Le grand marin

Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757864470
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité... Voir plus

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures... C'est la découverte d'une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang.
Et puis, il y a les hommes. A terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C'est alors qu'elle rencontre le Grand Marin.

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Avis (57)

  • Long, lent et répétitif ce livre, mais peut être cela était-il nécessaire pour comprendre l'entêtement de l'auteur à tracé sa voie parmi les marins.

    Long, lent et répétitif ce livre, mais peut être cela était-il nécessaire pour comprendre l'entêtement de l'auteur à tracé sa voie parmi les marins.

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  • il est difficile de plonger dans cet univers de la pêche en Alaska avec ses termes techniques et ses paysages froids et ardus ; cependant l 'auteure nous entraîne avec elle sur un bateau et l'on souffre avec elle des conditions de travail inhumaines supportées par ces pêcheurs qui sont presque...
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    il est difficile de plonger dans cet univers de la pêche en Alaska avec ses termes techniques et ses paysages froids et ardus ; cependant l 'auteure nous entraîne avec elle sur un bateau et l'on souffre avec elle des conditions de travail inhumaines supportées par ces pêcheurs qui sont presque tous des hommes pour ramener la morue ou le fletan . c'est une quête plus ou moins autobiographique de l heroine d'aller au bout du bout de quoi ? Ces personnages sont tous cabossés par la vie et atterrissent à kodiak pour s'y noyer dans la mer ou l'alcool ou la drogue en attendant de trouver un bateau.

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  • "Le grand marin" raconte l'histoire d'une française, Lili qui fait le choix de tout quitter pour aller pêcher au bout du monde (en Alaska) et de sa rencontre avec le grand marin.
    Elle va être confrontée à un monde d'hommes où elle devra faire sa place, gagner la confiance des pêcheurs et se...
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    "Le grand marin" raconte l'histoire d'une française, Lili qui fait le choix de tout quitter pour aller pêcher au bout du monde (en Alaska) et de sa rencontre avec le grand marin.
    Elle va être confrontée à un monde d'hommes où elle devra faire sa place, gagner la confiance des pêcheurs et se faire respecter.
    L'auteure dresse le portrait d'une femme combattante, courageuse qui n'abandonne pas malgré la fatigue et les blessures. Ce livre est aussi le récit de la solitude, de l'errance et de l'alcool.

    Le style de Catherine Poulain est incisif, les phrases sont courtes ce qui donne du rythme au récit. J'ai trouvé cela très plaisant.

    Les descriptions de la mer, des bateaux et de la pêche sont très détaillées et réalistes. J'ai eu un peu de mal au début avec le vocabulaire qui ne m'est pas familier. Certes, il y a un lexique à la fin du livre mais j'ai trouvé un peu fastidieux de devoir souvent s'y reporter.
    J'ai eu du mal à m'imaginer certaines scènes de pêche ne connaissant pas le matériel et le fonctionnement du bateau.

    Je suis un peu mitigée à la lecture de ce roman. Je pense que s'il n'avait pas gagné ces nombreux prix, je n'aurais pas été attirée par celui-ci, car le thème ne me parle pas spécialement. Suite à de nombreux avis très positifs, j'ai voulu sortir de ma zone de confort. On sent que l'auteure connaît son sujet puisqu'elle a elle même pêché en Alaska.

    Je pense que pour les lecteurs qui se passionnent pour ce genre du récit, c'est un bon roman. Je n'ai pas grand chose à reprocher à ce livre mais il n'a pas réussi à m'emballer. J'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs.

    En résumé, un livre dépaysant qui se lit bien mais qui ne me marquera pas.

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  • Lili, femme française solitaire éprise de liberté, veut aller pêcher en Alaska. Elle voudrait qu'un bateau l'adopte (et aussi son équipage).
    Arrivée à Kodiak, île-port de pêche d'Alaska, elle est embauchée sur le Rebel, "plus noir que la nuit la plus sombre" où "les hommes à bord y étaient...
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    Lili, femme française solitaire éprise de liberté, veut aller pêcher en Alaska. Elle voudrait qu'un bateau l'adopte (et aussi son équipage).
    Arrivée à Kodiak, île-port de pêche d'Alaska, elle est embauchée sur le Rebel, "plus noir que la nuit la plus sombre" où "les hommes à bord y étaient rudes et larges".
    Privée de couchette à son arrivée à cause se son statut de "greenhorn" (bleu / vert / au sens novice) , elle est aussi apeurée par les cris de ces hommes "rudes et forts". Mais elle fait peu à peu sa place parmi l'équipage au prix de souffrances qu'elle estime nécessaires pour être des leurs.
    Les descriptions des conditions de travail, particulièrement rudes -à cause des éléments, de la mer impétueuse, de l'humidité qui s'infiltre partout et des risques du métier, du matériel usé et fragilisé- sont tellement réalistes qu'on résiste avec eux tel un membre de la horde du contrevent dans le roman de Damasio.
    Qu'est ce que ces pêcheurs cherchent à oublier ou à trouver dans cet abandon au travail mais aussi dans l'alcool qui coule à flot à quai?
    Les mouettes et autres oiseaux des mers accompagnent Lili dans ses déplacements et dans les moments de calme. On sent le désir de liberté à travers leur évocation. Lili part mais elle pourrait aussi vouloir voler.
    Elle mange du pop corn et boit des bières ou de la vodka.
    Lili fait confiance à son intuition, elle se laisse porter et reste éprise de liberté même amoureuse.
    Parce qu'il existe le grand marin, cet homme lion qui porte une crinière. Il l'impressionne et l'intimide ce pêcheur de palangrier expérimenté. Il l'attire aussi et finit par l'apprivoiser. Mais il ne la privera pas de sa liberté.

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  • J'ai plongé dans cet univers marin assez rapidement mais avec quelques difficultés. Il m'a bien fallu quelques dizaines de pages pour me faire à tout ce vocabulaire technique et le glossaire en fin de roman me fut d'une grande aide.

    Lili est une jeune femme émouvante et pour laquelle on se...
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    J'ai plongé dans cet univers marin assez rapidement mais avec quelques difficultés. Il m'a bien fallu quelques dizaines de pages pour me faire à tout ce vocabulaire technique et le glossaire en fin de roman me fut d'une grande aide.

    Lili est une jeune femme émouvante et pour laquelle on se prend facilement d'empathie. A travers ce personnage d'une grande humilité et humanité, on découvre des vies d'hommes faites de misère et d'alcool. La douce puissance de Catherine Poulain est de raconter tous ces personnages en retirant le filtre du jugement social : ceux qui sont habituellement vus comme des marginaux sont des hommes certes malheureux mais presque ordinaires.

    J'ai été particulièrement impressionnée par les scènes de pêche, dont le récit relève presque du récit d'aventure. Le roman est très bien dosé puisqu'à cela s'ajoute une histoire d'amour racontée avec beaucoup de délicatesse.

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  • « Je pars pêcher en Alaska »… avec « un petit sac de l’armée pour tout bagage ». Depuis Anchorage, un petit avion l’amène sur l’île de Kodiak où la vie de celle qui se fait appeler Lili, va se dérouler.

    Catherine Poulain, pour son premier roman, sait de quoi elle parle puisqu’elle a pêché...
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    « Je pars pêcher en Alaska »… avec « un petit sac de l’armée pour tout bagage ». Depuis Anchorage, un petit avion l’amène sur l’île de Kodiak où la vie de celle qui se fait appeler Lili, va se dérouler.

    Catherine Poulain, pour son premier roman, sait de quoi elle parle puisqu’elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle veut travailler comme un homme, avec les hommes mais, pour cela, elle doit beaucoup endurer, se blesser, souffrir, se défendre et… boire.
    Après trois semaines de préparation du bateau, le Rebel, où elle a réussi à se faire embaucher, elle part sur ce palangrier pour pêcher la morue noire au large, un travail dur et dangereux, avec des matelots endurcis.
    « Embarquer, c’est comme épouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui, » dit un marin qui ajoute : « Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d’amour aussi… jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à haïr le métier, et que malgré tout on en redemande. » C’est exactement ce que vit Lili, ce « moineau » qui redoute les services d’immigration et fuit un passé dont on ne connaît jamais l’exacte explication.
    Sa première campagne sur le Rebel est, sans conteste, la meilleure partie du livre car l’auteure écrit en phrases courtes, d’un style tendu, efficace. On est sur le bateau et on a de la peine à respirer. Avec Simon, l’étudiant, ils sont les greenhorns, les débutants à peine payés mais qui doivent accepter beaucoup de choses comme dormir par terre car il n’y a que six couchettes pour neuf membres d’équipage.
    Lorsque l’on remonte la palangre, ce long cordage garni d’hameçons, ce sont des poissons bien vivants qui arrivent sur le pont. Il faut trancher les têtes, éventrer, racler l’intérieur des ventres et elle n’hésite pas à avaler la poche de laitance comme, plus tard, elle mangera le cœur tout palpitant du flétan qu’elle a réussi à nettoyer.
    Sur ce bateau, un homme l’impressionne et la fascine : Jude, l’homme-lion. C’est lui le seul vrai pêcheur, « le grand marin ». Ils se retrouvent pour la pêche au flétan et elle ne cache pas que les poissons trop jeunes ou non homologués sont rejetés à la mer mais sont morts ! Lorsque les flétans arrivent sur le pont, « Il faut tuer au plus rapide. Le temps est de l’argent, les poissons des dollars, et quand paraît une étoile de mer, souvent plus grosse que mes deux mains réunies, qu’elle retombe flasque sur le plan de travail, accrochée à l’hameçon qu’elle suce avidement, il l’envoie s’écraser contre un montant d’acier. »
    Pour effacer la fatigue, oublier l’incroyable dureté du travail, l’alcool est omniprésent sous toutes les formes et cela va s’amplifier jusqu’à la fin du livre. L’amour qu’elle porte au grand marin s’avère vite sans issue, même s’il offre un intermède permettant au lecteur de souffler.
    Elle retourne sur l’île de Kodiak, elle qui ne veut que courir : « Je suis une runaway, une bête coureuse des routes, je pourrai pas changer. » Elle sait aussi que Jude : « Jamais il ne sera rassasié d’amour, de sexe, d’alcool. »

    Le récit foisonne de rencontres. Le lecteur se perd avec tant de noms, tout cet alcool ingurgité, souffre mais Lili s’affirme et reconnaît : « Il faudrait trouver un équilibre, je dis, entre la sécurité, l’ennui mortel et la vie trop violente. » Enfin, elle peut écrire : « Je pose devant moi mes belles mains de pêcheur, les paluches informes que je ne peux plus plier. Je n’aurai plus peur de personne et je bois comme un vrai pêcheur. »

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  • Il faut, je pense, en lisant ces pages, accepter de partir vers ces grands espaces où le temps est plus long, plus étiré, plus dense, où l’atmosphère peut être étouffante, les situations d’une animalité à vous décrocher quelques nausées. C’est un livre qui se ressent, un voyage qui se vit et...
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    Il faut, je pense, en lisant ces pages, accepter de partir vers ces grands espaces où le temps est plus long, plus étiré, plus dense, où l’atmosphère peut être étouffante, les situations d’une animalité à vous décrocher quelques nausées. C’est un livre qui se ressent, un voyage qui se vit et parfois se subit. C’est aussi se laisser porter par une rencontre entre un homme que rien ne semble plus pouvoir atteindre et une femme qui n’a plus rien à perdre. Une lecture comme une longue traversée qui se solderait par l’impression d’avoir lu un beau roman, des plus dépaysants.

    La chronique complète: https://aumilieudeslivres.wordpress.com/2016/07/16/le-grand-marin-catherine-poulain/

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  • Cette histoire d'une fille qui abandonne tout pour venir pêcher en Alaska, on la vit complétement avec elle.

    On a l'impression d'y être : les paysages, les odeurs, les senteurs, la vie des gens, leur quotidien, leur courage pour survivre, leurs petits réconforts, leurs passions, tout est...
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    Cette histoire d'une fille qui abandonne tout pour venir pêcher en Alaska, on la vit complétement avec elle.

    On a l'impression d'y être : les paysages, les odeurs, les senteurs, la vie des gens, leur quotidien, leur courage pour survivre, leurs petits réconforts, leurs passions, tout est décrit à la perfection!

    On partirait presque pour participer à l'aventure!!!

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