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Black blues en Lorraine

Couverture du livre « Black blues en Lorraine » de Patrick-Serge Boutsindi aux éditions Gerard Louis
Résumé:

Puis, un jour, il n'y eut plus qu'un seul projet qui compta : quitter Brazzaville et cette Afrique sans avenir.
Vue comme un Eldorado : La France. L'envie d'y aller «faire des études» et, un jour peut-être, montrer à sa famille et à ses amis restés au pays que lui, Boukaka, a réussi à devenir... Voir plus

Puis, un jour, il n'y eut plus qu'un seul projet qui compta : quitter Brazzaville et cette Afrique sans avenir.
Vue comme un Eldorado : La France. L'envie d'y aller «faire des études» et, un jour peut-être, montrer à sa famille et à ses amis restés au pays que lui, Boukaka, a réussi à devenir quelqu'un.
Visa en poche, obtenu de l'ambassadeur en souvenir de son père qui avait «fait la Deuxième Guerre mondiale», le jeune congolais débarque à Paris, puis arrive en terrain conquis à Metz, en Lorraine.
Mais là, surtout là, il y a la loi et des règles. Personne n'y est attendu et encore moins «des personnes de couleur issus de l'immigration»...
Extrait :«Le soleil déclinait peu à peu dans le ciel, en dissipant ses rayons. Les nuages de chaque côté ne cessaient de se déplacer ; l'ombre de la nuit se dessinait maintenant à l'horizon où la lune dans ses habitudes naturelles prenait tout doucement position.
La ville de Brazzaville retrouvait, en toute fin de journée, un temps plutôt clément. C'était l'instant que choisissaient les jeunes Premiers pour envahir les buvettes et les bars de la capitale. Boukaka, traînant ses pieds dans les artères de la rue Itoumbi, était désespéré. Tout ce qui lui traversait l'esprit donnait à son coeur des envies de bondir. La tristesse se lisait sur son visage. Ses yeux étaient devenus pâles, sans expression. La déception avait fini par le vaincre. Le refus de l'ambassade de France de lui octroyer un visa lui permettant d'aller en France, détruisait l'ensemble de ses espoirs. .»

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