Paolo Giordano

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Avis (28)

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    Couverture du livre « Dévorer le ciel » de Paolo Giordano aux éditions Seuil

    Lisa_D sur Dévorer le ciel de Paolo Giordano

    Speziale, dans les Pouilles, c’est là, dans la villa de sa grand-mère que Teresa passe ses étés avec son père. L’année de ses 14 ans, elle fait la rencontre de trois garçons : Nicola, Bern et Tommaso ; « trois frères » qui habitent la ferme d’à côté. C’est le coup de foudre avec l’un d’entre...
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    Speziale, dans les Pouilles, c’est là, dans la villa de sa grand-mère que Teresa passe ses étés avec son père. L’année de ses 14 ans, elle fait la rencontre de trois garçons : Nicola, Bern et Tommaso ; « trois frères » qui habitent la ferme d’à côté. C’est le coup de foudre avec l’un d’entre eux, Bern, et c’est surtout toute sa vie qui va en être bouleversée.

    Le début du livre m’a beaucoup plu, il fait écho à notre jeunesse. Qui ne se rappelle pas d’un été que l’on voudrait revivre à l’infini ? les 400 coups avec ses copains, les flirts… Et puis on grandit, on s’éloigne.

    Les autres thèmes abordés, universels, actuels, m’ont beaucoup parlé : le poids des secrets, les amours contrariés (X aime Y qui aime Z), l’attachement à la terre et le sentiment d’appartenir à un endroit, la difficulté de concilier ses idéaux avec la société contemporaine.

    Mais en définitive, Dévorer le ciel fait partie des livres auxquels je n’ai rien à reprocher ou presque mais que je n’ai pas aimé (ou su aimer ?). C’est très bien écrit, l’histoire se tient, à part la fin (pourquoi cette scène d’adieux peu réaliste ?!)

    En fait je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux : Teresa qui accepte et donne tout par amour, Bern qui a une aura de leader mais que personne n’arrive à cerner. A l’inverse le personnage de Tommaso est plus complexe, plus abouti.

    Et puis c’est avant tout une histoire d’amour mais je n’ai pas été emportée par les tourments de la passion et je pense que cela vient de l’écriture un brin détachée malgré l’emploi de la première personne du singulier. De fait, ce livre aurait pu tout aussi bien être écrit à la troisième personne.

    Je n’ai pas vraiment dévoré Dévorer le ciel mais la construction efficace du livre m’a donné envie de connaître le fin mot de cette histoire d’amour hantée par des secrets. Le récit de Teresa est en effet entrecoupé par les révélations que Tommaso lui fait quinze ans plus
    tard.

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    Couverture du livre « Dévorer le ciel » de Paolo Giordano aux éditions Seuil

    isav sur Dévorer le ciel de Paolo Giordano

    Ce roman est celui de l’apprentissage de la vie dans lequel tous les choix de jeunesse vont forger les adultes en devenir que sont les personnages.
    Teresa, une jeune citadine de Turin, vient chaque été avec ses parents passer les vacances dans la région de Pouilles où vit sa grand-mère. Elle y...
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    Ce roman est celui de l’apprentissage de la vie dans lequel tous les choix de jeunesse vont forger les adultes en devenir que sont les personnages.
    Teresa, une jeune citadine de Turin, vient chaque été avec ses parents passer les vacances dans la région de Pouilles où vit sa grand-mère. Elle y noue une amitié profonde avec les trois adolescents d’une ferme éducative voisine, entre secte religieuse et refuge pour enfants perdus. D’amitié en amour, elle ne vivra plus que pour ces liens indéfectibles qui régiront les grands choix de sa vie.
    Si en premier lieu, il s’agit d’un apprentissage de la liberté, celle de penser, de croire, celle de s’aimer, comme un aboutissement de tout ce que l’enfance et l’éducation ont généré, Teresa, Bern et les autres vont se trouver confrontés, avec l’entrée dans l’âge adulte, à l’inévitable apprentissage des concessions que demande l’intégration dans la société.
    Que deviennent alors tous les idéaux qui leur tenaient tant à cœur, le respect de la liberté de chacun, la sagesse des évangiles et leur profond amour de la nature, face à leur vie qui débute dans un monde où règnent les contraintes et où le renoncement est facile ?
    J’ai vécu intensément avec ces adolescents puis ces jeunes adultes, sans pouvoir les quitter, le jour comme la nuit, tant ils m’ont imprégnée de leur présence lumineuse et sombre à la fois, et j’ai été emportée par leurs excès et leurs certitudes, heureuse de pouvoir croire encore à tous leurs rêves.
    Un magnifique roman d’amour et de convictions, comme une preuve de la puissance des sentiments, dans un monde où la jeunesse cherche encore sa place.
    L’auteur, Paolo GIORDANO, possède une telle finesse et une telle sensibilité qu’il a été capable de me toucher jusqu’au plus profond de mes propres souvenirs. J’en suis encore émue !


    Merci à lecteurs.com pour ce livre lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire 2019

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    Couverture du livre « Dévorer le ciel » de Paolo Giordano aux éditions Seuil

    Joe sur Dévorer le ciel de Paolo Giordano

    Coup de cœur pour ce roman à la construction maîtrisée de bout en bout, à l’intrigue foisonnante et qui est avant tout un très grand roman d’amour.

    À Speziale, dans les Pouilles, un quatuor d’adolescents se retrouve chaque été, Teresa qui passe ses vacances dans la maison de sa grand-mère,...
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    Coup de cœur pour ce roman à la construction maîtrisée de bout en bout, à l’intrigue foisonnante et qui est avant tout un très grand roman d’amour.

    À Speziale, dans les Pouilles, un quatuor d’adolescents se retrouve chaque été, Teresa qui passe ses vacances dans la maison de sa grand-mère, Bern, Nicola et Tommaso, trois "frères" qui vivent dans la ferme voisine.Ils découvrent ensemble les premiers émois amoureux, le désir, la complexité des sentiments, l’amitié, l’amour, la foi, les rivalités, les liens qui se lient et se délient mais perdurent à jamais.

    Teresa ne sait pas encore que ces étés vont donner un sens à sa vie qu’elle n’imaginait pas. C’est un véritable coup de foudre qu’elle a pour Bern, le plus tourmenté des adolescents et leur amour fusionnel va l’amener à vivre dans une communauté « fondée sur le respect de la nature et le refus du matérialisme », une forme d’autarcie et d’utopie.

    L’auteur nous fait partager leur période adolescente avec les rêves, leur fougue, leur insatiable envie de dévorer le ciel mais aussi les désenchantements, les drames, les discordes. Puis vient le passage à l’âge adulte où les pensées s’affirment, les désaccords et les différences aussi.

    Mais persistent toujours cet amour de la vie, de la nature, ce sentiment d’appartenance à cette terre où poussent des oliviers centenaires. Ce sentiment que rien ne peut entraver leurs idéaux, leurs certitudes.

    Tous les personnages ont leur part de mystère, d’ambiguïté mais tout se focalise sur la personnalité très forte de Bern, son attachement à l’écologie vécue comme une idéologie, cet espoir sans faille de croire à un monde meilleur qui petit à petit le marginalise et appelle l’extrémisme, jusqu’à la déraison, jusqu’à commettre l’impensable.

    C’est une histoire à la fois tragique et lumineuse que nous donne à lire Paolo Giordano. Une histoire marquée par la puissance de l’amour, une histoire envoûtante qui nous entraîne et nous vrille le cœur.

    Un roman magnifique et bouleversant !

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    Couverture du livre « Dévorer le ciel » de Paolo Giordano aux éditions Seuil

    Raphaël Trujillo sur Dévorer le ciel de Paolo Giordano

    Critique Explorateurs de la rentrée littéraire 2019

    Dévorer le ciel a beaucoup de points communs avec Une bête au paradis de Cécile Coulon. L'action se déroule principalement dans une ferme des Pouilles, on y découvre les difficultés de la vie à la ferme, de l'aridité de cette province du sud...
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    Critique Explorateurs de la rentrée littéraire 2019

    Dévorer le ciel a beaucoup de points communs avec Une bête au paradis de Cécile Coulon. L'action se déroule principalement dans une ferme des Pouilles, on y découvre les difficultés de la vie à la ferme, de l'aridité de cette province du sud de l'Italie où l'eau vient toujours à manquer. Mais la comparaison s'arrête là, le roman étant beaucoup plus long, plus détaillé, plus étoffé, à mon sens plus nuancé, plus tourmenté, avec plus de personnages et surtout plus de thématiques abordées.

    D'abord, le livre ne se cantonne pas à décrire la vie à la ferme. On y découvre des personnages qui ont tous beaucoup de profondeur et sont très bien décrits. Ils sont relativement nombreux, mais pas au point de noyer le lecteur : j'ai ainsi pu suivre avec plaisir l'évolution de la vie de chacun des personnages principaux et secondaires sans jamais revenir en arrière pour comprendre de qui il s'agissait. On y découvre aussi une grande diversité de lieux, de Turin à l'Islande, en passant par Kiev. La confrontation entre les climats, les ambiances urbaines et rurales, la plage et la ferme, les petits appartements étriqués, chaque lieu apporte son lot de sensations qui renouvellent toujours le plaisir de lecture.


    L'envie de toujours tourner la page est réamorcée régulièrement par les différentes péripéties qui s'enchaînent bien, le livre prenant à partir du chapitre 3 une note plus sombre et qui ne cessera de s'assombrir jusqu'au dénouement final. Si le livre débutait comme une romance d'été entre adolescents, il s'étoffe ensuite et gagne en profondeur, pour aborder des thèmes beaucoup plus sérieux et adultes : le rapport à la religion, la permaculture, la natalité, la mort, le deuil, la réincarnation, l'adoption, la drogue, l'anarchisme, sont un aperçu des thématiques abordées avec une grande justesse, toujours dans les nuances de gris, sans manichéisme ni jugement porté par l'auteur sur ses personnages et sur la société italienne dans ses contradictions.


    Il est vrai qu'il s'agit ici du livre d'un écrivain déjà expérimenté malgré seulement trois ouvrages parus, le premier ayant été récompensé par le prestigieux prix Strega, l'équivalent du Goncourt français. Détail notable, Paolo Giordano est le plus jeune auteur à avoir obtenu le prix, j'ai donc vite compris que je n'avais pas affaire à n'importe qui.


    Et cela se ressent dans le style qui fait très bien ce que j'attend de ce genre de roman : décrire les scènes, les situations avec beaucoup de justesse, aller droit au but, à l'essentiel ; ajouter les petits détails qui font encore une fois l'intérêt de ce genre de lectures. Le choix d’une narration non chronologique démontre également le savoir-faire de l'auteur, qui, comme Christopher Nolan au cinéma, sait jouer du temps de la narration pour décupler le plaisir du lecteur.

    Une excellente lecture donc, entachée seulement par quelques scènes un peu caricaturales (je pense à la scène de l'interview avec la journaliste), et un personnage féminin, Teresa, que je ne peux m'empêcher de trouver fade en comparaison des trois personnages masculins principaux, qui sont les vrais "héros" de cette fable moderne : Tommaso touchant, Bern rayonnant, seul Niccola apparaît plus en retrait, plus fonctionnel dans cette fiction que les autres.
    Je ne manquerai pas de lire La Solitude des nombres premiers, l'ouvrage qui l'a fait connaître du grand public italien comme français désormais, grâce à l'excellente traduction de Nathalie Bauer.

    Explorateurs de livres 2019. Avis de la page 100.

    Quel plaisir de lire cette première partie de Dévorer le ciel. Divisée en deux, le premier chapitre nous dévoile l'histoire du point de vue de Teresa, la seule fille du quatuor amoureux de ces étés dans les Pouilles, où l'on découvre la puissance et la beauté de la découverte des amours adolescentes, du corps de l'autre, de la complexité des sentiments. Puis le second chapitre nous dévoile l'histoire sous un nouveau jour, avec le récit d'un des trois garçons, qui nous révèle la part plus sombre, dramatique du roman, qui lui donne une autre envergure et renouvelle l'intérêt, me donne envie d'aller plus avant. La qualité d'écriture est là et nous emporte avec aisance, et la traduction me paraît simplement excellente. La fin de ma lecture devrait s'achever rapidement à ce rythme.

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