Raphaëlle Riol

Raphaëlle Riol
Née en 1980, Raphaëlle Riol a fait des études de lettres à Clermont-Ferrand et Paris, notamment une maîtrise sur la poésie contemporaine. Elle vit et travaille à Paris. Elle a déjà publié Comme elle vient (premier roman) dans la brune, en mars 2011.

Articles en lien avec Raphaëlle Riol (1)

  • Amazones de Raphaëlle Riol
    Amazones de Raphaëlle Riol

    Les Amazones de Raphaëlle Riol (ed. la Brune au Rouergue) ont soixante ans d’écart et pourtant se ressemblent mieux que des sœurs : Alphonsine, 89 ans et Alice, 30 ans sont deux Thelma et Louise à première vue très improbables. Pourtant, elles revendiquent l’une et l’autre d’avoir mis fin aux jours de leur compagnon respectif, et ce, avec une tranquillité d’esprit qui laisse le lecteur pantois.

Avis sur cet auteur (16)

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    Couverture du livre « Amazones » de Raphaëlle Riol aux éditions Actes Sud

    Colette LORBAT sur Amazones de Raphaëlle Riol

    C’est jour de fête au Repos-Fleuri. Alphonsine Guerini, 89 ans, vit, plutôt, survit dans cette maison de retraite où elle ne se sent pas du tout à sa place parmi ces vieux croutons.
    Mais, c’est jour de fête tout de même et les familles sont invitées à déjeuner au son de « La croisière...
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    C’est jour de fête au Repos-Fleuri. Alphonsine Guerini, 89 ans, vit, plutôt, survit dans cette maison de retraite où elle ne se sent pas du tout à sa place parmi ces vieux croutons.
    Mais, c’est jour de fête tout de même et les familles sont invitées à déjeuner au son de « La croisière s’amuse », oui franchement, il y a de quoi rire… jaune en regardant le personnel installer ses vieux fantômes qu’il faut, des fois attacher à leur chaise.
    Alphonsine n’a pas de familles ou elle n’est pas venue, pour l’instant, on n’en sait rien. Assiste à côté d’Alice, la petite-fille d’une autre résidente, elle ne fait que répéter : « c’est dur, c’est dur... »
    Alice, 30 ans, mal dans sa peau, bipolaire,est vraiment là à contrecœur pour elle « La vieillesse est une phobie ». Elle fait une overdose de Michel Sardou, de tiramisu, et se faufile vers la réserve à médocs pour se suicider, oui, c’est vraiment ce qu’elle veut faire.
    Et qui retrouve t-elle dans son dos… Alphonsine bien sûr qui lui dit « Je m’appelle Alphonsine. Sortez-moi de là… Sortez-moi de ce marasme, je n’en peux plus »
    « Et d’un coup je ne sais ce qui me prend. Une impulsion magnétique. J’empoigne mon sac à main et mes clés de voiture… Je m’entends la sommer de me suivre discrètement. On traverse le hall d’entrée, on descend l’escalier, l’école en ligne de mire…. Portière, serrure, clé, ceinture de sécurité, bruit du moteur, coin de la rue, rétroviseur, un sourire, un rond-point, une avenue... »
    Et oui, cela s’apparente au kidnapping, mais aucune des deux, Alice 30 ans et Alphonsine 89 ans, ne s’en soucie.
    Rebelles, insoumises, elles vont se raconter, se reconnaître dans cette parenthèse enchantée.
    Alice est quelque peu instable, déstabilisée, inconséquente. Elle démissionne, comme ça, de son job, se réjouit de la mort de son compagnon « Autant la mort de Robin, je l’ai espérée.. », envoie des courriers d’engueulades à ses sœurs qui, pour elle, sont dans la routine la plus absurde.
    Alice est un brin dérangée, bipolaire, suicidaire, insatisfaite notoire, colérique, égoïste… Pourtant, elle arrive à s’entendre avec Alphonsine et se soutiennent. Alphonsine va peut-être apprendre à Alice à grandir, à sortir de sa prison de verre.
    Une fugue quelque peu invraisemblable, mais drôle, une écriture plutôt rigolote, un style idoine et cela permet une petite échappée facile.

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    Couverture du livre « Ultra Violette » de Raphaëlle Riol aux éditions Rouergue

    Sophie Gauthier sur Ultra Violette de Raphaëlle Riol

    Pas facile d'écrire un commentaire de lecture sur "ultra Violette" de Raphaëlle Riol !

    Prenez une auteure - Raphaëlle Riol, par exemple. Prenez une jeune fille de 17 ans accusée de parricide en 1933, adulée par les Surréalistes, abhorrée par la vox populi, condamnée à mort, graciée,...
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    Pas facile d'écrire un commentaire de lecture sur "ultra Violette" de Raphaëlle Riol !

    Prenez une auteure - Raphaëlle Riol, par exemple. Prenez une jeune fille de 17 ans accusée de parricide en 1933, adulée par les Surréalistes, abhorrée par la vox populi, condamnée à mort, graciée, réhabilitée - Violette Nozière puisque c'est elle dont il s'agit. Imaginez que la première projette d'écrire sur la seconde. Ecrire un roman. Mais Violette Nozière n'était-elle pas d'emblée un personnage de roman ? Que le Diable me patafiole si cette vie-là ne fut pas romanesque !

    Sauf que Violette Nozière n'est pas un personnage de fiction. A tel point qu'elle s'invite insolemment dans l'élaboration du roman, dans le studio, dans la vie de l'auteur jusqu'à devenir présence obsédante et donner son avis sur les pages qui la concernent, et même s'insinuer dans les pensées de celle qui revisite son histoire.
    Vous voyez le dilemme ? Vous appréhendez l'ampleur du problème (et donc du roman) ? Voilà une auteure réelle devenue personnage de son propre roman et confrontée à son héroïne réelle de fiction !

    De cet inextricable écheveau littéraire, Raphaëlle Riol tire des fils, malicieux, ironiques et subtils, qui détricotent un mythe pour laisser entrevoir l'histoire vraie juste avant de tisser une nouvelle fable qui, au centre d'un motif chatoyant, fait se percuter la figure de l'écrivain aux prises avec son travail d'invention et celle de son énigmatique personnage. Face A.

    Face B : c'est le visage de Violette Nozière qui émerge comme en une anamorphose révélée par cette lumière ultra violette que projette Raphaëlle Riol sur l'histoire et sur les faits. Une lumière noire pour l'Ange noir.
    Dire que la construction de ce roman est d'une intelligence et d'une finesse diaboliques n'est guère suffisant. Il faut aussi parler de l'écriture qui surfe sur différents registres, se nimbe de poésie, se roule dans le concret, éclate d'impertinence et de malice tout en charriant des questions passionnantes.

    "ultra Violette" est ma première lecture de Raphaëlle Riol. Je vous l'affirme : ce n'est pas la dernière !

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    Couverture du livre « Amazones » de Raphaëlle Riol aux éditions Actes Sud

    Candice D. sur Amazones de Raphaëlle Riol

    J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman. Les personnages sont très attachants, drôles et corrosifs. Une belle balade avec ces deux femmes aux caractères bien trempés !

    J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman. Les personnages sont très attachants, drôles et corrosifs. Une belle balade avec ces deux femmes aux caractères bien trempés !

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    Couverture du livre « Amazones » de Raphaëlle Riol aux éditions Actes Sud

    Marie HECKMANN sur Amazones de Raphaëlle Riol

    Roman décapant (comme le travail de Max...)
    Selon une vieille légende issue de la fin des temps, les Amazones sont des guerrières s'étant tranchées le sein, prêtes à tout et faisaient preuve d'un " ultra-féminisme " puisque leur volonté était de tuer les Mâles....
    Ici, nous avons 2 héroïnes de...
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    Roman décapant (comme le travail de Max...)
    Selon une vieille légende issue de la fin des temps, les Amazones sont des guerrières s'étant tranchées le sein, prêtes à tout et faisaient preuve d'un " ultra-féminisme " puisque leur volonté était de tuer les Mâles....
    Ici, nous avons 2 héroïnes de 2 âges différents, ayant un vécu autre.
    Il y a Alice, jeune trentenaire au caractère bien trempé et aux paroles acerbes et crues qui veut tout envoyer valser et Joséphine, 89 ans qui en a ras le bol de du Repos Fleuri càd sa maison de retraite où ses filles l'ont placé.
    Par un hasard de circonstances, elles vont se rencontrer, la plus jeune va embarquer la seconde pour un road trop à la Thelma et Louise..
    Le beau Brad Pitt est incarné ici par Max, le copain d'enfance d'Alice, qui est le seul à apporter de la douceur, de l'humanité dans ce roman.
    CEs 2 femmes que tout semble opposer, vont se découvrir au fil des pages et de leurs confidences, bien des points communs notamment (et le plus important) d'être toutes 2 des Amazones en rébellion contre leurs vies.

    Ce roman se lit rapidement, j'ai été entrainé dans ce tourbillon de folie, juchée sur le cheval de l'une de ces 2 amazones.
    On y lit la volonté de non conformisme de ces 2 guerrières, la poésie de Max, sculpteur sur troncs...
    Beau roman à découvrir... mais il ne faut pas avoir peur des termes un peu crus par moments d'Alice...

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