Trois fois la fin du monde

Couverture du livre « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

L'auteure de La condition pavillonnaire et de Quand le diable sortit de la salle de bain signe, avec Trois fois la fin du monde, un roman complètement différent des précédents et nous fait vivre une expérience littéraire d'une grande acuité.

Après une cavale avec son frère qui se termine mal,... Voir plus

L'auteure de La condition pavillonnaire et de Quand le diable sortit de la salle de bain signe, avec Trois fois la fin du monde, un roman complètement différent des précédents et nous fait vivre une expérience littéraire d'une grande acuité.

Après une cavale avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal se retrouve en prison, basculant dans un univers inhumain. Les gardes et les détenus rivalisent de cruauté retorse. Après une explosion nucléaire d'un type inconnu, il réussit à s'échapper et à se cacher dans une zone interdite. Esseulé, Joseph Kamal essaye de survivre en errant dans les maisons abandonnées. Il finit par s'installer dans une ferme désertée et se construit une nouvelle vie en phase avec la nature qui n'a jamais été aussi belle pour celui qui a pu fuir. Isolé de l'humanité, il lutte contre la déchéance et tente de garder une dignité.
Trois fois la fin du monde, qui explore un monde en voie de déshumanisation, est servi par une écriture envoû- tante, d'une force poétique remarquable. Une tension permanente rend la lecture de ce roman crépusculaire impressionnant de justesse, aussi passionnante qu'op- pressante. À la lisière de la plume féroce de Thomas Bernhard, de l'expérience psychologique du Mur Invi- sible de Marlen Haushofer et des nature writing amé- ricains, ce nouveau roman de Sophie Divry la place définitivement dans la cour des très grands.

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  • Un même homme pour 3 mondes , des interpénétrations multiples sur le thème de l'enfermement carcéral, la liberté puis la solitude. Le point commun....la survie : dans la promiscuité, après le cataclysme et pendant la recherche de soi même.
    L'homme est viscéralement un être social, ce que...
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    Un même homme pour 3 mondes , des interpénétrations multiples sur le thème de l'enfermement carcéral, la liberté puis la solitude. Le point commun....la survie : dans la promiscuité, après le cataclysme et pendant la recherche de soi même.
    L'homme est viscéralement un être social, ce que démontre l'épopée de Kamal tout au long de cette belle aventure.

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  • Retrouver Sophie Divry romancière est un plaisir car elle m’avait surpris dans La cote 400 puis amusé avec Quand le diable sortit de la salle de bain. Ensuite, dans Rouvrir le roman, elle avait développé ses idées, au plus près de son métier d’autrice. La revoilà donc avec Trois fois la fin du...
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    Retrouver Sophie Divry romancière est un plaisir car elle m’avait surpris dans La cote 400 puis amusé avec Quand le diable sortit de la salle de bain. Ensuite, dans Rouvrir le roman, elle avait développé ses idées, au plus près de son métier d’autrice. La revoilà donc avec Trois fois la fin du monde, roman d’anticipation plein d’enseignements.

    Comme le titre l’indique, le monde va s’effondrer trois fois pour le héros dont le nom complet n’est pas tout de suite délivré. Par contre, sa première épreuve, la prison, est terrible et c’est bien que Sophie Divry rappelle tout ce que cette épreuve fait subir à des êtres humains, coupables ou innocents : « L’horreur de la prison s’immisce en moi. Je n’arrive pas à me rendormir. »
    Il faut lire ce qui se passe derrière ces murs, ce qui va bien au-delà de la privation de liberté. Sophie Divry le fait bien et ne se prive pas de dire tout ce que son héros subit de la part de ses congénères mais, pire encore, de la part de ses geôliers.
    Intitulée La catastrophe, la seconde partie m’a plongé en plein accident nucléaire dont seuls quelques immunisés ont pu survivre. Notre homme est toujours là, se défend et ne veut plus se laisser prendre car il a pu échapper à l’horreur de l’enfermement et se retrouve livré à lui-même.
    Alternant descriptions et pensées de son héros, Sophie Divry nous fait partager la vie de ce Solitaire qui tente de survivre, même si cette solitude lui pèse. Nous sommes dans le Lot, sur le causse où toutes les interdictions, panneaux divers et variés, paraissent complètement ridicules.
    Enfin, c’est une véritable ode à la nature, cette nature que découvre notre homme, dans cette ferme où il a élu domicile. Dès qu’il peut écouter de la musique, grâce à des piles récupérées, la vie repart avec émotions, travaux saisonniers et approvisionnement dans les maisons abandonnées. L’hiver est une rude épreuve mais quelles pages merveilleuses sur le printemps ensuite ! Magnifiquement décrit, si bien mené, c’en est juste sublime de clarté et de justesse.

    Même si elle nous laisse un peu en suspens, Sophie Divry mène son roman avec talent, combinant habilement séquences traumatisantes, très dures, puis avec cette nature qui reprend le dessus quand l’homme disparaît. Quant au héros, personnage attachant victime de la bêtise humaine, de l’incarcération abrutissante, il se révèle un compagnon de lecture passionnant. Sa façon de récréer un petit monde autour de lui avec Fine, sa chatte, et Chocolat, son mouton, émeuvent et ouvrent en même temps les yeux sur tout ce que nous avons oublié dans notre mode de vie dit moderne.

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  • Une attaque à main armée d’une bijouterie par deux malfrats tourne mal. Lorsque les policiers interviennent, l’un des bandits tire et il est aussitôt abattu. L’autre est arrêté. Il s’agit de Joseph, son frère, qui est conduit en prison où tout est fait pour l’humilier. Gardiens et détenus font...
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    Une attaque à main armée d’une bijouterie par deux malfrats tourne mal. Lorsque les policiers interviennent, l’un des bandits tire et il est aussitôt abattu. L’autre est arrêté. Il s’agit de Joseph, son frère, qui est conduit en prison où tout est fait pour l’humilier. Gardiens et détenus font assaut de brutalité.
    Joseph était un type bien. Il avait un boulot : « J’étais le chouchou de la boîte d’intérim. » Mais il s’est senti obligé d’aider son frère pour braquer la bijouterie, celui-ci étant dans une mauvaise passe. « C’était impossible de le laisser tomber face à ses amis. Ces mecs-là, ils auraient été capables de le descendre, s’il s’était défilé. »
    En prison, Joseph va devoir courber la tête et s’adapter. « Ici les gardiens sont capables de vous laisser crever, les amis de vous trahir. » Il n’en peut plus. On ne sait s’il va pouvoir supporter cet enfer. C’est une explosion nucléaire qui va le libérer : la moitié de l’Europe irradiée, la moitié de la France évacuée. Cette catastrophe lui a donc permis d’être évacué de la prison, puis de s’enfuir.
    Il va se retrouver seul en zone interdite et, au début, va vivre dans une petite maison comme un rat. Il se terre la journée pour ne sortir qu’au couchant pour aller boire et chercher de l’eau au ruisseau. Il rapporte aussi quelques provisions récupérées dans les maisons vides. Sa hantise est d’être aperçu par un drone.
    Mais, petit à petit, il va reprendre de l’assurance et tenter de vivre normalement, n’hésitant pas à faire pousser des légumes, tendre des pièges pour les lapins…
    Les paysages décrits par Sophie Divry sont magnifiques et la nature enchanteresse. La faune et la flore sont décrites de manière extrêmement poétique.
    Si Joseph est sensible à cette beauté de la nature, il éprouve néanmoins beaucoup de difficultés à vivre seul. Alors qu’au cours de son incarcération, il dit lui-même : « Combien je donnerais pour ne plus voir personne, pour ne plus les entendre, ces hommes, ces détenus… » Voilà que maintenant la solitude lui pèse atrocement.
    Par chance, un mouton et un chat qu’il parviendra, grâce à la nourriture, à approcher, deviendront ses compagnons de vie jusqu’à la troisième fin du monde qui va le frapper.
    Trois fois la fin du monde est un livre romanesque et poétique, une véritable ode à la nature. Il pose la question suivante : vivre avec les autres est souvent un véritable enfer mais vivre seul est-il supportable ?

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  • À la suite d’un braquage avec son frère qui tourne mal, Joseph est arrêté et envoyé en prison. Enfermement et promiscuité, sévices et humiliations. Notre héros apprend à vivre en côtoyant l’inhumanité qui caractérise l’univers carcéral. Jusqu’au jour où tout bascule, où notre monde s’effondre en...
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    À la suite d’un braquage avec son frère qui tourne mal, Joseph est arrêté et envoyé en prison. Enfermement et promiscuité, sévices et humiliations. Notre héros apprend à vivre en côtoyant l’inhumanité qui caractérise l’univers carcéral. Jusqu’au jour où tout bascule, où notre monde s’effondre en raison d’une catastrophe nucléaire.

    Par chance, Joseph fait partie des rares rescapés. Il parvient à s’évader et trouve refuge dans une ferme reculée à l’écart de toute civilisation car celle-ci a fui la zone sinistrée. Après l’enfer de la détention, notre protagoniste goûte de nouveau à la liberté, se reconstruit peu à peu. Il tire profit de la nature qui l’entoure, son esprit s’apaise et il s’organise pour survivre seul. Mais, en dépit des animaux qui lui tiennent compagnie, notre Robinson doit faire face à un sentiment de solitude de plus en plus lourd à porter.

    C’est le premier roman que je lis de Sophie Divry et j’ai été séduite par sa plume alerte ainsi que par l’originalité de l’histoire. Un récit qui ne manque pas d’audace de par notamment son changement de narrateur inopiné.

    Si je reste un peu perplexe quand au message délivré par l’auteure lors de cette introspection déroutante, la lecture s’est malgré tout avérée agréable. Il faut néanmoins faire abstraction du manque de crédibilité qui entoure la catastrophe.

    Une rencontre étonnante et singulière avec un Robinson des temps modernes. Une expérience de lecture qui sort des sentiers battus.

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  • Passer de l’univers carcéral à celui de de la fin du monde en plein nature est une expérience singulière et Sophie Divry réussit une paru un peu fou de nous transporter avec autant de force de l’un à l’autre. J’ai été époustouflée par la sensibilité qui se dégageait de ce texte. La violence de...
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    Passer de l’univers carcéral à celui de de la fin du monde en plein nature est une expérience singulière et Sophie Divry réussit une paru un peu fou de nous transporter avec autant de force de l’un à l’autre. J’ai été époustouflée par la sensibilité qui se dégageait de ce texte. La violence de la première partie laisse place à une narration toute particulière marquée par le silence (Joseph n’a plus que lui et quelques animaux mais ne peut rompre le dialogue) et la nature, que l’on voit évoluer au rythme des saisons. L’apprentissage est rude (il faut s’organiser, travailler dur) et les sentiments exacerbés....................................
    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/sophie-divry-trois-fois-la-fin-du-monde

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  • Depuis le temps qu'il attendait dans ma PAL, je me suis plongée hier soir dans Trois fois la fin du monde de Sophie Divry, roman de la rentrée littéraire 2018 des Éditions Noir sur Blanc, reçu via net galley.
    Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison....
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    Depuis le temps qu'il attendait dans ma PAL, je me suis plongée hier soir dans Trois fois la fin du monde de Sophie Divry, roman de la rentrée littéraire 2018 des Éditions Noir sur Blanc, reçu via net galley.
    Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête...
    Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite.
    Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.
    Trois fois la fin du monde est composé de trois parties : la première nous emmène en prison avec Joseph ; la seconde après l'explosion nucléaire ; et la dernière nous relate son installation et sa vie dans une ferme abandonnée.
    J'ai lu ce petit roman d'un traite. J'ai apprécié ma lecture même si j'ai trouvé la première partie assez dure. Nous sommes en prison avec Joseph. Il s'est retrouvé là alors que son frère a été abattu devant lui. Le braquage a mal tourné et il va le payer cher. Gardes et détenus ne sont pas tendres avec lui et parfois c'est un peu dur à lire.
    La deuxième et la troisième partie sont moins difficiles à lire. La seconde partie se lit d'une traite ; elle est courte, et rythmée.
    J'ai eu plus de mal avec la troisième partie car son installation est intéressante, sa vie à la limite de la folie, seul avec ses animaux est intéressante aussi. Toutefois c'est un peu lent et il y a quelques longueurs qui font que j'ai parfois un peu décroché.
    L'ensemble donne un roman de la rentrée littéraire que j'ai apprécié de découvrir.
    Je lui mets un joli quatre étoiles :)

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  • Ce roman vous fait découvrir l’homme dans ce qu’il a de plus inhumain, sa cruauté, sa bassesse, c’est ce que va expérimenter Joseph notre jeune narrateur dans un première partie qui se passe en prison. Il y a atterrit entraîné par son grand frère Tonio dans un braquage qui tourne mal, Tonio y...
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    Ce roman vous fait découvrir l’homme dans ce qu’il a de plus inhumain, sa cruauté, sa bassesse, c’est ce que va expérimenter Joseph notre jeune narrateur dans un première partie qui se passe en prison. Il y a atterrit entraîné par son grand frère Tonio dans un braquage qui tourne mal, Tonio y perdra la vie et lui passe par la case prison. C’est sombre et rude de côtoyer la lie de l’humanité. Les détenus oui mais pas seulement, on se rend vite compte que les gardiens et la direction ne valent pas mieux. Plusieurs fois après avoir subit l’humiliation ou les coups le personnage nous dit « … je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant » et l’on comprend à quel point cette étape de sa vie peut être délétère. Le scénario que nous propose Sophie Dury est surprenant et nous permet de passer du rien au tout. La seconde partie s’appelle « La catastrophe » et en effet c’en est une pour la population qui disparaît, une explosion nucléaire qui ravage la moitié de la France et une partie de l’Europe ne laissant que des morts derrière alla. Pour Joseph c’est une bénédiction car il va pouvoir s’échapper et être le seul survivant. Cette liberté est enivrante et à la fois elle fait peur. Le roman prend une autre tournure plus poétique avec de très belles descriptions de la nature et de la survie de cet homme qui avait rêvé de solitude et qui finalement la subit. C’est sans compter l’arrivée d’un mouton puis d’une chatte pour lui tenir compagnie. J’ai pris énormément de plaisir à lire cette troisième partie nommée « Le solitaire », sa reconstruction en tant qu’humain mais aussi son implantation dans son nouveau cadre de vie, une sensation de liberté infinie et d’une solitude tellement prégnante qu’elle lui fera toucher du doigt les contours de la folie. La confrontation à la nature m’a rappelé certain passage de Sa majesté des mouches de William Golding ou encore Jules Vernes avec son « île mystérieuse ». Ce sont de très belles lignes intenses et profondes sur les bases fondamentales d’un être humain, le petit côté Robinson Crusoë est un thème porteur de tant d’espérance en l’avenir et à la fois Robinson avait Vendredi alors que Joseph est seul et se révèle couche après couche comme un être humain possédant une grande force intérieure et une pulsion de vie admirable. Un livre que je garde précieusement car il a su me toucher intensément. Bonne lecture.

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  • 3 fois la fin du monde : la 1ère quand Joseph Kamal est incarcéré, la 2ème lors de l’accident nucléaire étrange qui ravage une partie du monde, la 3ème enfin quand il se retrouve seul dans le Causse tel Robinson.
    3 expériences différentes qui permettent d’aborder les grands thèmes de liberté,...
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    3 fois la fin du monde : la 1ère quand Joseph Kamal est incarcéré, la 2ème lors de l’accident nucléaire étrange qui ravage une partie du monde, la 3ème enfin quand il se retrouve seul dans le Causse tel Robinson.
    3 expériences différentes qui permettent d’aborder les grands thèmes de liberté, de condition humaine, des rapports à l’autre.
    Sophie Divry a le mérite de sortir de sa zone de confort à chaque roman et de se renouveler.
    Le récit est bien mené mais je suis passée à côté de cette lecture.

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