Alexis Jenni

Alexis Jenni
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour son roman L'Art français de la guerre (Gallimard), est également l'auteur d'Élucidations. 50 anecdotes (Gallimard, 2013). Il publie des chroniques mensuelles dans le magazine La Vie et a dirigé l'ouvrage « Le Monde au XXIIe siècle, utopies pour après-demain »... Voir plus
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour son roman L'Art français de la guerre (Gallimard), est également l'auteur d'Élucidations. 50 anecdotes (Gallimard, 2013). Il publie des chroniques mensuelles dans le magazine La Vie et a dirigé l'ouvrage « Le Monde au XXIIe siècle, utopies pour après-demain » (collection « La vie des idées », PUF, 2014). Agrégé de sciences naturelles, il enseigne à Lyon, où il vit.

Articles en lien avec Alexis Jenni (1)

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « L'art français de la guerre » de Alexis Jenni aux éditions Gallimard

    Elizabeth Neef-Pianon sur L'art français de la guerre de Alexis Jenni

    J’ai lu 100 pages….. et puis j’ai abandonné.
    Pourquoi ?
    Je ne sais pas.
    L’histoire est intéressante : la rencontre entre ces deux hommes et le lien qui se tisse entre eux.
    Le style est agréable.
    Peut-être les 600 pages qui m’attendent encore.
    Je sors de deux pavés, c’est peut-être celui de...
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    J’ai lu 100 pages….. et puis j’ai abandonné.
    Pourquoi ?
    Je ne sais pas.
    L’histoire est intéressante : la rencontre entre ces deux hommes et le lien qui se tisse entre eux.
    Le style est agréable.
    Peut-être les 600 pages qui m’attendent encore.
    Je sors de deux pavés, c’est peut-être celui de trop. (D’autant que c’est très inconfortable à lire au lit !)
    Et puis le sujet est grave.
    Envie de légèreté, voire de facilité.
    J’espère pouvoir le reprendre un jour.

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    Couverture du livre « La conquête des îles de la Terre Ferme » de Alexis Jenni aux éditions Gallimard

    STEPHANE BRET sur La conquête des îles de la Terre Ferme de Alexis Jenni

    Alexis Jenni a le sens de l’histoire .Cette aptitude à resituer les guerres coloniales de la France dans l’exercice d’un art , illustrée à merveille dans son premier roman L’art français de la guerre, il la met en œuvre dans ce roman La conquête des Îles de la terre ferme .Comme le rappelle...
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    Alexis Jenni a le sens de l’histoire .Cette aptitude à resituer les guerres coloniales de la France dans l’exercice d’un art , illustrée à merveille dans son premier roman L’art français de la guerre, il la met en œuvre dans ce roman La conquête des Îles de la terre ferme .Comme le rappelle l’auteur dans son texte d’avertissement précédent celui du roman : « Tout est vrai, donc sauf les imprécisions , exagérations , condensations et menteries , qui sont dues au principe de débordement qui réside au cœur de tout roman. » Effectivement , le lecteur ressent cette vérité de la conquête dans ses aspects humains, économiques, religieux , idéologiques .Sans nous faire éprouver de la sympathie pour ces hommes ,Alexis Jenni prend soin de nous rappeler qui ils étaient : d’abord, des individus humiliés à l’origine par leur éducation : « Je m’appelle Juan de Luna (…) Je me souviens parfaitement du jour où je cessais de répondre, ce jour précis où mon père que j’indifférais se mit à me haïr, ce qui est un sentiment plus noble que l’indifférence , car plus intense , et plus propre à générer des prouesses . »
    Ces prouesses, justement, quel en est le nom ? La recherche de l’or, de la route des Indes, qui devait, selon les Conquistadors, rendre l’Espagne dominatrice, et aussi l’esprit chevaleresque, dont certains conquérants sont imprégnés. Ainsi, le narrateur justifie-t-il sa force de conviction : » C’est comme ça que l’on considère les livres : on croit, ou pas, et moi, dès cette première nuit, je crus. » L’humus intellectuel de ces hommes ne serait pas complet, ni explicable sans se référer à des impératifs religieux : le devoir de convertir ces peuples, au nom de Dieu, du roi d’Espagne.
    Alexis Jenni évoque le parcours de ces conquérants , en soulignant certains traits mentaux : Pedro de Alvarado, « impulsif jusqu’à la cruauté, Francisco de Montejo, préférant les fêtes à la guerre, Alonso de Avila, « brutal, mais irascible, turbulent quand il buvait » et bien sûr Hernan Cortès ,calculateur, manœuvrier autant qu’idéologue, chef de l’expédition pour la conquête du Yucatan .Les buts de cette expédition sont largement évoqués, sans manichéisme, sans anachronisme historique .Alexis Jenni réussit à nous faire pénétrer dans les arcanes de la psychologie de ces Conquistadors, qui rusèrent, s’allièrent à des tribus indiennes contre d’autres tribus, le tout pour découvrir « la localisation exacte du royaume des Amazones, révéler notre Sainte religion aux peuples qui n’en avaient pas entendu parler. Cela fut l’objet du premier article, puisque la première place est celle de Dieu. C’était fait. »

    La conquête des Îles de la terre ferme est un roman de qualité, il « déborde », comme le souhaitait son auteur, et nous fait revivre avec intensité et passion les étapes de la conquête du Nouveau Monde , effectuée avec quelques centaines d’hommes, mais qui allait changer la face du continent sud-américain.

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    Couverture du livre « L'art français de la guerre » de Alexis Jenni aux éditions Gallimard

    augustin sur L'art français de la guerre de Alexis Jenni

    Le fond de l'histoire m'intéressait vraiment , mais il y a beaucoup trop de commentaires. Ce livre aurait vraiment gagné a être allégé, le propos y perd de sa force.
    Ce livre a un côté "gâteau basque" , ça donne très envie à première vue et ensuite on a du mal à aller jusqu'au
    bout, on cale...
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    Le fond de l'histoire m'intéressait vraiment , mais il y a beaucoup trop de commentaires. Ce livre aurait vraiment gagné a être allégé, le propos y perd de sa force.
    Ce livre a un côté "gâteau basque" , ça donne très envie à première vue et ensuite on a du mal à aller jusqu'au
    bout, on cale vite.

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    Couverture du livre « Dans l'attente de toi » de Alexis Jenni aux éditions L'iconoclaste

    Jean-Paul Degache sur Dans l'attente de toi de Alexis Jenni

    Alexis Jenni s’est livré à une tâche délicate en écrivant Dans l’attente de toi : parler d’amour en s’appuyant sur quelques tableaux, les détaillant avec précision pour révéler à son lecteur des particularités pas toujours évidentes.

    Pour l’auteur, « Les livres naissent de ce que l’on ne sait...
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    Alexis Jenni s’est livré à une tâche délicate en écrivant Dans l’attente de toi : parler d’amour en s’appuyant sur quelques tableaux, les détaillant avec précision pour révéler à son lecteur des particularités pas toujours évidentes.

    Pour l’auteur, « Les livres naissent de ce que l’on ne sait pas dire. » Quant à l’amour charnel : « On sait ce qu’on a vécu intensément, et pleinement, mais ce qui a eu lieu n’est pas de la nature du langage. » Pour le toucher, les mots manquent mais il y parvient bien en se servant des tableaux comme d’un miroir.
    Pierre Bonnard est à l’honneur avec cinq tableaux décortiqués. « Le cabinet de toilette au canapé rose » fait craquer l’auteur pour les fesses de Maria Boursin qui sont, d’après lui, les plus belles de toute l’histoire de la peinture : « des fesses lumineuses et denses qui sont offertes au regard dans un chatoiement de soieries. »
    Pour chaque tableau, Alexis Jenni (L'art français de la guerre, La nuit de Walehammes, Les mémoires dangereuses avec Benjamin Stora) rappelle certains détails oubliés ou peu connus de la vie de l’artiste mais il ne faut pas oublier que tout ce qu’il écrit vise à dire tout son amour pour celle qui partage sa vie : « Je pose ma main sur ton ventre et j’en sens la courbe. » Il voit, il touche, il effleure, il aime.
    Il nous emmène aussi dans les tableaux de Francis Bacon et nous fait partager sa complicité avec son ami George Dyer, fixée sur la pellicule par John Deakin dans l’Orient-Express ou dans l’atelier du peintre.
    Quelques tableaux de Georges de la Tour, du Titien, de Rembrandt, de Fragonard, de Picasso, de Nicolas Poussin et d’Auguste Rodin (aquarelle) sont détaillés au fil du livre avec une autre photographe : Gertrude Käsebier, qui a pris le célèbre sculpteur dans son atelier : « Quel besoin a-t-on de voir, si on peut tout savoir par le bout des doigts ? »
    Vers la fin du livre, Alexis Jenni dit tout son amour pour la peau de celle qu’il désire : « Tu as un contact de fruit, un fruit lisse et gonflé à craquer, comme une cerise sous la langue ; mais la cerise est trop petite pour faire image… Ma main sur ta peau me donne le sentiment d’un kaki mûr, dont la couleur de peau paressant au soleil est aussi douce que le goût. » Difficile de rendre un plus bel hommage. Magnifique !