Sophie Divry

Sophie Divry
Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier. Elle vit actuellement à Lyon. Quand le diable sortit de la salle de bain est son quatrième roman. Son roman La condition pavillonnaire a été finaliste pour le Prix du Monde et a reçu la mention spéciale du Prix Wepler.

Avis (50)

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    Couverture du livre « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry aux éditions Noir Sur Blanc

    Fantomas 57 sur Trois fois la fin du monde de Sophie Divry

    Un même homme pour 3 mondes , des interpénétrations multiples sur le thème de l'enfermement carcéral, la liberté puis la solitude. Le point commun....la survie : dans la promiscuité, après le cataclysme et pendant la recherche de soi même.
    L'homme est viscéralement un être social, ce que...
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    Un même homme pour 3 mondes , des interpénétrations multiples sur le thème de l'enfermement carcéral, la liberté puis la solitude. Le point commun....la survie : dans la promiscuité, après le cataclysme et pendant la recherche de soi même.
    L'homme est viscéralement un être social, ce que démontre l'épopée de Kamal tout au long de cette belle aventure.

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    Couverture du livre « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry aux éditions Noir Sur Blanc

    Jean-Paul Degache sur Trois fois la fin du monde de Sophie Divry

    Retrouver Sophie Divry romancière est un plaisir car elle m’avait surpris dans La cote 400 puis amusé avec Quand le diable sortit de la salle de bain. Ensuite, dans Rouvrir le roman, elle avait développé ses idées, au plus près de son métier d’autrice. La revoilà donc avec Trois fois la fin du...
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    Retrouver Sophie Divry romancière est un plaisir car elle m’avait surpris dans La cote 400 puis amusé avec Quand le diable sortit de la salle de bain. Ensuite, dans Rouvrir le roman, elle avait développé ses idées, au plus près de son métier d’autrice. La revoilà donc avec Trois fois la fin du monde, roman d’anticipation plein d’enseignements.

    Comme le titre l’indique, le monde va s’effondrer trois fois pour le héros dont le nom complet n’est pas tout de suite délivré. Par contre, sa première épreuve, la prison, est terrible et c’est bien que Sophie Divry rappelle tout ce que cette épreuve fait subir à des êtres humains, coupables ou innocents : « L’horreur de la prison s’immisce en moi. Je n’arrive pas à me rendormir. »
    Il faut lire ce qui se passe derrière ces murs, ce qui va bien au-delà de la privation de liberté. Sophie Divry le fait bien et ne se prive pas de dire tout ce que son héros subit de la part de ses congénères mais, pire encore, de la part de ses geôliers.
    Intitulée La catastrophe, la seconde partie m’a plongé en plein accident nucléaire dont seuls quelques immunisés ont pu survivre. Notre homme est toujours là, se défend et ne veut plus se laisser prendre car il a pu échapper à l’horreur de l’enfermement et se retrouve livré à lui-même.
    Alternant descriptions et pensées de son héros, Sophie Divry nous fait partager la vie de ce Solitaire qui tente de survivre, même si cette solitude lui pèse. Nous sommes dans le Lot, sur le causse où toutes les interdictions, panneaux divers et variés, paraissent complètement ridicules.
    Enfin, c’est une véritable ode à la nature, cette nature que découvre notre homme, dans cette ferme où il a élu domicile. Dès qu’il peut écouter de la musique, grâce à des piles récupérées, la vie repart avec émotions, travaux saisonniers et approvisionnement dans les maisons abandonnées. L’hiver est une rude épreuve mais quelles pages merveilleuses sur le printemps ensuite ! Magnifiquement décrit, si bien mené, c’en est juste sublime de clarté et de justesse.

    Même si elle nous laisse un peu en suspens, Sophie Divry mène son roman avec talent, combinant habilement séquences traumatisantes, très dures, puis avec cette nature qui reprend le dessus quand l’homme disparaît. Quant au héros, personnage attachant victime de la bêtise humaine, de l’incarcération abrutissante, il se révèle un compagnon de lecture passionnant. Sa façon de récréer un petit monde autour de lui avec Fine, sa chatte, et Chocolat, son mouton, émeuvent et ouvrent en même temps les yeux sur tout ce que nous avons oublié dans notre mode de vie dit moderne.

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    Couverture du livre « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry aux éditions Noir Sur Blanc

    Ghislaine DEGACHE sur Trois fois la fin du monde de Sophie Divry

    Une attaque à main armée d’une bijouterie par deux malfrats tourne mal. Lorsque les policiers interviennent, l’un des bandits tire et il est aussitôt abattu. L’autre est arrêté. Il s’agit de Joseph, son frère, qui est conduit en prison où tout est fait pour l’humilier. Gardiens et détenus font...
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    Une attaque à main armée d’une bijouterie par deux malfrats tourne mal. Lorsque les policiers interviennent, l’un des bandits tire et il est aussitôt abattu. L’autre est arrêté. Il s’agit de Joseph, son frère, qui est conduit en prison où tout est fait pour l’humilier. Gardiens et détenus font assaut de brutalité.
    Joseph était un type bien. Il avait un boulot : « J’étais le chouchou de la boîte d’intérim. » Mais il s’est senti obligé d’aider son frère pour braquer la bijouterie, celui-ci étant dans une mauvaise passe. « C’était impossible de le laisser tomber face à ses amis. Ces mecs-là, ils auraient été capables de le descendre, s’il s’était défilé. »
    En prison, Joseph va devoir courber la tête et s’adapter. « Ici les gardiens sont capables de vous laisser crever, les amis de vous trahir. » Il n’en peut plus. On ne sait s’il va pouvoir supporter cet enfer. C’est une explosion nucléaire qui va le libérer : la moitié de l’Europe irradiée, la moitié de la France évacuée. Cette catastrophe lui a donc permis d’être évacué de la prison, puis de s’enfuir.
    Il va se retrouver seul en zone interdite et, au début, va vivre dans une petite maison comme un rat. Il se terre la journée pour ne sortir qu’au couchant pour aller boire et chercher de l’eau au ruisseau. Il rapporte aussi quelques provisions récupérées dans les maisons vides. Sa hantise est d’être aperçu par un drone.
    Mais, petit à petit, il va reprendre de l’assurance et tenter de vivre normalement, n’hésitant pas à faire pousser des légumes, tendre des pièges pour les lapins…
    Les paysages décrits par Sophie Divry sont magnifiques et la nature enchanteresse. La faune et la flore sont décrites de manière extrêmement poétique.
    Si Joseph est sensible à cette beauté de la nature, il éprouve néanmoins beaucoup de difficultés à vivre seul. Alors qu’au cours de son incarcération, il dit lui-même : « Combien je donnerais pour ne plus voir personne, pour ne plus les entendre, ces hommes, ces détenus… » Voilà que maintenant la solitude lui pèse atrocement.
    Par chance, un mouton et un chat qu’il parviendra, grâce à la nourriture, à approcher, deviendront ses compagnons de vie jusqu’à la troisième fin du monde qui va le frapper.
    Trois fois la fin du monde est un livre romanesque et poétique, une véritable ode à la nature. Il pose la question suivante : vivre avec les autres est souvent un véritable enfer mais vivre seul est-il supportable ?

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    Couverture du livre « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry aux éditions Noir Sur Blanc

    Mes échappées livresques sur Trois fois la fin du monde de Sophie Divry

    À la suite d’un braquage avec son frère qui tourne mal, Joseph est arrêté et envoyé en prison. Enfermement et promiscuité, sévices et humiliations. Notre héros apprend à vivre en côtoyant l’inhumanité qui caractérise l’univers carcéral. Jusqu’au jour où tout bascule, où notre monde s’effondre en...
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    À la suite d’un braquage avec son frère qui tourne mal, Joseph est arrêté et envoyé en prison. Enfermement et promiscuité, sévices et humiliations. Notre héros apprend à vivre en côtoyant l’inhumanité qui caractérise l’univers carcéral. Jusqu’au jour où tout bascule, où notre monde s’effondre en raison d’une catastrophe nucléaire.

    Par chance, Joseph fait partie des rares rescapés. Il parvient à s’évader et trouve refuge dans une ferme reculée à l’écart de toute civilisation car celle-ci a fui la zone sinistrée. Après l’enfer de la détention, notre protagoniste goûte de nouveau à la liberté, se reconstruit peu à peu. Il tire profit de la nature qui l’entoure, son esprit s’apaise et il s’organise pour survivre seul. Mais, en dépit des animaux qui lui tiennent compagnie, notre Robinson doit faire face à un sentiment de solitude de plus en plus lourd à porter.

    C’est le premier roman que je lis de Sophie Divry et j’ai été séduite par sa plume alerte ainsi que par l’originalité de l’histoire. Un récit qui ne manque pas d’audace de par notamment son changement de narrateur inopiné.

    Si je reste un peu perplexe quand au message délivré par l’auteure lors de cette introspection déroutante, la lecture s’est malgré tout avérée agréable. Il faut néanmoins faire abstraction du manque de crédibilité qui entoure la catastrophe.

    Une rencontre étonnante et singulière avec un Robinson des temps modernes. Une expérience de lecture qui sort des sentiers battus.

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