Catherine Poulain

Catherine Poulain
Catherine Poulain écrit depuis son adolescence, sur un coin de table, dans un wagon ou sur un lit. En tant qu'artiste des arts visuels, l'auteur signe sous le pseudonyme KTY. Elle a rassemblé dans ce recueil ses textes les plus expressifs et intimes, traces d'instants éphémères comme la craie. Re... Voir plus
Catherine Poulain écrit depuis son adolescence, sur un coin de table, dans un wagon ou sur un lit. En tant qu'artiste des arts visuels, l'auteur signe sous le pseudonyme KTY. Elle a rassemblé dans ce recueil ses textes les plus expressifs et intimes, traces d'instants éphémères comme la craie. Retravaillés progressivement au cours des années, tout en gardant leur spontanéité, ils sont le fil d'Ariane qui la relie à elle-même et au monde.

Articles (7)

Voir tous les articles

Avis (59)

  • Couverture du livre « Le coeur blanc » de Catherine Poulain aux éditions Editions De L'olivier

    Joëlle Guinard sur Le coeur blanc de Catherine Poulain

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/11/le-cur-blanc-de-catherine-poulain.html

    Catherine Poulain met en scène des saisonniers dans le sud de la France. Rosalinde vient du nord, on ne connait pas son histoire mais on sent qu'elle cherche une place, qu'elle porte une colère, un...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/11/le-cur-blanc-de-catherine-poulain.html

    Catherine Poulain met en scène des saisonniers dans le sud de la France. Rosalinde vient du nord, on ne connait pas son histoire mais on sent qu'elle cherche une place, qu'elle porte une colère, un désespoir. Mounia, vient du soleil. Les deux jeunes femmes se complètent comme l'ombre et la lumière, Mounia observe et raconte ce qu'elle voit, tandis que Rosalinde est regardée. Elles se soutiennent et rêvent d'ailleurs.

    Catherine Poulain décrit très bien le côté physique du travail, les sensations, la rudesse du travail sous la chaleur, la souffrance, l'épuisement et la vie des "enfants de la route et de l'errance" et de ces deux femmes dans un monde d'hommes régi par les règles des hommes, des femmes confrontées au désir brut des hommes. Vers le milieu du roman des feux ravagent la région, le récit déjà sombre tourne alors à la tragédie grecque dans une belle montée en puissance.

    Catherine Poulain continue, de roman en roman, à puiser dans son expérience pour alimenter ses récits. Elle situait son intrigue du grand marin sur les bateaux de pêche en Alaska, ici elle nous parle des travailleurs saisonniers en Provence. Autant le monde qu'elle décrivait dans son premier roman m'avait impressionnée autant cette fois je suis restée à distance de ce monde agricole qu'elle décrit sans porter aucun jugement et qu'elle défend parfois avec un peu trop de grandiloquence. La nature sauvage, belle mais impitoyable, le rythme des cultures et les éléments ont une grande place dans le récit mais les personnages, des anti-héros solitaires, comme dans le grand marin, tournent en rond, vont de bar en bar, carburent aux drogues et à l'alcool, c'est certainement une réalité sociale mais cela a fini par me lasser. J'ai trouvé l'histoire globalement très confuse... L'écriture très sèche, heurtée ne m'a pas plu. L'absence de ponctuation dans les dialogues m'a gênée, je n'en ai pas compris l'intérêt. Bref, une déception...

  • Couverture du livre « Le coeur blanc » de Catherine Poulain aux éditions Editions De L'olivier

    yves MONTMARTIN sur Le coeur blanc de Catherine Poulain

    Ils débarquent au village comme un peuple de l'ombre qui cherche de la lumière. Toute une horde de pue-des-pieds, de boit-sans-soif, de crève la faim, les saisonniers c'est sale, ça pue, ça se drogue, ça picole sans arrêt, ils vivent dans des cabanons pourris sans eau ni électricité, dans le feu...
    Voir plus

    Ils débarquent au village comme un peuple de l'ombre qui cherche de la lumière. Toute une horde de pue-des-pieds, de boit-sans-soif, de crève la faim, les saisonniers c'est sale, ça pue, ça se drogue, ça picole sans arrêt, ils vivent dans des cabanons pourris sans eau ni électricité, dans le feu de l'été ou la solitude de l'hiver, dans le travail et dans l'alcool.

    « Tu sais ce qu'on est pour eux ? On est les abricots du rebut, les vilains petits fruits tout piqués, tavelés, tordus, les invendables qu'on balance dans le cageot pour la pulpe. »

    Ils s'appellent Acacio, Thomas, Césario, le Parisien, Delaroche, le Gitan, Paupières de plomb, Yolande, Abdelman et Mounia l'impatiente, la fille de harki, qui cherche sa terre, elle court sous le soleil et rêve de l'amour de Rosalinde.
    Rosalinde la femme aux cheveux de feu, elle a le coeur blanc, le coeur pur, elle est allemande. Elle est maigre parce qu'elle travaille trop dur, la terre grasse et collante, le front baissé sur la butte pour extirper les asperges de l'argile trop compacte. « le poids dans son ventre est parti, ses seins sont tout petits à nouveau, reste comme un grand vide. Un petit têtard qui a préféré mourir avant même de naître. » Les hommes la suivent des yeux quand elle passe, elle a peur de son propre corps, du feu qui est en elle, du désir des hommes. Les hommes c'est comme une meute de loups, ne jamais tomber sinon ils vous sautent à la gorge.
    Les saisons se suivent les récoltes aussi, les asperges, puis le tilleul, les olives, les fruits et les vendanges, planter les lavandes, le travail, et encore le travail et encore les bars et encore les hommes.
    Après « le grand marin » un roman d'apprentissage et d'aventures qui m'avait envoûte, j'attendais avec impatience le nouveau roman de Catherine Poulain. Quel plaisir de retrouver sa plume précise qui sait si bien évoquer les émotions. Cette fois-ci, l'auteur nous embarque dans l'univers précaire des ouvriers agricoles saisonniers qui suivent le cycle naturel des fruits et des légumes. Ils sont portugais, marocains, algériens. Ces solitaires errent au rythme des saisons et des récoltes, de travail en travail, de bar en bar, de bière en bière. Les mots sont d'une rare beauté dans ce roman charnel, où la terre est aussi dure que le coeur des hommes. Des hommes et des femmes dont l'âme et le corps sont épuisés, par la solitude, l'alcool et la dureté du travail quotidien.
    Catherine Poulain met en lumière ces moins que rien qui essayent de survivre dans un roman puissant où la poésie côtoie la sauvagerie des hommes.

  • Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Points

    Isis Coulon sur Le grand marin de Catherine Poulain

    "Le grand marin" raconte l'histoire d'une française, Lili qui fait le choix de tout quitter pour aller pêcher au bout du monde (en Alaska) et de sa rencontre avec le grand marin.
    Elle va être confrontée à un monde d'hommes où elle devra faire sa place, gagner la confiance des pêcheurs et se...
    Voir plus

    "Le grand marin" raconte l'histoire d'une française, Lili qui fait le choix de tout quitter pour aller pêcher au bout du monde (en Alaska) et de sa rencontre avec le grand marin.
    Elle va être confrontée à un monde d'hommes où elle devra faire sa place, gagner la confiance des pêcheurs et se faire respecter.
    L'auteure dresse le portrait d'une femme combattante, courageuse qui n'abandonne pas malgré la fatigue et les blessures. Ce livre est aussi le récit de la solitude, de l'errance et de l'alcool.

    Le style de Catherine Poulain est incisif, les phrases sont courtes ce qui donne du rythme au récit. J'ai trouvé cela très plaisant.

    Les descriptions de la mer, des bateaux et de la pêche sont très détaillées et réalistes. J'ai eu un peu de mal au début avec le vocabulaire qui ne m'est pas familier. Certes, il y a un lexique à la fin du livre mais j'ai trouvé un peu fastidieux de devoir souvent s'y reporter.
    J'ai eu du mal à m'imaginer certaines scènes de pêche ne connaissant pas le matériel et le fonctionnement du bateau.

    Je suis un peu mitigée à la lecture de ce roman. Je pense que s'il n'avait pas gagné ces nombreux prix, je n'aurais pas été attirée par celui-ci, car le thème ne me parle pas spécialement. Suite à de nombreux avis très positifs, j'ai voulu sortir de ma zone de confort. On sent que l'auteure connaît son sujet puisqu'elle a elle même pêché en Alaska.

    Je pense que pour les lecteurs qui se passionnent pour ce genre du récit, c'est un bon roman. Je n'ai pas grand chose à reprocher à ce livre mais il n'a pas réussi à m'emballer. J'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs.

    En résumé, un livre dépaysant qui se lit bien mais qui ne me marquera pas.

Voir tous les avis

Vidéos (1)

  • Prix Orange du Livre 2016 : vidéo des délibérations

Voir toutes les videos