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Amelie Cordonnier

Amelie Cordonnier

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Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Un loup quelque part » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Cathfd sur Un loup quelque part de Amelie Cordonnier

    D'une écriture vive, acérée, mordante l'autrice met en scène une femme, qui découvre que son bébé de 5 mois ne correspond pas à ce qu'elle espérait, et qu'elle n'arrive pas/plus à aimer, à nommer par son prénom, affolée par les pensées noires et violentes qui lui traversent l'esprit, habitée par...
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    D'une écriture vive, acérée, mordante l'autrice met en scène une femme, qui découvre que son bébé de 5 mois ne correspond pas à ce qu'elle espérait, et qu'elle n'arrive pas/plus à aimer, à nommer par son prénom, affolée par les pensées noires et violentes qui lui traversent l'esprit, habitée par une paranoïa galopante la conduisant à une indifférence toute aussi maltraitante pour un bébé que certains gestes eux-mêmes. Une révélation de son père va provoquer un tsunami de questions. Elle s'enferme alors dans un processus obsessionnel terrible de mensonge... Cette première partie ( les 2/3 du roman) est déstabilisante, dérangeante. Le style syntaxique moderne, phrases courtes et incisives, hachées induit une tension grandissante et le cœur serré, on se demande où va l'emmener cette folie...

    Dans le dernier tiers du roman, cette maman terrifiée prend ses enfants( car elle a une petite-fille de 8 ans qui adore son petit frère et lui prodigue la tendresse qu'elle, sa mère lui refuse) et file chez son père. Elle va dénouer les fils compliqués de son histoire, apprivoiser ses douleurs d'enfant jamais apaisées, sa honte, sa peur de la différence...

    "Soudain l'enfance en elle palpite.[...] Se fraie un passage entre ses trous au cœur, cette douleur qui a toujours refusé de lui donner la main et de se tenir tranquille, irrigue ses artères et panse au passage ses plaies mal cicatrisées."

    Un très beau roman sur l'amour maternel (dans notre société normative, il est malséant pour une mère de ne pas aimer son enfant. Comme si l'instinct maternel allait de soi. Or en l'état actuel des connaissances scientifiques, rien ne permet de l'affirmer), la transmission familiale, les secrets de famille qui peuvent se transformer en bombes à retardement... L'écriture elle aussi s'apaise dans cette partie. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé comment j'aurais réagi, moi, à la place de cette maman...

    Un roman puissant qui prend aux tripes et me donne très envie de découvrir "Trancher", le premier roman d' Amélie Cordonnier

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    Couverture du livre « Un loup quelque part » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    l.pellevoisin sur Un loup quelque part de Amelie Cordonnier

    J'ai beaucoup aimé ce livre. Il se dévore et je n'ai pas pu le lâcher. L'écriture d'Amélie Cordonnier est ciselée et le sujet du livre dérangeant : Il s'agit d'une femme, maman pour la seconde fois. Si elle accueille avec bienveillance ce "bébé-surprise", tout bascule le jour où elle lui...
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    J'ai beaucoup aimé ce livre. Il se dévore et je n'ai pas pu le lâcher. L'écriture d'Amélie Cordonnier est ciselée et le sujet du livre dérangeant : Il s'agit d'une femme, maman pour la seconde fois. Si elle accueille avec bienveillance ce "bébé-surprise", tout bascule le jour où elle lui découvre une tâche foncée sur la peau. Il y a un loup quelque part...
    Et c'est le début du désamour. Amélie Cordonnier décrit avec finesse et précision la descente aux enfers de cette mère, qui n'arrive plus à aimer son fils et n'assume pas son absence "d'instinct maternel". Au fil des pages de ce texte brut, choc, sur un sujet tabou, on craint pour cette mère et son sentiment de dégoût vis-à-vis de son enfant, mais aussi d'elle-même. Un livre qui ne laisse pas indifférent.

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    Couverture du livre « Un loup quelque part » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Lettres & caractères sur Un loup quelque part de Amelie Cordonnier

    Elle dont on ne connaîtra jamais le prénom patiente dans la salle du pédiatre avec son deuxième enfant, un petit garçon prénommé Alban. Ce qui ne devait être qu’une visite de routine pour les 5 mois du bébé va finalement être le point de départ d’une descente aux enfers maternels, tout ça à...
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    Elle dont on ne connaîtra jamais le prénom patiente dans la salle du pédiatre avec son deuxième enfant, un petit garçon prénommé Alban. Ce qui ne devait être qu’une visite de routine pour les 5 mois du bébé va finalement être le point de départ d’une descente aux enfers maternels, tout ça à cause d’une petite tache plus foncée sur la peau d’Alban. Comment s’attacher à un enfant qu’on ne reconnaît pas et qui nous fait horreur ? Une question qu’aucune mère ne peut formuler mais combien sont-elles à se la poser ?

    Et me voilà encore une fois confrontée à un roman qui fait l’unanimité moins une voix… la mienne. J’ai eu beau chercher des avis négatifs pour me rassurer un peu, je n’en ai pas trouvés. Suis-je vraiment la seule à ne pas avoir réussi à aller au bout de ce roman ? J’ai tout de même lu le dernier chapitre pour voir si ça valait la peine de persévérer mais celui-ci m’a confortée dans l’idée qu’il valait mieux écourter cette lecture.

    Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné cette fois ? Je dirais que j’ai retrouvé dans ce livre un peu les mêmes travers que dans Marche blanche de Claire Castillon : un résumé qui laisse entrevoir un sujet très fort et très dur me permettant d’espérer des montagnes russes d’émotion et une lecture finalement dominée par l’ennui le plus total une fois le décor planté et les failles du personnage principal révélées. A partir du moment où l’auteure est parvenue à créer son univers et à dépeindre les scènes marquantes de son livre on ne fait plus qu’une resucée (nuancier, bain, habillage, esquive, nuancier, bain, habillage, esquive, etc. tout ça ponctué de pourquoi ? et de comment ?). Ma curiosité n’étant plus du tout titillée, je suis comme les cancres au fond de la classe, j’ai commencé à regarder ailleurs en attendant que ça passe.

    Dans mon avis sur Marche blanche j’évoquais le fait que la narration personnage était peut-être ce qui m’avait gênée dans ce roman et j’émettais l’hypothèse qu’avec un narrateur omniscient j’aurais pu entrer plus facilement dans cette histoire. La lecture d’Un loup quelque part me prouve le contraire : le problème n’est pas là puisque avec un narrateur extérieur dans le cas présent je me retrouve exactement au même point à l’arrivée.

    Le problème est donc à chercher ailleurs et j’espère commencer à le cerner. Ces romans sont très esthétiques mais manquent de chaleur humaine. On est dans l’intime, dans la tête d’une mère qui déraille mais on en occulte tout ce qui gravite autour et qui fait le sel d’un roman pour moi. J’aime les interactions entre les personnages, les scènes variées qui permettent de les voir évoluer dans différents contextes, les dialogues (je ne comprends pas comment on peut se passer de dialogues dans un roman psychologique) qui permettent de se faire une idée de leur caractère ou de leurs valeurs. J’aime les histoires complexes faites de méandres et de chausse-trappes car la vie c’est ça : totalement imprévisible. Or avec ces romans intimes on a l’impression d’être tellement focalisé sur le mal-être du personnage principal qu’il n’existe rien d’autre autour et que le monde est figé en attendant que le personnage sorte de son état. Ça manque d’horizon et dans ce fonctionnement en vase clos je me sens à l’étroit et j’étouffe.

    Dans Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver qui traite aussi d’un lien maternel impossible à créer et des sentiments de rejet d’une mère envers son fils, le ressenti est totalement différent. Cette histoire-là m’a chamboulée, bouleversée et même traumatisée car en regard du témoignage de cette mère qui s’interroge sur ce qu’elle a pu mal faire pour en arriver là, on retrouve une histoire incroyable. Ça tape fort, ça marque définitivement les esprits et c’est précisément ce que je recherche en littérature.

    Au fond, peut-être que la littérature américaine et anglo-saxonne correspondent mieux à mes goûts. L’esthétisme des romans français ne suffit pas à mon bonheur, il me faut un côté hollywoodien pour m’embarquer dans l’histoire. Il n’y a donc pas de problème particulier avec Un loup quelque part, le problème est à chercher plutôt du côté de mon choix de lecture. C’est sans doute pour ça que je n’ai pas trouvé d’autres avis négatifs sur ce livre d’ailleurs…

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    Couverture du livre « Un loup quelque part » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Squirelito sur Un loup quelque part de Amelie Cordonnier

    Après « Trancher » la journaliste Amélie Cordonnier poursuit son chemin littéraire avec les méandres des dérapages familiaux. De la violence conjugale elle passe aux relations parfois ombrageuses entre une mère et son enfant.

    Une jeune femme met au monde un garçon en parfaite santé, Alban,...
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    Après « Trancher » la journaliste Amélie Cordonnier poursuit son chemin littéraire avec les méandres des dérapages familiaux. De la violence conjugale elle passe aux relations parfois ombrageuses entre une mère et son enfant.

    Une jeune femme met au monde un garçon en parfaite santé, Alban, qui fait la joie de ses parents et de sa grande sœur Esther. Tout va donc pour le mieux pour le meilleur des mondes. Sauf qu’à cinq mois, le bébé entame une mue, des tâches sombres apparaissent puis sa peau se fonce de plus en plus. Stupéfaction, il est métis. Le pédiatre la rassure mais la maman est en état de choc. Cet enfant est pourtant le fruit de la relation intime avec son mari, alors que s’est-il passé ? Un loup avance masqué… et la vésanie pose progressivement des petits cailloux. Jusqu’où ira-t-elle ? Quel est le passé de cette jeune femme ? Elle va s’interroger en sentant monter une colère parce que les cartes humaines sont trop souvent faites, soit de mensonges soit de non-dits. Dans les arcanes des corps et des esprits.

    Un roman dur, parfois âcre, tant, presque inconsciemment, on imagine le désespoir d’un bébé rejeté par sa mère en essayant de comprendre l’incompréhensible. Amélie Cordonnier a saisi magistralement toutes les subtilités de la langue française et ses finauderies pour mettre en relief les tourments d’une femme prise entre ses démons et l’amour des siens. Son écriture est une immersion totale sur les errances qui suivent le même rythme qu’un cœur en défaillance. Elle utilise nombre de métaphores pour renforcer les souffrances psychiques en y apportant toutes les demi-teintes de l’écriture. Une écriture sans bande son mais avec un rayonnement lumineux : celui des couleurs. Les fantômes qui s’agitent deviennent des visions spectrales dans l’univers de la sémantique et des confusions de l’âme.
    Une finesse de plume qui tranche avec le rugueux du récit.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/05/une-noisette-un-livre-un-loup-quelque.html

Bibliographie de Amelie Cordonnier (1)

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