Elisa Shua Dusapin

Elisa Shua Dusapin

Née en 1992 d'un père français et d'une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin est diplômée de l'Institut littéraire suisse de Bienne. Hiver à Sokcho est son premier roman.

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Avis sur cet auteur (29)

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    Couverture du livre « Hiver à Sokcho » de Elisa Shua Dusapin aux éditions Zoe

    Le Carnet de Stitch sur Hiver à Sokcho de Elisa Shua Dusapin

    J'ai découvert ce roman par le biais du Prix des Lycéens Folio 2020. Autant que le résumé donne envie de découvrir ce roman, autant que j'ai été déçue à la lecture de celui-ci.

    Sokcho est une petite ville portuaire proche de la Corée du Nord. Dans cette petite ville, une jeune...
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    J'ai découvert ce roman par le biais du Prix des Lycéens Folio 2020. Autant que le résumé donne envie de découvrir ce roman, autant que j'ai été déçue à la lecture de celui-ci.

    Sokcho est une petite ville portuaire proche de la Corée du Nord. Dans cette petite ville, une jeune Franco-coréenne va rencontrer un auteur de bande dessinée venu chercher l'inspiration depuis sa Normandie natale. Durant cet hiver rigoureux et long, une certaine relation va naître.

    Pour être honnête, par rapport à ce que je lis d'habitude, j'ai trouvé ce roman plat. En effet, il manque beaucoup d'actions et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Ce roman comporte beaucoup de non-dits. Tout au long de celui-ci, on peut croire qu'une relation amoureuse va se mettre en place. Mais pas du tout, l'artiste est parti comme il est arrivé.
    Le point positif, on ressent les conséquences de la guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Une guerre sur laquelle les habitants sont tellement habituer à vivre avec et dont ils ferment les yeux dessus. Bref, ils font comme si elle n'existe pas !
    Cependant, avec l'écriture fluide et maîtrisée de l'auteure, le roman se lit très vite. On retrouve un côté poétique dans la plume de l'auteure.

    Si vous aimez la littérature qui tourne en rond, je ne peux que vous conseillez ce roman. Sinon, passez votre chemin !

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    Couverture du livre « Les billes du Pachinko » de Elisa Shua Dusapin aux éditions Zoe

    Pascale Pay sur Les billes du Pachinko de Elisa Shua Dusapin

    Joli petit roman qui explore le thème des origines.

    Joli petit roman qui explore le thème des origines.

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    Couverture du livre « Les billes du Pachinko » de Elisa Shua Dusapin aux éditions Zoe

    Marie HECKMANN sur Les billes du Pachinko de Elisa Shua Dusapin

    Claire, le temps d’un été, se partage entre l’appartement de ses grands-parents, émigrés à Tokyo pendant la guerre de Corée, et le monde de Mieko, petite japonaise dont elle s’occupe. Entre les cultures coréenne, japonaise et européenne, voici l’entrée dans la trentaine d’une femme aux identités...
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    Claire, le temps d’un été, se partage entre l’appartement de ses grands-parents, émigrés à Tokyo pendant la guerre de Corée, et le monde de Mieko, petite japonaise dont elle s’occupe. Entre les cultures coréenne, japonaise et européenne, voici l’entrée dans la trentaine d’une femme aux identités multiples : un roman de la filiation qui dépeint avec art les liens rongés par l’histoire et la naissance d’une affection pour une enfant.

    Ce livre décrit ici d'une belle manière l'ambivalence des relations familales, le dur exil et arrachement à sa culture, les différences de génération..
    L'écriture d'Elisa Dusapin est particulière, dépouillée mais toute en finesse et précision. Elle nous fait rentrer dans les personnages et leurs émotions. Le style asiatique se ressent au travers de ses chapitres courts. Tous les sens sont conviés dans ce 2nd roman qui reste toujours mélancolique et délicat.

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    Couverture du livre « Les billes du Pachinko » de Elisa Shua Dusapin aux éditions Zoe

    Eny-Dane sur Les billes du Pachinko de Elisa Shua Dusapin

    Les grands-parents de Claire ne se sont jamais intégrés au Japon. Ils vivent à Tokyo depuis la guerre civile de Corée, mais pourraient tout aussi bien vivre ailleurs. Claire arrivera-t-elle à les emmener revoir la Corée, leur terre natale ? Le voyage est prévu depuis si longtemps... pourquoi...
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    Les grands-parents de Claire ne se sont jamais intégrés au Japon. Ils vivent à Tokyo depuis la guerre civile de Corée, mais pourraient tout aussi bien vivre ailleurs. Claire arrivera-t-elle à les emmener revoir la Corée, leur terre natale ? Le voyage est prévu depuis si longtemps... pourquoi tant d'hésitation à franchir la frontière ?
    Le livre, très simple, dépouillé, aéré, écrit au présent comme souvent les premiers livres, traite de l'exil, de l'identité, du pays fantasmé, des souvenirs, des relations familiales qui oscillent entre amour, empathie et rejet, non-dits, ou gêne. Claire, elle même, est loin de Paris, s'occupe le jour, d'une petite japonaise, seule, et le soir retrouve ses grands-parents, très âgés, fragiles et perdus. Sa mère lui envoie des mails avec photos, et Claire s'aperçoit aussi que ses parents vieillissent. Les photos sont alors presque insupportables, et elle les chasse, les classe très vite. Sentiment universel que le constat insupportable du temps qui passe, dès qu'on prend un peu de recul géographique.
    Double relation triangulaire : les grands-parents et Claire, ensuite, Claire et la petite fille qu'elle garde avec sa mère. Roman de femmes, où les relations sont difficiles entre les générations. Les hommes sont loin, discrets, tendent une main.
    L'exil est présent à chaque page, la difficulté à se construire aussi dans une famille éparpillée et différente. Claire remonte les origines, le passé. Ses grands-parents sont pauvres et déracinés, mais, ses parents ont réussi, leur milieu est très favorisé, et Claire a pu compléter son Master par des études de Japonais à Genève.
    La scène où les grands-parents ont prévu une surprise pour Claire, ont tout organisé dans leur petit appartement de Tokyo, l'attendent dans le noir, est très touchante. Le lecteur ressent à ce moment-là un sentiment de trahison (universel), quand il lit que Claire ne restera pas avec eux, et choisira de se rendre à une invitation à l'extérieur. Combien de fois n'arrivons-nous pas à aimer ceux qui nous aiment, et courons-nous après un miroir aux alouettes ?
    Les grands-parents possèdent une salle de jeu à Tokyo, avec plus de trois cents machines éclairées et bruyantes, alignées les unes à côté des autres, où les gens jouent seuls, se touchant du coude : le Pachinko, sorte de Flipper à la verticale, où tombent et roules de multiples billes qui font gagner des lots (objets à échanger) aux plus chanceux, car les jeux d'argent sont interdits au Japon. Un jeu de hasard, comme le destin, où les billes parcourent un chemin différents à chaque fois, tombent immanquablement dans l'un des trois trous situés au bas du Pachinko, sont éjectées de la machine, pour se retrouver toujours au même endroit... le même point de départ : l'origine du parcours. La grand-mère va amener Claire là où elle le souhaite, pour son bien.

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