Valeria Luiselli

Valeria Luiselli
Née à Mexico en 1983, Valeria Luiselli termine un doctorat de littérature comparée à l'université Columbia de New York. Elle écrit pour des journaux mexicains et américains (New York Times et Reforma). Son premier ouvrage, Papeles falsos, recueil d'essais et de récits publié en 2010 et inédit en ... Voir plus
Née à Mexico en 1983, Valeria Luiselli termine un doctorat de littérature comparée à l'université Columbia de New York. Elle écrit pour des journaux mexicains et américains (New York Times et Reforma). Son premier ouvrage, Papeles falsos, recueil d'essais et de récits publié en 2010 et inédit en français, lui a valu une reconnaissance immédiate. Des êtres sans gravité, déjà publié au Royaume-Uni par Granta, est en cours de traduction dans une dizaine de langues. Elle est probablement l'écrivain le plus prometteur des lettres mexicaines contemporaines.

Avis (4)

  • Couverture du livre « L'histoire de mes dents » de Valeria Luiselli aux éditions Editions De L'olivier

    Célia Glosable sur L'histoire de mes dents de Valeria Luiselli

    Avis de la page 50 :

    Je suis doucement déstabilisée. J'accroche bien à l'histoire que narre Gustavo Sanchez Sanchez, dit « Grandroute », habile orateur nous racontant comment il est venu à exercer le métier de commissaire-priseur. L'écriture est travaillée et le loufoque point quasiment à...
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    Avis de la page 50 :

    Je suis doucement déstabilisée. J'accroche bien à l'histoire que narre Gustavo Sanchez Sanchez, dit « Grandroute », habile orateur nous racontant comment il est venu à exercer le métier de commissaire-priseur. L'écriture est travaillée et le loufoque point quasiment à chaque page.
    Je ne sais pas du tout où veut nous mener l'auteure : simple histoire de vie ?, récit d'une arnaque ?, roman absurde ?, éloge de la rhétorique ? A découvrir...

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    La chronique complète :

    Gustavo Sanchez Sanchez, dit « Grandroute », habile orateur nous raconte comment il est venu à exercer le métier de commissaire-priseur, et, son « grand œuvre », la vente aux enchères de ses dents, véritable morceau de bravoure et ode à la rhétorique.

    Le récit est foisonnant. J'ai bien apprécié les premiers chapitres, ainsi que la scène de la vente aux enchères. Ensuite, tout ce fourmillement a émoussé mon intérêt et m'a peu à peu faite décrocher. Jusqu'au dernier chapitre qui donne un nouvel élan et permet un autre regard sur l'ensemble du récit.
    J'ai cependant trouvé le personnage de Grandroute particulièrement sympathique. Son atypisme, ses mésaventures successives et son incroyable propension à rebondir en font un pur anti-héros. J'ai aussi aimé la qualité de l'écriture, le travail ciselé que Valeria Luiselli fait avec le langage.
    Même si je reconnais que le récit est solidement et intelligemment bâti, j'ai, par contre, été en manque d'une réelle histoire. Dans la seconde partie du livre, les références écrasent les petites péripéties, et font que cet habile mélange de réalisme et d'absurde, d'humour et de désespoir, emporte beaucoup moins.
    Mon ressenti de lectrice est ainsi mitigé : un fort attrait pour la première partie, mais un ennui certain dans la seconde.

  • Couverture du livre « L'histoire de mes dents » de Valeria Luiselli aux éditions Editions De L'olivier

    Lucille Prost sur L'histoire de mes dents de Valeria Luiselli

    Avis de la page 50 #ExploLecteurs #RL2017

    Un livre pour le moment étrange, narré à la première personne. Notre héros est surnommé Grandroute, et selon ses dires, il est le meilleur commissaire-priseur du monde. Dans les cinquante premières pages de son histoire (soit un tiers du livre), il...
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    Avis de la page 50 #ExploLecteurs #RL2017

    Un livre pour le moment étrange, narré à la première personne. Notre héros est surnommé Grandroute, et selon ses dires, il est le meilleur commissaire-priseur du monde. Dans les cinquante premières pages de son histoire (soit un tiers du livre), il nous explique son parcours et sa formation pour exercer sa profession. Le tout, toujours, en plaçant le mot « dent » à chaque occasion, présentant par la même occasion son intérêt pour celles-ci. Nous laissons d'ailleurs Grandroute à la page 50 concentré, prêt à réaliser une grosse vente aux enchères sur un lot de dents qui ont prétendument appartenu à des grands de ce monde.
    Même si nombre de choses demeurent sibyllines et que la présentation du livre est originale (figures de styles qui servent le découpage des chapitres, citations et caractères asiatiques dans la suite de la mise en page), la vie de Grandroute est curieuse et intéressante. Je ne m'avance guère plus, attendant de voir où son don pour faire croire aux foules que n'importe pré-molaire venue ait un jour logée dans la bouche d'un célèbre philosophe antique ou dans celle d'une star hollywodienne va mener notre héros de commissaire-priseur !

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    Ma chronique complète #RL2017

    Quel livre étrange ! Exercice de style, essai déguisé qui porte une réflexion sur la valeur qu’on accorde aux choses… Un lecteur peu averti s’y perdra vite ! Malheureusement, ce fut mon cas.

    Reprenons depuis le début. Notre narrateur est surnommé Grandroute, et selon ses dires, il est le meilleur commissaire-priseur du monde. De son « je », il nous raconte son histoire qui « commence par le Commencement, vient ensuite le Milieu, puis la Fin ». Le Commencement, ce sont des anecdotes de son enfance, de son mariage raté avec Flaca et de sa formation de commissaire-priseur auprès d’un maître japonais. Si le ton est déstabilisant – direct et cynique – l’histoire demeure cependant linéaire jusqu’à ce que Grandroute s’apprête à réaliser son plus gros coup : se faire retirer toutes ses dents pour les mettre aux enchères en faisant croire qu’elles appartiennent à différentes figures historiques, allant de Montaigne à Virginia Woolf.
    Nous sommes alors au premier tiers du roman. Si je trouvais l’histoire perchée à ce moment-là, rien ne me préparait à la suite. Grandroute va se retrouver acheté par son propre fils qu’il n’a jamais réellement connu, celui-ci ayant été gardé par son ex-femme à leur séparation. Et à partir de ce moment-là, l’histoire est complètement décousue. Voguant d’hallucinations en devinettes, Grandroute continue d’exercer son art de commissaire-priseur, même s’il ne possède plus rien. Son verbe lui permet de vendre n’importe quoi, pourvu que son histoire soit convaincante.
    Quel livre étrange, je le repète. Grandroute est atypique, distant et désabusé, il est difficile de s’attacher à lui. Ses préoccupations ne m’ont pas touchées et son histoire se perd tellement en exercice de style qu’il est ardu de suivre. Seul le dernier chapitre, narré par un personnage extérieur, semble nous apporter des éclaircissements sur son histoire, ainsi que la postface. Celle-ci nous indique que ce texte était au départ une commande pour une exposition et a fini par devenir une réflexion sur, je cite : « comment les objets d’art acquièrent de la valeur non seulement sur le marché spécialisé de la consommation d’art mais aussi en dehors de ses limites (plus ou moins) bien définies ? […] Comment le discours […] modifi[e] la façon dont nous percevons l’œuvre d’art et le texte littéraire ? ». C’est donc seulement dans les dernières pages que l’on comprend en fait que tout ce livre est un essai-roman et non pas une simple fiction. Dommage de n’avoir pas avoir eu cette information dès le début ! Ma lecture en aurait été plus facile…

    En bref, voilà un livre original, déroutant et plein de dents. Son absurdité ne m’a pas convaincue, mais je pense que cette histoire pourrait séduire des lecteurs voulant s’interroger sur le pouvoir des paroles, des histoires et de l’art en général.

  • Couverture du livre « L'histoire de mes dents » de Valeria Luiselli aux éditions Editions De L'olivier

    Virginie Vertigo sur L'histoire de mes dents de Valeria Luiselli

    L'vis de la page 50 :

    Comment un homme banal, Gustavo Sánchez Sánchez dit « Grandroute », devient commissaire-priseur et se décide à vendre ses propres dents comme étant celles de personnes célèbres ? Tel est le début de ce roman de Valeria Luiselli qui pour le moment m’apparaît comme une...
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    L'vis de la page 50 :

    Comment un homme banal, Gustavo Sánchez Sánchez dit « Grandroute », devient commissaire-priseur et se décide à vendre ses propres dents comme étant celles de personnes célèbres ? Tel est le début de ce roman de Valeria Luiselli qui pour le moment m’apparaît comme une sorte d’ovni littéraire. C’est très original, plutôt bien écrit et je me demande où cette histoire rocambolesque va m’emmener et si la supercherie va être révélée au grand public. Affaire à suivre avec plaisir.

    L'avis définitif :

    Ce court roman est inclassable, difficile à décrire et à résumer tellement il joue sur le nonsense, l’absurde. Cet ovni littéraire est l’œuvre d’une Mexicaine vivant aux USA. Le livre est traduit de l’anglais par Nicolas Richard mais la version américaine était déjà une traduction de l’espagnol par Christina MacSweeney. Cette dernière a d’ailleurs rajouté un septième livre dans ce roman : « La Chronologique ».
    Cette miscellanée a été conçue à partir d’une sorte de « roman-feuilleton » destinée aux ouvriers de l’usine de jus de fruit Jumex, dans la banlieue de Mexico. Il est une tradition en effet au Mexique de faire la lecture aux ouvriers pendant leur travail.
    Le héros est Gustavo Sánchez Sánchez dit « Grandroute ». Né avec une dentition prénatale congénitale (il avait quatre dents dans la bouche), cet homme banal, d’abord ouvrier dans une usine de jus de fruits et marié à une femme qu’il n’aime pas, se décide à faire des dents son fonds de commerce. Il finit par se libérer de ce métier, de sa femme et devient commissaire-priseur. Il monte des ventes aux enchères « hyperboliques » où il vend ses propres dents comme étant celles de célébrités. Malheureusement ce petit jeu se retourne contre lui quand il retrouve son fils Siddharta, des années après son divorce, pendant une vente : ce dernier souhaite… l’acheter en entier !
    Ce roman rocambolesque peut dérouter au départ – cela a été mon cas – mais si on se laisse porter par toutes les péripéties farfelues et absurdes, on peut passer un très bon moment de lecture. L’alternance de récits, de photos, de chronologies et de citations japonaises fait de cet ouvrage un livre original, enlevé même si je ne suis pas sûre d’avoir saisi toutes les subtilités et intentions de l’auteur. Un livre que je vous recommande juste pour vous distraire à condition de ne pas trop en attendre.

  • Couverture du livre « L'histoire de mes dents » de Valeria Luiselli aux éditions Editions De L'olivier

    Lorena Magdalena Scully sur L'histoire de mes dents de Valeria Luiselli

    Chronique ExploLecteur :

    Comme j'aime les ouvrages atypiques, celui-ci m'a particulièrement plu. Et ce qui est encore mieux, c'est que c'est à la fois l'histoire ET le style de l'écrivain qui sont originaux! Dès les premières pages, je me suis sentie embarquée tambour battant, de manière...
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    Chronique ExploLecteur :

    Comme j'aime les ouvrages atypiques, celui-ci m'a particulièrement plu. Et ce qui est encore mieux, c'est que c'est à la fois l'histoire ET le style de l'écrivain qui sont originaux! Dès les premières pages, je me suis sentie embarquée tambour battant, de manière pétillante et intelligente, marrante et subtile, en bref j'ai été séduite au premier regard! Le rythme est soutenu et ne laisse pas de répit! Du côté de l'histoire, on suit un personnage principal, "le meilleur commissaire-priseur du monde", lancé dans une fuite en avant vers le profit, guidé par la recherche du meilleur moyen d'extorquer encore plus d'argent à ses clients, avec le plus de panache possible. Une idée saugrenue concernant ses dents, alliée au pouvoir de l'hyperbole, va l'entraîner dans une situation imprévue. Très tôt dans le roman, l'absurde s'invite dans tous les interstices, il faut l'accepter, sous peine de passer à côté du livre! Le chapitre final donne le sens à l'ensemble, et éclaire les errances hyperboliques précédentes. Il est vrai que les longues diatribes farfelues du personnage principal me sont apparues lassantes à un moment du récit, mais il faut passer l'étape car l'auteure sait mener sa barque et la chute vaut le détour! J'ai beaucoup aimé le travail de l'écrivaine, qui sait dépasser l'histoire qu'elle raconte, et sait manipuler son récit comme une œuvre plastique et malléable. Une histoire qui fait également réfléchir sur les objets et le sens qu'on leur donne, sur la variabilité de nos perceptions, sur l'importance du contexte et sur les possibilités infinies des interprétations des uns et des autres... A découvrir!

    ExploLecteur : L'avis de la page 50

    J'adore, j'adore, j'adore!! Quelle plume alerte et vive! L'histoire est menée tambour battant et c'est avec bien du mal que je pose le livre de côté pour rédiger ces quelques lignes! C'est enlevé, inspiré, ça mélange joyeusement réflexions profondes et futilités improbables. Il est question de dents, mais ne parle t-on pas plutôt d'autre(s) chose(s)? C'est fantaisiste, mais dans l'excellent sens du terme. J'y retourne!

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