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Beloved

Couverture du livre « Beloved » de Toni Morrison aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264047960
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Inspiré d'un fait-divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l'amour et de la liberté, a tué l'enfant qu'elle chérissait pour ne pas la voir vivre l'expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus... Voir plus

Inspiré d'un fait-divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l'amour et de la liberté, a tué l'enfant qu'elle chérissait pour ne pas la voir vivre l'expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés.

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Avis (15)

  • 1873, Cincinnati dans l’Ohio. Sethe vit avec sa fille, Denver, dans une maison habitée par un fantôme malveillant. Cela fait dix-huit ans, l’âge de Denver, que les deux femmes se sont installées en ces lieux, depuis que Sethe, alors enceinte, a réussi à fuir la plantation où elle était esclave....
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    1873, Cincinnati dans l’Ohio. Sethe vit avec sa fille, Denver, dans une maison habitée par un fantôme malveillant. Cela fait dix-huit ans, l’âge de Denver, que les deux femmes se sont installées en ces lieux, depuis que Sethe, alors enceinte, a réussi à fuir la plantation où elle était esclave. En 1855, elle avait fini par rejoindre sa belle-mère, rachetée par son fils, et ses trois autres enfants, également évadés, dans cette maison située en « zone libre ». Retrouvée par les fermiers blancs, Sethe avait alors commis l’irréparable : pour lui éviter l’asservissement, elle avait égorgé une de ses filles, Denver et ses deux frères échappant de peu au massacre. Un jour, se présente chez Sethe et Denver une jeune fille dont le prénom Beloved correspond à la seule inscription figurant sur la tombe de l’enfant tuée…

    Couronné par le prix Pulitzer en 1988, adapté au cinéma, ce roman est considéré comme l’une des meilleures œuvres de fiction américaine. Son histoire est inspirée d’un personnage et de faits réels. A partir de l’acte désespéré d’une femme, devenue infanticide pour épargner l’esclavage à sa fille, Toni Morrison a créé un récit littéralement habité par l’ombre de toutes les victimes de la traite négrière. Au travers du fantôme qui vient hanter Sethe, et tout au long des retours dans le passé éclairant les conditions de vie de cette femme et des siens, se dessine peu à peu la réalité crue de l’esclavage aux Etats-Unis, ainsi que les profonds traumatismes que son abolition n’a pas estompés. Traités comme du bétail juste bon au travail et à la reproduction, privés de vie affective et familiale, ces êtres niés dans leur humanité ne se sont pas retrouvés libres par la simple fin de l’esclavage. Alors que, par ailleurs, la chasse aux noirs, les meurtres et les persécutions n’étaient pas prêts de disparaître, restait encore à tous les anciens esclaves à se réapproprier « la propriété de ce moi libéré », et à parvenir à vivre avec les terribles fantômes d’un passé qui n’en finissait pas de les torturer.

    Procédant par de curieux bonds et détours au gré de la résurgence tronquée et déformée des souvenirs de Sethe, laissant au lecteur le soin de reconstituer la réalité présente et passée au travers des perceptions, des croyances et des émotions des personnages, le récit tout en ellipses et non-dits repose sur une construction et un style souvent déconcertants par ce qu’ils semblent comporter de désordre et d’irrationalité. Tourbillon tumultueux où le fantastique gothique reflète l’état de confusion d’une Sethe en train de glisser dans la folie, le texte exige du lecteur qu’il devine lui-même l’au-delà des représentations dans lesquelles les personnages se retrouvent englués.

    Le résultat de cette écriture singulière et exigeante est un puissant cri de douleur, où résonnent toute la violence et l’aliénation à jamais gravées par l’esclavage dans la construction de l’identité noire américaine. Un classique de la littérature, qui mérite largement l’effort d’une lecture souvent désarçonnante.

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  • De Toni Morrison, j’avais déjà lu et beaucoup apprécié Délivrances et Home.
    Là, ce fut toute autre chose ! Malgré l’intérêt du récit, la condition des esclaves à la fin du XIX° siècle, leur émancipation et pour certains leur affranchissement, je n’ai pas réussi à accrocher. La lecture fut...
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    De Toni Morrison, j’avais déjà lu et beaucoup apprécié Délivrances et Home.
    Là, ce fut toute autre chose ! Malgré l’intérêt du récit, la condition des esclaves à la fin du XIX° siècle, leur émancipation et pour certains leur affranchissement, je n’ai pas réussi à accrocher. La lecture fut laborieuse, je me suis perdue dans le temps, les lieux et parfois même les personnages, malgré les allers-retours entre les paragraphes voire les chapitres pour tenter de comprendre.
    D’ailleurs j’abandonne (p. 223 sur 379). Peut-être en reprendrais-je la lecture un jour car la dénonciation des horreurs commises durant ces années est malgré tout d’une force et d’une humanité incroyables. L’écriture, comme souvent avec cette auteure américaine, est pourtant magnifique et poétique mais cette fois, cela n’aura pas suffi ! Alors oui cela peut paraître étrange d’apprécier l’écriture et, dans le même temps, de la trouver suffisamment ardue pour qu’elle nous échappe et nous pousse à fermer le livre.
    Étonnant sentiment !

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  • La première fois que j’ai lu Beloved, je devais avoir à peine 20 ans. Je me souviens avoir été tour à tour horrifiée, bouleversée et perdue dans ce grand roman inspiré d’une histoire vraie. Aujourd’hui, avec 20 ans de plus et après une relecture en audio de ce chef-d’œuvre qui a valu le Prix...
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    La première fois que j’ai lu Beloved, je devais avoir à peine 20 ans. Je me souviens avoir été tour à tour horrifiée, bouleversée et perdue dans ce grand roman inspiré d’une histoire vraie. Aujourd’hui, avec 20 ans de plus et après une relecture en audio de ce chef-d’œuvre qui a valu le Prix Pulitzer à son auteure et a fortement pesé dans l’attribution du Prix nobel de littérature, je me retrouve exactement dans la même situation.
    Publié en 1987, Beloved est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui est parvenue à s’enfuir en 1956 avec toute sa famille avant d’être rattrapée par des chasseurs d’esclaves. Parce que le retour à l’esclavage lui était insupportable, Margaret a choisi de trancher la gorge de sa petite fille de 2 ans avant de se suicider. Hélas, elle n’aura pas eu le temps d’achever son funeste projet et sera jugée pour meurtre avant de décéder en 1958 à l’âge de 24 ans. Cette histoire sordide a donné naissance aux personnages de Sethe et de Beloved sous la plume de Toni Morrison. L’auteure a pris toutes les libertés par rapport à l’histoire de départ pour nous offrir un roman poétique et tragique à la fois où l’on y découvre le quotidien sans horizon ni espoir d’hommes et de femmes transformés en bêtes de somme, le mord aux lèvres. Le cœur de ces mères qui se déchire à chaque naissance car elles savent que leur petit leur sera bientôt retiré pour être à son tour vendu comme esclave tandis qu’on les utilisera, elles, comme vaches laitières pour rassasier des petits blancs. J’arrête là les atrocités, il y en a tellement que ça dépasse l’entendement. Mais c’est nécessaire, c’est même indispensable pour comprendre le geste de cette mère qui refuse de voir son enfant soumise au même sort qu’elle.

    Mais n’attendez pas de Beloved la simple transcription d’un fait divers, ce roman est bien plus que cela. Déjà parce que l’auteure a choisi de tremper sa plume dans le fantastique pour lui donner une autre dimension, prendre de la hauteur et permettre de transformer l’histoire singulière d’une femme que l’on pense folle et meurtrière, en roman universel qui dénonce la condition inhumaine dans laquelle se trouvaient les esclaves afro-américains. C’est donc un roman aux multiples dimensions, avec des galeries de personnages extrêmement riches, une sorte de kaléidoscope de la communauté noire de Cincinnati en 1870 qu’il nous est donné de découvrir. C’est cette richesse, ce foisonnement de faits et de personnages qui m’a un peu perdue lors de ma première comme de ma deuxième lecture. J’aurais préféré un roman plus resserré sur le destin de quelques personnages seulement afin de conserver l’intensité des émotions ressenties à la lecture de ce livre. A la place j’ai enchaîné des passages passionnants avec une écoute soutenue et d’autres plus insignifiants pendant lesquels mon esprit s’évadait. A la longue, l’intérêt a fini par décroître irrémédiablement. Beloved fait partie de ces grands romans que je suis heureuse d’avoir lus mais qui ne m’auront pas marquée au fer rouge comme ils l’auraient dû, je le regrette profondément.

    Peut-être qu’avec une autre interprétation, la version audio aurait pu être une expérience plus heureuse. Pour être tout à fait honnête, si je n’avais pas été amenée à écouter ce livre audio dans le cadre du Prix Audiolib 2020, je l’aurais abandonné. Connaissant déjà l’histoire, je misais tout sur l’interprétation qui m’a beaucoup déçue. Non que la voix d’Anne Alvaro soit désagréable quand elle lit normalement le texte mais elle devient tout bonnement insupportable quand elle se met à interpréter la voix de certains personnages. Elle va chercher son intonation très bas donnant l’impression qu’elle pleure ou geint plus qu’elle ne parle et ralentit son phrasé de sorte que l’on a le sentiment d’être en face de simples d’esprit. Les lecteurs de livres audio – et moi la première – regrettent souvent d’entendre les narrateurs hommes singer la voix des femmes mais c’est la première fois que je suis confrontée à une narratrice qui singe des voix de femmes pour souligner le fait qu’elles sont noires. C’est grotesque et insultant dans un cas comme dans l’autre. Si j’avais été directrice de casting voix pour ce titre (je ne sais pas si ça existe mais pourquoi pas), j’aurais choisi sans hésiter Cachou Kirsh pour lire ce livre. Elle a montré par le passé sa capacité à lire merveilleusement bien des histoires avec les mêmes typologies de personnages, je pense à La couleur des sentiments ou à Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur et sa suite. Petite consolation : j’ai retrouvé la voix fabuleuse de Cachou Kirsh dans un autre titre en compétition : Né d’aucune femme.

    Beloved est l’un des 10 livres audio en compétition soumis au vote d’un jury de blogueurs pour le Prix Audiolib 2020

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  • Pour faire une chronique sur un livre de la grande écrivaine qu'a été Toni Morrison, je me suis faite toute petite et j'ai choisi, cette fois, « BELOVED » qui a obtenu le prestigieux Prix Pulitzer 1988, une récompense bien méritée.

    D'ailleurs, Éliane Vipois (« Lire ») avait écrit ceci : « Un...
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    Pour faire une chronique sur un livre de la grande écrivaine qu'a été Toni Morrison, je me suis faite toute petite et j'ai choisi, cette fois, « BELOVED » qui a obtenu le prestigieux Prix Pulitzer 1988, une récompense bien méritée.

    D'ailleurs, Éliane Vipois (« Lire ») avait écrit ceci : « Un roman bouleversant, violent et douloureux... » et je ne peux que lui donner raison. J'avais lu et relu cet ouvrage et j'en avais gardé un bon souvenir.

    Si, depuis le décès de Toni Morrison, vous cherchez à vous procurer ses ouvrages pour renflouer votre bibliothèque, on vous répondra que la plupart de ses livres sont en commande car épuisés, en cours de livraison et qu'ils arrivent au compte-gouttes... Alors, mieux valait les avoir auparavant ou s'armer de patience.

    « BELOVED» débute ainsi : « Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé. » (p.11). Ce bébé, c'était Beloved dont le nom figure sur une tombe et, apparemment, c'est celui d'un fantôme : une petite-fille que sa mère (Sethe), esclave noire évadée d'une plantation, a tuée afin qu'elle ne tombe pas, comme elle, dans les mains du maître.
    C'est aussi un roman sur la folie que représente justement l'esclavage. On se retrouve très souvent entre le passé et le présent, ce qui peut troubler certains, je le conçois fort bien, mais il suffit de se plonger dans cette lecture et le style de l'auteure.

    On voit donc Sethe – sa fille Denver – la grand-mère Baby Suggs (décédée) – on apprend que les deux garçons, Howard et Buglar, sont partis tenter leur chance pour une vie meilleure.
    On rencontre aussi un certain Paul D qui a connu Sethe auparavant. Sa présence réveille le passé douloureux de celle-ci avec son fantôme.

    Toni Morrison nous a livré une oeuvre magnifique, avec des questionnements sur le problème de l'identité ou l'espoir (entre autres).
    Durant cette période après la Guerre de Sécession, on trouve encore beaucoup de violence envers les Noirs qui, malgré leur émancipation, sont toujours aussi maltraités.
    L'écriture de l'auteure est souvent poétique – on se retrouve dans de beaux paysages (marécageux) mais on n'oublie pas les tortures imposées aux esclaves (blessures morales et physiques).

    Alors avec un tel sujet, comment ne pas tomber dans la folie ? le fantôme de Beloved s'impose en finissant par tenir une place tellement importante que c'est finalement le personnage le plus important pour Sethe, prête à tout (quitte à souffrir atrocement de la faim) pour répondre tous ses caprices.

    On peut dire que « BELOVED » est un « roman en mémoire des victimes de l'esclavage. »
    Avec cet ouvrage particulier, l'auteure afro-américaine s'est surtout penchée sur la douleur - l'amour fou d'une mère envers sa fille (au détriment des autres enfants), mais c'est certainement à cause de son désespoir pour son geste meurtrier.

    Mieux vaut ne pas en dire plus pour ne pas spoiler cette histoire bouleversante à lire jusqu'au bout, c'est important, et ne pas baisser les bras devant la densité du récit.
    C'est que Toni Morrison avait tellement de choses à écrire dans ses romans !
    Celui-ci est paru après « L'oeil le plus bleu » et « Le Chant de Salomon » couronné par le Grand Prix de la Critique (une merveille lui aussi). Puis d'autres sont parus par la suite.

    Et si Toni Morrison a reçu le Prix Nobel de la Littétature en 1993 pour l'ensemble de son oeuvre, c'était une reconnaissance mondiale envers son talent.
    A lire ou à relire pour ceux que cela tenterait.

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  • "Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que...
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    "Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que vous en oubliiez qui vous étiez et ne pouviez même plus vous en souvenir. "
    Ce roman se déroule après la fin de la guerre de Sécession, pendant la période au cours de laquelle beaucoup de violences se sont déchaînées sur les Noirs, à la fois les esclaves libérés par émancipation et les autres qui avaient été donnés ou avaient acheté leur liberté plus tôt. le personnage principal Sethe vit dans une ferme de l'Ohio avec sa fille Denver et sa belle-mère, Baby Suggs. la ferme abrite également le fantôme de la fille de Sethe, qui lui tranchée la gorge 18 ans auparavant, alors qu'elle avait 2 ans. Cet acte épouvantable, qui est relaté au début du roman, va être au coeur du récit.

    La mort récente de Toni Morrison a été pour moi l'occasion de lire ce roman. Une lecture difficile, où je me suis souvent perdu dans les différents allers et retours entre passé et présent. Il n'y a aucune chronologie dans le récit, pas facile donc de garder le fil de l'histoire. Il m'a fallu plus de 100 pages pour entrer dans ce roman qui est envoûtant. Un livre sur l'esclavage qui n'élude jamais la barbarie et les horreurs à travers la parole des uns et des autres, noirs ou blanc, esclaves ou maîtres, esclavagistes et abolitionnistes. Les femmes noires considérées comme des reproductrices, jouets sexuels d'un maître tout puissant. Une période sombre. Un livre porté les croyances africaines où les fantômes des morts vivent au milieu des vivants. Un roman sur l'amour absolu d'une mère pour son enfant.

    ‘Que si je ne l'avais pas tué, elle serait morte et que je ne l'aurai pas supporté.'

    Le pire est ans aucun doute que ce roman est basé sur des faits réels.

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  • Beaucoup d'émotions se mêlent à le lecture de ce magnifique roman qui traite entre autre d'esclavage.
    L'histoire se passe au états-unis , au 19ème siècle

    Beaucoup d'émotions se mêlent à le lecture de ce magnifique roman qui traite entre autre d'esclavage.
    L'histoire se passe au états-unis , au 19ème siècle

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  • L'écriture de T.Morrison n'est pas facile, mais ce qu'elle écrit ne l'est pas non plus. C'est très fort, très dur, sans fard et ça vous prend aux tripes. Son écriture est en accord avec la réalité épouvantable dont elle témoigne : les pires travers de l'Amérique. C'est un livre qu'on doit lire...
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    L'écriture de T.Morrison n'est pas facile, mais ce qu'elle écrit ne l'est pas non plus. C'est très fort, très dur, sans fard et ça vous prend aux tripes. Son écriture est en accord avec la réalité épouvantable dont elle témoigne : les pires travers de l'Amérique. C'est un livre qu'on doit lire si l'on s'intéresse à l'Amerique et à son histoire.

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  • Lecteurs, égarez-vous afin de comprendre.
    L'écriture de Toni Morrison est encore une fois dans "Beloved" foisonnante et d'une complexité créatrice. Le livre revient sur l'historie de Sethe, esclave noire dans l'Amérique des années 1860. Petit à petit, par ses gestes, ses mots et ses souvenirs,...
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    Lecteurs, égarez-vous afin de comprendre.
    L'écriture de Toni Morrison est encore une fois dans "Beloved" foisonnante et d'une complexité créatrice. Le livre revient sur l'historie de Sethe, esclave noire dans l'Amérique des années 1860. Petit à petit, par ses gestes, ses mots et ses souvenirs, on capte des bribes de son passé douloureux qui explique en partie son présent difficile. C'est une expérience de lecture très physique que nous propose Toni Morrison : par mots détournés, le lecteur croit comprendre qu'il s'est passé un drame affreux dans le passé de Sethe et c'est presque un mouvement de recul qu'on voudrait effectuer derrière son livre. Mais Toni Morrison nous prend par la main et ouvre tranquillement la porte : au fil des pages, les pièces du passé créent un puzzle. L'horreur et l'inhumain se conjugent alors pour faire réaliser au lecteur la réalité de ce qu'était l'esclavage, de ce qu'était la société ségrégationniste américaine et de ce que l'exclusion peut encore engendrer comme dommages irréversibles sur l'Homme.

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