce sera le point de départ d’un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l’amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s’adresse cette vibrante histoire d’exil intérieur, de déracinement et de résurrection.

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  • Dans un ouvrage fortement auto biographique, Annie Lulu nous immerge dans la problématique de la double identité : une mère roumaine et un père congolais qu’elle n’a pas connu. Charmes et douleurs se déclinent dans ces mélanges de races, de couleurs et de pays. Ses deux parents n’ont qu’un seul...
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    Dans un ouvrage fortement auto biographique, Annie Lulu nous immerge dans la problématique de la double identité : une mère roumaine et un père congolais qu’elle n’a pas connu. Charmes et douleurs se déclinent dans ces mélanges de races, de couleurs et de pays. Ses deux parents n’ont qu’un seul point commun, l’érudition, noyée entre la beauté maternelle et le révolutionnaire congolais.
    L’auteure s’adresse à son futur fils qu’elle porte et élèvera sans père. Chaque page est la découverte d’une tradition roumaine ou d’une coutume congolaise. Point d’opposition entre ces deux pôles mais un enrichissement mutuel pour décrire les mauvais et les meilleurs de chacun.
    Anne ne réussira pas à devenir une vraie congolaise. Mais ses ADN héréditaires font d’elle une femme debout.
    Le blues des Carpates et le spleen africain s’effacent devant la belle tradition de la transmission où toute naissance se nourrit toujours de ses ancêtres et poursuit son chemin avant de devenir ancêtre à son tour.
    Annie Lulu est une belle découverte avec ce beau premier roman. Son style brillant et poétique illustré par la nature, atténue le racisme pathologique, les épisodes parfois dramatiques de la condition féminine africaine sous fond de colonisateurs d’hier ou d’aujourd’hui.
    Résolument tournée vers le futur, Annie Lulu a l’immense mérite de faire grandir le lecteur face à ses préjugés sur les cultures européennes et africaines.

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  • L’incipit de ce roman vous lacère :
    « J’aurais dû te noyer quand t’es née, j’aurais dû t’écraser avec une brique. »
    C’est ce qu’entend Nili de la part de sa mère.
    Nili est métisse, née d’une mère roumaine et d’un père congolais disparu après sa naissance.
    Elle est en quête de ses origines,...
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    L’incipit de ce roman vous lacère :
    « J’aurais dû te noyer quand t’es née, j’aurais dû t’écraser avec une brique. »
    C’est ce qu’entend Nili de la part de sa mère.
    Nili est métisse, née d’une mère roumaine et d’un père congolais disparu après sa naissance.
    Elle est en quête de ses origines, et ses mots horribles reviennent comme un boomerang, alors qu’elle s’apprête à donner la vie.
    Pour le fils qu’elle attend, elle va tirer chaque fil de sa jeune vie pour comprendre ses origines.
    Mais il faut recontextualiser, en Roumanie début 1989 quand Ceausescu faisait régner la terreur, officialiser un couple mixte c’était le parcours du combattant.
    Les pressions étaient nombreuses et violentes pour que les femmes enceintes abandonnent leur enfant. Un couple mixte dans un pays qui a vécu le pogrom de Lasi pas simple à imposer.
    Helena Abramovici a fait un enfant avec Exaucé Makasi Motembe, une Roumaine et un Congolais et cela donne la petite Nili.
    Enfant Héléna protégeait sa fille du racisme avec les moyens du bord, cela donne à sourire à la lecture et pourtant ce n’est pas drôle.
    Nili grandit, s’émancipe et est fière de ses origines congolaises. Elle cherche son père désespérément.
    Sa mère lui a donné la seule arme valable à ses yeux : les études.
    Etudier pour être libre.
    « Alors elle m’a offert la chose la plus précieuse qu’elle avait, ce à quoi elle attachait le plus de valeur et qui pouvait ouvrir la seule porte possible pour une fille comme moi à cette époque, des bouquins. »
    Nili fera ses études à Paris avec les difficultés que l’on imagine.
    Elle finira par aller à Kinshasa découvrir le pays tant rêvé de son père.
    C’est une véritable rencontre qu’elle nous narre avec émotion, émerveillement et réalisme. Elle embrasse ce pays et cette famille qui l’accueille à bras ouverts.
    « J’étais à la maison, j’arpentais la cour entre le manguier et l’avocatier à chaque extrémité du terrain. La petite chevrette de ma grand-mère me suivait partout, La joie, ma fille, la joie ! J’avais le tournis du jus de vie que mes yeux ne cessaient de boire. La nuit allait venir avec a griserie de ne plus dormir maintenant que j’avais les yeux ouverts, je me suis dit : Je ne les fermerai plus. »
    Une écriture à la fois crue et poétique avec un mouvement de ressac.
    Ce retour brutal des souvenirs sur eux-mêmes lorsqu’ils se heurtent à la quête des origines.
    Il y a également une grande musicalité de type polyphonique qui serait éparpillé comme un puzzle et qui au fil du récit trouve forme et sens.
    La lecture y imprime naturellement mouvement du cops, battement des mains, le son des voix et du djembé mêlés.
    En refermant le livre, je m’aperçois que je n’ai pas lu mais écouté cette voix magnifique qui dit le déracinement et en même remps la réappropriation de son être profond.
    Un premier roman extraordinaire par la forme et le fond et cette écriture singulière qui se plie à cette quête, c’est à la fois totalement écrit et d’une oralité qui fait penser aux conteurs d’histoires et cette transmission par l’oralité.
    ©Chantal Lafon

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  • Ce livre est l’un des cinq de la sélection finale du prix orange des lecteurs 2021.Nili naît en Roumanie en 1990, sa mère Elena, roumaine, intellectuelle est professeure d’université et son père, Exaucé Makasi Motembe est un étudiant congolais, activiste politique qui ne tarde pas à rentrer dans...
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    Ce livre est l’un des cinq de la sélection finale du prix orange des lecteurs 2021.Nili naît en Roumanie en 1990, sa mère Elena, roumaine, intellectuelle est professeure d’université et son père, Exaucé Makasi Motembe est un étudiant congolais, activiste politique qui ne tarde pas à rentrer dans son pays. Sa naissance accidentelle a comblé son père et beaucoup moins sa mère qui l’a néanmoins élevée avec un amour minimum et une éducation exigeante souhaitant lui faire reproduire sa carrière universitaire. Le besoin de retrouver son père la conduit vers Kinshasa où elle retrouve sa grand-mère, mais pas son père qui est décédé. Elle est enceinte et raconte sa vie en s’adressant à son fils à naître en lui faisant découvrir la quête de ses origines. Ce premier roman, d’une grande beauté raconte aussi la dictature de Ceausescu, les luttes fratricides et les espoirs déçus des jeunes congolais. Les confidences de Nili faites à son fils lui enseignent une richesse du métissage qui n’est pas encore partagée par tout le monde !

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