Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Nathacha Appanah

Nathacha Appanah
Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg, sur la côte sud-est de l'île Maurice. Elle est encore adolescente et déjà tournée vers l'écriture lorsque le quotidien L'Express lui offre un prix littéraire et la possibilité de publier nouvelles et chroniques dans ses colonnes. Elle s'inscrit à la f... Voir plus
Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg, sur la côte sud-est de l'île Maurice. Elle est encore adolescente et déjà tournée vers l'écriture lorsque le quotidien L'Express lui offre un prix littéraire et la possibilité de publier nouvelles et chroniques dans ses colonnes. Elle s'inscrit à la faculté de lettres, s'oriente rapidement vers le journalisme et travaille pour le groupe de presse Le Mauricien. En 1998, l'opportunité d'une bourse la mène en France. Après plusieurs années de reportages pour la presse et la radio, elle travaille actuellement pour une ONG, à Paris. Entretemps elle a aussi publié trois romans chez Gallimard : Les Rochers de Poudre d'Or (Prix RFO 2003), Blue Bay Palace (2004, Grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique 2005), La Noce d'Anna (2005, Prix grand public du salon du livre 2006).

Articles en lien avec Nathacha Appanah (3)

Avis sur cet auteur (100)

  • add_box
    Couverture du livre « Le ciel par-dessus le toit » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard

    Lautre-Magda sur Le ciel par-dessus le toit de Nathacha Appanah

    125 pages qui m'ont permis d'aimer aussi bien ces personnages que cette écrivaine que je découvre avec ce roman exceptionnel.
    Empathique et très poétique, lumineux et sombre, ce récit est plus que réussi.

    Une famille cabossée, prend chair, le ton est coloré.
    Une situation est...
    Voir plus

    125 pages qui m'ont permis d'aimer aussi bien ces personnages que cette écrivaine que je découvre avec ce roman exceptionnel.
    Empathique et très poétique, lumineux et sombre, ce récit est plus que réussi.

    Une famille cabossée, prend chair, le ton est coloré.
    Une situation est présentée.

    L'incarcération est justement évoquée.

    Les rapports familiaux ressentis, les ratés, les envies, les manques.

    La poésie est présente toujours.
    Dans tout.
    Ce court récit m'a marqué, par sa beauté, et l'espoir qu'il porte dans une écriture belle à en vivre.
    Bravo.

  • add_box
    Couverture du livre « Tropique de la violence » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard

    CARLAFZ sur Tropique de la violence de Nathacha Appanah

    L’écriture est abrupte, la réalité cruelle…

    L’histoire débute avec Marie, jeune infirmière, qui rencontre un homme dont elle tombe amoureuse et le suit à Mayotte. Elle y découvre la misère locale et l’amour pour Moïse, petit garçon qu’elle adopte après qu’il ait été abandonné par sa mère...
    Voir plus

    L’écriture est abrupte, la réalité cruelle…

    L’histoire débute avec Marie, jeune infirmière, qui rencontre un homme dont elle tombe amoureuse et le suit à Mayotte. Elle y découvre la misère locale et l’amour pour Moïse, petit garçon qu’elle adopte après qu’il ait été abandonné par sa mère maternelle pour avoir des yeux de couleurs différentes. Aimé et élevé par une femme blanche Mo est mal vu dans le quartier de « Gaza » de Mayotte où c’est la loi du plus fort qui domine.
    « Pour être le roi, il faut avoir des sympathisants, à qui tu offres une cigarette, un joint, un conseil, une protection et qui, en retour, te parlent. (…) Avant tout, il faut avoir de l’argent, de la thune, du fric, money money money, il faut que ça rentre, il faut que ça sorte, il faut que ça boive, que ça fume et que ça revende. Le meilleur joint c’est toi qui dois l’avoir. C’est toi qui dois l’offrir aux autres. » (page 95)

    Peut-être est-ce la dureté du récit à laquelle je n’étais pas prête, mais la première partie du roman m’a déconcertée. Je n’ai pas réussi à me mettre dedans, un sentiment d’avoir raté un moment clé à plusieurs instants…

  • add_box
    Couverture du livre « Tropique de la violence » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard

    Catherine Airaud sur Tropique de la violence de Nathacha Appanah

    Voici une lecture bouleversante et qui nous entraîne et nous montre de façon très réaliste et poétique à la fois, la misère qui peut régner dans un département français. Cette histoire se déroule à Mayotte et non pas dans des pays pauvres. Polyphonique, ce roman va nous raconter la vie de Marie,...
    Voir plus

    Voici une lecture bouleversante et qui nous entraîne et nous montre de façon très réaliste et poétique à la fois, la misère qui peut régner dans un département français. Cette histoire se déroule à Mayotte et non pas dans des pays pauvres. Polyphonique, ce roman va nous raconter la vie de Marie, une infirmière métropolitaine qui a suivi un beau mahorien, ils travaillent tous les deux à l'hôpital de la ville mais une naissance tarde à venir et elle voudrait tant avoir un enfant. Elle se sépare alors de son bellâtre et se retrouve toute seule. Puis un jour, des clandestins sont accueillis à l'hôpital et une jeune mère lui confie son fils, il porterait malheur avec ses deux yeux de couleurs différents : ce serait le fils d'un djinn. Moïse va alors vivre avec Marie mais celui-ci va être tenté de se trouver, et va fréquenter des jeunes du quartier-ghetto, Gaza où règne la violence et la loi des bandes. Il va d'ailleurs intégrer la bande de Bruce, le Roi de Gaza. Nous allons aussi croiser le long des pages Stéphane, un jeune qui travaille dans une ONG pour quelques mois, car cela fait bien dans un Cv et pourquoi partir vers Haïti ou en Afrique, mais il va être très surpris de la situation qu'il va trouver sur cette île qui aurait tout pour être paradisiaque. Il y a aussi Olivier le policier et Bacar le pompier. L'auteure nous entraîne dans les vies de chacun de ses personnages et il y a aussi beaucoup d'humanité dans cette misère et de belles pages, en particulier quand Moïse arrive à faire une pose et lire et relire l'enfant et la rivière d'Hervé Bosco, il va d'ailleurs baptiser ainsi sont bâtard de chien. L'auteure nous décrit une situation si difficile mais elle nous parle avec beaucoup d'humanité du point de vue de chacun et il y a tout de même de l'humanité, de la solidarité dans ses relations humaines. Un livre coup de poing et très choquée que telles choses puissent se dérouler dans un département français.

  • add_box
    Couverture du livre « Le ciel par-dessus le toit » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard

    Catherine Airaud sur Le ciel par-dessus le toit de Nathacha Appanah

    Je retrouve cette auteure après avoir lu et apprécié "Tropique de la violence". On retrouve dans celui-ci l'écriture si simple, si poétique de l'auteure. Cette fois, le texte est centré sur trois personnages, Phénix (Eliette), Loup, Paloma. L'auteure nous fait découvrir chacun de ses...
    Voir plus

    Je retrouve cette auteure après avoir lu et apprécié "Tropique de la violence". On retrouve dans celui-ci l'écriture si simple, si poétique de l'auteure. Cette fois, le texte est centré sur trois personnages, Phénix (Eliette), Loup, Paloma. L'auteure nous fait découvrir chacun de ses personnages, si écorchés vifs, une famille avec des rapports si tendres ou si distendus. de beaux mots, de belles descriptions et des moments de grâce (un grand père en attente à la gare). Un texte émouvant, poétique (référence à Verlaine). Loup, ce jeune garçon, jeune frère qui se sent si abandonné et qui décide de voler la voiture de sa mère, Phenix, pour essayer de retrouver sa soeur, qui avait pourtant promis de revenir le chercher. Et il se retrouve alors en prison et les deux femmes vont se recontacter pour lui. le portrait de trois êtres, perdus, qui se cherchent, qui se perdent. Un texte émouvant sur les liens fraternels, familiaux. Une belle écriture pour des personnages si bousculés, si chahutés.