Lioudmila Oulitskaia

Lioudmila Oulitskaia

Ludmila Oulitskaïa est née en 1943, dans l'Oural.
Elle a grandi à Moscou et fait des études de biologie à l'université.
Auteur de nombreuses pièces de théâtre et scénarios de films, depuis le début des années 1980, elle se consacre exclusivement à la littérature. Ses premiers récits ont paru à Mosc...

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Ludmila Oulitskaïa est née en 1943, dans l'Oural.
Elle a grandi à Moscou et fait des études de biologie à l'université.
Auteur de nombreuses pièces de théâtre et scénarios de films, depuis le début des années 1980, elle se consacre exclusivement à la littérature. Ses premiers récits ont paru à Moscou, dans des revues. Ses livres ont été traduits, en français, aux éditions Gallimard. Son roman "Sonietchka" a reçu le prix Médicis Étranger, en 1996.
Elle a deux fils et vit actuellement à Moscou, avec son mari, le sculpteur Andreï Krassouline.

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Avis (9)

  • Couverture du livre « Sonietchka » de Lioudmila Oulitskaia aux éditions Gallimard

    Anne-Marie Lemoigne sur Sonietchka de Lioudmila Oulitskaia

    On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire, et pourtant ce court roman raconte les différentes étapes de la vie simple et paisible d’une femme modeste qui a trouvé les secrets de la plénitude.

    Rédigé au passé simple, ce récit d’une centaine de pages donne l’impression qu’on entre dans...
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    On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire, et pourtant ce court roman raconte les différentes étapes de la vie simple et paisible d’une femme modeste qui a trouvé les secrets de la plénitude.

    Rédigé au passé simple, ce récit d’une centaine de pages donne l’impression qu’on entre dans un conte dont l’héroïne est Sonietchka, jeune femme quelconque et discrète mais atteinte d’un amour immodéré pour la lecture, amour qui peut être considéré comme « la forme bénigne d’une aliénation mentale »mais qui lui procure « le bonheur tranquille de la perfection du verbe ».
    Le second secret de sa plénitude réside dans le fait d’aider les autres à s’accomplir, dût-elle y perdre elle-même une part de son équilibre. « Comme la vie est bien faite » considère-t-elle …


    Un beau livre, qui fait du bien sans pour autant être ce que l'on appelle un "feelgoodbook"

    Non seulement en raison de la personnalité de l’héroïne du récit, mais aussi en raison de l’écriture de l’épure, de l’art de la litote que maîtrise ici Ludmilla Oulitskaïa. Quelques mots, une comparaison lui suffisent à caractériser un personnage ou une situation. Tout est dans le non-dit. Elle évoque Sonietchka sans mièvrerie, avec tendresse, parfois aussi avec un peu d’humour mais sans la juger ni la présenter comme un modèle de sagesse .

    A chaque lecteur, selon sa sensibilité de laisser cheminer en lui l’image du personnage. Pour moi, elle présente les caractéristiques de ceux à qui, dans le discours des Béatitudes sont promis le Royaume des cieux, elle fait partie des cœurs purs, des doux, des miséricordieux, des artisans de la paix. Pourtant, c’est sur terre que Sonietchka trouve dès à présent sa récompense.

  • Couverture du livre « L'échelle de Jacob » de Lioudmila Oulitskaia aux éditions Gallimard

    Sonia Maupomé sur L'échelle de Jacob de Lioudmila Oulitskaia

    Un très beau roman, saga familiale russe, qui malgré quelques longueurs et très intéressant. Nous retrouvons quatre générations dans l'histoire tourmentée de la Russie.
    Belle découverte pour moi car c'est le premier roman de Ludmila Oulitskaïa que je lis.

    Un très beau roman, saga familiale russe, qui malgré quelques longueurs et très intéressant. Nous retrouvons quatre générations dans l'histoire tourmentée de la Russie.
    Belle découverte pour moi car c'est le premier roman de Ludmila Oulitskaïa que je lis.

  • Couverture du livre « Sonietchka » de Lioudmila Oulitskaia aux éditions Gallimard

    Dominique JOUANNE sur Sonietchka de Lioudmila Oulitskaia

    Moscou, des années 50 aux années 90. Sonia, grande lectrice, rencontre Robert, un peintre sans fortune avec lequel elle aura une fille unique. La tendresse maternelle et le sens du devoir lui feront abandonner ses lectures pour se consacrer entièrement à eux. Elle travaillera dur pour assurer...
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    Moscou, des années 50 aux années 90. Sonia, grande lectrice, rencontre Robert, un peintre sans fortune avec lequel elle aura une fille unique. La tendresse maternelle et le sens du devoir lui feront abandonner ses lectures pour se consacrer entièrement à eux. Elle travaillera dur pour assurer une vie décente à ces 2 êtres pour lesquels elle se dévouera avec un amour sans faille. Leur fille quitte l’école, flirte avec les garçons. Elle est capricieuse, superficielle et paresseuse. Elle aura une amie, Jasia, qu’elle introduira dans le foyer et qui deviendra la maitresse du peintre au su de Sonia qui l’accepte, l’intègre, l'adopte et l’aime comme sa propre fille. Sonia est heureuse du bonheur de son mari qui admire la blancheur de la peau de la jeune fille et en peindra la « pâleur glacée » qu’il appelait « le blanc non vivant ». Les 4 personnes vont se faire expulser de leur vieille maison et déménager dans un HLM de la banlieue moscovite. Tania, leur fille, hautaine et prétentieuse n’y restera pas et rejoindra son petit ami à St Pétersbourg. Jasia, à la mort du père, décida d’accrocher 52 de ses toiles blanches autour de son cercueil et ainsi les révéla aux nombreux membres de l’Union des peintres qui s’en extasièrent, stupéfaits. Les prix de ses œuvres s’envolèrent vers de fabuleuses sommes dans les ventes d’art contemporain du monde entier.
    Sonia retrouva sa famille d’origine en Pologne et se maria à un Français beau et riche. Tania divorça et alla s’installer en Israël. Quant à l’épouse, Sonia (Sonietchka), elle souhaita rester seule dans l’appartement HLM, reprit ses lectures jusqu’à ce que la maladie de Parkinson fasse tressauter les livres de ses mains.

    Suite à la recommandation de la librairie russe du Globe à Paris, j’ai voulu lire Oulitskaïa, auteure phare en Russie, prolifique et très médiatisée. J’avoue avoir été déçue par le style (dû à la traduction peut-être) bien que ces 108 pages se lisent facilement et rapidement mais je n’ai pas décelé un talent ou un message outre mesure (sinon le dévouement et l’amour) méritant un Prix Médicis… sinon le côté osé et shocking pour les Russes qu’est celui d’aborder courageusement dans ce pays, la vie d’un couple à 3 ou encore l’amour d’une jeune fille (Tania) pour une autre jeune fille (Jasia), les jeux amoureux du libertinage et la liberté de la femme ou encore quelques critiques à demi-mot sur la société russe… Toutefois, petit roman (d’ailleurs plutôt une nouvelle), non désagréable à lire et ayant assouvi ma curiosité quant à cette auteure reconnue par le monde littéraire. (Voir ci-après)

    En 1996, à Paris, Ludmila Oulitskaïa reçoit le prix Médicis étranger pour Sonietchka. Le prix Booker russe lui est décerné pour Le Cas du docteur Koukotski en 2001. En 2005, elle est distinguée par l'Académie allemande de littérature pour la jeunesse (Deutsche Akademie für Kinder- und Jugendliteratur). En 2011, elle reçoit le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. En France, elle a été faite chevalier de l’ordre des Palmes académiques en 2003, chevalier de l’ordre des Arts et Lettres en 2004, et officier de la Légion d'honneur en 2014. L’auteure mondialement connue est très médiatisée.
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/04/29/russie-la-romanciere-ludmila-oulitskaia-agressee-a-moscou-par-des-militants-nationalistes_4910966_3214.html
    http://www.lefigaro.fr/livres/2014/02/17/03005-20140217ARTFIG00003-ludmila-oulitskaia-aux-prises-avec-le-pouvoir-russe.php

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