Donna Tartt

Donna Tartt
Après avoir passé une partie de son enfance à combattre la maladie, Donna Tartt commence à écrire Le Maître des illusions à dix-neuf ans, au cours de sa première année à l'université du Mississipi. Bret Easton Ellis est enthousiasmé par les premières pages du manuscrit. Mais ce n'est que huit ans... Voir plus
Après avoir passé une partie de son enfance à combattre la maladie, Donna Tartt commence à écrire Le Maître des illusions à dix-neuf ans, au cours de sa première année à l'université du Mississipi. Bret Easton Ellis est enthousiasmé par les premières pages du manuscrit. Mais ce n'est que huit ans plus tard, en 1991, qu'elle en achève la rédaction. Les droits d'adaptation de ce premier roman sont vendus avant même qu'il soit publié, et le livre, qui connaît un immense succès, est traduit dans plus de dix langues. Son deuxième roman, Le Petit Copain, très attendu, figura dès sa sortie sur les listes de best-sellers aux États-Unis, en Angleterre et en Hollande.

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Avis (41)

  • Couverture du livre « Le maître des illusions » de Donna Tartt aux éditions Pocket

    Dominique Lemasson sur Le maître des illusions de Donna Tartt

    J’ai adoré ce roman, variation lointaine de Crime et Châtiment, et cela tient pour beaucoup, aussi bizarre que cela puisse paraître, au cadre dans lequel il se déroule.
    C’est assez délicieux, pour quelqu’un comme moi qui n’a connu de l’université que les préfabriqués des campus sans charme des...
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    J’ai adoré ce roman, variation lointaine de Crime et Châtiment, et cela tient pour beaucoup, aussi bizarre que cela puisse paraître, au cadre dans lequel il se déroule.
    C’est assez délicieux, pour quelqu’un comme moi qui n’a connu de l’université que les préfabriqués des campus sans charme des seventies, les polycopiés et les cours ânonnés à la va vite dans des amphithéâtres bondés en octobre puis anémiés dès janvier, de se retrouver dans une ambiance autrement plus séduisante.
    « Des prairies radieuses, des montagnes vaporeuses dans un lointain frémissant ; un épais tapis de feuilles sur une route dans les bourrasques de l’automne ; les grands feux et le brouillard dans les vallées; des violoncelles, des fenêtres obscures, la neige. Université de Hampden dans le Vermont. Cinq cents étudiants…J’ai longuement regardé l’image du bâtiment qu’on appelait le Collège. Il était baigné d’une lumière indistincte, académique, une lumière qui m’évoquait de longues heures en bibliothèque, des vieux livres et le silence. »
    Richard, le narrateur, le confirme : « J’ai passé les premiers jours, avant le début des cours, seul dans ma chambre blanchie à la chaux, au milieu des prés lumineux de Hampden. Et à ce moment j’ai été heureux comme je ne l’avais jamais été ; j’errais comme un somnambule, abasourdi et ivre de beauté. »
    Il intègre le cours de grec ancien qui ne compte que six étudiants et est assuré par un esthète assez original pour renoncer à ses émoluments. Richard le californien, issu d’une famille modeste et d’un patelin perdu, est vite fasciné par les cinq autres, élégants, cultivés et ne manquant jamais d’argent. Il s’invente un passé beaucoup plus brillant que le vrai dans l’espoir d’être adopté. Il finit par être admis ou le croit. D’informations parcellaires en déductions hasardeuses, il pense connaître les cinq autres et s’être lié d’amitié avec eux. Il se retrouve, en fin de compte, complice d’un double meurtre. Les apparences sont souvent trompeuses et le titre, emprunté à Dionysos* souvent qualifié de la sorte, résume bien le piège dans lequel le narrateur est tombé. Fasciné par des illusions, il sera passé très vite du rêve au cauchemar.
    C’est un roman très difficile à lâcher, tout en faux semblants et contrepieds. Il décrit une jeunesse cultivée, érudite mais aussi égoïste, calculatrice, dissimulatrice, perfide, sans pitié et sans remords. Ils étudient beaucoup et conversent en grec ancien, mais fument, boivent et vomissent presqu’autant sans oublier d’avaler quantité de psychotropes et de jeter l’argent (de leurs parents) par les fenêtres. Le style et la construction (un découpage en scènes très courtes comme pour un scénario de cinéma) rendent la lecture d’autant plus agréable que la tension monte tout au long du récit avec deux lancinantes questions : un des cinq assassins retrouvera-t-il une parcelle d’humanité pour avouer ? Quel châtiment les attend ?
    *« Dionysos est le Maître des Illusions, capable de faire pousser une vigne sur la planche d’un navire, et en général de faire voir à ses fidèles le monde tel qu’il n’est pas. »

  • Couverture du livre « Le maître des illusions » de Donna Tartt aux éditions Pocket

    Bagus35 sur Le maître des illusions de Donna Tartt

    Moins bien que "Le chardonneret" que j'ai beaucoup aimé mais ça se lit bien aussi.

    Moins bien que "Le chardonneret" que j'ai beaucoup aimé mais ça se lit bien aussi.

  • Couverture du livre « Le chardonneret » de Donna Tartt aux éditions Plon

    Caro Caro sur Le chardonneret de Donna Tartt

    Theo a treize ans. Adolescent, il bougonne, fait des bêtises. Et c’est justement pour cette dernière raison que ce jour-là, convoqués au collège, sa mère et lui traversent New York. En avance, sa mère décide de s’arrêter au Metropolitan, pour faire découvrir à Theo certaines oeuvres qu’elle aime...
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    Theo a treize ans. Adolescent, il bougonne, fait des bêtises. Et c’est justement pour cette dernière raison que ce jour-là, convoqués au collège, sa mère et lui traversent New York. En avance, sa mère décide de s’arrêter au Metropolitan, pour faire découvrir à Theo certaines oeuvres qu’elle aime beaucoup.

    Theo et sa mère visitent donc le musée, flânant devant les toiles. Theo, subjugué par une jeune fille qui visite elle aussi, semble-t-il avec son grand-père, s’éloigne de sa mère un moment. C’est alors que retentit une formidable explosion. Theo se retrouve dans le noir et la fumée, recouvert de débris. A ses côtés, le vieil homme de tout à l’heure, qui le supplie de prendre sa bague pour la remettre à un ami, et de sauver un minuscule tableau représentant un oiseau. Theo assiste, impuissant, aux derniers instants du vieil homme, prend la bague, décroche le tableau et entreprend de fuir cette salle, de fuir le musée dont il est prisonnier.

    Sans rencontrer âme qui vive, il réussit à sortir et, hébété, court se réfugier chez lui, où il espère retrouver sa mère… Mais celle-ci ne revient pas. Theo se retrouve seul, car son père violent est parti sans laisser d’adresse du jour au lendemain, il y a plus d’un an.

    Après avoir enveloppé et caché le tableau dans sa chambre, il décide alors de se rendre à l’adresse indiquée par le vieil homme…

    Je ne vais pas détailler la suite du récit, car résumer 800 pages n’aurait pas de sens, et gâcherait le suspense très présent dans le roman.

    Ne soyez pas effrayés pas ce roman fleuve ! Ni rebutés par les premières pages, comme je l’ai été. On y découvre un Theo adolescent, peu intéressant, préoccupé par les sujets de son âge, et j’ai en effet trouvé les premières pages un peu ennuyeuses. Mais j’ai poursuivi, et j’ai bien fait Car ce roman est vite devenu passionnant, et même quasi addictif !

    L’histoire se déroule sur une longue période, tournant autour des personnages, Theo mais aussi Pippa la jeune fille du musée, Hobbie, l’associé du vieil homme qui recueillera Theo, et puis Boris, son jeune ami russe complètement déjanté, et shooté. Un autre élément fait figure de personnage à part entière, et de fil conducteur du récit, c’est le tableau de Carel Fabritius, élève de Rembrandt, ce petit oiseau dont la grâce semble toucher même les brutes les plus épaisses.

    On retrouve aussi la lutte constante entre bien et mal, et la douleur lancinante de la perte, qui marque à jamais un destin.

    J’avais entendu beaucoup de bien de ce livre, et je n’ai pas été déçue. C’est une oeuvre magistrale, dans laquelle j’ai pris plaisir à me plonger. La longueur du récit fait qu’on s’installe petit à petit, on a l’impression de devenir vraiment intime avec les personnages, dont les portraits son très fouillés et travaillés avec finesse.

    Une belle lecture, que je recommande.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2018/02/18/le-chardonneret-de-donna-tart/

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