Nicola Yoon

Nicola Yoon
Nicola Yoon a grandi en Jamaïque et à Brooklyn. Elle vit aujourd'hui à Los Angeles avec sa fille et son mari, qui a réalisé les illustrations intérieures de ce livre. Everything Everything est son premier roman. 

Avis (28)

  • Couverture du livre « Everything everything » de Nicola Yoon aux éditions Bayard Jeunesse

    Marie Kacher sur Everything everything de Nicola Yoon

    Maintenant que j’ai (enfin) tourné la dernière page de ce roman, après des années d’attente et de frustration (non, non, je n’avais pas du tout commencé à le lire au Super U en attendant que maman finisse les courses …), je me rends compte de la chance inouïe qui fut la mienne : plus de trois...
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    Maintenant que j’ai (enfin) tourné la dernière page de ce roman, après des années d’attente et de frustration (non, non, je n’avais pas du tout commencé à le lire au Super U en attendant que maman finisse les courses …), je me rends compte de la chance inouïe qui fut la mienne : plus de trois ans après la sortie de ce livre, et malgré une adaptation cinématographique, je suis parvenue à passer à travers le moindre spoiler … Je me suis plongée dans ce récit sans rien savoir de plus que ce que m’annonçait la quatrième de couverture, et j’en suis immensément ravie ! Je suis très heureuse également, a posteriori, que le petit cinéma associatif de la vallée ait zappé ce film l’an dernier : je pense que j’aurai drôlement moins savouré ce roman si je connaissais déjà l’histoire à travers l’adaptation !

    Maddie a dix-huit ans, et n’est jamais sortie de chez elle. Le monde extérieur, elle ne le connait qu’à travers ses lectures, qu’à travers les films qu’elle regarde le soir avec sa mère, qu’à travers la fenêtre hermétiquement close de sa chambre. Le monde extérieur est plein de danger pour elle, atteinte de la maladie communément connue sous le nom de « l’enfant-bulle ». Tout ce qui est mis en contact avec elle - air, nourriture, objet, individu - doit être décontaminé, filtré, purifié. Jusqu’à présent, Maddie ne se plaignait pas vraiment de cette existence monotone : elle avait sa mère, et Carla son infirmière, elle avait ses livres et ses cours d’architecture passionnants, elle avait ses habitudes et ses petits rituels rassurants. Mais voilà que l’arrivée des nouveaux voisins, et plus particulièrement d’Olly, va bouleverser ce quotidien bien rythmé … Voilà que soudainement, Maddie ressent l’envie, le besoin, de connaitre le monde extérieur pour de vrai …

    En débutant cette lecture, je m’attendais forcément à quelque chose de fort, à quelque chose de puissant, à quelque chose d’émouvant … et pourtant, je n’étais clairement pas préparée à ce qui m’attendait réellement dans ce roman. Cela allait infiniment au-delà de toutes mes espérances, de toutes mes attentes. C’est un livre qui commence doucement, comme une petite brise fraiche et agréable un soir d’été, et qui se termine violemment, brusquement, comme une tornade imprévisible qui vous secoue dans tous les sens avant de vous laisser tout hébété sur le bord de la route. C’est un livre qui vous fait passer par toutes les émotions possibles et inimaginables, joie, tristesse, colère, surprise, peur, espoir … C’est un livre profondément bouleversant : vous n’en sortez pas indemne, vous n’êtes clairement plus pareil à la fin qu’au début. Parce que c’est un livre qui, sans que l’on ne s’en rende véritablement, brouille les frontières entre narrateur, personnage et lecteur : c’est un peu comme si on se fondait en Maddie, ou comme si Maddie se fondait en nous, même si on n’a pas grand-chose en commun avec elle. Alors, du coup, tout ce que vit Maddie, tout ce que ressent Maddie, on le ressent intensément, nous aussi … et lorsque Maddie a le cœur brisé, alors on l’a nous aussi.

    Comme je l’ai déjà dit, c’est un roman qui commence calmement. On ressent bien toute la monotonie et la platitude du quotidien de Maddie : étude, lecture, soirée-filles avec sa maman, le tout rythmé par les différents contrôles médicaux effectués par son infirmière à plein temps. Et puis, lorsqu’Olly fait son irruption, tout s’accélère … en particulier les battements de cœur de Maddie, qui se découvre une nouvelle maladie, au moins aussi grave que la première : elle est amoureuse. Elle est amoureuse, et alors, tout ce qui lui semblait convenable et supportable jusqu’à présent ne l’est plus. Elle n’en peut plus d’être enfermée, de ne voir personne d’autre que sa mère et son infirmière, d’être contrainte de tout vivre à travers les personnages de romans. S’impose alors une grande question : quel est le plus important, sa santé physique ou mentale ? Peut-être encore supporter longtemps cet enfermement au nom de la sécurité ? N’est-elle pas suffisamment grande pour décider de prendre le risque de sortir, de vivre enfin, d’être heureuse, malgré les dangers que cela implique ? Mais plus encore : doit-elle penser d’abord à elle, à ce bonheur intense que sortir en compagnie d’Olly entrainera, ou bien à sa mère qui l’aime tant, qui va tant s’inquiéter et qui sera si seule et dévastée s’il lui arrivait quelque chose ?

    Plus qu’une simple histoire d’amour, bien que cette dernière soit absolument adorable et émouvante, ce roman évoque le passage à l’âge adulte, les relations familiales - qu’il s’agisse du lien entre Maddie et sa mère, entre Carla et sa fille, entre Olly et ses parents -, l’espoir, le doute … Ce récit ne se contente donc pas de nous parler d’Olly et Maddie, de Maddie et d’Olly, de leur amour contrarié par la maladie de Maddie, de leur amour qui va pousser cette dernière à prendre des risques pour pouvoir le vivre plus intensément. S’il ne s’agissait que de cela, l’histoire aurait finalement été bien prévisible. Et croyez-moi, quoi que vous imaginiez, vous n’y êtes pas : je ne m’attendais pas du tout, mais alors vraiment pas, au tournant que prend l’histoire, au coup de théâtre qui transforme une histoire d’amour somme toute assez banale en quelque chose de bien plus profond, de bien moins mignon. Car se pose alors une ribambelle de nouvelles questions, c’est une autre thématique qui s’ouvre alors que rien ne l’annonçait. Ce fut une belle surprise que ce rebondissement inattendu, car je compte bien, un jour ou l’autre, relire tranquillement le roman en gardant bien cette fin à l’esprit pour voir si quelques indices ne se cachent pas ci et là, des indices auxquels j’aurai été aveugle lors de ma première lecture puisque je ne pouvais absolument pas me douter d’une chose pareille …

    Avant de clôturer cette chronique, je tiens tout de même à évoquer un dernier élément : la narration. Quelle fraicheur que cette plume, agrémentée de dessins, de schémas, de tableaux, de mails, de conversations instantanées … Maddie raconte sans témoigner, elle nous expose sa vie, des pensées, ses états d’âme, sans jamais rien omettre, sans jamais rien rajouter. Nous avons des chapitres qui n’en sont pas vraiment, des extraits de journal intime, des captures d’écran de commandes sur internet … J’aime beaucoup la plume de l’auteur, à la fois riche en émotions et pleine de vitalité et d’humour. Le ton est tantôt léger, tantôt grave, selon l’humeur de Maddie, selon ses réflexions du moment, selon le livre qu’elle est en train de dévorer … Les phrases sont courtes, percutantes, rythmées. C’est clairement un roman qui se dévore à une vitesse incroyable, à la fois parce qu’on est happé par l’histoire et qu’on ressent le besoin presque vital de savoir ce qui va arriver par la suite, et parce que la narration est vraiment très fluide et agréable, ça se lit sans que l’on ait conscience de le lire, c’est étrange et impressionnant !

    En bref, vous l’aurez bien compris, quel merveilleux roman ! Emouvant à souhait, étonnant au possible, et surtout incroyablement rafraichissant, ce roman est à la fois léger et très profond, selon le point de vue que l’on porte sur l’histoire, selon l’aspect du récit auquel on est le plus sensible. Plus d’une fois, Maddie évoque Le petit prince, et sa principale caractéristique qui est que « le sens change à chaque nouvelle lecture » (ce en quoi je suis parfaitement d’accord avec elle) … mais je pense vraiment qu’il en est de même pour Everything, everything : c’est un livre qui, clairement, résonnera différemment dans le cœur du lecteur selon son humeur du moment, selon ses préoccupations du moment, selon ses affinités pour telle ou telle thématique … Derrière ce résumé finalement assez banal se cache une histoire bien plus riche et bien moins prévisible que je ne l’imaginais ! Lisez ce livre, et préparez-vous à changer de regard sur le monde …

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2018/10/everything-everything-nicola-yoon.html

  • Couverture du livre « Everything everything » de Nicola Yoon aux éditions Bayard Jeunesse

    Cathy13600 sur Everything everything de Nicola Yoon

    Pour être honnête, c'est en juin 2017, lors de la sortie du film « Everything, Everything » réalisé par Stella Meghie que j'ai appris l'existence du roman éponyme de Nicola Yoon publié dans sa version française en 2016.
    N'étant pas une adepte de la littérature Young Adult, je n'ai pas cherché à...
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    Pour être honnête, c'est en juin 2017, lors de la sortie du film « Everything, Everything » réalisé par Stella Meghie que j'ai appris l'existence du roman éponyme de Nicola Yoon publié dans sa version française en 2016.
    N'étant pas une adepte de la littérature Young Adult, je n'ai pas cherché à en savoir plus. D'autres oeuvres m'attiraient davantage parmi toutes celles qui composaient mon énorme PAL.
    Pourquoi, alors, l'avoir choisi comme nouvelle lecture de chevet ?
    Parce qu'une fois lu la magnifique, mais non moins gore, saga sur la Section de Recherches de Paris de Maxime Chattam, j'avais besoin de calme et de légèreté. En clair, je ne voulais pas « me prendre la tête ».
    Lorsque ma chère et indéfectible comparse @lireencore93420 d'Instagram, aux conseils avisés, m'a suggérée de le lire, je ne pouvais qu'obtempérer.
    Me voilà donc partie à l'assaut de cette histoire avec l'espoir de passer un bon moment et pourquoi pas de découvrir un beau texte ou plus, sait-on jamais…
    L'ebook définitivement refermé, je dois concéder que je me suis légèrement ennuyée et que c'est une petite désillusion.
    Sa magnifique couverture et son synopsis auguraient davantage.
    En outre, au vu des critiques majoritairement positives émises par la blogosphère littéraire, je m'attendais à mieux.
    Lorsque nous ouvrons ce livre, nous faisons la connaissance de Maddy, jeune fille de dix-huit ans, qui, au regard de son âge, ne devrait pas tarder à quitter le foyer familial. Pourtant, elle ne peut et ne pourra jamais le faire. Pourquoi ? Parce qu'elle souffre d'un déficit immunitaire combiné sévère – DICS – qui la cloître dans sa maison et l'empêche d'interagir avec tout ce qui n'a pas été « assaini ». Les victimes de ce syndrome, surnommé maladie des enfants-bulles, étant contraints, faute de système immunitaire fonctionnel et de vulnérabilité aux infections, de vivre dans un environnement stérile.
    Notre héroïne nous embarque, alors, dans son monde composé de Pauline sa mère, médecin de profession, de son infirmière Carla ainsi que des livres dans lesquels elle s'immerge. C'est en quelque sorte un journal de bord qui nous permet de suivre son quotidien, de comprendre sa vie isolée de tout et de tous. de quoi sont faits ces moments ? Comment s'occupe-t-elle ? Etudie-t-elle ? En quoi consiste la surveillance médicale ? Est-elle sous traitement ? Quelle sont ses relations avec son proche entourage ?
    Cette existence assez monotone dans un premier temps, va être subitement chamboulée à la suite de l'arrivée de nouveau voisins parents de deux enfants, prénommés kara et Oliver dit « Olly ».
    Le jour de l'aménagement, elle remarque rapidement ce beau gosse ténébreux, habillé de noir, d'une agilité incroyable. A son tour, ce dernier la repère. Leurs regards se croisent… et ?
    Vous souhaitez connaître le dénouement ? 1, 2, 3… Lisez !
    Selon moi, cette intrigue incarne l'entrée dans la vie adulte de deux jeunes personnes qui se cherchent encore. Ils choisissent, durant ce récit, le plaisir essentiellement plutôt que la sécurité.
    Nous sommes face à une bonne représentation du premier amour de jeunesse avec tous les risques que cela comporte. A savoir, prises de décisions brutales, irréfléchies. Aventures audacieuses, conduites dangereuses.
    Mon ressenti de lecture au départ était bon. La maladie en tant que sujet ainsi que l'ambiance d'ensemble me convenaient. Puis insidieusement, mon intérêt s'est effrité. La faute à la romance qui, d'après moi, prend trop le dessus au point d'occulter le thème principal. Il est dommage que l'auteur se soit détournée de la pathologie au profit de l'amourette. Néanmoins, la démarche est compréhensible et habile pour satisfaire ses jeunes bibliomanes.
    Ecriture simple, fluide. Bouquin composé de chapitres courts qui se lisent rapidement. Je n'ai pas trop apprécié les illustrations disséminées à travers les pages. Je conçois, toutefois, que cela puisse plaire. Je n'ai pas adhéré tout simplement.
    Au fil du temps, l'histoire m'a semblé terne. Elle a pêché par un manque de vivacité, de suspens.
    L'épilogue concernant l'affection de Maddy m'a tout de même surpris. C'est le gros point positif car je ne l'avais nullement envisagé.
    A titre de comparaison, « Nos étoiles contraires », ouvrage dans une veine identique m'avait beaucoup plus touchée. Il était plus fort, plus douloureux tout en ne me laissant pas, également, un souvenir impérissable.
    Le portrait des deux protagonistes principaux est fidèle à celui de leur génération.
    Lors de ces premiers émois amoureux, ils sont dans la découverte, l'immédiateté, le sensationnel.
    Ils sont intéressants à accompagner mais je n'ai pas eu d'empathie.
    Madeline m'est apparue certes courageuse, mais aussi naïve et candide. La reine dans sa prison dorée ne m'a pas émue tout bonnement.
    J'ai plus aimé Olly. Individu mystérieux, très intelligent, sensible, prévenant, plus fragile qu'il ne le laisse paraître en réalité.
    Carla est plus sympathique et agréable. Personnage secondaire mais non moins indispensable. Elle est dévouée à sa protégée et à son bonheur.
    Finalement, toute en étant sympathique, cette intrigue ne restera pas dans mes annales. Elle était prometteuse. J'ai aimé la parcourir mais ce n'est pas un coup de coeur.
    A sa décharge, il est difficile de succéder à « La conjuration primitive », « La patience du diable » ou encore « L'appel du Néant ». Opus qui composent la trilogie citée plus haut.
    J'achète ? Oui si vous recherchez une lecture légère. Nous sommes en présence d'un récit pour adolescent. Quelques heures de repos psychologique vous attendent. A envisager entre deux bouquins plus sérieux.
    En bref, si vous êtes adepte du genre, vous trouverez votre bonheur. Dans le cas contraire, vous penserez certainement que c'est naïf, voir simplet.

  • Couverture du livre « Everything everything » de Nicola Yoon aux éditions Bayard Jeunesse

    Lison Trd sur Everything everything de Nicola Yoon

    Madeline est un "enfant-bulle", elle doit rester enfermée chez elle avec sa mère et son infirmière, les seules personnes avec lesquelles elle est liée (par obligation). Un jour, de nouveaux voisins emménagent et Madeline tombe amoureuse d'Olly.

    J'ai beaucoup aimé ce livre. D'abord, j'ai...
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    Madeline est un "enfant-bulle", elle doit rester enfermée chez elle avec sa mère et son infirmière, les seules personnes avec lesquelles elle est liée (par obligation). Un jour, de nouveaux voisins emménagent et Madeline tombe amoureuse d'Olly.

    J'ai beaucoup aimé ce livre. D'abord, j'ai appris des choses sur la maladie dite d'enfant-bulle. Olly et Madeline sont très différents donc au départ je les trouvais mal assortis mais finalement ils ont chacun des problèmes. Ils se soutiennent dans leurs souffrances et ils gardent espoir en leurs rêves.

    Un livre positif !

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