L'invention de nos vies

Couverture du livre « L'invention de nos vies » de Karine Tuil aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage ». Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel,... Voir plus

Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage ». Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c'était à refaire ?
À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c'est la déflagration.
« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu'illustre ce roman d'une puissance et d'une habileté hors du commun, où la petite histoire d'un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

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Articles (5)

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    Auteure du roman très remarqué "L'invention de nos vies" en cette rentrée littéraire de septembre, Karine Tuil répond aux questions posées par les Exporateurs de la rentrée littéraire sur lecteurs.com qui ont plébiscité son livre. Rencontre enthousiaste !

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    Des livres attendus pour la rentrée littéraire 2014

    Comme toute rentrée littéraire de septembre, pointent quelques titres qui d'emblée laissent supposer le succès à venir. Parmi eux, des auteurs incontournables qui semblent une fois de plus très inspirés, des auteurs qui confirment leurs talents. Une rentrée foisonnante où les personnages historiques ont encore breaucoup de choses à révéler, des enchevêtrements familiaux aux sources inattendues, de quoi surprendre et satisfaire la curiosité des lecteurs !  

  • La Riposte de Karine Tuil, Véronique Olmi, Christophe Ono-dit-Biot et Olivier Poivre d'Arvor
    La Riposte de Karine Tuil, Véronique Olmi, Christophe Ono-dit-Biot et Olivier Poivre d'Arvor

    Livres remarqués par les médias en cette rentrée littéraire, sur lecteurs.com , les Explorateurs les ont tout autant plébiscités. Aussi, Karine Tuil pour "L'invention de nos vies", Véronique Olmi pour "La nuit en vérité", Christophe Ono-dit-Biot pour "Plonger" et Olivier Poivre d'Arvor pour "Le jour où j'ai rencontré ma fille"sont tout à fait prêts à répondre à vos questions ou critiques sur leur livre.

Avis (9)

  • Après ma lecture Des choses humaines qui m'avait énormément plu par l'écriture, le style, construction mais aussi par la façon dont Karine Tuil exposait les faits, gardait la distance, laissant le lecteur avec son ressenti et son interprétation, je voulais avoir confirmation que ce n'était pas...
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    Après ma lecture Des choses humaines qui m'avait énormément plu par l'écriture, le style, construction mais aussi par la façon dont Karine Tuil exposait les faits, gardait la distance, laissant le lecteur avec son ressenti et son interprétation, je voulais avoir confirmation que ce n'était pas un one shot. Mon choix s'est porté sur L'invention de nos vies que plusieurs personnes m'ont vivement recommandé et le thème du mensonge mêlé à l'amitié, à l'identité, l'amour était particulièrement attractif.

    "Personne ne me connaît. Si un jour quelqu'un prétend le contraire, ne le crois pas".(p216)

    Parce qu'il a mis son ambition au-dessus de tout, parce qu'il ne pouvait y arriver dans le pays qu'il avait choisi qu'en changeant d'identité, Samir Tahar s'est construit une identité en utilisant celle de son meilleur ami de jeunesse, Samuel,  mais n'a pu lui voler sa femme, Nina, qui a choisi de rester auprès de lui. Samir, Samuel, trois premières lettres du prénom en commun mais cela suffit-il pour être un autre et surtout tenir la distance les origines, le passé, ne pas être démasqué, vivre dans la dissimulation et le mensonge ? 

    En prenant l'identité de son meilleur ami, Samuel, juif d'origine polonaise, Samir Tahar, musulman, réussit à se créer un nouveau profil afin de s'ouvrir toutes les portes dans un pays où sa confession de naissance est suspecte en particulier depuis les attentats de 2001. Il est désormais avocat dans un des plus gros cabinets à New-York, il est marié à la fille d'une des plus grosses fortunes juives américaines Ruth Berg, a deux enfants et il pense avoir le contrôle de sa vie et le monde à ses pieds. Il est brillant, il plait aux femmes, tout lui réussit mais il garde une blessure : Nina, la compagne de Samuel qui a choisi de rester auprès de lui au lieu de le suivre aux Etats-Unis vingt ans plus tôt.

    L'occasion lui est donnée de la retrouver, de la pousser à le suivre cette fois-ci mais l'édifice qu'il avait construit va peu à peu s'effondrer par la mise à jour des nombreux mensonges qui entourent son existence dans un pays où il ne fait pas bon trahir, mentir.

    "Au fond, même à New-York, dans le milieu le plus riche et bourgeois, un des milieux ultra-fermés où l'on n'entre qu'après avoir prouvé le prestige de sa généalogie, il n'avait jamais cessé d'être la petite gloire de Nawel Tahar, l'enfant qui allait venger sa mère. (p195)"

    J'ai particulièrement aimé la construction du récit. On découvre Samir, devenu Sam, au sommet de sa réussite, arrogant, sûr de lui et qui pourtant comporte des failles, invisibles aux regards des autres, mais pourtant présentes. Tout avoir et pourtant ressentir la frustration de ne pas posséder ce qui vous tenait le plus à cœur, l'amour d'une femme et l'homme qui vit près d'elle est celui dont il a pris l'identité. Il lui a pris son passé, sa confession religieuse mais n'a pu emporter sa femme. Qu'à cela ne tienne, l'occasion lui en ai fourni et cette fois-ci sa réussite sera complète.

    Deux hommes opposés : Samir le fort, le puissant, qui ne doute jamais et Samuel le fragile, éducateur dans le social et écrivain à ses heures, celui qui doute, sans ambition autre que de vivre auprès de Nina un bonheur tranquille. L'un va remporter la mise, l'autre va s'enfoncer encore plus.

    "C'est lui cet écrivain à la langue heurtée, aux phrases déstructurées, dont les mots s'enchaînent avec une puissance qui emporte tout, saccage ce qui était construit, révèle ce qui était dissimulé, souille ce qui était pur, ébranle ce qui était calme. (p252)"

    Ils étaient amis mais tout les séparait, j'ai aimé la façon dont Karine Tuil oppose les deux destins et fait de Samuel un phénix qui renaît de ses cendres grâce à l'écriture et il y a de nombreux passages où j'ai eu l'impression que l'auteure mettait beaucoup d'elle-même

    "Ce moment où enfin, à quarante ans, il se sent à l'acmé de sa maturité intellectuelle, en pleine possession de ses moyens, et pour un homme comme lui, qui a fait de sa vie un exercice de renoncement, c'est jouissif. Rien ne l'excite plus que d'obéir à l'agencement des mots, d'écrire des phrases dont le rythme le trouble, d'inventer des personnages et de vivre avec eux , dans le monde qu'il leur a créé, celui d'une virtualité nécessaire pour supporter l'autre monde, le réel. (p253)"

    Comme dans Les choses humaines, l'écriture est soignée, pesée, triturant les mots, cherchant à donner le terme le plus juste, les différentes interprétations possibles, utilisant le / pour rythmer ses pensées, ses hésitations comme : "Samuel et Nina restaient pétrifiés, comprenant que plus rien ne serait jamais comme avant, que quelque chose était corrompu/détruit/souillé qui ressemblait à l'innocence, à la tranquillité factice qu'assurait l'ignorance".

    Et bien cela se confirme, j'aime l'écriture et l'univers de Karine Tuil. Elle utilise dans ce roman foisonnant le thème du mensonge pour analyser également la société où nous vivons, ses contraintes, ses règles. Mais comme dans le jeu de dominos, au fur et à mesure que les pièces tombent, les conséquences sont immenses en particulier quand vous usurpez une identité incompatible avec vos racines,  que vous trahissez famille, femme et amis, que tout ce qui vous constitue est finalement bâti sur du vent. 

    J'ai aimé la psychologie des personnages, leurs atermoiements, suivre le cheminement de leurs pensées avec parfois de longues phrases scandées par la vitesse des pensées, des doutes, des questionnements. Ce roman est presque un document tant il parle de notre société, des préjugés, des luttes à mener quand on est pas forcément dans la bonne case. Certes, elle fait de Samir un être assez détestable, l'archétype de la réussite à tout prix, pris à son propre piège mais qui conserve malgré tout des faiblesses (ou ce qu'il considère des faiblesses) : ses racines.

    C'est un récit en escalade, il monte en puissance, sans aucun temps mort, maintenant jusqu'au bout la pression. On est happé par la richesse des thèmes,  les situations très imprégnées par l'actualité, par les conflits religieux et sociétales et avec parfois la justification des actes par rapport à une société qui ne laisse pas le choix que de masquer la réalité.

    Pas une minute d'ennui, ce sont deux chemins de croix que l'on observe, dans deux sens opposés, qui portent également à réfléchir sur le pouvoir, ce qu'il est, sa fragilité, sur les apparences mais également sur l'identité, la position sociale, la déchéance.

    Grandeur et décadence, amour et amitié, puissance et gloire quand tout n'est qu'illusions, croyances, artifices. Un roman miroir de nos sociétés, qui met le doigt sur des points sensibles comme ce que l'on est prêt à faire pour réussir, pour ouvrir certaines portes mais attention :

    "Avec le mensonge on peut aller très loin ; mais on ne peut pas en revenir."(p283)

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  • Peut-on bâtir sa vie sur un mensonge ? Les personnages du livre l’ont chacun fait à des degrés différents et avec des conséquences différentes. Celui de Samir est celui qui semble le plus lourd de conséquence. Même si c’est un mensonge par omission, même si l’on pense que cela est condamnable on...
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    Peut-on bâtir sa vie sur un mensonge ? Les personnages du livre l’ont chacun fait à des degrés différents et avec des conséquences différentes. Celui de Samir est celui qui semble le plus lourd de conséquence. Même si c’est un mensonge par omission, même si l’on pense que cela est condamnable on accepte, on admet, on comprend la spirale infernale dans laquelle s’est laissé entraîner Samir et son impossibilité à faire machine arrière. La culpabilité et le poids du mensonge sont biens décrits de même que tout ce à quoi il conduit : l’impossibilité de partager ses émotions, sa vie, la difficulté à renier ses origines. Ce roman intense nous met face à nos choix de vie. Il démontre que la compassion ne mène à rien. Au final Nina est sereine lorsqu’elle suit son libre choix quitte à être pauvre. « Avec le mensonge on peut aller très loin mais on peut ne jamais en revenir. » Aussi le cataclysme provoqué par tous ces mensonges secoue chaque personnage et les remet à leur juste place : la mère ose affronter son ancien amant : Nina fait le choix de sa vie, Samuel accepte l’héritage de ses parents, Samir est enfin en paix avec lui-même. On ne peut s’empêcher de penser que leur vie, la vraie, commence avec la fin. Le livre aborde également sans parti pris les grands sujets de notre société actuelle : la réussite mais à quel prix, les rapports des classes à notre époque, l’être et le paraître, le pouvoir lié à l’argent, le rapport à la religion le désœuvrement des jeunes les conduisant à la conversion et la psychose créée par les attentats du 11 septembre. Le style est cependant parfois inégal ce qui heurte parfois le rythme. Mais un bon livre en définitive. A conseiller donc !

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  • C'est un magnifique roman foisonnant, captivant qui mêle le destin de 3 personnages: Samir, Samuel et Nina qui se sont rencontrés à la fac. Nina belle femme sensuelle est au cœur d'un triangle amoureux, elle décide de choisir Samuel. 20 ans plus tard à la quarantaine Nina mannequin pour des...
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    C'est un magnifique roman foisonnant, captivant qui mêle le destin de 3 personnages: Samir, Samuel et Nina qui se sont rencontrés à la fac. Nina belle femme sensuelle est au cœur d'un triangle amoureux, elle décide de choisir Samuel. 20 ans plus tard à la quarantaine Nina mannequin pour des grands magasins est toujours avec Samuel éducateur de quartier et écrivain raté qui lui fait du chantage affectif pour qu'elle reste avec lui. Ils découvrent tous les 2 un soir que Samir est devenu un grand avocat new yorkais, riche et influent mariée à Ruth issue d'une puissante famille bourgeoise. Samuel décide que Nina doit revoir Samir dont elle était très amoureuse pour savoir si elle va rester avec lui ou pas. On alterne les récits de la vie de Samir self made men américain, obsédé par le travail, la respectabilité et dont le seul vice est le sexe. Il cache un secret qui pourrait mettre à mal sa vie parfaite et son rêve américain. Et la plongée dans l'univers violent, sordide et misérable des quartiers difficiles parisiens où travaille et vit Samuel, et la famille de Samir. Une réflexion sur la réussite, la richesse, les origines et le poids de la religion, la famille se posent à travers le questionnement des personnages. Le monde post 11 septembre, la peur du terrorisme est aussi très présent dans le récit. L'écriture est riche, captivante, foisonnante et le final très puissant. A découvrir d'urgence pour s'interroger sur les petits mensonges qui aboutissent parfois à des drames.

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  • Première page et l'impression d'être catapultée au cœur d'une zone de combat, phrases nerveuses et saccadées, débit rapide, mots percutants, comme mitraillés, et le tout incompréhensible puisque je m'embrouille entre les 2 Sam, Samuel et Samir. Je ne saisis pas qu'ils sont deux personnages...
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    Première page et l'impression d'être catapultée au cœur d'une zone de combat, phrases nerveuses et saccadées, débit rapide, mots percutants, comme mitraillés, et le tout incompréhensible puisque je m'embrouille entre les 2 Sam, Samuel et Samir. Je ne saisis pas qu'ils sont deux personnages distincts et cela rend difficile la compréhension. Heureusement, ça ne dure qu'un instant, je relis, j'avance et tout s'éclaire :-)

    Le dernier roman de Karin Thuil (j'aime beaucoup le titre) est incontestablement une réussite. Elle nous livre un récit tout à fait fascinant. En toile de fond, il parle des dérives d'une société, de ce que chacun/chacune est prêt à faire ou à sacrifier pour obtenir un statut enviable et envié de tous, de l'importance des apparences sociales, de l'obligation de réussir, de thèmes comme le pouvoir, l'écriture, l'identité, le mensonge, la duplicité, la manipulation, l'addiction. C'est une fenêtre ouverte, mais sans aucun jugement porté, sur une société gangrenée qui piétine ses valeurs. C'est fort, c'est dur, ça pique parce que ça nous amène immanquablement à nous interroger sur nous-mêmes, nos aspirations, nos ambitions, nos faiblesses, nos choix, nos compromissions, nos deals avec notre conscience, nos petites lâchetés...i

    L'écriture est superbe, l'intrigue est parfaitement maîtrisée avec une tension qui va crescendo, tous les personnages sont complexes et principalement notre trio improbable : Samir Tahar le beur, Samuel Baron le juif, et le détonateur la trop belle Nina Roche, aux destins étroitement intriqués. Les trois ne sortiront pas indemnes de la spirale destructrice dans laquelle ils seront aspirés mais incontestablement grandis. "A quelque chose, malheur est bon". Ce qu'il adviendra ensuite, c'est au lecteur de l'imaginer.
    A lire sans hésitation.

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  • Lechoixdeslibraires.com

    L'Invention de nos vies est un roman sur l'imposture, la séduction, la manipulation.
    Pour se fabriquer une identité en Amérique, Samir TAHAR a pillé celle de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Samir s'est construit son propre...
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    L'Invention de nos vies est un roman sur l'imposture, la séduction, la manipulation.
    Pour se fabriquer une identité en Amérique, Samir TAHAR a pillé celle de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Samir s'est construit son propre univers idyllique, rangé et envié. Avocat brillant et réputé de New York, Il vit avec sa femme issue d'une puissante famille juive, ses deux enfants et ne peut se passer de ses maîtresses. Quelle est la part de réalité dans l'imagination de sa vie ? Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés de Samuel, le plus faible. Mais si c'était à refaire ?
    L'Invention de nos vies touche le lecteur par le destin entremêlé de ces trois personnages en quête identitaire et de reconnaissance sociale. Jusqu'où pouvons-nous aller pour obtenir ce que l'on veut, être regardé, ou tout simplement aimé ? Sommes-nous obligés d'être dans le déni de nos origines et de vivre dans l'invention pour avancer socialement ? L'auteure, Karine TUIL, nous interpelle par l'élégance de son écriture, embrassant la complexité de notre monde. Elle souligne la dualité entre la possession et la peur de tout perdre. Sa démonstration est impressionnante. Au fil de ses romans tendus et nerveux, Karine Tuil impose sa vision féroce du monde. Et s'attaque avec force et efficacité à un sujet universel et passionnant : le mensonge.

  • Encore un écrivain que je viens seulement de découvrir. Mais de quelle manière !
    Le roman "L'invention de nos vies " de Karine TUIL m'a ravie.
    La trahison, le reniement de ses origines, l'ambition, l'amour aussi, tout est formidablement orchestré.
    On ouvre ce livre, il est épais et......
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    Encore un écrivain que je viens seulement de découvrir. Mais de quelle manière !
    Le roman "L'invention de nos vies " de Karine TUIL m'a ravie.
    La trahison, le reniement de ses origines, l'ambition, l'amour aussi, tout est formidablement orchestré.
    On ouvre ce livre, il est épais et... pourtant...on ne le lâche plus. L'écriture, très belle, les mots toujours superbement choisis, la grande question du mensonge, tout nous pousse à continuer.
    L'auteur avec un immense talent analyse et décortique finement notre monde tel qu'il est devenu. Un monde dans lequel être soi-même devient réducteur. C'est pour cela que Samir, Samuel, Sam ? s'invente une vie en pillant celle de son ami.
    Les personnages sont complexes, mais attachants, tous, et je dirais presque surtout les personnages "sacrifiés", comme la mère de Samir, magnifique portrait de femme.
    Cette littérature fait aussi la part belle à l'actualité et nous montre, sans pour autant juger, combien il est inutile et risqué de "se prendre pour celui que l'on n'est pas".
    Karine Tuil signe là un roman magnifique.

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  • Trahir son ami en séduisant sa femme, renier sa famille pour se créer un passé conforme à ses ambitions, tel est le secret bien caché derrière l'opulente apparence du maître du barreau Sam Tahar. Ambition, puissance, ascension sociale fulgurante, vie facile hors de toute morale, telles sont les...
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    Trahir son ami en séduisant sa femme, renier sa famille pour se créer un passé conforme à ses ambitions, tel est le secret bien caché derrière l'opulente apparence du maître du barreau Sam Tahar. Ambition, puissance, ascension sociale fulgurante, vie facile hors de toute morale, telles sont les valeurs prônées par notre héros, mais l'ami trompé, la femme abandonnée, la famille délaissée, pourraient bien refaire surface ... Au rendez-vous de la page 100, on pressent l'imminence d'un revirement brutal de situation, et on a hâte de poursuivre la lecture afin de savoir ce qu'il adviendra du château de cartes savamment construit ...

    Un livre passionnant, 493 pages qui nous tiennent en haleine du début à la fin, où la tension monte petit à petit au fil des découvertes. Une belle écriture, des formules bien choisies «c’était la fille d’un homme qui avait construit un parc d’attractions sur son cimetière intérieur ». Amour, haine, violence, tendresse, ce roman pourrait se résumer à ce proverbe yiddish cité en référence « avec le mensonge, on peut aller très loin, mais on ne peut pas en revenir », mais ce serait l’amputer des multiples rebondissements, de son contexte socio politique très actuel, du semblant de morale qu’il dégage. Au lecteur de deviner/inventer l’avenir des trois personnages principaux, j’aime cette ouverture finale qui laisse place à l’imaginaire, et pourquoi pas, une suite à ce roman, si Karine Tuil veut bien laisser courir sa plume féconde.

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