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Chahdortt Djavann

Chahdortt Djavann

Née en 1967 en Iran, Chahdortt Djavann grandit à Téhéran où elle vit avec sa mère et ses quatre frères et soeurs aînés. Son père, Pacha Khan, est emprisonné par le shah, après la révolution de 1979.

 

Très jeune, c’est l’exil : après être passée par Istanbul, elle atterrit à Paris en 1993. Ne p...

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Née en 1967 en Iran, Chahdortt Djavann grandit à Téhéran où elle vit avec sa mère et ses quatre frères et soeurs aînés. Son père, Pacha Khan, est emprisonné par le shah, après la révolution de 1979.

 

Très jeune, c’est l’exil : après être passée par Istanbul, elle atterrit à Paris en 1993. Ne parlant pas français, elle connait des conditions de vie difficile, enchaînant les jobs précaires, avant de rentrer à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales, où elle étudie l’anthropologie.

 

En 2002, elle publie son premier roman, ‘Je viens d’ailleurs’ et raconte comment elle a gardé la tête haute. Un an plus tard, ‘Bas les voiles !’ pamphlet s’élevant contre le port du voile, ici et ailleurs, lui vaut une notoriété subite.

 

Source : https://djavann.wordpress.com/

Articles en lien avec Chahdortt Djavann (2)

Avis sur cet auteur (47)

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    Couverture du livre « Big daddy » de Chahdortt Djavann aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Bill sur Big daddy de Chahdortt Djavann

    Un roman choisi pour son auteur, sans rien connaître de l'histoire ! 

    Je ne pouvais pas passer à côté d'un auteur qui me permettrait de cocher la case 'Azerbaïdjan' dans le challenge Globe trotter ! 

    Et je suis tombée sur un roman nord-américain ! 

    L'héroïne est la fille d'une iranienne...
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    Un roman choisi pour son auteur, sans rien connaître de l'histoire ! 

    Je ne pouvais pas passer à côté d'un auteur qui me permettrait de cocher la case 'Azerbaïdjan' dans le challenge Globe trotter ! 

    Et je suis tombée sur un roman nord-américain ! 

    L'héroïne est la fille d'une iranienne et d'un américain, dont l'enfance a été marquée par un double drame : l'accident mortel de son frère, fauché sous ses yeux par une voiture qui voulait éviter un chien et le suicide de sa mère le jour de son dixième anniversaire. 

    Elle a grandi dans des internats, ne voyant que rarement son père dont elle a suivi les traces devenant avocate, mais pénaliste, et refusant de le rejoindre dans son cabinet d'affaires ! 

    Quadragénaire, divorcée, elle a décidé de devenir libraire.

    Dans une première partie où je me suis un peu perdue, on la voit croiser la route d'un serial killer, qui la laisse tranquille puis s'intéresser au sort de Rudy, un gamin meurtrier.

    Ils écrivent tous deux leurs histoires, deux récits de vie qui s'entrecroisent ; Tout jeune, Rudy a été recueilli par Big Daddy, voyou notoire qui  s'est chargé de son éducation. 

    Apprentissage du tir sur cibles vivantes et humaines, assassinats en tous genres, jusqu'à ce jour où, à 13 ans Rudy a été arrêté, arme à la main, 5 cadavres autour de lui ! 

    Un roman à l'écriture sèche et factuelle qui peine à donner de l'empathie envers les personnages. Exposé de faits, parfois horribles, mais sans qu'aucun affect ne transpire du récit, qui traîne en longueur jusqu'à la dernière partie.

    Rudy sorti de prison, va vivre en accéléré et le rythme de la narration aura là de la peine à suivre le rythme trépidant de ses traversées des Etats-Unis ...

    Un dernier chapitre étonnant clôture ce roman d'une excellente manière.

    Bred, un roman qui ne mérite le détour que pour son dernier quart, mais quel quart !

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    Couverture du livre « Autoportrait de l'autre » de Chahdortt Djavann aux éditions Folio

    Christine GAZO sur Autoportrait de l'autre de Chahdortt Djavann

    Dans ce roman, Chahdortt Djavann raconte l'histoire d'un homme sur le point de mourir... Sentant sa fin proche, ce photographe de guerre revient sur sa vie, de son enfance de misère au fin fonds de la Bretagne jusqu'à la reconnaissance obtenue par son travail. Son arrivée à Paris à 17 ans, sa...
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    Dans ce roman, Chahdortt Djavann raconte l'histoire d'un homme sur le point de mourir... Sentant sa fin proche, ce photographe de guerre revient sur sa vie, de son enfance de misère au fin fonds de la Bretagne jusqu'à la reconnaissance obtenue par son travail. Son arrivée à Paris à 17 ans, sa vocation soudaine, les femmes de sa vie... écrit à la 1ère personne, sans concession, ce portrait redessine une trajectoire individuelle et questionne sur ces femmes et ces hommes qui couvrent les conflits et les drames du monde.
    Une bonne lecture

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    Couverture du livre « Et ces êtres sans pénis ! » de Chahdortt Djavann aux éditions Grasset Et Fasquelle

    voyages au fil des pages sur Et ces êtres sans pénis ! de Chahdortt Djavann

    Pas courant de voir un point d'exclamation dans un titre de livre. Ici, quand j'imagine cette exclamation dans la bouche de certains hommes, je ressens tout le mépris, la moquerie exprimés par ce signe de ponctuation, et je peux presque entendre le reste de la phrase : "mais à quoi ces êtres...
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    Pas courant de voir un point d'exclamation dans un titre de livre. Ici, quand j'imagine cette exclamation dans la bouche de certains hommes, je ressens tout le mépris, la moquerie exprimés par ce signe de ponctuation, et je peux presque entendre le reste de la phrase : "mais à quoi ces êtres négligeables peuvent-ils donc bien servir ?"
    La réponse de Chahdortt Djavann n'est pas tendre : dans son pays, l'Iran, pour les "hommes d'Allah", les femmes (puisque c'est bien d'elles qu'il est question) servent, au mieux, à faire des enfants et le ménage, au pire, d'objets sexuels jetables, violables, torturables et tuables à merci. "Tuez donc vos femmes, il n'y aura pas mort d'homme". Comme si ça ne suffisait pas, les femmes en Iran sont vues comme de si dangereuses tentatrices pour les hommes qu'il convient de les cacher sous des couches de voile et de vêtements amples (je ne comprendrai jamais ce paradoxe qui veut que le sexe dit "fort" faiblisse à la vue du moindre cheveu s'échappant d'un hidjab et soit aussitôt pris d'une irrésistible envie animale de coït. Mais soit).
    Dans ce roman qui n'en est pas vraiment un, puisqu'il est à la fois témoignage et récit inspiré de faits réels, l'auteure commence par nous raconter sa "faute de naissance" qui marquera son destin, celle d'être née fille alors qu'on attendait d'elle qu'elle remplace le merveilleux frère décédé peu de temps auparavant. La voilà dotée d'une culpabilité ad vitam et d'une absence de pénis qui l'amènera des années plus tard à fuir son pays, et à écrire. Après nous avoir confessé son parcours (j'allais écrire "après s'être dévoilée", mais le jeu de mots est douteux), elle nous livre quatre récits, quatre destins de femmes qui basculent dramatiquement, pour un rien ou presque, pour avoir trop joué près d'une fontaine, pour avoir fui un mariage arrangé, enlevé son voile dans la rue ou avoir contredit son mari.

    La condition – misérable, ignoble – des femmes en Iran est donc au centre de ce livre, qui est aussi une charge virulente (au vitriol, et ce n'est que justice – celles/ceux qui ont lu comprendront) contre le régime, l'Etat islamique des ayatollahs, qui bafoue allègrement les droits des femmes et de manière générale toutes les libertés fondamentales de tout qui oserait s'opposer à lui. Entre les lignes, on y lit tout l'amour d'une exilée pour son pays, celui d'avant 1979, avec son histoire, ses traditions, sa culture. On y apprend aussi son désarroi de déracinée qui ne se sent chez elle nulle part, "la désolation accablante qui [l']afflige" quand elle pense à ce qu'est devenu l'Iran, le "mélange de culpabilité congénitale et de rage impuissante qui [la] terrasse".
    Ce sont précisément cette rage et cette tristesse qui font que l'auteure, dans un dernier chapitre, décide de s'affranchir de toutes les règles du roman et de revenir à la fiction pour terminer par un final fantasmé, utopique, tellement beau qu'on a envie d'y croire avec elle. Dans le silence assourdissant des gouvernements occidentaux, la littérature, l'écriture comme seules armes contre le totalitarisme, la fiction et l'imagination comme ultimes refuges contre l'obscurantisme religieux ?

    La plume est sincère, la narration puissante, le texte marquant et nécessaire, et Chahdortt Djavann une femme (cet être sans pénis!) admirable d'audace et de lucidité.

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    Couverture du livre « La dernière séance » de Chahdortt Djavann aux éditions Fayard

    Chantal Lafon sur La dernière séance de Chahdortt Djavann

    La rage de vivre libre.
    Un récit où présent et passé sont entrecroisés.
    Une vie ne devenir dans un autre pays mais surtout une autre langue où le quotidien et ses vicissitudes se posent pour des séances psy qui font resurgir les fondements.
    Le lecteur passe de l’un à l’autre sans heurt car il...
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    La rage de vivre libre.
    Un récit où présent et passé sont entrecroisés.
    Une vie ne devenir dans un autre pays mais surtout une autre langue où le quotidien et ses vicissitudes se posent pour des séances psy qui font resurgir les fondements.
    Le lecteur passe de l’un à l’autre sans heurt car il y a un enrichissement, une mélopée de bribes de vies enchâssés.
    Comme pour Shéhérazade il s’agit de sauver sa vie.
    Partir de Téhéran c’est déjà une aventure dangereuse. Arrivée à Istanbul Donya doit survivre, arrivée à Paris c’est la solitude.
    « Elle avait le mal de son pays qui allait si mal, de plus en plus mal. L’Iran était le pays de ses souffrances et il lui manquait. »
    Fuir la violence car elle est extrême pour les femmes en Iran, en 1991 il faut fuir le viol, la prostitution, le mariage forcé, l’autoritarisme patriarcal…
    Il y a de quoi ne plus vouloir vivre mais finalement, une obligation de suivre une thérapie et reprendre le cours d’une vie à réinventer.
    C’est aussi lors de ces séances la recherche de sa voix française pour trouver la voie qui lui permettra de vivre.
    Le périple commence par Istanbul si la vie n’y est pas simple, il y a de vraies rencontres.
    Mais 1993 c’est Paris, ses multiples petits boulots pour survivre et étudier, c’est apprendre la langue pour exister et être griffée par la solitude.
    « Malgré sa carte de séjour, pendant les premières années, elle vivait dans la clandestinité à Paris. Elle travaillait au noir. Elle apprenait la langue dans sa chambre de bonne, seule, le soir. Elle ne touchait aucune aide, car elle n’en avait pas fait la demande. Outre son orgueil d’aristocrate qui lui défendait d’aller faire la queue avec des pauvres pour obtenir des allocations, elle craignait d’être dénoncée. »
    La colère lui permet de fuit, la rage lui permet de survivre, les deux l’amèneront à vivre.
    L’auteur de cache pas le côté sombre de cet exil et de la condition féminine.
    Elle explore les gouffres dans lesquelles elle pourrait sombrer corps et âme.
    L’angoisse qui taraude le corps et l’esprit et ses conséquences.
    C’est un portrait complexe et complet.
    Une héroïne boxant la face du monde, un uppercut que le lecteur reçoit.
    Finalement ce sont les séances psy qui sont les respirations, car l’auteur y fait preuve d’une insolence salutaire et nous surprend à éclater de rire.
    « A quoi ça sert la psychanalyse ? En guise de réponse le psy soutient son regard effronté. »
    Un portrait de femme très fort, hors du commun, sans fard juste accompagné par une très belle écriture.
    Un enseignement pour tous ceux qui ignorent ou veulent ignorer ce qui se passe ailleurs et qui entraîne un exil où la violence revêt un autre visage, celui chez nous de l’indifférence, la peur de l’autre.
    Je suis admirative et bouleversée par ses destins où sans la rage il n’y a plus de vie possible.
    « A l’aube elle nota :
    Ce matin
    Je me suis réveillée
    Née
    Sans obsession, sans image, sans idée poussiéreuse.
    Une herbe, une goutte de rosée.
    Une seconde ou mille ans
    Qui durent une éternité.
    Légère, vide ou pleine de bonheur
    Sans soucis, sans demains, sans hier.
    Juste une herbe, une rosée, une pensée. »
    ©Chantal Lafon

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