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Rien ne t'appartient

Couverture du livre « Rien ne t'appartient » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072952227
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

«Elle ne se contente plus d'habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n'aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C'est elle qui envoie le garçon, c'est elle qui me fait oublier les... Voir plus

«Elle ne se contente plus d'habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n'aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C'est elle qui envoie le garçon, c'est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c'est elle qui me fait danser nue.»Il n'y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C'est la résurgence d'une histoire qu'elle croyait étouffée, c'est la réapparition de celle qu'elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l'éternelle enfance jusqu'à ce qu'elle soit rattrapée par les démons de son pays.À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

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Avis (23)

  • J'avoue, quand le livre nous a été proposé lors de mon club de lecture, je n'étais pas très enthousiaste car la quatrième de couverture ne me donnait pas particulièrement envie... Quelle erreur cela aurait été de passer à côté de ce beau roman!

    J'ai mis 4.5 / 5 car vraiment je me suis laissée...
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    J'avoue, quand le livre nous a été proposé lors de mon club de lecture, je n'étais pas très enthousiaste car la quatrième de couverture ne me donnait pas particulièrement envie... Quelle erreur cela aurait été de passer à côté de ce beau roman!

    J'ai mis 4.5 / 5 car vraiment je me suis laissée emporter par cette histoire, par cette héroïne aux mille visages et aux mille mystères.
    Il y a Tara qui ne se remet pas du décès de son mari, la laissant amputée d'un bonheur qu'elle était parvenu à construire. Il y a aussi Vijaya, une jeune fille qui grandit dans l'amour de ses parents un peu en marge de la société de part leur idées et leur manière de vivre. Tout semble lui réussir jusqu'au jour ou tout s'écroule... Pour finir il y a Avril, une jeune femme qui n'a plus rien, même pas l'espoir de s'en sortir, elle vit dans un ancien temple avec d'autres jeunes filles "gâchées" sous la houlette d'une femme dure et cruelle.

    C'est donc un chemin de vie cahoté par les épreuves que nous narre ici Nathacha Appanah dont le style, bien à elle, est tout simplement incroyable. J'ai aimé son écriture que j'ai trouvé envoutante. Il m'était très difficile de devoir poser le livre.

    A lire!

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  • Tara vient de perdre Emmanuel, son mari. Ce deuil va sonner l’entrée dans une phase de dépression pour la jeune femme qui ne se remet pas de cette perte et qui sombre lentement. Vont alors remonter des souvenirs de sa vie d’avant Emmanuel, alors qu’elle était encore Vijaya une petite fille...
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    Tara vient de perdre Emmanuel, son mari. Ce deuil va sonner l’entrée dans une phase de dépression pour la jeune femme qui ne se remet pas de cette perte et qui sombre lentement. Vont alors remonter des souvenirs de sa vie d’avant Emmanuel, alors qu’elle était encore Vijaya une petite fille heureuse auprès de parents aimants mais dont la vie va irrémédiablement changer. Un destin marqué par la guerre, un tsunami et une histoire d’amour qui fera d’elle une « fille gâchée ».

    Dans ce livre qui explore les profondeurs de l’intime, Nathacha Appanah dresse le portrait d’une femme que la lutte a épuisé. Les drames terribles qu’elle a vécu dans son adolescence l’ont fragilisée. Car Tara/Vijaya a vécu une série d’épreuves terribles : la mort terrifiante de ses parents, l’enfermement dans un pensionnat pour « jeunes filles gâchées », des souffrances, des luttes puis cette dernière épreuve face aux éléments qui lui a permis de rencontrer celui qui est devenu son mari.

    Celle qui a vécu une enfance libre, qui dansait, chantait, apprenait auprès de son père a vu son monde totalement détruit par la guerre et a compris qu’elle avait eu une enfance privilégiée dans un pays où les femmes n’ont aucune liberté.

    L’auteure nous raconte ici, avec beaucoup de sensibilité et de subtilité, les dégâts psychologiques de ce que la jeune fille a vécu. Elle nous montre les failles que cela a créé et qui s’amplifient avec ce nouveau deuil qu’elle ne parvient pas à gérer.

    Cette disparition va alors provoquer chez cette femme qui s’est construit un rempart contre son passé et ses traumatismes un véritable séisme, la plongeant peu à peu dans une sorte de folie provoquée par un trop plein d’émotions.

    Nathacha Appanah joue habilement avec les contrastes entre la vie pleine de joie de Vijaya, les sons, les odeurs, les goûts, la douceur qui ont habité son enfance et la rudesse de ce qui va suivre, la douleur, la rugosité, la froideur qui vont l’accompagner avant sa rencontre avec Emmanuel sur lequel elle va se reposer. Elle suggère, plus qu’elle ne montre, faisant naître dans l’esprit du lecteur des centaines d’images des lieux que son héroïne traverse. En cela, le roman est très réussi car l’auteure ne tombe jamais dans un excès de descriptions et dose avec justesse ce qui est dit et ce qui est évoqué.

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  • Rien ne t’appartient de Natacha Appanah
    Tara a perdu son mari. Malgré l’aide que souhaite lui apporter son beau-fils, elle sombre de la douleur, les souvenirs sont vagues notamment ceux de son enfance. Dans une deuxième partie du roman, on rencontre la petite fille qu’elle a été, la fin brutale...
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    Rien ne t’appartient de Natacha Appanah
    Tara a perdu son mari. Malgré l’aide que souhaite lui apporter son beau-fils, elle sombre de la douleur, les souvenirs sont vagues notamment ceux de son enfance. Dans une deuxième partie du roman, on rencontre la petite fille qu’elle a été, la fin brutale de l'innocence, de la petite fille joyeuse, son intégration dans un centre dans lequel elle perd toute identité. Elle trouvera, malgré tout, la force de s’en sortir.
    J’ai été un peu perturbée par le trouble qui tourne autour du personnage, tous les non dits qui font que l’histoire m’a parue incomplète. Cela dit, celà n’a aucunement gâché la rencontre avec la plume si poétique, efficace et sensible. Un style qui dégage une intensité formidable et transmet beaucoup d’émotions. Je suis admirative de cette plume tantôt poétique tantôt incisive. Le corps prend formidablement forme que ce soit par la danse, la douleur, la contrainte ou l’espoir.

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  • C'est sombre, c'est beau, c'est poétique.
    Il est question d'une enfance volée, de maltraitance, d'un secret indicible, d'un amour qui doit guérir de tout, qui ne guérit de rien.
    Nathacha Appanah, comme dans ses autres romans toujours courts, toujours puissants, condense une tranche de vie.
    La...
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    C'est sombre, c'est beau, c'est poétique.
    Il est question d'une enfance volée, de maltraitance, d'un secret indicible, d'un amour qui doit guérir de tout, qui ne guérit de rien.
    Nathacha Appanah, comme dans ses autres romans toujours courts, toujours puissants, condense une tranche de vie.
    La plume est précise et élégante.
    C'est émouvant et tragique.

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  • Rien ne t’appartient est un roman assez court, d’une force incroyable.
    Nathacha Appanah qui m’avait estomaqué avec Tropique de la violence, confirmant, à un degré moindre avec Le ciel par-dessus le toit, m’a ramené en Asie, dans un pays bouleversé par la guerre et les luttes fratricides dont...
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    Rien ne t’appartient est un roman assez court, d’une force incroyable.
    Nathacha Appanah qui m’avait estomaqué avec Tropique de la violence, confirmant, à un degré moindre avec Le ciel par-dessus le toit, m’a ramené en Asie, dans un pays bouleversé par la guerre et les luttes fratricides dont les femmes sont les premières victimes.
    Tara s’exprime dans une première partie très énigmatique qui ne m’emballe pas. Emmanuel, son mari qui avait quinze ans de plus qu’elle, est mort. Il a un fils, Eli, d’un premier mariage. Prof de maths dans un collège, il tente d’aider Tara victime d’hallucinations et très perturbée. Il a beau lui poser des questions, voulant savoir qui est cette Vijaya, prénom qu’il a vu écrit sur des feuilles trainant dans la chambre de Tara mais celle-ci ne répond pas.
    Où sommes-nous ? Dans quel pays nous trouvons-nous ? Nathacha Appanah ne le dit pas, s’attachant exclusivement au côté psychologique de sa narratrice mais, lors des Correspondances de Manosque 2021, elle nous avait confié que cela se passe au Sri Lanka. Tara est au plus mal, veut en finir et refuse de raconter ce qu’elle a vécu à Eli qui voudrait tant l’aider. Pourquoi ? Je n’ai pas d’explication sauf cette seconde partie à la fois terrible et passionnante, intitulée Vijaya.
    Tout commence par une vie idyllique pour cette fillette vivant dans un décor paradisiaque. Son père est opposant politique, parle à la radio, à la télévision et sa mère a des pouvoirs magiques. Ils sont riches assurément. Ce père souriant devient un tuteur sévère lorsqu’il enseigne à sa fille, Vijaya. Depuis la capitale, vient Rada, professeure de danse qui lui enseigne la bharatanatyam, danse traditionnelle de l’Inde du sud, deux jours par semaine. D’ailleurs, Vijaya danse à ravir lorsqu’une fête lui en donne l’occasion.
    Hélas, sa vie va basculer dans l’horreur avec ce qui fait penser à un coup d’État militaire, l’installation d’une dictature qui élimine sans pitié les opposants.
    Si Vijaya échappe à la mort, son calvaire est égayé par un garçon qui vient la voir régulièrement et qui partage l’amour avec elle. Cela explique peut-être ce garçon qu’elle voit chez elle dans la première partie puis qui disparaît subitement sans qu’on en sache davantage à son sujet.
    La conséquence de ces relations sexuelles si belles transforme Vijaya en « fille gâchée ». C’est là qu’elle se retrouve dans une sorte de pensionnat, de maison de correction pour « filles gâchées » où la tenancière lui assène sans arrêt : Rien ne t’appartient ici.
    La vie de Vijaya est celle que d’autres jeunes filles comme elles ont dû subir : privations, punitions, travail très dur, jusqu’au jour où ce tsunami dont nous nous souvenons tous, remet tout en question, juste après Noël, le 26 décembre 2004. Il dévasta une bonne partie des côtes de l’Océan Indien causant énormément de victimes.
    Les quelques pages faisant vivre, survivre Vijaya dans ces vagues qui emportent tout, sont terribles. C’est dense, prenant, rythmé, d’un réalisme d’autant plus choquant que l’autrice n’exagère pas.
    Rien ne t’appartient me semble un formidable témoignage sur les dégâts psychologiques causés, pendant des siècles d’exploitation et d’oppression de beaucoup de femmes. C’est écrit délicatement, avec un minimum de précisions géographiques et aucune date. Tout est dans les mots, les phrases mettant en place une vie sacrifiée où tant de malheurs, tant de souffrances accumulées sont impossibles à évacuer. Tara et Vijaya, ces deux jeunes femmes cohabitent dans la même personne qui, privée du seul homme venu à son secours, se trouve dans l’impossibilité de communiquer pour se relever et continuer à vivre.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Depuis la mort d’Emmanuel, son mari, avec qui elle était mariée depuis quinze ans, Tara est oppressée par le chagrin et la solitude, et de plus elle est hantée par des visions et des fantômes. Une fille s’immisce dans ses rêves et Tara pense que c’est elle qui lui fait oublier les mots, les...
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    Depuis la mort d’Emmanuel, son mari, avec qui elle était mariée depuis quinze ans, Tara est oppressée par le chagrin et la solitude, et de plus elle est hantée par des visions et des fantômes. Une fille s’immisce dans ses rêves et Tara pense que c’est elle qui lui fait oublier les mots, les événements, elle, qui lui envoie ce garçon qu’elle voit sur le fauteuil, elle qui lui fait danser nue la bharatanatyam. Des souvenirs clignotent. Elle sent qu’elle n’aura bientôt plus la force de retenir en elle ce qui gronde et menace de ressurgir, c’est-à-dire la réapparition de celle qu’elle a été avant, une fille avec un autre prénom qui aimait rire et danser, qui croyait en l’éternelle enfance avec un appétit de vie immense comme si elle se doutait que cela n’allait pas durer.
    Elle s’accroche tout en pensant à Emmanuel et se disant que « lui seul pouvait me maintenir debout, me garder intacte et préservée de ma vie d’avant, mais il n’existe plus ».
    Quand elle apprend que Eli, le fils d’Emmanuel, inquiet pour sa santé, a pris pour elle un rendez-vous chez le neurologue, qu’étant allé dans sa chambre lui chercher une couverture, il revient en lui demandant « C’est qui, Vijaya ? », Tara pense qu’il faut que ça s’arrête et qu’il est temps d’en finir.
    Rien ne t’appartient est construit en deux parties. Le roman commence par la voix de Tara puis vient ensuite celle de Vijaya, une voix qui vient du passé, celle de cette petite fille à la vie délicieuse et sans entraves, éveillée à la beauté, à la sensualité, à la danse et à la connaissance par ses parents mais à qui « jamais personne n’a expliqué ce que c’est qu’être une fille dans ce pays ».
    Aussi tout bascule lorsque des militaires forcent l’entrée de la propriété. Vijaya sera enfermée et comme d’autres fillettes heureuses, transformée en esclave silencieuse. Ce qui signera la fin de son insouciance sera cette phrase que lui jette à la figure la directrice du lieu où elle va être enfermée « Rien ne t’appartient » et fera dire à Vijaya « En vérité, plus rien ne m’appartient, ni ici, ni ailleurs, ni jamais. Mon nom, mon histoire, ma mémoire s’effacent. Je m’endors comme on tombe dans un puits noir ». Ce sera son premier tsunami !
    Rien ne t’appartient s’attache à montrer que cette dépossession ne peut être totale pour Vijaya et qu’avec beaucoup de courage, en apprenant à mentir, elle gardera son cœur pour aider ses consœurs dans la détresse et parviendra à une sorte de renaissance. En allant au bout d’elle-même, elle parvient à garder son intégrité. La perte et la reconquête, la condition féminine de même que le deuil, la mémoire, le corps, le désir et la mort sont les thèmes abordés dans ce magnifique roman.
    J’ai été une nouvelle fois émerveillée par l’écriture à la fois tellement sensible, poétique, délicate, élégante, sensuelle et rythmée de Nathacha Appanah, une écriture charnelle, véritable immersion sensorielle dans un monde fait pourtant de tant de douleur, de brutalité et de ténèbres mais aussi de tant de douceur, de beauté et de sensualité et d’où finalement surgit la lumière…
    Quel moment sublime lorsque Tara se remémore une séance de danse et se met à l’exécuter ! La description est telle que son souffle m’a enveloppée et que j’ai cru la voir et la sentir danser.
    Rien ne t’appartient, ce roman bouleversant tout en sobriété, en suggestions et d’une extrême sensibilité m’a vraiment touchée et enthousiasmée.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • J'avais déjà lu et apprécié les textes précédents de Natacha Appanah et sa façon de nous entraîner dans des zones sombres, que ce soient des zones géographiques ou intimes, avec de sacrés personnages.
    Cette fois, il n'y a qu'un seul personnage, une femme va nous raconter, à travers sa voix, sa...
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    J'avais déjà lu et apprécié les textes précédents de Natacha Appanah et sa façon de nous entraîner dans des zones sombres, que ce soient des zones géographiques ou intimes, avec de sacrés personnages.
    Cette fois, il n'y a qu'un seul personnage, une femme va nous raconter, à travers sa voix, sa vie, son passé, ses détresses, ses espoirs, ses oublis, dénis...
    Un texte très poétique et percutant.
    En 160 pages, l'auteure va nous entraîner dans les souvenirs de la narratrice. Elle vient de perdre son mari et elle attend son beau fils et il lui demande de se ressaisir, mais le peut elle et le veut elle vraiment ??
    Avec une belle écriture, Natacha Appanah va nous faire connaître les vies de cette femme, car elle a vécu plusieurs vies. Son enfance, son adolescence et sa fin de vie. une vie terrible et des pages très difficiles sur la situation des filles, femmes dans certains pays, jamais nommés d'ailleurs, peut être la Thaïlande. Des pages terribles mais aussi des pages d'espoir,; des pages d'un terrible réalisme mais aussi fantastique avec des fantômes qui frôlent la narratrice pendant ses journées.

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