Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Toni Morrison

Toni Morrison
Toni Morrison est née en 1931 à Lorain (Ohio) dans une famille ouvrière de quatre enfants. Après des études de lettres et une thèse sur le thème du suicide dans l'oeuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, elle fait une carrière de professeur aux universités de Texas Southern, Howard, Yale ... Voir plus
Toni Morrison est née en 1931 à Lorain (Ohio) dans une famille ouvrière de quatre enfants. Après des études de lettres et une thèse sur le thème du suicide dans l'oeuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, elle fait une carrière de professeur aux universités de Texas Southern, Howard, Yale et Princeton. Après avoir travaillé comme éditrice chez Random House, elle obtient en 1988 le prix Pulitzer avec Beloved. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1993. Aujourd'hui retraitée de l'université, Toni Morrison a toujours eu le souci de s'entourer d'artistes contemporains - musiciens, plasticiens, metteurs en scène - avec qui elle a régulièrement collaboré. En septembre 2011, elle a ainsi présenté l'adaptation de son Desdemona par Peter Sellars au théâtre des Amandiers de Nanterre.

Articles en lien avec Toni Morrison (5)

Avis sur cet auteur (63)

  • add_box
    Couverture du livre « Beloved » de Toni Morrison aux éditions 10/18

    Les Lectures de Cannetille sur Beloved de Toni Morrison

    1873, Cincinnati dans l’Ohio. Sethe vit avec sa fille, Denver, dans une maison habitée par un fantôme malveillant. Cela fait dix-huit ans, l’âge de Denver, que les deux femmes se sont installées en ces lieux, depuis que Sethe, alors enceinte, a réussi à fuir la plantation où elle était esclave....
    Voir plus

    1873, Cincinnati dans l’Ohio. Sethe vit avec sa fille, Denver, dans une maison habitée par un fantôme malveillant. Cela fait dix-huit ans, l’âge de Denver, que les deux femmes se sont installées en ces lieux, depuis que Sethe, alors enceinte, a réussi à fuir la plantation où elle était esclave. En 1855, elle avait fini par rejoindre sa belle-mère, rachetée par son fils, et ses trois autres enfants, également évadés, dans cette maison située en « zone libre ». Retrouvée par les fermiers blancs, Sethe avait alors commis l’irréparable : pour lui éviter l’asservissement, elle avait égorgé une de ses filles, Denver et ses deux frères échappant de peu au massacre. Un jour, se présente chez Sethe et Denver une jeune fille dont le prénom Beloved correspond à la seule inscription figurant sur la tombe de l’enfant tuée…

    Couronné par le prix Pulitzer en 1988, adapté au cinéma, ce roman est considéré comme l’une des meilleures œuvres de fiction américaine. Son histoire est inspirée d’un personnage et de faits réels. A partir de l’acte désespéré d’une femme, devenue infanticide pour épargner l’esclavage à sa fille, Toni Morrison a créé un récit littéralement habité par l’ombre de toutes les victimes de la traite négrière. Au travers du fantôme qui vient hanter Sethe, et tout au long des retours dans le passé éclairant les conditions de vie de cette femme et des siens, se dessine peu à peu la réalité crue de l’esclavage aux Etats-Unis, ainsi que les profonds traumatismes que son abolition n’a pas estompés. Traités comme du bétail juste bon au travail et à la reproduction, privés de vie affective et familiale, ces êtres niés dans leur humanité ne se sont pas retrouvés libres par la simple fin de l’esclavage. Alors que, par ailleurs, la chasse aux noirs, les meurtres et les persécutions n’étaient pas prêts de disparaître, restait encore à tous les anciens esclaves à se réapproprier « la propriété de ce moi libéré », et à parvenir à vivre avec les terribles fantômes d’un passé qui n’en finissait pas de les torturer.

    Procédant par de curieux bonds et détours au gré de la résurgence tronquée et déformée des souvenirs de Sethe, laissant au lecteur le soin de reconstituer la réalité présente et passée au travers des perceptions, des croyances et des émotions des personnages, le récit tout en ellipses et non-dits repose sur une construction et un style souvent déconcertants par ce qu’ils semblent comporter de désordre et d’irrationalité. Tourbillon tumultueux où le fantastique gothique reflète l’état de confusion d’une Sethe en train de glisser dans la folie, le texte exige du lecteur qu’il devine lui-même l’au-delà des représentations dans lesquelles les personnages se retrouvent englués.

    Le résultat de cette écriture singulière et exigeante est un puissant cri de douleur, où résonnent toute la violence et l’aliénation à jamais gravées par l’esclavage dans la construction de l’identité noire américaine. Un classique de la littérature, qui mérite largement l’effort d’une lecture souvent désarçonnante.

  • add_box
    Couverture du livre « Home » de Toni Morrison aux éditions 10/18

    Hélène Pouliquen sur Home de Toni Morrison

    Le périple d’un jeune soldat noir, revenu de la guerre de Corée, qui va porter secours à sa jeune sœur en Géorgie. Un double voyage, à travers l’Amérique ségrégationniste des années 50 et aux confins de ses pensées tourmentées. Les allers-retours du récit entre son parcours, son passé et ses...
    Voir plus

    Le périple d’un jeune soldat noir, revenu de la guerre de Corée, qui va porter secours à sa jeune sœur en Géorgie. Un double voyage, à travers l’Amérique ségrégationniste des années 50 et aux confins de ses pensées tourmentées. Les allers-retours du récit entre son parcours, son passé et ses réflexions sont parfois déroutants et demandent un peu d’attention. Mais les mots, emprunts de tristesse, de grâce et de violence, sont prenants. Une forme de poésie au service de la mémoire.

  • add_box
    Couverture du livre « Beloved » de Toni Morrison aux éditions 10/18

    Miss K Paris sur Beloved de Toni Morrison

    De Toni Morrison, j’avais déjà lu et beaucoup apprécié Délivrances et Home.
    Là, ce fut toute autre chose ! Malgré l’intérêt du récit, la condition des esclaves à la fin du XIX° siècle, leur émancipation et pour certains leur affranchissement, je n’ai pas réussi à accrocher. La lecture fut...
    Voir plus

    De Toni Morrison, j’avais déjà lu et beaucoup apprécié Délivrances et Home.
    Là, ce fut toute autre chose ! Malgré l’intérêt du récit, la condition des esclaves à la fin du XIX° siècle, leur émancipation et pour certains leur affranchissement, je n’ai pas réussi à accrocher. La lecture fut laborieuse, je me suis perdue dans le temps, les lieux et parfois même les personnages, malgré les allers-retours entre les paragraphes voire les chapitres pour tenter de comprendre.
    D’ailleurs j’abandonne (p. 223 sur 379). Peut-être en reprendrais-je la lecture un jour car la dénonciation des horreurs commises durant ces années est malgré tout d’une force et d’une humanité incroyables. L’écriture, comme souvent avec cette auteure américaine, est pourtant magnifique et poétique mais cette fois, cela n’aura pas suffi ! Alors oui cela peut paraître étrange d’apprécier l’écriture et, dans le même temps, de la trouver suffisamment ardue pour qu’elle nous échappe et nous pousse à fermer le livre.
    Étonnant sentiment !

  • add_box
    Couverture du livre « Un don » de Toni Morrison aux éditions 10/18

    Delphine de Du calme Lucette sur Un don de Toni Morrison

    Par sa thématique, ce roman m’intéressait beaucoup. Mais nous allons voir que tout ne s’est pas passé comme prévu…

    Si vous me suivez depuis quelque temps, vous n’ignorez pas que la ségrégation raciale ne me laisse pas indifférente (c’est peu de le dire !). J’ai déjà lu quelques livres à ce...
    Voir plus

    Par sa thématique, ce roman m’intéressait beaucoup. Mais nous allons voir que tout ne s’est pas passé comme prévu…

    Si vous me suivez depuis quelque temps, vous n’ignorez pas que la ségrégation raciale ne me laisse pas indifférente (c’est peu de le dire !). J’ai déjà lu quelques livres à ce sujet et je suis toujours transportée, passionnée, indignée par tant d’injustice, mais aussi de rébellion parfois. C’est toujours un tourbillon d’émotions. Bref, j’ai abordé cette lecture avec envie et enthousiasme. De plus, j’avais hâte de découvrir l’écriture de Toni Morrison (enfin).

    Malheureusement, j’ai rapidement été perdue dans la polyphonie du roman. Je dois avouer que ce texte nécessite concentration pour en comprendre chaque détail. Le style est particulier. J’ai eu comme une sensation de brouillon. J’ai peiné à m’y retrouver et par conséquent mon intérêt pour cette histoire a faibli chapitre après chapitre. Toutefois, quelques passages étaient attrayants et m’ont permis de terminer ma lecture. Mais globalement, je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce récit et j’en suis désolée. Je ne m’épancherai pas davantage, il me semble que ce n’est pas nécessaire…

    Je ne suis jamais trop sévère dans mes critiques, comprenant que le travail d’écriture demande beaucoup à ses auteurs. Mais je me dois d’être sincère et lorsque cela ne colle pas, je le dis… Malgré tout, ceci n’est que mon avis personnel, et peut-être que pour vous, il en sera tout autrement. N’hésitez d’ailleurs pas à me donner votre avis sur Un don en commentaire, si vous aussi l’avez lu.

    Je possède également Beloved et Love de l’auteure, j’espère sincèrement que ces deux romans me réconcilieront avec son écriture. Les doigts sont croisés !

    Sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2020/07/28/lecture-un-don-de-toni-morrison/