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Amelie Cordonnier

Amelie Cordonnier
Amélie Cordonnier est journaliste littéraire. Après Trancher (Flammarion, 2018 ; J'ai lu, 2019), Un loup quelque part est son deuxième roman. Elle vit à Paris.

Avis sur cet auteur (69)

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    Couverture du livre « Pas ce soir » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Yves Lambert sur Pas ce soir de Amelie Cordonnier

    Voilà un livre qui dénoue la parole d’un homme pour une femme, sa femme, qui se refuse à lui.

    La pensée de l’homme est bien entendu assez libre et l’autrice use de phrases crues pour décrire sa façon de voir les choses surtout lorsque le sexe de l’homme est toujours dressé pour la femme qu’il...
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    Voilà un livre qui dénoue la parole d’un homme pour une femme, sa femme, qui se refuse à lui.

    La pensée de l’homme est bien entendu assez libre et l’autrice use de phrases crues pour décrire sa façon de voir les choses surtout lorsque le sexe de l’homme est toujours dressé pour la femme qu’il désire toujours.

    On pourrait penser de prime abord que 23 ans de mariage usent le couple et que l’on pourrait s’attendre à un florilège de caricatures, de rêves évanouis, de désarroi.

    Mais, et je me tairai sciemment, Amélie Cordonnier nous livre en page 134 la raison de « pas ce soir », du refus de l’épouse. Le titre aurait pu être éclipsé par un autre, mais aurait donné au livre une autre dimension – plus sérieuse, probablement. D’autant plus que l’œuvre émousse d’une lecture agréable, amusante sur l’abstinence de l’homme qui le rend fou, avec parfois des passages un peu lourds. L’écriture manie des phrases courtes, sans complexité et l’histoire ne se veut pas dramatique, ni même sensible. Je ne suis pas particulièrement fan, mais le roman procure un réel divertissement.

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    Couverture du livre « Un loup quelque part » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Lison CARPENTIER sur Un loup quelque part de Amelie Cordonnier

    Un récit dérangeant et pourtant profondément humain sur le désamour d’une mère envers son enfant. L’estampille « Livre Coup de Poing » n’est pas exagérée: le sujet de ce livre ainsi que le style surprenant de l’auteure sont remarquables.

    La protagoniste, dont on ne connait pas le prénom, est...
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    Un récit dérangeant et pourtant profondément humain sur le désamour d’une mère envers son enfant. L’estampille « Livre Coup de Poing » n’est pas exagérée: le sujet de ce livre ainsi que le style surprenant de l’auteure sont remarquables.

    La protagoniste, dont on ne connait pas le prénom, est une professeure d’une trentaine d’années, mariée, qui profite d’un congés parental pour s’occuper de son bébé de cinq mois et de sa fillette de huit ans. En faisant la toilette d’Alban, elle découvre d’intrigantes taches brunes sur le corps de son bébé. Une visite chez le pédiatre lui apprend que son fils, sans aucun doute possible, est métis… Un choc pour la jeune femme dont l’incompréhension est totale. Il lui faudra enquêter avant de comprendre la raison de cette « différence », mais cela entraine avant tout un rejet, un dégoût profond pour son enfant, avec le besoin de le « recommencer » car forcément il y a un loup quelque part… Mais voilà, on ne peut pas retourner, comme un achat défectueux, un bébé à la maternité sous prétexte qu’il ne convient pas… Il faut au lecteur ou lectrice (mère de famille ou pas) se mettre à la place de cette femme que rien ne prépare à découvrir le changement progressif de couleur de peau de son enfant : le bébé tout blanc se métamorphose sous ses yeux en petit métis, comme Grégor Samsa, le personnage de Franz Kafka devenu un beau jour cloporte… Non qu’elle soit raciste, cette jeune femme s’en défend d’emblée, mais tout de même que va t-elle dire aux autres ? Et puis cela touche à son histoire personnelle, à ses racines. Ce roman évoque un sujet jusqu’à récemment encore tabou, et pour lequel les langues commencent seulement à se délier, par des témoignages courageux : ces femmes qui n’éprouvent pas l’amour tant attendu envers leur nouveau-né, vivant un « déni d’amour » culpabilisant et mal perçu par la société. Ces situations existent et engendrent de la souffrance tant du côté des parents que des enfants et la seule attitude valable pour les personnes qui gravitent autour de ces familles en souffrance est de ne surtout pas juger mais d’apporter écoute et soutien. Cela dérange peut-être mais voilà, c’est un fait, les relations parents-enfants peuvent parfois se révéler très complexes.

    Le style d’Amélie Cordonnier (et là j’arbore un grand sourire), m’a d’abord déroutée. Totalement. Au point qu’après avoir lu quelques courts chapitres je me suis demandée comment j’allais venir à bout du roman (j’ai honte!). Direct, saccadé, incisif, de prime abord je n’aime pas. Et puis, c’est un peu comme écouter pour la première fois Alors on danse, le tout premier tube de Stromae, au début ça tape sur les nerfs et puis se dégage quelque chose de profondément séduisant. Entre références littéraires et musicales actuelles, on se laisse surprendre par des associations d’idées venues d’on ne sait où, mais tellement évidentes, des rimes inattendues, une poésie moderne, sombre et intimiste qui prend aux tripes. Alors là, oui bien sûr que oui. Une belle surprise que ce roman!

    Je remercie Babelio de m’avoir sélectionnée pour découvrir ce titre lors d’une opération Masse Critique.

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    Couverture du livre « Pas ce soir » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    silencieuse sur Pas ce soir de Amelie Cordonnier

    Des moments intenses de belle écriture, le manque vu sous l'angle masculin et l'absence de désir décrits avec finesse. Puis, tout s'emballe avec un besoin de sexe qui vient noyer les (bons) sentiments et c'est dommage, car on en arrive à une caricature qui vient rompre le charme et placer...
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    Des moments intenses de belle écriture, le manque vu sous l'angle masculin et l'absence de désir décrits avec finesse. Puis, tout s'emballe avec un besoin de sexe qui vient noyer les (bons) sentiments et c'est dommage, car on en arrive à une caricature qui vient rompre le charme et placer l'homme sous une image peu flatteuse d'obsédé de l'acte et non de l'amour.
    On peut également regretter que la femme ne parle pas davantage de son mal-être, c'est à peine effleuré alors qu'elle aurait évidemment son mot à dire dans ce désastre.
    Et pour finir, même l'humour s'exprime cependant et si les références cinéma et musique, les jeux de mots sont plaisants, trop c'est parfois trop !

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    Couverture du livre « Pas ce soir » de Amelie Cordonnier aux éditions Flammarion

    Joëlle Guinard sur Pas ce soir de Amelie Cordonnier

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2022/02/pas-ce-soir-damelie-cordonnier.html

    " Un homme et une femme. Chacun de leur côté. Un homme qui ne dort pas et une femme qui s'assomme. Un homme sur sa tablette et une femme dans son bouquin. Un homme qui désire et une femme qui soupire. Un homme...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2022/02/pas-ce-soir-damelie-cordonnier.html

    " Un homme et une femme. Chacun de leur côté. Un homme qui ne dort pas et une femme qui s'assomme. Un homme sur sa tablette et une femme dans son bouquin. Un homme qui désire et une femme qui soupire. Un homme qui se désole, une femme qui s'enferme, les heures qui s'étirent. Et plus rien. rien de rien."

    Huit mois, deux semaines et quatre jours qu'il n'a pas fait l'amour avec sa femme Isa. Et voilà que, sous prétexte de mieux dormir, elle s'installe au bout du couloir dans la chambre de leur fille cadette qui, après sa sœur, vient de quitter la maison. Ce palier qu'il espérait temporaire devient vite définitif, ils se retrouvent à faire chambres à part. Mais entre eux il n'y a pas que le désir qui s'est délité. Petit à petit, de façon imperceptible, ils se sont éloignés, ils ont cessé de se parler, Isa passe ses soirées plongée dans un livre ou scotchée à son portable.

    Il prend la décision de sa femme comme une désertion, est perdu et se sent frustré, abandonné, rejeté. "Ce qui lui manque le plus, c'est sa tendresse, ses caresses. Elle ne le touche plus. Plus jamais. Même sans le faire exprès. Plus jamais." Il n'ose parler de ses tourments à personne et surtout pas à sa femme.

    Est-ce que la conjugalité tue obligatoirement le désir ? Il refuse de s'y résoudre, il aime encore Isa et elle semble encore l'aimer.

    Amélie Cordonnier a l'habitude de s'attaquer à des sujets difficiles voire tabous et le fait toujours toujours d'une façon très directe et percutante. Après la violence conjugale dans "Trancher", l'instinct maternel dans "Un loup quelque part", ici elle parle du désir dans le couple, de l'usure unilatérale du désir, de l'abstinence forcée. Elle accomplit la performance de se mettre dans la peau d'un homme d'une cinquantaine d'années sans se priver d'utiliser un langage cru parfois excessif et dérangeant mais heureusement souvent teinté d'humour. Elle dissèque les sentiments et les obsessions de cet homme blessé dans un texte qui reste centré sur lui. Les ressentis de la femme ne sont hélas abordés de façon succincte que dans un bref passage à la fin. Ce n'est donc pas à une analyse complète du couple qu'elle se livre, ce que j'ai trouvé bien regrettable, elle met juste en évidence les difficultés à communiquer sur ce sujet au sein du couple.

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