Fred Vargas

Fred Vargas

Fred Vargas (Frédérique Audouin-Rouzeau) a vu le jour à Paris en juin 1957 avec sa sœur jumelle Joëlle. N'ayant pas d'idée de métier, elle est allée vers les sciences, l'archéologie médiévale.

Pendant toute sa période scolaire, Fred n'a pas cessé de faire des fouilles archéologiques et a fait d...

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Fred Vargas (Frédérique Audouin-Rouzeau) a vu le jour à Paris en juin 1957 avec sa sœur jumelle Joëlle. N'ayant pas d'idée de métier, elle est allée vers les sciences, l'archéologie médiévale.

Pendant toute sa période scolaire, Fred n'a pas cessé de faire des fouilles archéologiques et a fait des études d'histoires après le bac. Son père a eu un rôle très important pendant sa formation. Elle s'est intéressée au violon qu'elle a pratiqué pendant une durée de plus ou moins 10 ans sans vraiment de talent. Puis elle a fait l'acquisition d'un cahier et d'un Bic et a écrit un polar.
Depuis ce jour, elle n'a jamais cessé d'écrire. Son premier roman, « Les jeux de l'amour et de la mort », reçoit le prix du "Roman policier du Festival de Cognac" en 1986 et est publié aux éditions du Masque. En 2006, la « Crime Writers' Association » qui a pour vocation de récompenser les meilleurs auteurs de romans policiers (ou thrillers) lui a attribué son prix, le « Duncan Lawrie International Dagger », pour « Debout les morts », livre paru en mars 1995 en France mais seulement publié en janvier 2006 au Royaume Uni.

Aujourd'hui, cet écrivain est mère d'un petit garçon et vit toujours à Paris. On a beau lui demander pourquoi elle écrit, c'est toujours la même réponse qu'on entend : « Je ne sais pas, je ne sais toujours pas ».

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Avis sur cet auteur (269)

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    Couverture du livre « L'humanité en péril ; virons de bord toute ! » de Fred Vargas aux éditions Flammarion

    Regine B sur L'humanité en péril ; virons de bord toute ! de Fred Vargas

    Lors de l’inauguration de la COP24 en décembre 2018, Charlotte Gainsbourg a lu un texte de Fred Vargas. Et voilà comment notre autrice de polars préférée conçoit « le projet de fourbir un texte de la même eau, mais un peu plus long, …sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité....
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    Lors de l’inauguration de la COP24 en décembre 2018, Charlotte Gainsbourg a lu un texte de Fred Vargas. Et voilà comment notre autrice de polars préférée conçoit « le projet de fourbir un texte de la même eau, mais un peu plus long, …sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité. Rien que ça »
    Le résultat ? Une grosse baffe qu’on se prend en pleine figure, nous « les Gens » comme elle nous nomme tandis que « Eux », ce sont nos dirigeants qui ne nous disent pas tout et les industriels, attentistes et irresponsables.
    Que faire ? La troisième révolution, celle qui peut sauver Dame Nature.
    Que nous apprend-elle, Fred Vargas ? Elle nous noie sous des données scientifiques, des chiffres, des expériences novatrices et prometteuses, des exemples de désastres écologiques. On frissonne de peur comme dans un roman noir, mais le meurtrier, on le connait, c’est l’homme, responsable de sa propre perte puisque sa disparition pourrait commencer à la fin de ce siècle.
    Difficile à lire tant ça abonde en infos de tout genre, de quoi donner le vertige.
    Pour ménager des pauses au lecteur et apporter un peu de légèreté (et d’humour ?) à un texte compact, voire indigeste, Fred Vargas a inventé le CEI, Censeur d’écriture intégré, lequel doit la stopper dans ses digressions, ses hors-sujets et ses familiarités avec le lecteur. Le CEI, qui émet un BIP et oblige à des demi-tours, original certes, est assez drôle au début pour vite devenir insupportable.
    Cet essai n’est pas vraiment un ouvrage scientifique, il veut faire simple mais n’y arrive pas toujours.
    J’ai trouvé certains passages franchement fastidieux et apprécié quelques pages comme celle sur un tour du monde du réchauffement climatique.
    Certains exemples sont parlants comme la mesure de la production de viande en équivalent gaz à effet de serre. Ainsi on apprend « qu’un kilo de veau rejette la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet de 220 km en voiture » Le poulet est le plus vertueux avec seulement 7 km ! Il faudrait donc diminuer sa consommation de viande de 90 %
    Intéressant aussi le passage sur les poissons, ceux qui ne devraient pas être mangés, ceux qu’on peut consommer avec modération ou sans restriction. L’autrice nous alerte aussi sur le manque d’eau potable à venir et c’est glaçant.

    J’avoue que j’attendais plus de cet essai, et je reste sur ma faim (en me demandant ce que je vais bien pouvoir manger sans prendre de risque pour ma santé et sans nuire à la planète !)
    Déçue aussi de ne pas retrouver l’écriture subtile et vive de Fred Vargas
    Surprise également qu’après avoir énoncé des solutions aux catastrophes écologiques présentes et à venir, ce livre ne soit pas imprimé sur du papier recyclé et qu’il ne mentionne pas son empreinte carbone et sa compensation. Cela aurait été un chouia plus convaincant, non ?

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    Couverture du livre « L'humanité en péril ; virons de bord toute ! » de Fred Vargas aux éditions Flammarion

    Ghislaine DEGACHE sur L'humanité en péril ; virons de bord toute ! de Fred Vargas

    L'humanité en péril - Virons de bord, toute ! -, est un véritable cri d'alarme et un appel déchirant à nous tous pour sauver notre planète. C'est le dernier livre de Fred Vargas internationalement connue pour ses nombreux romans policiers. Ce que nous savons moins, c'est que cette auteure...
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    L'humanité en péril - Virons de bord, toute ! -, est un véritable cri d'alarme et un appel déchirant à nous tous pour sauver notre planète. C'est le dernier livre de Fred Vargas internationalement connue pour ses nombreux romans policiers. Ce que nous savons moins, c'est que cette auteure renommée est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS.
    Il y a dix ans, elle avait rédigé un très court texte sur l'écologie, texte dont des extraits avaient été imprimés sur des tee-shirts en Chine ou au Brésil et avaient même donné lieu à des pièces de théâtre, texte qui également se baladait sur Facebook. Mais, c'est lorsqu'elle apprend que ce texte, vieux de dix ans, va être lu par Charlotte Gainsbourg, à l'inauguration de la COP 24, en décembre 2018, qu'elle décide "de fourbir un texte de la même eau, mais un peu plus long".
    Après avoir vu et entendu Fred Vargas dans l'émission La grande librairie de François Busnel, je n'ai eu qu'un souhait lire son essai L'humanité en péril.
    Dans cet essai pointu, l'auteure s'attaque aux crimes commis contre la planète, aux émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, à l'épuisement des ressources naturelles, à la pénurie d'eau, à la déforestation et passe en revue les causes de l'état déplorable de notre planète et ce qui attend l'humanité dans les vingt-cinq prochaines années si nous ne prenons pas les choses en main. Dès les premières pages, elle fait une séparation entre "Eux" : les gouvernants et les industriels milliardaires à la tête des lobbies qui les tiennent sous leur coupe et "Nous" : les Gens, une addition de milliards d'individus différents et pensants. Elle les accuse Eux de Nous avoir dissimulé ce que nous aurions dû savoir.
    Le constat très documenté est noir et des plus alarmants. Mais, loin de baisser les bras, elle nous invite, au contraire à lutter et à mener un combat, de façon urgente pour adopter de nouvelles pratiques, sans pour autant passer sous silence les possibles effets secondaires qui peuvent en découler.
    Elle propose de nombreuses actions positives et principalement la fin de l'agroalimentaire intensif car mortifère (cause de pénurie d'eau, de déforestation, émission de gaz à effet de serre...).
    Elle n'hésite pas à donner des conseils simples qui ne sont peut-être pas évidents pour tous comme de manger des fruits et légumes dits "de saison", d'utiliser la clim uniquement lors de très fortes températures en la réglant sur 25°C plutôt qu'à 19°C, d'utiliser lave-linge ou lave-vaisselle à des températures basses (40° plutôt que 90° = 70% d'économie d'énergie), de réduire sa consommation de viande, de boire l'eau du robinet, de réduire nos achats de vêtements, de diminuer le numérique à la maison (télévision, téléphones, ordinateurs, tablettes), celui-ci (depuis sa fabrication jusqu'à son utilisation intense) émettant autant de gaz à effet de serre que l'aviation !, ne plus utiliser de sacs, emballages ou ustensiles en plastique, ne plus jeter ses mégots et encore bien d'autres recommandations sur un plan plus large... C'est là une fois encore, notre belle puissance : être un consommateur qui dit "non".
    Elle cite par ailleurs à la fois Nicolas Hulot : "Nous assistons à la plus grande tragédie de l'humanité" et Martin Luther King à propose de la cause des Noirs : "On est condamnés à agir ensemble ou à tous mourir comme des idiots."
    Même si cet essai est riche en chiffres et en termes scientifiques donc parfois un peu ardu, Fred Vargas sait parfaitement nous garder en s'adressant directement au lecteur, n'hésitant pas à faire intervenir assez souvent son bipeur, sorte de censeur qui la coupe, soit lorsqu'elle s'énerve, soit lorsqu'elle se met à parler de ses propres affaires personnelles. Cette touche humoristique ajoutée aux solutions proposées nous aide bien à supporter ce bilan franchement noir et démoralisant mais très convaincant.
    Mais comme elle le souligne : " Ce qui est certain, c'est que nous sommes face, à court terme, à une modification profonde et nécessaire de nos modes de vie et de nos sociétés ".
    Réaliste, Fred Vargas se doute bien que ce n'est pas avec ce petit bouquin qu'elle peut convaincre des centaines et des centaines de millions de personnes à changer leur mode de vie mais elle compte beaucoup sur la circulation des informations sur les réseaux du Net pour y parvenir. C'est une véritable mise en demeure que livre Fred Vargas et je finirai en disant : vite, agissons !
    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Quand sort la recluse » de Fred Vargas aux éditions Flammarion

    clotaire02 sur Quand sort la recluse de Fred Vargas

    Le commissaire Adamsberg est étonné d'apprendre que trois vieillards sont décédés suite à une piqure d'araignée nommée la recluse. Ces décès ont tous eu lieu dans la région de Nimes et son étonnement est d'autant plus grand quand il apprend que deux de ces défunts se connaissaient.
    Après des...
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    Le commissaire Adamsberg est étonné d'apprendre que trois vieillards sont décédés suite à une piqure d'araignée nommée la recluse. Ces décès ont tous eu lieu dans la région de Nimes et son étonnement est d'autant plus grand quand il apprend que deux de ces défunts se connaissaient.
    Après des recherches qui divisent son service, il apprend que ces deux individus étaient défavorablement connus dans la région depuis leur adolescence et qu'ils avaient martyrisé voire pire des camarades de dortoir.
    Ils sont d'ailleurs répertoriés dans les archives de l'orphelinat sur une liste nommée " la bande des recluses "
    Les victimes se vengeraient-elles ? Mais pourquoi tant d'années après ?
    Une enquête glaçante qui est autant instructive que passionnante.

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    Couverture du livre « L'homme à l'envers » de Fred Vargas aux éditions J'ai Lu

    CATHIE LOUVET sur L'homme à l'envers de Fred Vargas

    L'homme à l'envers a été publié en 1999 par les éditions Viviane Hamy, dans la collection "Chemins Nocturnes". Il a été récompensé par le Prix Sang d'Encre des lycéens 1999, par le Prix du roman noir de Cognac en 2000 et par le Prix mystère de la critique la même année. Un style très particulier...
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    L'homme à l'envers a été publié en 1999 par les éditions Viviane Hamy, dans la collection "Chemins Nocturnes". Il a été récompensé par le Prix Sang d'Encre des lycéens 1999, par le Prix du roman noir de Cognac en 2000 et par le Prix mystère de la critique la même année. Un style très particulier qui accorde aux mots leur vie propre, qui les laisse vagabonder, se perdre et se retrouver, dans une sarabande qui n'a de folie que l'apparence.
    Humour: L'un des traits distinctifs du style de Fred Vargas est son humour un peu décalé, à l'image de ses personnages, les scènes cocasses qui brisent l'atmosphère lugubre de l'enquête: "Qui appelle-t-il? demande Camille à Soliman. -Le troupeau. Il passe un petit coup de fil au troupeau. Camille haussa les sourcils. -Et qui décroche? demanda-t-elle. Une brebis? Mauricette? (nom d'une brebis) -Buteil, évidemment. Mais ensuite...Buteil lui passe quelques bêtes (...) -Tu veux dire qu'il parle aux moutons? -Evidemment. A qui d'autre?"
    Les nombreux dialogues sont autant savoureux que le passage pré-cité, un peu dans la veine de Pagnol: -T'es pas très fortiche en loups-garous, hein? -Pas très, non. -Tu saurais pas en reconnaître un en plein jour. -Non. A quoi je le reconnaîtrais, le pauvre vieux? -A ça. Le loup-garou n'a pas de poils. Et tu sais pourquoi? Parce qu'il les porte en dedans. -C'est une blague? (...) -Ils savent tous pour le coup des poils? -C'est pas un coup. C'est le signe du loup-garou. Il n'y en a pas d'autre." (Page 84).L'homme aux cercles bleus situait la barre assez haut pour qu'on se demande si ce second opus serait à la hauteur. Et bien, je vous déclare solennellement qu'il l'est haut la main. Avec cette intrigue originale et habilement conçue, Fred Vargas démontre toute l'ampleur de son talent. Une complète réussite pour un polar qui n'a pas pris une ride malgré ses 19 printemps. 
    L'homme à l'envers, au-delà de l'enquête policière menée par le célèbre commissaire Adamsberg, fait réfléchir sur le droit à la différence, sur la perception de la marginalité qui, aujourd'hui comme dans les temps les plus reculés, a toujours fait peur, parce que ce qui n'est pas "comme tout le monde" dérange. Tout le talent de Fred Vargas est de susciter l'intérêt et l'estime du lecteur pour des personnages hors norme, de montrer du doigt que, ce n'est pas parce qu'une personne a choisi une vie solitaire, en dehors des sentiers battus, qu'elle est forcément nuisible. Comme le chantait Georges Brassens, "Je ne fais pourtant de tort à personne en suivant mon chemin de petit bonhomme"...