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Karine Tuil

Karine Tuil

Karine Tuil est l’auteur de neuf romans parmi lesquels "Interdit", "La domination", "Six mois, six jours" et "L’invention de nos vies" publiés aux Editions Grasset. Elle a également écrit pour le théâtre et le cinéma.

 

Crédit photo : JF. Paga

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Karine Tuil est l’auteur de neuf romans parmi lesquels "Interdit", "La domination", "Six mois, six jours" et "L’invention de nos vies" publiés aux Editions Grasset. Elle a également écrit pour le théâtre et le cinéma.

 

Crédit photo : JF. Paga

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Articles en lien avec Karine Tuil (8)

Avis sur cet auteur (106)

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    Couverture du livre « Les choses humaines » de Karine Tuil aux éditions Gallimard

    Eve Yeshé sur Les choses humaines de Karine Tuil

    Trois jeunes stagiaires ont fait leur entrée à la Maison Blanche en 1995, l'une d'elle va entrer dans l'histoire et faire trembler les USA, bien-sûr il s'agit de Monica Lewinsky. La deuxième a eu plus de chance, elle a rejoint l'équipe d'Hillary et la troisième, celle qui nous intéresse, Claire...
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    Trois jeunes stagiaires ont fait leur entrée à la Maison Blanche en 1995, l'une d'elle va entrer dans l'histoire et faire trembler les USA, bien-sûr il s'agit de Monica Lewinsky. La deuxième a eu plus de chance, elle a rejoint l'équipe d'Hillary et la troisième, celle qui nous intéresse, Claire Davis-Farel de père Américain et de mère Française s'en est mieux sortie, Clinton étant plus intéressé par les courbes voluptueuses de Monica. A quoi cela tient !!!
    Claire, essayiste reconnue, a épousé Jean Farel, un homme de télévision, trente dans plus qu'elle, au moins, dans la toute-puissance, ses émissions politiques étant regardées pour tout un public de fans, les hommes politiques pressés de participer au show médiatique. Ils ont un fils, Alexandre, qui a grandi comme il a pu, avec des parents absent, un père hyper-exigeant qui lui demande toujours plus, violent, qui le rabaisse constamment. Alexandre, toujours premier de la classe, a fait des études supérieures brillantes, un grand avenir l'attend à Stanford puis un job dans les GAFAB.
    Claire a fini par quitter son époux, au comportement sexuel débridé, il aime bien les stagiaires lui aussi… il a une double vie, toujours fidèle à Françoise, une femme de son âge pour une fois. Elle a rencontré le grand amour avec Adam Wizman, professeur de français dans une école juive qui a deux filles, traumatisées car elles étaient dans l'école juive où a eu lieu un carnage. Il est parti en Israël un an avec sa femme et ses filles, mais ne s'y est pas habitué. Au retour, sa femme est devenue pratiquante juive orthodoxe et s'enferme dans les rituels.
    Et un jour, patatras, Adam propose à Alexandre d'emmener sa fille aînée, Mila, à une soirée, qui va dégénérer, avec alcool, drogue, paris stupides d'étudiants désoeuvrés avides de sensation qui décident d'organiser un « pari » : coucher avec une des filles de la soirée, et ramener un sous-vêtement comme trophée ! évidemment ses copains lui désignent Mila !
    Dans ce roman, Karine Tuil évoque plusieurs thèmes, la notion de viol, le consentement ou non de la victime qui a eu le courage de porter plainte et à qui on va demander des centaines de fois d'entre dans les détails : la police, le juge, les avocats… Chacun, la victime comme le violeur, ayant le droit d'être entendu et défendu, dans un procès le plus équitable possible, où toute la vie va être fouillée pour tenter d'expliquer un passage à l'acte chez un jeune homme jusque là sans problème (enfin c'est beaucoup plus compliqué, c'est ce qu'on découvre au fur et à mesure que la lecture avance.
    Il y a ceux qui sont persuadés de la culpabilité, qui s'improvisent juges sur les réseaux sociaux et déversent leur haine, gratuitement. Il y a ceux qui prennent conscience qu'ils ne respectent pas assez les femmes, comme l'organisateur du jeu débile, mais il aura fallu « me-too » et « balance-ton-porc » pour qu'il en prenne conscience, et ceux qui ont toujours considéré les femmes comme des proies comme le père d'Alexandre, convaincu qu'il s'agit de trophée de chasse auquel a droit tout homme de pouvoir, avec des allusions au passage à Dominique Strauss-Kahn. Ou encore Donald Trump qui pense qu'il « faut attraper les femmes par la Ch » …
    Un autre élément entre en ligne de compte, le côté politisé, avec les montées au créneau des jeunes femmes qui contestent aux femmes le droit de se plaindre, en faisant référence aux évènements de Cologne, lors du réveillon du trente-et-un décembre où beaucoup de viols ont été commis par des réfugiés : pour elles il s'agit d'islamophobie quand on accuse les réfugiés syriens et le droit des femmes passe après (sic). On n'est pas loin de « Génération offensée » de Caroline Fourest. Claire en fait les frais et se fait inonder d'insultes.
    J'ai bien aimé la manière dont Karine Tuil aborde tous ces thèmes, sans faire la moindre impasse, y compris l'évocation du doute qui peut envahir la mère d'Alexandre sur la culpabilité de son fils et tout le questionnement qui peut en résulter: est-ce de sa faute? et ce qui fait l'originalité de ce roman, elle décide de se placer sur point de vue de l'agresseur et de son entourage, et non de la victime. Pour cela, elle a suivi des procès d'assises de violeurs pour mieux comprendre, car il n'y a pas, dit-elle de témoignages d'agresseurs.
    Ce roman est très fort, bien écrit et je l'ai lu d'une traite, y compris les plaidoiries de chacun lors du procès. J'ai déjà lu « L'insouciance » de l'auteure que j'avais trouvé très puissant aussi et bien construit. Elle a très bien capté l'évolution de la société et ses travers. J'ai encore « L'invention de nos vies » en réserve dans ma bibliothèque.
    Ce roman a reçu le prix interallié 2019 et le Goncourt des lycéens et comme la plupart du temps je suis d'accord avec le choix des lycéens. Je suis ravie de l'avoir lu à distance de la rentrée littéraire et de l'avalanche de chroniques publiées à l'époque donc sans a priori ni arrière-pensée.
    Lien : https://leslivresdeve.wordpr..

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    Couverture du livre « Les choses humaines » de Karine Tuil aux éditions Gallimard

    alexandra Ovre sur Les choses humaines de Karine Tuil

    On me prête le livre (mon employeur) me spécifiant que celui-ci à reçu un prix (pas bon signe généralement, je n'accroche pas aux livres primes) , que c'est un sujet d'actualité (je sens encore plus ma déception j'aime m'évader en lisant pas me retrouver dans la triste realité du journal de 20H)...
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    On me prête le livre (mon employeur) me spécifiant que celui-ci à reçu un prix (pas bon signe généralement, je n'accroche pas aux livres primes) , que c'est un sujet d'actualité (je sens encore plus ma déception j'aime m'évader en lisant pas me retrouver dans la triste realité du journal de 20H) bref je n'aime pas refuser un livre, je m'y mets ...

    L'histoire est inspirée d'un fait divers qui a eu lieu aux États-Unis : où un étudiant de Stanford (qui vient d'un milieu aisé) avait été accusé de viol par une jeune fille. Une affaire qui avait mis en lumière ce que l'on a coutume d'appeler "la zone grise" où se confrontent les différences de perception de deux êtres humains ; il pensait qu'elle était d'accord, car elle ne disait pas le contraire, elle était pétrifiée de peur et était persuadée que ne rien dire était le moyen le plus sûr de s'en sortir vivante .

    Les cent premières pages sont longues, la présentation des familles, du milieu aisé du jeune homme, des fautes du papa, de la maman ... Puis vient l'acte, puis le procès (passage que j'ai plus apprécié) , on constate comment une victime peut devenir une accusée ... Deux personnages , deux parties, deux versions : le juge dira"Il n’y a pas une seule vérité. On peut assister à la même scène, voir la même chose et l’interpréter de manière différente. ", tellement vrai !

    Je n'ai pour ma part pas apprécié le cote un peu trop crue de l'écriture (est ce pour mieux touché le lecteur sur l'acte ?), j'aurai apprécié plus d'émotions, les personnages m'ont ennuyé, par contre j'ai aimé son cynisme (mais vu que c'est un de mes traits de caractère cela peut s'expliquer ...) le procès dans le livre et tourné de telle manière qu'on finit par se poser les questions sur les deux versions ... Jusqu'à la dernière page, on doute ... De loin, j'ai été plus touché par la version originale de l'histoire

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    Couverture du livre « Les choses humaines » de Karine Tuil aux éditions Gallimard

    Miss K Paris sur Les choses humaines de Karine Tuil

    « Il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des perspectives sur la vérité. » Nietzsche
    Alexandre Farel, le fils de Jean, célèbre journaliste politique, et De Claire, journaliste, essayiste, féministe, a-t'il violé Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère ?
    Côté accusé, on dissèque la vie de...
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    « Il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des perspectives sur la vérité. » Nietzsche
    Alexandre Farel, le fils de Jean, célèbre journaliste politique, et De Claire, journaliste, essayiste, féministe, a-t'il violé Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère ?
    Côté accusé, on dissèque la vie de couple libre des parents qui se sont peu occupés de leur fils, leur carrière et leurs amours parallèles primant sur celle de leur fils.
    Côté victime, on est dans un milieu bien plus modeste et surtout très religieux, du côté des juifs ultra orthodoxes.
    Le tout dans un contexte post vague #metoo et agression de jeunes femmes en Allemagne.
    Une fois le contexte posé, l'auteure nous fait le récit détaillé du procès. L'ambiance, les questions, les réactions, les réseaux sociaux... tout est argumenté, parfaitement bien renseigné comme très souvent chez Karine Tuil. Mais c'est un roman, un très bon d'ailleurs !
    Mais comme cela doit fréquemment arriver, tout n'est pas si facile que ça. Où est la limite du consentement ? Des paroles crues sont-elles révélatrices de pratiques sexuelles déviantes ?
    Avec ce roman très actuel, Karine Tuil nous laisse nous faire notre propre opinion, nous questionne, nous bouscule dans nos certitudes.

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    Couverture du livre « Les choses humaines » de Karine Tuil aux éditions Gallimard

    Blandine sur Les choses humaines de Karine Tuil

    pas étonnant qu'il ait plu à des jeunes. le livre n'est pas trop compliqué à lire et le sujet est totalement d'actualité.

    Karine Tuil nous montre les rapports humains, bouleversés par une affaire de moeurs. Dans ce couple de "bonne famille" ou l'ambition et le paraître sont des moteurs de...
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    pas étonnant qu'il ait plu à des jeunes. le livre n'est pas trop compliqué à lire et le sujet est totalement d'actualité.

    Karine Tuil nous montre les rapports humains, bouleversés par une affaire de moeurs. Dans ce couple de "bonne famille" ou l'ambition et le paraître sont des moteurs de premier ordre comment accepter la faiblesse ? l'erreur ?
    Des personnages tourmentés, mais pas forcément pour les mêmes raisons déroulent chacun leur raisonnement.

    Il n'y a pas vraiment de surprise dans le récit mais le fait qu'il soit d'actualité nous incite à le lire (la difficulté de la victime à faire face, le consentement avéré ou pas ? la médiatisation, etc...).

    bref j'ai apprécié mais sans plus.