Alexis Jenni

Alexis Jenni
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour son roman L'Art français de la guerre (Gallimard), est également l'auteur d'Élucidations. 50 anecdotes (Gallimard, 2013). Il publie des chroniques mensuelles dans le magazine La Vie et a dirigé l'ouvrage « Le Monde au XXIIe siècle, utopies pour après-demain »... Voir plus
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour son roman L'Art français de la guerre (Gallimard), est également l'auteur d'Élucidations. 50 anecdotes (Gallimard, 2013). Il publie des chroniques mensuelles dans le magazine La Vie et a dirigé l'ouvrage « Le Monde au XXIIe siècle, utopies pour après-demain » (collection « La vie des idées », PUF, 2014). Agrégé de sciences naturelles, il enseigne à Lyon, où il vit.

Articles (1)

Voir tous les articles

Avis (32)

  • Couverture du livre « L'art français de la guerre » de Alexis Jenni aux éditions Gallimard

    augustin sur L'art français de la guerre de Alexis Jenni

    Le fond de l'histoire m'intéressait vraiment , mais il y a beaucoup trop de commentaires. Ce livre aurait vraiment gagné a être allégé, le propos y perd de sa force.
    Ce livre a un côté "gâteau basque" , ça donne très envie à première vue et ensuite on a du mal à aller jusqu'au
    bout, on cale...
    Voir plus

    Le fond de l'histoire m'intéressait vraiment , mais il y a beaucoup trop de commentaires. Ce livre aurait vraiment gagné a être allégé, le propos y perd de sa force.
    Ce livre a un côté "gâteau basque" , ça donne très envie à première vue et ensuite on a du mal à aller jusqu'au
    bout, on cale vite.

  • Couverture du livre « Dans l'attente de toi » de Alexis Jenni aux éditions L'iconoclaste

    Jean-Paul Degache sur Dans l'attente de toi de Alexis Jenni

    Alexis Jenni s’est livré à une tâche délicate en écrivant Dans l’attente de toi : parler d’amour en s’appuyant sur quelques tableaux, les détaillant avec précision pour révéler à son lecteur des particularités pas toujours évidentes.

    Pour l’auteur, « Les livres naissent de ce que l’on ne sait...
    Voir plus

    Alexis Jenni s’est livré à une tâche délicate en écrivant Dans l’attente de toi : parler d’amour en s’appuyant sur quelques tableaux, les détaillant avec précision pour révéler à son lecteur des particularités pas toujours évidentes.

    Pour l’auteur, « Les livres naissent de ce que l’on ne sait pas dire. » Quant à l’amour charnel : « On sait ce qu’on a vécu intensément, et pleinement, mais ce qui a eu lieu n’est pas de la nature du langage. » Pour le toucher, les mots manquent mais il y parvient bien en se servant des tableaux comme d’un miroir.
    Pierre Bonnard est à l’honneur avec cinq tableaux décortiqués. « Le cabinet de toilette au canapé rose » fait craquer l’auteur pour les fesses de Maria Boursin qui sont, d’après lui, les plus belles de toute l’histoire de la peinture : « des fesses lumineuses et denses qui sont offertes au regard dans un chatoiement de soieries. »
    Pour chaque tableau, Alexis Jenni (L'art français de la guerre, La nuit de Walehammes, Les mémoires dangereuses avec Benjamin Stora) rappelle certains détails oubliés ou peu connus de la vie de l’artiste mais il ne faut pas oublier que tout ce qu’il écrit vise à dire tout son amour pour celle qui partage sa vie : « Je pose ma main sur ton ventre et j’en sens la courbe. » Il voit, il touche, il effleure, il aime.
    Il nous emmène aussi dans les tableaux de Francis Bacon et nous fait partager sa complicité avec son ami George Dyer, fixée sur la pellicule par John Deakin dans l’Orient-Express ou dans l’atelier du peintre.
    Quelques tableaux de Georges de la Tour, du Titien, de Rembrandt, de Fragonard, de Picasso, de Nicolas Poussin et d’Auguste Rodin (aquarelle) sont détaillés au fil du livre avec une autre photographe : Gertrude Käsebier, qui a pris le célèbre sculpteur dans son atelier : « Quel besoin a-t-on de voir, si on peut tout savoir par le bout des doigts ? »
    Vers la fin du livre, Alexis Jenni dit tout son amour pour la peau de celle qu’il désire : « Tu as un contact de fruit, un fruit lisse et gonflé à craquer, comme une cerise sous la langue ; mais la cerise est trop petite pour faire image… Ma main sur ta peau me donne le sentiment d’un kaki mûr, dont la couleur de peau paressant au soleil est aussi douce que le goût. » Difficile de rendre un plus bel hommage. Magnifique !

  • Couverture du livre « Les mémoires dangereuses ; de l'Algérie coloniale à la France d'aujourd'hui » de Benjamin Stora et Alexis Jenni aux éditions Albin Michel

    Jean-Paul Degache sur Les mémoires dangereuses ; de l'Algérie coloniale à la France d'aujourd'hui de Benjamin Stora - Alexis Jenni

    Quelques entretiens avec Alexis Jenni, entre l’été 2014 et février 2015 puis les massacres qui ont suivi, ont motivé l’historien Benjamin Stora à publier Les mémoires dangereuses, un livre indispensable afin de comprendre l’utilisation de la violence pour parvenir à ses fins, la montée des...
    Voir plus

    Quelques entretiens avec Alexis Jenni, entre l’été 2014 et février 2015 puis les massacres qui ont suivi, ont motivé l’historien Benjamin Stora à publier Les mémoires dangereuses, un livre indispensable afin de comprendre l’utilisation de la violence pour parvenir à ses fins, la montée des extrêmes identitaires, la place de l’islam dans la République et cette autre guerre d’Algérie (1991 – 2001). Pour ne pas céder à la haine, il faut mener une bataille culturelle contre la radicalisation et l’obscurantisme puis se mobiliser pour la fraternité.

    Dans un entretien vivant et bien argumenté, Benjamin Stora et Alexis Jenni explorent ce « sudisme à la française » dont on ne parle pas et qui propose des explications aux problèmes qui se posent.
    Menacé par des groupes islamistes, Benjamin Stora était au Vietnam en 1996 pendant la montée inexorable du Front National, avec les mêmes thèmes développés au temps de l’Algérie française. Trois ans plus tard, il publiait "Transfert d’une mémoire", au mauvais moment et son livre n’avait pas d’écho. Quant à Alexis Jenni, c’est dans "L’art français de la guerre" (Prix Goncourt 2011) qu’il explore les plaies toujours ouvertes des guerres coloniales.

    "Le Transfert d’une mémoire" (nouvelle édition) – De « l’Algérie française » au racisme anti-arabe – rappelle d’emblée l’analyse indispensable de 132 ans de présence française, de cette colonisation, si on veut comprendre la montée de l’extrême-droite.
    Le parallèle entre la guerre de Sécession et celle d’Algérie révèle beaucoup de similitudes avec des espaces à conquérir, une mythologie du sud vu comme un Eldorado, une nouvelle Terre promise… L’auteur n’oublie pas de préciser que ceux qui ont été appelés pieds-noirs constituent un véritable melting-pot où se sont brassées toutes les populations de la Méditerranée occidentale.
    « L’ennui »… ce sont « les indigènes qu’il a fallu écraser, soumettre puis protéger et éduquer… La guerre d’Algérie est cette guerre historique particulière renouant avec le passé des guerres de conquête coloniales, moment de rattachement d’un Sud à la France métropolitaine. »
    Il ne faut pas oublier que l’Algérie faisait partie du territoire français depuis 1948, avec ses trois départements mais avec une « législation ni française (parce que menaçant sa suprématie à terme, par stricte application des principes républicains), ni algérienne (puisque risquant de provoquer un « ressourcement » dangereux). »
    En 1954, il était hors de question d’abandonner un territoire rattaché à la France, avant même la Savoie, plus le pétrole, plus les essais nucléaires et l’on y envoie donc le contingent, les jeunes nés entre 1932 et 1943.
    L’auteur détaille le parcours de Le Pen accusé d’avoir torturé en 1957. Celui qui avait été le plus jeune député de France, partit combattre là-bas pour garder l’Algérie française. Farouchement anti De Gaulle, il n’est pas réélu en 1962.
    Le Front National est l’héritier des émeutiers de 1934, des collabos des années 1940 et des factieux de la guerre d’Algérie. Il regroupe « des fascistes, des pétainistes et des intégristes religieux. » Aujourd’hui, « l’extrême-droite tire sa force principale des représentations de l’islam des immigrés. »
    Cette mémoire du Sud doit être sans cesse rappelée car elle touche les pieds-noirs et leurs enfants, les soldats partis en Algérie, les immigrés algériens, enfants, petits-enfants et les harkis, soit un total de 5 millions de personnes qui ont une mémoire du Sud avec plusieurs Algérie qui se superposent.

    Benjamin Stora livre encore quantité d’analyses pertinentes qu’il serait trop long de détailler ici mais il conclut en rappelant que les petits-enfants de l’immigration algérienne demandent : « l’égalité des chances pour tous les citoyens quelle que soit leur origine. » plus « des mesures économiques dans les domaines du travail, du logement, de l’école. »

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com