Catherine Poulain

Catherine Poulain
Catherine Poulain écrit depuis son adolescence, sur un coin de table, dans un wagon ou sur un lit. En tant qu'artiste des arts visuels, l'auteur signe sous le pseudonyme KTY. Elle a rassemblé dans ce recueil ses textes les plus expressifs et intimes, traces d'instants éphémères comme la craie. Retravaillés progressivement au cours des années, tout en gardant leur spontanéité, ils sont le fil d'Ariane qui la relie à elle-même et au monde.
Catherine Poulain écrit depuis son adolescence, sur un coin de table, dans un wagon ou sur un lit. En tant qu'artiste des arts visuels, l'auteur signe sous le pseudonyme KTY. Elle a rassemblé dans ce recueil ses textes les plus expressifs et intimes, traces d'instants éphémères comme la craie. Retravaillés progressivement au cours des années, tout en gardant leur spontanéité, ils sont le fil d'Ariane qui la relie à elle-même et au monde.

Articles (7)

Voir tous les articles

Avis (56)

  • Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Points

    0.2

    Charlotte Rodet sur Le grand marin de Catherine Poulain

    Lili, femme française solitaire éprise de liberté, veut aller pêcher en Alaska. Elle voudrait qu'un bateau l'adopte (et aussi son équipage).
    Arrivée à Kodiak, île-port de pêche d'Alaska, elle est embauchée sur le Rebel, "plus noir que la nuit la plus sombre" où "les hommes à bord y étaient...
    Voir plus

    Lili, femme française solitaire éprise de liberté, veut aller pêcher en Alaska. Elle voudrait qu'un bateau l'adopte (et aussi son équipage).
    Arrivée à Kodiak, île-port de pêche d'Alaska, elle est embauchée sur le Rebel, "plus noir que la nuit la plus sombre" où "les hommes à bord y étaient rudes et larges".
    Privée de couchette à son arrivée à cause se son statut de "greenhorn" (bleu / vert / au sens novice) , elle est aussi apeurée par les cris de ces hommes "rudes et forts". Mais elle fait peu à peu sa place parmi l'équipage au prix de souffrances qu'elle estime nécessaires pour être des leurs.
    Les descriptions des conditions de travail, particulièrement rudes -à cause des éléments, de la mer impétueuse, de l'humidité qui s'infiltre partout et des risques du métier, du matériel usé et fragilisé- sont tellement réalistes qu'on résiste avec eux tel un membre de la horde du contrevent dans le roman de Damasio.
    Qu'est ce que ces pêcheurs cherchent à oublier ou à trouver dans cet abandon au travail mais aussi dans l'alcool qui coule à flot à quai?
    Les mouettes et autres oiseaux des mers accompagnent Lili dans ses déplacements et dans les moments de calme. On sent le désir de liberté à travers leur évocation. Lili part mais elle pourrait aussi vouloir voler.
    Elle mange du pop corn et boit des bières ou de la vodka.
    Lili fait confiance à son intuition, elle se laisse porter et reste éprise de liberté même amoureuse.
    Parce qu'il existe le grand marin, cet homme lion qui porte une crinière. Il l'impressionne et l'intimide ce pêcheur de palangrier expérimenté. Il l'attire aussi et finit par l'apprivoiser. Mais il ne la privera pas de sa liberté.

  • Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Points

    0.2

    Amandine Brion sur Le grand marin de Catherine Poulain

    J'ai plongé dans cet univers marin assez rapidement mais avec quelques difficultés. Il m'a bien fallu quelques dizaines de pages pour me faire à tout ce vocabulaire technique et le glossaire en fin de roman me fut d'une grande aide.

    Lili est une jeune femme émouvante et pour laquelle on se...
    Voir plus

    J'ai plongé dans cet univers marin assez rapidement mais avec quelques difficultés. Il m'a bien fallu quelques dizaines de pages pour me faire à tout ce vocabulaire technique et le glossaire en fin de roman me fut d'une grande aide.

    Lili est une jeune femme émouvante et pour laquelle on se prend facilement d'empathie. A travers ce personnage d'une grande humilité et humanité, on découvre des vies d'hommes faites de misère et d'alcool. La douce puissance de Catherine Poulain est de raconter tous ces personnages en retirant le filtre du jugement social : ceux qui sont habituellement vus comme des marginaux sont des hommes certes malheureux mais presque ordinaires.

    J'ai été particulièrement impressionnée par les scènes de pêche, dont le récit relève presque du récit d'aventure. Le roman est très bien dosé puisqu'à cela s'ajoute une histoire d'amour racontée avec beaucoup de délicatesse.

  • Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Points

    0.2

    Jean-Paul Degache sur Le grand marin de Catherine Poulain

    « Je pars pêcher en Alaska »… avec « un petit sac de l’armée pour tout bagage ». Depuis Anchorage, un petit avion l’amène sur l’île de Kodiak où la vie de celle qui se fait appeler Lili, va se dérouler.

    Catherine Poulain, pour son premier roman, sait de quoi elle parle puisqu’elle a pêché...
    Voir plus

    « Je pars pêcher en Alaska »… avec « un petit sac de l’armée pour tout bagage ». Depuis Anchorage, un petit avion l’amène sur l’île de Kodiak où la vie de celle qui se fait appeler Lili, va se dérouler.

    Catherine Poulain, pour son premier roman, sait de quoi elle parle puisqu’elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle veut travailler comme un homme, avec les hommes mais, pour cela, elle doit beaucoup endurer, se blesser, souffrir, se défendre et… boire.
    Après trois semaines de préparation du bateau, le Rebel, où elle a réussi à se faire embaucher, elle part sur ce palangrier pour pêcher la morue noire au large, un travail dur et dangereux, avec des matelots endurcis.
    « Embarquer, c’est comme épouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui, » dit un marin qui ajoute : « Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d’amour aussi… jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à haïr le métier, et que malgré tout on en redemande. » C’est exactement ce que vit Lili, ce « moineau » qui redoute les services d’immigration et fuit un passé dont on ne connaît jamais l’exacte explication.
    Sa première campagne sur le Rebel est, sans conteste, la meilleure partie du livre car l’auteure écrit en phrases courtes, d’un style tendu, efficace. On est sur le bateau et on a de la peine à respirer. Avec Simon, l’étudiant, ils sont les greenhorns, les débutants à peine payés mais qui doivent accepter beaucoup de choses comme dormir par terre car il n’y a que six couchettes pour neuf membres d’équipage.
    Lorsque l’on remonte la palangre, ce long cordage garni d’hameçons, ce sont des poissons bien vivants qui arrivent sur le pont. Il faut trancher les têtes, éventrer, racler l’intérieur des ventres et elle n’hésite pas à avaler la poche de laitance comme, plus tard, elle mangera le cœur tout palpitant du flétan qu’elle a réussi à nettoyer.
    Sur ce bateau, un homme l’impressionne et la fascine : Jude, l’homme-lion. C’est lui le seul vrai pêcheur, « le grand marin ». Ils se retrouvent pour la pêche au flétan et elle ne cache pas que les poissons trop jeunes ou non homologués sont rejetés à la mer mais sont morts ! Lorsque les flétans arrivent sur le pont, « Il faut tuer au plus rapide. Le temps est de l’argent, les poissons des dollars, et quand paraît une étoile de mer, souvent plus grosse que mes deux mains réunies, qu’elle retombe flasque sur le plan de travail, accrochée à l’hameçon qu’elle suce avidement, il l’envoie s’écraser contre un montant d’acier. »
    Pour effacer la fatigue, oublier l’incroyable dureté du travail, l’alcool est omniprésent sous toutes les formes et cela va s’amplifier jusqu’à la fin du livre. L’amour qu’elle porte au grand marin s’avère vite sans issue, même s’il offre un intermède permettant au lecteur de souffler.
    Elle retourne sur l’île de Kodiak, elle qui ne veut que courir : « Je suis une runaway, une bête coureuse des routes, je pourrai pas changer. » Elle sait aussi que Jude : « Jamais il ne sera rassasié d’amour, de sexe, d’alcool. »

    Le récit foisonne de rencontres. Le lecteur se perd avec tant de noms, tout cet alcool ingurgité, souffre mais Lili s’affirme et reconnaît : « Il faudrait trouver un équilibre, je dis, entre la sécurité, l’ennui mortel et la vie trop violente. » Enfin, elle peut écrire : « Je pose devant moi mes belles mains de pêcheur, les paluches informes que je ne peux plus plier. Je n’aurai plus peur de personne et je bois comme un vrai pêcheur. »

Voir tous les avis

Vidéos (1)

  • Prix Orange du Livre 2016 : vidéo des délibérations

Voir toutes les videos

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur
Soyez le premier à en lancer une !

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Récemment sur lecteurs.com