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Les choses humaines

Couverture du livre « Les choses humaines » de Karine Tuil aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072729331
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va... Voir plus

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.

Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au coeur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

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Articles (6)

Avis (49)

  • Trois jeunes stagiaires ont fait leur entrée à la Maison Blanche en 1995, l'une d'elle va entrer dans l'histoire et faire trembler les USA, bien-sûr il s'agit de Monica Lewinsky. La deuxième a eu plus de chance, elle a rejoint l'équipe d'Hillary et la troisième, celle qui nous intéresse, Claire...
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    Trois jeunes stagiaires ont fait leur entrée à la Maison Blanche en 1995, l'une d'elle va entrer dans l'histoire et faire trembler les USA, bien-sûr il s'agit de Monica Lewinsky. La deuxième a eu plus de chance, elle a rejoint l'équipe d'Hillary et la troisième, celle qui nous intéresse, Claire Davis-Farel de père Américain et de mère Française s'en est mieux sortie, Clinton étant plus intéressé par les courbes voluptueuses de Monica. A quoi cela tient !!!
    Claire, essayiste reconnue, a épousé Jean Farel, un homme de télévision, trente dans plus qu'elle, au moins, dans la toute-puissance, ses émissions politiques étant regardées pour tout un public de fans, les hommes politiques pressés de participer au show médiatique. Ils ont un fils, Alexandre, qui a grandi comme il a pu, avec des parents absent, un père hyper-exigeant qui lui demande toujours plus, violent, qui le rabaisse constamment. Alexandre, toujours premier de la classe, a fait des études supérieures brillantes, un grand avenir l'attend à Stanford puis un job dans les GAFAB.
    Claire a fini par quitter son époux, au comportement sexuel débridé, il aime bien les stagiaires lui aussi… il a une double vie, toujours fidèle à Françoise, une femme de son âge pour une fois. Elle a rencontré le grand amour avec Adam Wizman, professeur de français dans une école juive qui a deux filles, traumatisées car elles étaient dans l'école juive où a eu lieu un carnage. Il est parti en Israël un an avec sa femme et ses filles, mais ne s'y est pas habitué. Au retour, sa femme est devenue pratiquante juive orthodoxe et s'enferme dans les rituels.
    Et un jour, patatras, Adam propose à Alexandre d'emmener sa fille aînée, Mila, à une soirée, qui va dégénérer, avec alcool, drogue, paris stupides d'étudiants désoeuvrés avides de sensation qui décident d'organiser un « pari » : coucher avec une des filles de la soirée, et ramener un sous-vêtement comme trophée ! évidemment ses copains lui désignent Mila !
    Dans ce roman, Karine Tuil évoque plusieurs thèmes, la notion de viol, le consentement ou non de la victime qui a eu le courage de porter plainte et à qui on va demander des centaines de fois d'entre dans les détails : la police, le juge, les avocats… Chacun, la victime comme le violeur, ayant le droit d'être entendu et défendu, dans un procès le plus équitable possible, où toute la vie va être fouillée pour tenter d'expliquer un passage à l'acte chez un jeune homme jusque là sans problème (enfin c'est beaucoup plus compliqué, c'est ce qu'on découvre au fur et à mesure que la lecture avance.
    Il y a ceux qui sont persuadés de la culpabilité, qui s'improvisent juges sur les réseaux sociaux et déversent leur haine, gratuitement. Il y a ceux qui prennent conscience qu'ils ne respectent pas assez les femmes, comme l'organisateur du jeu débile, mais il aura fallu « me-too » et « balance-ton-porc » pour qu'il en prenne conscience, et ceux qui ont toujours considéré les femmes comme des proies comme le père d'Alexandre, convaincu qu'il s'agit de trophée de chasse auquel a droit tout homme de pouvoir, avec des allusions au passage à Dominique Strauss-Kahn. Ou encore Donald Trump qui pense qu'il « faut attraper les femmes par la Ch » …
    Un autre élément entre en ligne de compte, le côté politisé, avec les montées au créneau des jeunes femmes qui contestent aux femmes le droit de se plaindre, en faisant référence aux évènements de Cologne, lors du réveillon du trente-et-un décembre où beaucoup de viols ont été commis par des réfugiés : pour elles il s'agit d'islamophobie quand on accuse les réfugiés syriens et le droit des femmes passe après (sic). On n'est pas loin de « Génération offensée » de Caroline Fourest. Claire en fait les frais et se fait inonder d'insultes.
    J'ai bien aimé la manière dont Karine Tuil aborde tous ces thèmes, sans faire la moindre impasse, y compris l'évocation du doute qui peut envahir la mère d'Alexandre sur la culpabilité de son fils et tout le questionnement qui peut en résulter: est-ce de sa faute? et ce qui fait l'originalité de ce roman, elle décide de se placer sur point de vue de l'agresseur et de son entourage, et non de la victime. Pour cela, elle a suivi des procès d'assises de violeurs pour mieux comprendre, car il n'y a pas, dit-elle de témoignages d'agresseurs.
    Ce roman est très fort, bien écrit et je l'ai lu d'une traite, y compris les plaidoiries de chacun lors du procès. J'ai déjà lu « L'insouciance » de l'auteure que j'avais trouvé très puissant aussi et bien construit. Elle a très bien capté l'évolution de la société et ses travers. J'ai encore « L'invention de nos vies » en réserve dans ma bibliothèque.
    Ce roman a reçu le prix interallié 2019 et le Goncourt des lycéens et comme la plupart du temps je suis d'accord avec le choix des lycéens. Je suis ravie de l'avoir lu à distance de la rentrée littéraire et de l'avalanche de chroniques publiées à l'époque donc sans a priori ni arrière-pensée.
    Lien : https://leslivresdeve.wordpr..

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  • On me prête le livre (mon employeur) me spécifiant que celui-ci à reçu un prix (pas bon signe généralement, je n'accroche pas aux livres primes) , que c'est un sujet d'actualité (je sens encore plus ma déception j'aime m'évader en lisant pas me retrouver dans la triste realité du journal de 20H)...
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    On me prête le livre (mon employeur) me spécifiant que celui-ci à reçu un prix (pas bon signe généralement, je n'accroche pas aux livres primes) , que c'est un sujet d'actualité (je sens encore plus ma déception j'aime m'évader en lisant pas me retrouver dans la triste realité du journal de 20H) bref je n'aime pas refuser un livre, je m'y mets ...

    L'histoire est inspirée d'un fait divers qui a eu lieu aux États-Unis : où un étudiant de Stanford (qui vient d'un milieu aisé) avait été accusé de viol par une jeune fille. Une affaire qui avait mis en lumière ce que l'on a coutume d'appeler "la zone grise" où se confrontent les différences de perception de deux êtres humains ; il pensait qu'elle était d'accord, car elle ne disait pas le contraire, elle était pétrifiée de peur et était persuadée que ne rien dire était le moyen le plus sûr de s'en sortir vivante .

    Les cent premières pages sont longues, la présentation des familles, du milieu aisé du jeune homme, des fautes du papa, de la maman ... Puis vient l'acte, puis le procès (passage que j'ai plus apprécié) , on constate comment une victime peut devenir une accusée ... Deux personnages , deux parties, deux versions : le juge dira"Il n’y a pas une seule vérité. On peut assister à la même scène, voir la même chose et l’interpréter de manière différente. ", tellement vrai !

    Je n'ai pour ma part pas apprécié le cote un peu trop crue de l'écriture (est ce pour mieux touché le lecteur sur l'acte ?), j'aurai apprécié plus d'émotions, les personnages m'ont ennuyé, par contre j'ai aimé son cynisme (mais vu que c'est un de mes traits de caractère cela peut s'expliquer ...) le procès dans le livre et tourné de telle manière qu'on finit par se poser les questions sur les deux versions ... Jusqu'à la dernière page, on doute ... De loin, j'ai été plus touché par la version originale de l'histoire

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  • « Il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des perspectives sur la vérité. » Nietzsche
    Alexandre Farel, le fils de Jean, célèbre journaliste politique, et De Claire, journaliste, essayiste, féministe, a-t'il violé Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère ?
    Côté accusé, on dissèque la vie de...
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    « Il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des perspectives sur la vérité. » Nietzsche
    Alexandre Farel, le fils de Jean, célèbre journaliste politique, et De Claire, journaliste, essayiste, féministe, a-t'il violé Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère ?
    Côté accusé, on dissèque la vie de couple libre des parents qui se sont peu occupés de leur fils, leur carrière et leurs amours parallèles primant sur celle de leur fils.
    Côté victime, on est dans un milieu bien plus modeste et surtout très religieux, du côté des juifs ultra orthodoxes.
    Le tout dans un contexte post vague #metoo et agression de jeunes femmes en Allemagne.
    Une fois le contexte posé, l'auteure nous fait le récit détaillé du procès. L'ambiance, les questions, les réactions, les réseaux sociaux... tout est argumenté, parfaitement bien renseigné comme très souvent chez Karine Tuil. Mais c'est un roman, un très bon d'ailleurs !
    Mais comme cela doit fréquemment arriver, tout n'est pas si facile que ça. Où est la limite du consentement ? Des paroles crues sont-elles révélatrices de pratiques sexuelles déviantes ?
    Avec ce roman très actuel, Karine Tuil nous laisse nous faire notre propre opinion, nous questionne, nous bouscule dans nos certitudes.

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  • pas étonnant qu'il ait plu à des jeunes. le livre n'est pas trop compliqué à lire et le sujet est totalement d'actualité.

    Karine Tuil nous montre les rapports humains, bouleversés par une affaire de moeurs. Dans ce couple de "bonne famille" ou l'ambition et le paraître sont des moteurs de...
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    pas étonnant qu'il ait plu à des jeunes. le livre n'est pas trop compliqué à lire et le sujet est totalement d'actualité.

    Karine Tuil nous montre les rapports humains, bouleversés par une affaire de moeurs. Dans ce couple de "bonne famille" ou l'ambition et le paraître sont des moteurs de premier ordre comment accepter la faiblesse ? l'erreur ?
    Des personnages tourmentés, mais pas forcément pour les mêmes raisons déroulent chacun leur raisonnement.

    Il n'y a pas vraiment de surprise dans le récit mais le fait qu'il soit d'actualité nous incite à le lire (la difficulté de la victime à faire face, le consentement avéré ou pas ? la médiatisation, etc...).

    bref j'ai apprécié mais sans plus.

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  • Un texte moderne qui nous parle de façon romanesque de l'actualité. A travers ses personnages, Karine Tuil nous parle de la vie actuelle, des relations entre les êtres : consentement, luttes des classes, justice, injustice, rapports amicaux, amoureux, filiaux. Les textes de Karine Tuil sont...
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    Un texte moderne qui nous parle de façon romanesque de l'actualité. A travers ses personnages, Karine Tuil nous parle de la vie actuelle, des relations entre les êtres : consentement, luttes des classes, justice, injustice, rapports amicaux, amoureux, filiaux. Les textes de Karine Tuil sont percutants et on n'en sort jamais indemne. J'ai eu plaisir de retrouver cette auteure après avoir lu et apprécié "l'invention de nos vies", lus en 2017. Elle décrit très bien la vie de jeunes personnages et leur recherche d'identité. Des pages impitoyables sur la justice

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  • Très beau roman (dans l’air du temps) « vingt minutes d’action » comme dit le père en résumant ainsi le viol dont son fils est accusé et qui causera l’éclatement de la vie nombreuses personnes.

    Très beau roman (dans l’air du temps) « vingt minutes d’action » comme dit le père en résumant ainsi le viol dont son fils est accusé et qui causera l’éclatement de la vie nombreuses personnes.

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  • Intéressant mais.....
    est-ce vraiment un roman? on peut se poser la question, en tout cas pas un grand roman, méritait-il deux prix?
    première partie très tendance, très actuel, le grand journaliste et la femme de lettres, bien plus jeune que lui, certains chercherons qui a inspiré les...
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    Intéressant mais.....
    est-ce vraiment un roman? on peut se poser la question, en tout cas pas un grand roman, méritait-il deux prix?
    première partie très tendance, très actuel, le grand journaliste et la femme de lettres, bien plus jeune que lui, certains chercherons qui a inspiré les personnages. La double vie, la vie de l'audiovisuel, les maîtresses, les petites stagiaires, les honneurs, les rivalités, tout ce que l'on observe tous les jours y passe rien de bien exceptionnel. Bien écrit et bien décrit mais bon pas très excitant tout ça.
    le fils qui réussit et étudie aux USA, brillant mais fragile, tentative de suicide.
    La deuxième partie, le procès pour viol ou tentative de viol. La encore un sujet qui inonde la presse depuis des mois avec les accusations et les procès, d'ailleurs l'auteure en parle ouvertement et cite les noms, DSK et autres.les mouvements balance ton porc et autres , très documenté mais ce n'est pas du roman, le déroulement du procès très documenté aussi. Et toutes les questions que l'on peut se poser sur le viol, le consentement etc.
    Une fin qui laisse a chacun libre de penseuse qu'il veut, coupable? pas coupable ?
    Bon c'est pas mal mais pour moi ça n'est pas un coup de coeur, je m'attendais a quelque chose de plus grandiose, de plus exaltant.L'auteure a surfer sur l'air du temps, je lirai autre chose d'elle afin de me faire une opinion.

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  • Dès la première page, on parle de sexe : le ton est donné.
    L’auteure nous fait entrer de plain-pied dans la vie des Farel. Lui, Jean, est un journaliste en vogue mais star vieillissante du petit écran qui s’accroche à la célébrité et son pouvoir. Elle, Claire, est une essayiste, intellectuelle...
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    Dès la première page, on parle de sexe : le ton est donné.
    L’auteure nous fait entrer de plain-pied dans la vie des Farel. Lui, Jean, est un journaliste en vogue mais star vieillissante du petit écran qui s’accroche à la célébrité et son pouvoir. Elle, Claire, est une essayiste, intellectuelle et féministe. Leur fils unique, Alexandre, étudiant, est promis à un brillant avenir.
    Un soir, tout dérape. Il y a un viol, commis par ce fils bien éduqué et pourtant si seul entre deux parents plus préoccupés par leurs ambitions, leurs désirs, que par leur enfant.
    Et c’est là, enfin, que ça devient passionnant. Après une première partie beaucoup trop longue au risque de perdre le lecteur dans les frasques sexuelles de Jean, le nouvel amour de Claire et leur lutte incessante pour le pouvoir, on entre dans le vif du sujet. Ce viol pour l’accusatrice, ce consentement muet pour l’accusé, nous font entrer dans cette « zone grise » du consentement ou non, avec sa kyrielle de malentendus.
    La seconde partie est tout entière dédiée à l’enquête et au procès. Et c’est là que l’auteure est la meilleure, sans jamais prendre parti, nous faisant osciller entre l’apitoiement pour la victime, pauvre fille timide et accalée par les interdits religieux de sa famille, et la commisération pour ce fils à papa qui, suite à un pari imbécile, va déraper et commettre l’irréparable.
    On change de registre, enquête, interrogatoires, c’est très factuel. Au lecteur de se forger sa propre conviction et nous voilà piégés, car qui sait comment nous réagirions à la place des parents, des amis ?
    Incontestablement, cette seconde partie est bien plus réussie que la première. Avec un style sobre, Karine Tuil sait nous introduire dans le mécanisme judiciaire. C’est saisissant.
    Par contre, j’ai trouvé longue et ennuyeuse toute cette phase de « dissection » d’une famille, d’un milieu. Les personnages de Jean et de Claire sont stéréotypés, il y a trop de clichés et c’est dommage. Le sujet méritait mieux.
    Bien sûr, ce roman se lit dans une certaine urgence, il pioche dans l’actualité avec le scandale du producteur Harvey Weinstein ou encore de Roman Polanski et d’autres affaires révélées dans le milieu du sport.
    Je l’ai lu avec un certain plaisir mais j’avoue avoir été déçue par son côté racoleur et un manque d’envergure dans l’écriture.

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