Trancher

Couverture du livre « Trancher » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081439535
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Des pages et des pages de notes. Tu as noirci des centaines de lignes de ses mots à lui. Pour garder une trace, tenter de les désamorcer, avec le pathétique espoir qu'ils aillent s'incruster ailleurs qu'en toi ».
Cela faisait des années qu'elle croyait Aurélien guéri de sa violence, des... Voir plus

« Des pages et des pages de notes. Tu as noirci des centaines de lignes de ses mots à lui. Pour garder une trace, tenter de les désamorcer, avec le pathétique espoir qu'ils aillent s'incruster ailleurs qu'en toi ».
Cela faisait des années qu'elle croyait Aurélien guéri de sa violence, des années que ses paroles lancées comme des couteaux n'avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l'a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d'avoir décidé pour son anniversaire.
D'une plume alerte et imagée, Amélie Cordonnier met en scène une femme dans la tourmente et nous livre le roman d'un amour ravagé par les mots.

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  • Des mots pour ces maux intimes. La narratrice nous parle de l'intime, de la violence d'un mari, qui à l'extérieur est parfait ou du moins le paraît, mais ne lâche rien au sein de la famille. Violence verbale, violence physique mais que faire, quand après des "pétages de plomb" il demande...
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    Des mots pour ces maux intimes. La narratrice nous parle de l'intime, de la violence d'un mari, qui à l'extérieur est parfait ou du moins le paraît, mais ne lâche rien au sein de la famille. Violence verbale, violence physique mais que faire, quand après des "pétages de plomb" il demande gentiment pardon ! Brut, implacable, ce roman récit décrit ces moments, avec aussi de l'ironie, auto dérision, humour. Vous ne regardez plus pareil les petits pois dans une assiette de vos enfants. Lu d'une traite, un premier roman percutant, intime, touchant, bouleversant. Un titre percutant, trancher, pour un texte aussi percutant et dérangeant. L'auteure, l'air de rien, nous entraîne dans des décisions si difficiles à prendre quelquefois.

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  • Un premier roman coup de poing écrit dans un style "tranchant", vif comme le titre du livre. Le portrait d'une femme tourmentée qui ne supporte plus le comportement agressif et irrespectueux de son mari sous forme de violence verbale envers elle et ses enfants. Une histoire crédible sur le...
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    Un premier roman coup de poing écrit dans un style "tranchant", vif comme le titre du livre. Le portrait d'une femme tourmentée qui ne supporte plus le comportement agressif et irrespectueux de son mari sous forme de violence verbale envers elle et ses enfants. Une histoire crédible sur le déchirement d'un couple.
    Un livre que j'ai découvert grâce à la médiathèque de ma commune.

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  • Amélie Cordonnier a construit son roman autour du « tu », elle utilise le pronom tu pour raconter l’histoire de cette femme dont on ne connaît pas le prénom, pour nous raconter cette violence subie, la violence des mots aussi destructrices que celle physique. Les mots d’une telle violence...
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    Amélie Cordonnier a construit son roman autour du « tu », elle utilise le pronom tu pour raconter l’histoire de cette femme dont on ne connaît pas le prénom, pour nous raconter cette violence subie, la violence des mots aussi destructrices que celle physique. Les mots d’une telle violence s’ancrent en soi, se font une place dans la tête de la victime; ces mots ne s’oublient jamais. Ils ne laissent pas de traces visibles mais pourtant, ils sont là, pour toujours; ces mots sont inoubliables… Le « tu » est surprenant au début mais tellement bien adapté à ce récit. Il m’a fait entrer dans l’intimité de cette femme, victime, je me suis sentie proche d’elle, si proche (peut-être car cela ne m’est pas inconnu…). La question qui se pose dès les premières pages est pourquoi rester? Pourquoi subir cette violence? Par amour? Pour les enfants? Parce qu’il va se faire soigner? Parce que vous êtes une famille?

    « Trancher » est un roman fort qui parle d’un sujet que chacune/chacun peut un jour connaître. « Trancher » ne juge pas mais cherche à comprendre cette femme qui aime son mari, qui pense à sa famille, qui veut croire à la bonne volonté de cet homme qui l’aime, mal mais qui l’aime. « Trancher » c’est décider, c’est faire un choix qui, vue de l’extérieur paraît si simple, mais qui ne l’est pas quand c’est soi qui subit cette violence.

    Amélie Cordonnier ne tombe jamais dans le pathos dans son roman. Elle raconte le courage, les joies, les peines, les espérances de son héroïne. Sa plume est d’une telle justesse comme si les mots se sont posés tout naturellement sur le papier, sans douleur… « Trancher » est un beau roman, sensible malgré son sujet si délicat, si douloureux. Ce roman m’a permis de comprendre certaines choses… Il est percutant et marquera son lecteur, c’est certain. « Trancher » fait partie de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire si riche!

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  • Amélie Cordonnier est journaliste. Trancher est son premier roman. Il est paru aux Éditions Flammarion. Il traite d'un sujet grave, malheureusement toujours d'actualité, celui de la violence faite aux femmes dans l'intimité du couple.

    Elle a toujours fait des listes. Petite, elle notait le...
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    Amélie Cordonnier est journaliste. Trancher est son premier roman. Il est paru aux Éditions Flammarion. Il traite d'un sujet grave, malheureusement toujours d'actualité, celui de la violence faite aux femmes dans l'intimité du couple.

    Elle a toujours fait des listes. Petite, elle notait le nom de ses poupées, des copains à inviter, des poneys qu'elle voulait monter, les mots inconnus à chercher dans le dictionnaire et tous les cadeaux d'anniversaire dont rêvait Anna. Elle griffonnait aussi le titre des Bibliothèque Verte à commander, puis la liste des romans à lire en priorité, celle des garçons qui lui souriaient à la sortie du lycée, ceux rencontrés le samedi en boîte de nuit. Quand les enfants sont nés, d'autres listes se sont ajoutées. Celles des corvées et des réjouissances à venir. Les horaires des biberons, ceux de la danse, des spectacles et expos à ne pas manquer : toutes ces listes-là, elle les a faites. Souvent avec plaisir, parfois en grognant, mais toujours de son plein gré. Des listes d'insultes, en revanche, ça jamais elle n'en avait fait. Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence, des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d’avoir décidé pour son anniversaire.

    Trancher explore les effets dévastateurs de la violence verbale, celle qui ne laisse de trace qu'à l'intérieur. Avec une grande subtilité, Amélie Cordonnier déroule la mécanique de ce qui conduit à l'extrême, à la destruction d'un couple, d'une famille. Elle amorce ces bombes que sont les mots d'un homme pour sa femme. Des mots qui claquent, détonnent, explosent. Des mots qui lacèrent de l'intérieur. Ces mots qui sont perçus comme autant de maux. Des mots qui pousseront la narratrice à devoir Trancher, partir ou rester.

    Trancher est un roman puissant. Toute sa force tient dans sa construction. De sa plume alerte et imagée, Amélie Cordonnier a choisi de mettre en scène une femme, dont nous ne connaîtrons pas le prénom, qui parle d'elle à la deuxième personne du singulier. Cette forme narrative place le lecteur au cœur de cette cellule familiale dans ce qu'elle a de plus intime, de sorte que l'on reçoit cette violence psychologique en pleine figure, tel un uppercut. On suffoque, on a le souffle court. Au-delà des insultes, Amélie Cordonnier met en exergue l'ambivalence des sentiments, la difficulté à quitter celui que l'on aime, la difficulté à faire le deuil de son couple malgré le malheur subi et celui que l'on fait subir à ses enfants en ne choisissant pas. A l'instar de cette femme, on est déterminé à partir, à moins que l'on ne reste. Bref, il y a urgence à Trancher.

    Alors partira ou restera ? La seule chose dont je suis certaine, c'est que la fin est magnifique.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2019/02/mon-avis-sur-trancher-damelie-cordonnier.html

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  • https://leblogdemimipinson.blogspot.com/2018/09/trancher.html

    Quand les mots font bien plus mal que les coups….
    Lui ne frappe pas, mais il parle, insulte, humilie, rabaisse, détruit à petit feu…
    Face à la violence conjugale, quand on est à l’extérieur, la solution est simple : il suffit de...
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    https://leblogdemimipinson.blogspot.com/2018/09/trancher.html

    Quand les mots font bien plus mal que les coups….
    Lui ne frappe pas, mais il parle, insulte, humilie, rabaisse, détruit à petit feu…
    Face à la violence conjugale, quand on est à l’extérieur, la solution est simple : il suffit de partir ; pourquoi rester avec quelqu’un qui vous maltraite, vous bas, ou vous injurie.
    Pourquoi ?
    Parce que ça n’est pas si simple, en réalité de quitter l’homme que l’on a aimé, désiré, que l’on aime parfois encore malgré tout, celui qui est le père des enfants. Parce qu’il est terriblement culpabilisant de priver les enfants de leur père.
    Parce qu’à chaque insulte, il y a l’excuse, la promesse de plus recommencer, la volonté de se soigner.
    Parce qu’il a réussi une première fois à changer, et qu’à priori, il a compris….
    Parce que face à cette violence domestique, une femme est seule. Si les enfants comprennent bien plus qu’il n’en parait, on ne prend pas en otage un enfant de la sorte. La famille et les amis sont souvent les derniers à savoir, à deviner .

    Amélie Cordonnier met en scène le quotidien d’une femme que la violence des mots a fait sombre une première fois, et qui quelques années après revit l’enfer verbal d’un époux qui se déchaîne sur sa femme. Elle arrive à la quarantaine, et semble résolue à décider pour son anniversaire à trancher.

    Ce qui frappe c’est le choix narratif de l’auteur ; le "tu" est omniprésent ; un tu qui s’adresse directement à cette femme, un tu qui est cette femme s’adressant à elle-même. Pour se donner le courage nécessaire pour décider ? Pour se distancier ?

    L’écriture percutante et incisive de ce roman dit l’urgence d’en finir, de se reconstruire, de décider.
    Ce premier roman a un caractère universel ; il nous parle de ces familles modèles et idéales de l’extérieur dont personne ne pourrait imaginer les drames internes.

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  • C'est un livre dur, poignant, comme un coup porté à la figure,d'une femme qui se débat contre des mots et des maux.. Une histoire d'amour noire. On parle ici de violence verbale qui brise toute une famille. J'ai eu la boule au ventre, j'ai pleuré.. C'était parfois dur, mais vrai.. D'ultimatum en...
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    C'est un livre dur, poignant, comme un coup porté à la figure,d'une femme qui se débat contre des mots et des maux.. Une histoire d'amour noire. On parle ici de violence verbale qui brise toute une famille. J'ai eu la boule au ventre, j'ai pleuré.. C'était parfois dur, mais vrai.. D'ultimatum en ultimatum, quand on glisse dans la désespoir et qu'on en vient même à penser à sa propre mort. C'est l'histoire d'une femme qui devra trancher..

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  • Encore un roman sur la violence faite aux femmes : un sujet très présent lors de la rentrée littéraire 2018 avec "Le malheur du bas", "La vraie vie", "ça raconte Sarah" même si là la violence est infligée par une femme.
    Ici, il ne s'agit pas de violence physique mais de celle des mots.
    La...
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    Encore un roman sur la violence faite aux femmes : un sujet très présent lors de la rentrée littéraire 2018 avec "Le malheur du bas", "La vraie vie", "ça raconte Sarah" même si là la violence est infligée par une femme.
    Ici, il ne s'agit pas de violence physique mais de celle des mots.
    La narratrice est mariée à Aurélien, qu'elle a épousé par amour et a deux enfants. Aurélien l'agonit d'insultes, l'humilie, la met plus bas que terre, souvent en présence des enfants et sans qu'elle puisse identifier un déclencheur.
    Cela avait commencé sept ans auparavant, la narratrice était partie une première fois avec son fils; il a promis de se faire soigner et il l'a fait. Mais sept ans et une enfant plus tard, tout recommence brutalement.
    La narratrice se parle à elle-même à la deuxième personne du singulier comme dans une forme de distanciation avec l'insupportable; elle décide d'établir la liste des insultes comme elle fait ses listes de courses, de ses lectures, des films qu'elle a vus : coucher sur le papier l'indicible, c'est se libérer l'esprit, vider l'ordinateur de sa tête pour le régénérer tout en n'oubliant pas.
    Cette fois, elle sait qu'elle va devoir trancher : partir ou rester. On suit ses hésitations, tiraillée entre son amour encore présent pour Aurélien qui en-dehors de ses crises est un homme et un père aimant et attentionné et son refus de sombrer.
    Elle décide de trancher le jour de son anniversaire comme un symbole de renaissance.
    La violence verbale, même si elle ne laisse pas de traces visibles, est terriblement insidieuse. Les victimes perdent leur joie de vivre, leur confiance en elles et sombrent dans la dépression.
    Tout sonne juste dans ce roman où les enfants sont aussi des victimes collatérales de cette violence. L'écriture reflète la tension que connaît la narratrice : elle est nerveuse, tendue mais aussi douce et apaisée quand elle parle de ses enfants.
    Un beau roman sur un sujet qui ne l'est pas. Et malgré tout,une histoire d'amour.

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  • Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence,des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il....
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    Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence,des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d’avoir décidé pour son anniversaire.
    L'auteur relate l'histoire de la vie de cette femme, prise dans une tourmente amoureuse malsaine où l'amour est ravagé par les mots qui font mal.
    La violence ici n'est pas physique mais verbale et donc plus insidieuse mais peut être aussi plus douloureuse, difficile à oublier (surtout quand on note toutes les injures) . L'héroïne vit dans l'effroi , la peur que cela se transmette à ses enfants
    Ce roman est un uppercut littéraire.
    Il est différent car écrit à la 2è personne du singulier, comme si c'était la petite voix de l'héroïne (dont le prénom est tu) qui s'exprimait afin de la faire réaliser ou de la persuader de changer de vie.
    L"écriture est puissante, radicale, poignante, précise et fait montre d'une grande acuité psychologique.
    Ce phénomène de violences conjugales m'est très familier, étant juriste spécialisée notamment dans ce domaine. J'ai reçu, conseillé beaucoup de victimes dans cette situation et je peux dire qu'Amélie Cordonnier reflète ici une véracité poignante, réelle et percutante mais subie par tant de victimes...
    Un 1er roman fort, saisissant , infernal et impitoyable.

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