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Kazuo Ishiguro

Kazuo Ishiguro

Kazuo Ishiguro, né à Nagasaki en 1954, est arrivé en Grande-Bretagne à l'âge de cinq ans.

Décrit par le New York Times comme « un génie original et remarquable », il est l'auteur de sept romans dont Les vestiges du jour (Booker Prize 1989) et Auprès de moi toujours. Tous ses ouvrages sont tradui...

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Kazuo Ishiguro, né à Nagasaki en 1954, est arrivé en Grande-Bretagne à l'âge de cinq ans.

Décrit par le New York Times comme « un génie original et remarquable », il est l'auteur de sept romans dont Les vestiges du jour (Booker Prize 1989) et Auprès de moi toujours. Tous ses ouvrages sont traduits dans plus de quarante langues.

En 1998, la France l'a fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres. Après les adaptations des Vestiges du jour et d'Auprès de moi toujours, les droits cinématographiques du Géant enfoui ont été vendus à Hollywood. Kazuo Ishiguro vit à Londres avec son épouse.

En 2017, il remporte le Prix Nobel de Littérature.

Vidéos relatives à l'auteur

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    Chaque année révèle ses surprises et bien heureusement les pépites foisonnent !Un bon cru que celle-ci où les auteurs confirmés nous ont surpris, d'autres ont acquis leur notoriété en recevant de nombreux prix, certains sont carrément époustouflants par leur talent ou leur œuvre colossale. Prenez le temps de les lire, vous ne serez pas déçus !

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    Il écrit peu et on attend ses livres : huit romans depuis Lumière pâle sur les collines, quand Les Vestiges du jour et Auprès de moi toujours ont été portés à l'écran. Kazuo Ishiguro est une star de la littérature, traduit en trente langues. Le Géant enfoui, son sublime nouveau roman mêle les légendes arthuriennes qui ont suivi l'effondrement de Rome au grand thème de la mémoire qui draine son oeuvre. Il a accepté, pour lecteurs.com, de donner une vidéo et une seule à l'occasion de la sortie du livre en France en mars.

Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « Klara et le soleil » de Kazuo Ishiguro aux éditions Gallimard

    Yves Lambert sur Klara et le soleil de Kazuo Ishiguro

    Peut-être vous souvenez-vous de la série Real Humans sur ARTE.

    Klara est aussi une amie artificielle – une AA. Un robot de pointe ultra-performant crée spécialement pour tenir compagnie aux enfants et aux adolescents. Klara a la particularité, contrairement aux autres d’un talent...
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    Peut-être vous souvenez-vous de la série Real Humans sur ARTE.

    Klara est aussi une amie artificielle – une AA. Un robot de pointe ultra-performant crée spécialement pour tenir compagnie aux enfants et aux adolescents. Klara a la particularité, contrairement aux autres d’un talent d’observation, et derrière la vitrine du magasin, elle profite des rayons du soleil jusqu’au jour où elle pourra être choisie.

    Un jour, une mère et sa fille Josie, après plusieurs passages arrêtent leur choix sur Klara.

    La suite de l’histoire va nous apprendre le mal de Josie, ce que cachent les parents à leur fille, la compassion et l’amour de Rick pour Josie.

    Le roman nous fait ressentir la colère, la force, l’amour, la bienveillance du genre humain vue par Klara.

    La douce agitation du roman nous porte sur des interrogations très bien amenées par l’auteur jusqu’à ce M. Capaldi qui doit préparer un portrait, mais il n’en sera jamais question.

    Le futur est à portée de main, mais jusqu’où la famille, la nature humaine pourra-t-elle accepter une AA.

    « Les gens disent que vous êtes devenus trop intelligents. Ils ont peur parce qu’ils ne peuvent plus suivre ce qui se passe à l’intérieur. Ils voient ce que vous faites… »

    Un coup de cœur !

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    Couverture du livre « Klara et le soleil » de Kazuo Ishiguro aux éditions Gallimard

    Chantal YVENOU sur Klara et le soleil de Kazuo Ishiguro

    Pas d’ancrage temporel pour ce roman de science-fiction, situé dans un futur indéterminé. On se déplace encore en voiture que l’on pilote, les oblongs sont l’équivalent de nos téléphones mobiles et l’intelligence artificielle ne fascine plus personne : elle existe, et on est en droit d’y...
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    Pas d’ancrage temporel pour ce roman de science-fiction, situé dans un futur indéterminé. On se déplace encore en voiture que l’on pilote, les oblongs sont l’équivalent de nos téléphones mobiles et l’intelligence artificielle ne fascine plus personne : elle existe, et on est en droit d’y recourir.

    C’est Klara qui parle, une adolescente en quête d’une amie réelle, alors qu’elle est le fruit d’une conception technique aboutie. Josie la repère dans la vitrine, et souhaite de tout son coeur acquérir l’Amie Artificielle qui la soutiendra dans ses moments de faiblesse. On l’apprend rapidement, Josie est gravement malade.

    Si l’histoire débute à la façon d’un roman jeunesse, on n’en reste pas là. C’est peu à peu que l’auteur, par petites touches, développe un récit complexe, bien au delà d’un débat autour de l’intelligence artificielle. C’est de la vie, de ses limites et de ce que la technologie peut apporter pour compenser la perte, qu’il s’agit.

    L’environnement est décrit à l’aune de ce que perçoit Klara, avec des paysages pixelisés avant d’apparaitre compréhensibles, au gré de ses performances techniques et de l’énergie dont elle dispose.
    Est-elle conçue pour ce culte inconditionnel du Soleil, sorte de Dieu bienfaisant, source d’une énergie indispensable mais aussi objet de prières importantes ?

    On comprend aussi qu’une terrible forme de sélection sociale décide du destin de chaque individu. L’humain utilise les progrès pour le meilleur et pour le pire.

    Le roman démarre lentement, mais à petites touches on perçoit les enjeux ce cette histoire et ce personnage artificiel est malgré cela émouvant, et pose la question fondamentale : qu’est-ce qu’être humain ?

    Belle découverte de cet auteur, Prix Nobel de littérature en 2017.

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    Couverture du livre « Klara et le soleil » de Kazuo Ishiguro aux éditions Gallimard

    Aurélien RIZZON sur Klara et le soleil de Kazuo Ishiguro

    De passage en librairie, j'ai été attiré par le nouveau roman de Kazuo Ishiguro. Je n'ai lu qu'un livre de cet auteur, "Les vestiges du jour", qui est sûrement son roman le plus connu. Bien que cette lecture remonte à quelques années, je m'en souviens encore très bien puisque j'avais été bluffé...
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    De passage en librairie, j'ai été attiré par le nouveau roman de Kazuo Ishiguro. Je n'ai lu qu'un livre de cet auteur, "Les vestiges du jour", qui est sûrement son roman le plus connu. Bien que cette lecture remonte à quelques années, je m'en souviens encore très bien puisque j'avais été bluffé par cette très belle écriture. Pour autant, par manque de temps, je n'ai pas lu d'autres romans de cet auteur et la sortie de ce nouveau livre dans le cadre de la rentrée littéraire 2021 est donc une bonne occasion de retrouver cette magnifique plume.

    Le thème développé dans ce roman qui tourne autour de l'intelligence artificielle, des robots et de leurs interactions avec les êtres humains n'est pas particulièrement original. C'est un thème d'actualité qui est déjà largement abordé dans la littérature, on peut par exemple citer le roman de Ian McEwan "Une machine comme moi" ou encore, dans un style un peu différent, un roman que j'ai chroniqué il y a peu de temps sur ce blog, "Kentukis" de Samantha Schweblin. Les librairies regorgent de romans sur ce thème, pour autant Kazuo Ishiguro y apporte sa touche, et compte-tenu de la qualité de son écriture et de ce côté toujours un peu poétique qu'il arrive à donner à ses écrits, cela en fait de base un livre à part.

    Ce roman invite le lecteur à se mettre dans la peau de Klara, une AA, c'est à dire une Amie Artificielle. Il s'agit d'une sorte de robot de compagnie pour enfant et pour adolescent. On découvre Klara dans la vitrine d'un magasin, elle échange avec ses semblables et s'expose au soleil, astre qui lui apparaît comme absolument essentiel et pouvant régler tous les problèmes. Puis, un jour, elle fait la connaissance d'une jeune fille. L'enfant lui promet qu'elle reviendra pour partir avec elle. La promesse est respectée et Klara se retrouve chez Josie. Elle va apprendre à vivre avec cette famille, faire connaissance avec la mère de l'enfant, avec son ami (ou bien petit ami c'est assez ambigu) qui est aussi son voisin, ou encore avec la gouvernante de la famille.

    Klara va rapidement découvrir que Josie a une maladie rare et elle va faire tout son possible pour l'aider. Ce roman est très émouvant. Klara qui tente d'appréhender le fonctionnement et les sentiments des êtres humains, le sort de Josie et le plan de sa mère pour la sauver puis par la suite le sort de Klara, l'auteur arrive avec brio à jouer avec les émotions du lecteur.

    Par ailleurs, la société futuriste qu'il propose est particulièrement réaliste bien que quelque peu glaçante. L'auteur ne force pas le trait, cette société parait presque semblable à la notre mais des éléments intrigants, pour la plupart peu reluisants, sont petit à petit dévoilés comme cette sélection pour les entrées dans les écoles.

    J'ai retrouvé la sublime écriture de l'auteur. Il se dégage une certaine poésie et aussi une certaine mélancolie de ce récit. L'empathie de l'auteur pour ses personnages transparait dans l'écriture et c'est un roman qui m'a accroché, captivé même, tout au long de ma lecture. Il y a quelque lenteur mais on ne peut pas parler de longueur pour la simple et bonne raison que je n'ai jamais eu l'impression de sortir du récit.

    Je vous invite à découvrir ce nouveau roman de Kazuo Ishiguro. Sa sensibilité, son écriture, les personnages, cette société futuriste...Aucun doute que ce roman réussira à vous captiver également ! A découvrir, que vous connaissiez déjà ou non cet auteur importe peu !

    Ma note : 4,5/5

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    Couverture du livre « Les vestiges du jour » de Kazuo Ishiguro aux éditions Folio

    Mumu Dans le Bocage sur Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro

    J'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman à de nombreuses reprises et avec toujours beaucoup de plaisir car elle a tout de ce que j'aime dans la littérature et le cinéma anglais (et en plus Anthony Hopkins et Emma Thomson sont excellents). Dès que j'ai commencé ma lecture avec un long...
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    J'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman à de nombreuses reprises et avec toujours beaucoup de plaisir car elle a tout de ce que j'aime dans la littérature et le cinéma anglais (et en plus Anthony Hopkins et Emma Thomson sont excellents). Dès que j'ai commencé ma lecture avec un long prologue de Stevens, je me suis tout de suite représenté le personnage : droit, raide que ce soit physiquement mais également moralement tellement il est imbu de sa fonction, de ses prérogatives et de sa position dans la résidence de sa Seigneurie, Lord Darlington aujourd'hui disparu, et dont le propriétaire est désormais Monsieur Farraday, un américain.

    "A vrai dire, maintenant que j'y repense de façon plus approfondie, je me dis, qu'il est sans doute correct de définir comme condition préalable de la grandeur le fait d'être "au service d'une maison distinguée", à condition que l'on donne au mot "distingué" une signification plus profonde que celle que lui attache la Hayes Society (p162)"

    Dès les premières pages, l'auteur dresse la personnalité de son personnage à travers ses propos  qui se lance dans un périple mêlant à la fois vacances (activité très rare pour lui se dévouant corps et âme à sa fonction) mais également mission de trouver La personne qui pourra le seconder maintenant que Darlington Hall est entre les mains d'un américain, avec un personnel réduit, autre temps autre façon de gérer un domaine. On comprend très vite qu'il a une très haute idée non seulement de lui-même mais également de ce que doit être un majordome et cela tient en un mot : la Dignité et il en est tellement imprégné qu'il s'est forgé une sorte de carapace d'insensibilité à tout ce qui l'entoure se focalisant uniquement à être Le majordome d'une maison renommée. Il règne tel un maître sur la domesticité et va se confronter à plusieurs reprises à Miss Kenton qui est beaucoup moins rigide que lui, plus sensible à ce qui l'entoure. Leur relation va être faite d'affrontements mais également d'estime, même si la pudeur, la réserve de Stevens et ses convictions vont l'empêcher d'avouer le sentiment qu'il éprouve pour Miss Kenton mais qui transpire sans jamais qu'il se l'avoue, passant ainsi à côté d'une éventuelle histoire d'amour.

    "Un majordome d'une certaine qualité doit, aux yeux du monde, habiter son rôle, pleinement, absolument ; on ne peut le voir s'en dépouiller à un moment donné pour le revêtir à nouveau l'instant d'après, comme si ce n'était qu'un costume d'opérette.(p234)"

    C'est un très beau roman où la psychologie de chacun des personnages est décrite sans jamais l'exprimer qu'à travers ses propos, laissant le lecteur la ressentir, la forger par leurs actes, leurs attitudes. L'auteur inclut dans son récit une tranche d'histoire, celle des prémices de la deuxième guerre mondiale avec le rôle diplomatique joué par Lord Darlington dans les relations politiques d'avant-guerre car se tiennent dans le lieu des rencontres stratégiques et secrètes de rapprochement entre l'Angleterre et l'Allemagne dont Stevens sera le témoin silencieux, invisible, l'auteur exposant les prises de position de sa Seigneurie que ce soit sur les juifs, l'humiliation ressentie par l'Allemagne après le Traité de Versailles, prises de position dont Stevens se fera l'intermédiaire sans jamais y porter aucun jugement. Il n'est pas là pour penser mais pour servir....

    Son voyage d'agrément va permettre à Stevens non seulement de visiter et découvrir la campagne anglaise, de profiter de la voiture de son maître (tous frais payés), de jouer avec les apparences et s'offrir une position privilégiée que certains lui attribueront mais surtout de se faire le chantre d'une profession, la sienne, mais également de ses attributions et fonctions surtout quand celle-ci a l'honneur de s'exercer dans une maison de "qualité".

    C'est un coup de cœur car grâce à la plume de l'auteur, que j'avais déjà appréciée dans Auprès de moi toujours, nous vivons au plus près de cet homme, nous imprégnant de sa philosophie "domestique", être le témoin silencieux d'événements qu'il ne se permet pas de juger, s'en remettant aux choix de sa Seigneurie, partagée que j'étais entre humour parfois mais surtout incompréhension quand son comportement et son échelle des valeurs humaines se trouvent uniquement dictées par la fonction qu'il occupe, plaçant celle-ci au-dessus de tout, restant toujours à distance des faits qu'il est amené à vivre ou à assister. On assiste à de scènes presque burlesques par la Dignité dont fait preuve Stevens en toutes circonstances, se retranchant sur son "code" de bonne conduite, mais également pleines d'émotions ou de révolte dans son obéissance aveugle aux règles qu'il se fixe. Il peut également se révéler presque attendrissant dans ses atermoiements entre ce qu'il devrait faire et ce que son "code" lui inculque. 

    C'est un vrai plaisir de lecture à la fois par la qualité de l'écriture qui nous plonge dans ce climat si british, si convenable, le personnage de Miss Kenton évoquant celui du discernement et de la raison confronté à celui de la raideur à tout prix. Stevens est à l'image d'une époque révolue, il est le vestige d'un monde qui est appelé à disparaître à l'image du changement de propriétaire de Darlington Hall, passant de la noblesse anglaise à l'efficacité (et rentabilité) américaine, le vestige d'une fonction qui perd peu à peu de sa superbe mais qui n'abdiquera jamais sur ses prérogatives quitte à y sacrifier sa vie et son bonheur sans toutefois l'admettre.

    Kazuo Ishiguro a reçu le prix Nobel de littérature en 2017 pour l'ensemble de son œuvre et je ne peux qu'y souscrire : voilà de la belle ouvrage. Une magnifique histoire, une construction au fl des jours et des kilomètres du périple du narrateur, alternant l'espoir que Stevens fonde dans sa future entrevue avec Miss Kenton et le passé, une ambiance totalement restituée d'un monde, des personnages tellement présents et représentatifs de leur position ou fonction.... Tout y est parfait.