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Catherine Dufour

Catherine Dufour

Catherine Dufour est l’auteur de plusieurs romans de fantasy inspirés de Terry Pratchett et d’un roman de science-fiction salué unanimement par la critique et plusieurs prix : Le Goût de l’immortalité paru aux éditions Mnémos. Un chef d’½uvre qui s’est vu décerner en 2006, le Rosny aîné, le Grand...

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Catherine Dufour est l’auteur de plusieurs romans de fantasy inspirés de Terry Pratchett et d’un roman de science-fiction salué unanimement par la critique et plusieurs prix : Le Goût de l’immortalité paru aux éditions Mnémos. Un chef d’½uvre qui s’est vu décerner en 2006, le Rosny aîné, le Grand Prix de l’Imaginaire ainsi que le Prix Bob Morane. Triplé gagnant ! Catherine Dufour a aussi publié de nombreuses nouvelles. Elle vit dans le 93 avec sa famille et son chat.

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Blanche-Neige contre Merlin l'enchanteur ; quand les dieux buvaient t.2 » de Catherine Dufour aux éditions Lgf

    Bernard Viallet sur Blanche-Neige contre Merlin l'enchanteur ; quand les dieux buvaient t.2 de Catherine Dufour

    Au début du début, au commencement du commencement, la Terre était plate comme une crêpe ou comme une galette. Mais un jour Dieu claqua des doigts et la Terre se retrouva ronde. L’ennui, c’est que quand une main cosmique pétrit une crêpe pour en faire une boulette, la garniture a tendance à...
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    Au début du début, au commencement du commencement, la Terre était plate comme une crêpe ou comme une galette. Mais un jour Dieu claqua des doigts et la Terre se retrouva ronde. L’ennui, c’est que quand une main cosmique pétrit une crêpe pour en faire une boulette, la garniture a tendance à souffrir ! C’était un monde bizarre, habité par la magie ou « hanté » auraient dit certains, voire « pourri » pour les plus amers ou les plus réalistes. On y trouvait des fées, des arbres, des sirènes, des anges, des démons, (surtout des anges plus démons que les démons), quelques humains sans oublier Merlin l’enchanteur et la terrible Blanche-Neige. Mais dans ce monde, la foi partait en sucette depuis que Dieu s’était mis à boire !
    « Blanche-Neige contre Merlin l’Enchanteur » relève de la fantaisie humoristique la plus échevelée. Ce roman fut d’abord publié en deux volumes « Merlin l’Ange chanteur » et « L’immortalité moins six minutes ». Le premier centré sur les personnages de l’Archange et de l’Angelot. Le second sur les deux fées follettes Pimprenouche et Pétrol'Kiwi. Le lecteur n’y trouvera aucune intrigue construite de manière classique, mais une suite de séquences sans grande logique. Il nagera dans la fantaisie débridée, le fantasque, l’étrange, le grand n’importe quoi. L’inspiration de Catherine Dufour est proche de celle des Monty Python, de Terry Pratchett, de Neil Gaiman voire de Douglas Adams. Une forme d’humour anglo-saxon fait d’absurde, de « nonsense », de paradoxal avec une pointe de « french touch » pleine d’ironie et de dérision. L’auteure évoque nombre de personnages légendaires comme Aurore Dubois-Dormant, Peau d’Âne, le roi Arthur (Artus) et les chevaliers de la Table Ronde ou historique comme Richelieu, Louis XIV, Marie de Médicis et Louis XV entre autres. Elle s’en explique d’ailleurs dans une postface fort intéressante en forme de « making of » où elle raconte la genèse de son opus et démêle le vrai du faux des emprunts historiques. Un ouvrage à conseiller absolument aux amateurs du genre ne serait-ce que pour le style inimitable de l’auteur.

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    Couverture du livre « Le Goût de l’immortalité » de Catherine Dufour aux éditions Lgf

    Bernard Viallet sur Le Goût de l’immortalité de Catherine Dufour

    En Chine, en l’an de grâce 2213, au 42e étage d’une des tours gigantesques de la ville de Ha Rebin, se cache un ancien entomologiste appelé c-matic. Dans une longue lettre adressé à un vieil homme, une jeune handicapée, victime d’une intoxication au plomb, raconte sa vie et celle de quelques...
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    En Chine, en l’an de grâce 2213, au 42e étage d’une des tours gigantesques de la ville de Ha Rebin, se cache un ancien entomologiste appelé c-matic. Dans une longue lettre adressé à un vieil homme, une jeune handicapée, victime d’une intoxication au plomb, raconte sa vie et celle de quelques autres personnages. Elle-même souffre de graves lésions de la peau, d’une certaine forme de rachitisme et d’une vision en noir et blanc. Seule une potion infecte procurée par une voisine plus ou moins sorcière et trafiquante de chair humaine lui permet de se maintenir en vie. La narratrice ne survit que grâce à une indemnité de misère. Sa propre mère a dû se prostituer pour leur permettre de suivre. C-matic avait été envoyé avec son assistant shi en Polynésie française pour enquêter sur une étrange épidémie provoquée par un moustique manipulé. À cet étage de l’immeuble, chacun survit difficilement, mais dans les profondeurs des sous-sols, dans le monde des refugee, c’est bien pire. Cela ressemble même au dernier cercle de l’Enfer de Dante !
    « Le goût de l’immortalité » est un roman d’anticipation dystopique très noir et même très gore par moment. La description du monde des refugee est d’une monstruosité glaçante et à fortement déconseiller aux âmes sensibles. On y viole, on y tue, on y torture et on y trafique de la chair humaine sous la férule d’une entité totalement diabolique ! Si le style de Catherine Dufour frôle l’excellence, il comporte néanmoins quelques caractéristiques qui n’aident pas à la compréhension et au plaisir du lecteur. Pas de majuscules aux noms propres (coquetterie inutile à mon sens) et surtout une accumulation de concepts et de techniques définis par un nom fabriqué de toute pièce sans la moindre définition. Du point de vue de l’intrigue, le lecteur a l’impression d’avoir affaire à deux nouvelles accolées, n’ayant que peu de rapport l’une avec l'autre. Si on y ajoute un parti pris de noirceur et de pessimisme à couper au couteau, on comprendra que le lecteur ait eu énormément plus de plaisir à lire l’autre Catherine Dufour, l’auteure de « Blanche-Neige et les lance-missiles », notre Pratchett ou Gaiman française.

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    Couverture du livre « Quand les dieux buvaient t.1 ; Blanche-Neige et les lance-missiles » de Catherine Dufour aux éditions Lgf

    Bernard Viallet sur Quand les dieux buvaient t.1 ; Blanche-Neige et les lance-missiles de Catherine Dufour

    Les Uckler forment une peuplade un peu bizarre. Gais, industrieux et généreux, ils n’ont qu’un seul défaut. Quand ils rencontrent un étranger, un vrai, ils le zigouillent. Ils récoltent également des saucissons sur des arbres appelés saucisonniers et s’en servent pour fabriquer une bière tout à...
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    Les Uckler forment une peuplade un peu bizarre. Gais, industrieux et généreux, ils n’ont qu’un seul défaut. Quand ils rencontrent un étranger, un vrai, ils le zigouillent. Ils récoltent également des saucissons sur des arbres appelés saucisonniers et s’en servent pour fabriquer une bière tout à fait infecte. Mais, comme ils n’en connaissent pas d’autre, ils la trouvent délicieuse. Et voilà qu’Aïe, un des leurs, parti depuis longtemps, revient un beau jour parmi eux juché sur un gragon pour leur dire qu’il a fait fortune et qu’il les a toujours détestés cordialement. Depuis ce jour, rien ne va plus chez les Uckler. Une mycose parasitique appelée pioupiase fait des ravages dans leur forêt de saucissonniers. La bière devient imbuvable même pour eux. Et l’ambiance si joyeuse d’ordinaire vire au lugubre. Alors la tribu décide d’envoyer l’un des siens, Tute, chercher de par le vaste monde de nouvelles graines de saucissonnier…
    « Blanche-Neige et les lance-missiles » est un charmant roman de fantaisie parodique qui regroupe en un seul volume deux ouvrages publiés séparément au départ, « Les grands alcooliques divins » et « L’ivresse des providers ». Pour le même prix, le lecteur a donc droit à deux histoires se passant d’ailleurs à deux époques différentes (avant et après un Grand Cataclysme Cotonneux) et même à des bonus dans le tiers final avec « Le feu dans les modules de drivers » entre autres. On comprendra que nous sommes dans la narration foutraque, barrée, avec pour seul souci le plaisir et l’amusement du lecteur. Lequel se retrouve avec un tas de personnages de contes aussi connus que Peau d’Âne, la Belle au bois dormant, Cendrillon, le Petit Chaperon rouge ou la Fée Carabosse, complètement revisités et en nettement délurés. Dans la seconde partie, il retrouvera d’autres fées qui ont tout de péripatéticiennes, un Evariste Galois et surtout un Bill Guette encore plus diabolique que l’original. Sans oublier une Blanche-Neige devenue une terrible impératrice suite à une erreur de distribution de pomme empoisonnée. Cet ouvrage s’est vu décerner un Prix Merlin tout à fait mérité. Catherine Dufour dispose d’un style assez inimitable. Un véritable régal de lecture tant les allusions littéraires ou autres, les blagues, les jeux de mots et autres contrepèteries sont nombreux. Que l’on ne cherche plus une émule du regretté Pratchett ou du génial Gayman, nous l’avons et elle est française ! Ne ratez pas cette « Blanche-Neige » qui saura vous amuser, vous distraire et vous faire rire, toujours avec intelligence, élégance et finesse.

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    Couverture du livre « Au bal des absents » de Catherine Dufour aux éditions Seuil

    Bill sur Au bal des absents de Catherine Dufour

    Roman 'surprise', glissé par mes bibliothécaires dans ma commande de drive ... Claude a 40 ans et sa vie est un désastre : pas de compagnon - ni de compagne d'ailleurs, une énième expérience professionnelle qui se solde par un échec et la fin de ses revenus, un studio qu'elle doit abandonner...
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    Roman 'surprise', glissé par mes bibliothécaires dans ma commande de drive ... Claude a 40 ans et sa vie est un désastre : pas de compagnon - ni de compagne d'ailleurs, une énième expérience professionnelle qui se solde par un échec et la fin de ses revenus, un studio qu'elle doit abandonner faute de moyens pour en payer le loyer ...

    En cette dernière soirée chez elle, elle surfe sur des sites d'AirBnB, de petites annonces ... 

    Alors quand via LinkedIn, un mystérieux américain lui demande d'enquêter sur la mystérieuse disparition d'une famille au fin fond d'une province française - moyennant  2000 € et tous ses frais payés, Claude n'hésite pas  une minute ...

    Et c'est là que le roman est parti en vrille ... 

    On se retrouve dans une campagnes des plus rustiques où les paysans redoublent de machinations pour la tuer, la maison où vivaient les américains est peuplée de spectres, fantômes et autres esprits frappeurs qui tous n'ont qu'un but : trucider Claude qui est venue les déranger ...

    Fourbissant ses armes, idéales selon les différents livres piochés sur les rayons de la médiathèque locale, ou films visionnés en ce même lieu, ou bons conseils du web (merci les ordis en accès libre), elle se munit d'ail, de sel, et d'une binette aux pouvoirs quasi magiques ... 

    Je me suis forcée à lire ce roman jusqu'au bout ... mais la lutte contre les monstres n'est pas ma tasse de thé !

    Je me suis même mise à espérer que tout cela n'était qu'un rêve / cauchemar de l'héroïne ... mais malheureusement : non ! 

    Et en plus la conclusion arrive comme un cheveu sur la soupe, alors que ce rebondissement s'il était arrivé plus tôt aurait pu sauver ma lecture ! 

    Dommage ! .... mais j'ai quelques pépites qui m'attendent :)