Christian Bobin

Christian Bobin
Né en 1951 au Creusot, Christian Bobin, qui a fait des études de philosophie, a toujours souhaité rester silencieux quant à sa « biographie » : « Il n'y a rien à dire de Christian Bobin, sinon qu'il écrit. Parce que c'est inutile – comme l'amour, comme le jeu, comme l'enfance. Parce que rien n'es... Voir plus
Né en 1951 au Creusot, Christian Bobin, qui a fait des études de philosophie, a toujours souhaité rester silencieux quant à sa « biographie » : « Il n'y a rien à dire de Christian Bobin, sinon qu'il écrit. Parce que c'est inutile – comme l'amour, comme le jeu, comme l'enfance. Parce que rien n'est utile – comme l'amour, comme le jeu, comme l'enfance. C'est une histoire qui a commencé en 1951 et qui se terminera on ne sait quand. »

Avis sur cet auteur (49)

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    Couverture du livre « Pierre, » de Christian Bobin aux éditions Gallimard

    GWEN L.S sur Pierre, de Christian Bobin

    De la poésie qui nous fait voyager au cœur du noir d'où jaillit la lumière. "Et si on ne regardait un tableau que dans l'attente de voir une porte s'ouvrir en nous, sur nous ?" Un tableau de Soulage . Magnifique songe...

    De la poésie qui nous fait voyager au cœur du noir d'où jaillit la lumière. "Et si on ne regardait un tableau que dans l'attente de voir une porte s'ouvrir en nous, sur nous ?" Un tableau de Soulage . Magnifique songe...

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    Couverture du livre « L'homme-joie » de Christian Bobin aux éditions L'iconoclaste

    GWEN L.S sur L'homme-joie de Christian Bobin

    Ce livre est la vie et la mort de ce qui nous entoure. Ce livre est une douce poésie qui nous offre le temps d'un instant la perception de ce qui nous Façonne. Merci pour le bleu...

    Ce livre est la vie et la mort de ce qui nous entoure. Ce livre est une douce poésie qui nous offre le temps d'un instant la perception de ce qui nous Façonne. Merci pour le bleu...

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    Couverture du livre « Pierre, » de Christian Bobin aux éditions Gallimard

    Littéraflure sur Pierre, de Christian Bobin

    Le jour de Noël, les âmes en peine broient du noir. Christian Bobin, lui, s’en remet à Pierre. D’un naturel casanier, porté sur l’introspection, il se fait doucement violence et s’engouffre dans l’hiver, en quête du peintre centenaire. Le temps du voyage, il nous parle de Soulages, de son œuvre,...
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    Le jour de Noël, les âmes en peine broient du noir. Christian Bobin, lui, s’en remet à Pierre. D’un naturel casanier, porté sur l’introspection, il se fait doucement violence et s’engouffre dans l’hiver, en quête du peintre centenaire. Le temps du voyage, il nous parle de Soulages, de son œuvre, de ce qu’il doit à la vie, de ce qu’il attend de la mort. Bobin est un poète, un mystique, un funambule nostalgique qui oscille entre l’admiration du monde et l’horreur que ses formes contemporaines lui inspirent. Dans les Outrenoirs de Soulages, Bobin trouve la paix et la sérénité. Il se fatigue des images et des paroles (« Radotages qui font le monde. Un bâillon de mots qu’on nous fourre dans la bouche » - p41). Il rejette avec force le consumérisme dont les gares, par exemple, sont devenues les temples (« Les mendiants roumains sont mille fois moins brutaux que les publicitaires » -p38). L’absolu et la vérité, privés de toutes contingences humaines sont au bout de l’émerveillement : « il y a une réalité infiniment plus grande que toute réalité, qui froisse et broie et enflamme toutes les apparences ». Je n’avais pas lu cet auteur depuis son roman « Le très-bas ». Tel un moine sublimant ses enluminures, Christian Bobin ciselle ses phrases, les polit, en extrait l’essentiel. Il ne justifie son existence que par cet acte de création, vu comme un acte de résistance (« Pour tenir face à la mitraille du néant, pour ne pas se coucher de lassitude sur la terre meuble des conventions, on écrit, on compose, on peint »). Si ce livre m’a comblée par son exigence et sa beauté, ses intentions m’interrogent. J’ai cru ressentir de l’aigreur, du renoncement, voire un soupçon d’agacement. La peur d’être incompris ? Certaines tournures de phrase m’ont laissée perplexe : « (…) sur la route qui s’essouffle d’être montrée jusqu’à ton portail et qui se tait maintenant, sa respiration goudronnée entravée par du gravier ».
    Bilan :

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    Couverture du livre « La nuit du coeur » de Christian Bobin aux éditions Gallimard

    Manika sur La nuit du coeur de Christian Bobin

    Comme d'habitude on ne lit pas Christian Bobin pour l'aventure ou pour l'histoire, ce livre ne déroge pas à la régle on est dans la poésie des mots, les émotions, les ressentis, la description toute en sensibilité et finesse de cette abbaye du XI ème.

    Une seule nuit et voilà notre auteur...
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    Comme d'habitude on ne lit pas Christian Bobin pour l'aventure ou pour l'histoire, ce livre ne déroge pas à la régle on est dans la poésie des mots, les émotions, les ressentis, la description toute en sensibilité et finesse de cette abbaye du XI ème.

    Une seule nuit et voilà notre auteur rempli de grâce qu'il partage et revit de retour chez lui.

    Un récit qui nous ouvre les yeux sur ce qui nous entoure. Que l'on connaisse ou pas Conques, Christian Bobin nous donne envie d'y aller faire ou refaire un tour pour partager au delà des mots la spiritualité du lieu.