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François Perroux - Economie, pouvoir et stratégie

Couverture du livre « François Perroux - Economie, pouvoir et stratégie » de Christophe Cariou aux éditions Management Et Societe
Résumé:

François Perroux (1903-1987), qualifié par P. Drouin de « Claudel de l´économie », fut sans doute, à la fois, « l´économiste français le plus renommé, le plus fécond et le plus singulier de notre siècle » (Le Monde, 4 juin 1987). Le plus fécond par la dimension phénoménale de son oeuvre (voir... Voir plus

François Perroux (1903-1987), qualifié par P. Drouin de « Claudel de l´économie », fut sans doute, à la fois, « l´économiste français le plus renommé, le plus fécond et le plus singulier de notre siècle » (Le Monde, 4 juin 1987). Le plus fécond par la dimension phénoménale de son oeuvre (voir encadré) ; le plus renommé non seulement par la diffusion de sa pensée auprès de ses pairs mais aussi par sa présence dans les instances officielles : dès 1945, François Perroux a ainsi joué un rôle majeur pour la compréhension de la planification à la française, pour l´introduction des techniques quantitatives et de la comptabilité nationale et, finalement, pour le renouvellement de la pensée économique en France ; le plus singulier, enfin, du fait de l´autonomie de sa pensée par rapport aux courants dominants de l´analyse économique (Savall, 2005), rejetant aussi bien l´équilibre walrasoparétien de l´approche néoclassique que le matérialisme marxiste. Soucieux de proposer une alternative cohérente à la théorie des marchés, le projet de Perroux est ambitieux : la construction d´un cadre analytique plus à même d´appréhender la réalité dans toute sa richesse, de manière à développer un jeu de propositions politiques adaptées. Pour ce faire, ses réflexions « sont le produit d´une observation aiguë de la réalité contemporaine (...) ; toute l´oeuvre de Perroux tend à livrer cette leçon essentielle que seule une bonne connaissance des faits permet de produire une théorie satisfaisante tout autant que cette théorie est indispensable à la maîtrise de la connaissance des faits » (De Bernis, 1978, p. 124).

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