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Revenir fils

Couverture du livre « Revenir fils » de Christophe Perruchas aux éditions Rouergue
  • Date de parution :
  • Editeur : Rouergue
  • EAN : 9782812622113
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Articles (4)

Avis (9)

  • "Il faut tout déplier, les couleurs, qu'elles éclatent, qu'elles montrent de quoi elles sont capables après toutes ces années dans le noir complet."

    Boîtes de Nesquik.
    Collection.
    Ressuscitées.
    Table formica.
    Triomphe modeste.

    Une mélancolie est une émotion à fleur de peau.
    Une...
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    "Il faut tout déplier, les couleurs, qu'elles éclatent, qu'elles montrent de quoi elles sont capables après toutes ces années dans le noir complet."

    Boîtes de Nesquik.
    Collection.
    Ressuscitées.
    Table formica.
    Triomphe modeste.

    Une mélancolie est une émotion à fleur de peau.
    Une intimité étrange et familière à la fois.
    Une lecture qui m'a beaucoup remuée.

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  • Un roman construit en deux époques distantes d’une vingtaine d’années, en 1987 puis en 2007.
    1987 : Nantes, le fils, adolescent, découvre la vie, le besoin de s’affirmer avec les copains, les premiers émois amoureux et un besoin d’isolement de la maison parentale en faisant de la caravane des...
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    Un roman construit en deux époques distantes d’une vingtaine d’années, en 1987 puis en 2007.
    1987 : Nantes, le fils, adolescent, découvre la vie, le besoin de s’affirmer avec les copains, les premiers émois amoureux et un besoin d’isolement de la maison parentale en faisant de la caravane des vacances un cocon plus indépendant. Le père meure accidentellement et la mère, déjà très perturbée par la perte ancienne de jean, nourrisson a beaucoup de mal à surmonter ce nouveau deuil. Elle développe une manie obsessionnelle de conservation de tous les objets qu’elle rencontre, et devient malade au point d’être internée en psychiatrie. Le fils est alors pris en charge par l’oncle Robert et va vivre à Rennes.
    2007 : Le fils, marié, deux enfants revient voir sa mère vieillissante, toujours malade, qui ne le reconnaît pas et le prend pour l’aîné Jean, qui n’a pourtant vécu que quelques mois et il y a bien longtemps.
    Christophe Perruchas excelle dans la qualité des deux narrations successives, les déambulations de l’ado sont d’une grande sensibilité et d’un grand réalisme et sa confrontation avec l’univers encombré de vie maternelle avec des descriptions cliniques des lieux et de la déchéance physique de sa mère sont décrites de façon précise et douloureuse.
    Très beau roman, prenant, saisissant avec un style qui se frotte au plus près des gens et des choses.

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  • Je n’ai juste pas les mots. Ce roman m’a envoûtée et m’a transportée en adolescence. Au départ, une famille puis un accident. La mère et le fils sont en deuil. 20 ans après, on découvre une autre époque.

    J’aime bien l’écriture de Christophe Perruchas, qui arrive à aborder 2 voix très...
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    Je n’ai juste pas les mots. Ce roman m’a envoûtée et m’a transportée en adolescence. Au départ, une famille puis un accident. La mère et le fils sont en deuil. 20 ans après, on découvre une autre époque.

    J’aime bien l’écriture de Christophe Perruchas, qui arrive à aborder 2 voix très différents : la mère et le fils.

    Ses deux romans sont aussi difficiles a lire : ils expriment une vérité que les lecteurs ne veulent pas reconnaître.
    Merci à Christophe Perruchas d’être un père génial et merci pour ce livre que je n’ai pas lu

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  • Je suis attirée par se livre depuis l'exécution, j aimerais le lire , j ai découvert l'histoire qui m'a touchée, tout ses malheurs qui suivent est l adolescence un cap difficile à passer un très bon livre que j aimerais lire c est sur bravo à l auteur

    Je suis attirée par se livre depuis l'exécution, j aimerais le lire , j ai découvert l'histoire qui m'a touchée, tout ses malheurs qui suivent est l adolescence un cap difficile à passer un très bon livre que j aimerais lire c est sur bravo à l auteur

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  • Il a quinze ans. Les copains, les filles, le collège rythment sa vie, et si des silences tiennent lieu d’échanges à la maison, l’ordre des choses est respecté. C’est lorsque le destin, la malchance ou un malaise plus profond enroule la 304 familiale autour d’un platane, que tout bascule.

    Son...
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    Il a quinze ans. Les copains, les filles, le collège rythment sa vie, et si des silences tiennent lieu d’échanges à la maison, l’ordre des choses est respecté. C’est lorsque le destin, la malchance ou un malaise plus profond enroule la 304 familiale autour d’un platane, que tout bascule.

    Son discours alterne avec celui de sa mère, alors que les premiers symptômes apparaissent, un refus de jeter ce qui pourrait encore servir, des piles de journaux, des objets récupérés. Le syndrome de Diogène n’est que la partie émergée de l’iceberg, jusqu’au jour où celle qu’on n’appelle plus maman, s’échappe sur l’autre rive, et le voilà « orpheliné » de son vivant !


    Vingt ans ont passé et nous le retrouvons père de famille, chargé d’âmes, uni à Sandrine dans une relation complexe. Les vacances aux confins de la Bretagne conduisent presque involontairement ses pas vers la maison de son enfance…

    Un roman magnifique, une histoire de piété filiale, l’amour maladroit d’un garçon pour une mère qui l’ignore, les pensées figées sur un petit lit blanc et vide.

    L’écriture est sublime, virtuose. Les petites phrases qui éclairent un objet, un décor d’une lumière telle qu’elle révèle une évidence que les mots ont créés, sont réjouissants. Même un téléphone mobile peut s’animer d’une vitalité insoupçonnable !

    J’adore aussi les témoins d’un époque pas si lointaine, mais tout de même révolue, le SUMA, l’Antésite ….

    Un coup de coeur pour ce deuxième roman.

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  • Lu dans le cadre des "Explorateurs de la rentrée littéraire 2021"

    Le récit se déroule sur deux périodes de quelques semaines espacées d’une vingtaine d’années.
    Deux narrateurs s’expriment alternativement dans une première partie : un enfant de presque 15 ans et sa mère. En 1987, ils...
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    Lu dans le cadre des "Explorateurs de la rentrée littéraire 2021"

    Le récit se déroule sur deux périodes de quelques semaines espacées d’une vingtaine d’années.
    Deux narrateurs s’expriment alternativement dans une première partie : un enfant de presque 15 ans et sa mère. En 1987, ils vivent seuls dans la région de Nantes depuis la mort accidentelle de l'homme de la maison. Le jeune garçon tente de surmonter ce drame en continuant à vivre son adolescence avec ses amis, les filles, et le théâtre dans lequel il se réfugie. Pour sa mère, c'est malheureusement la tragédie de trop après le décès d'un premier enfant.

    L'écriture est efficace, percutante, dans des styles adaptés à la personne qui s'exprime. Lorsqu'il apprend que sa mère est sous calmants et doit se reposer, le jeune garçon le retranscrit avec ses mots à lui : « la mère a touché les fils, elle a fondu les plombs ». Il se demande ce que l’avenir peut réserver à un ado dont un parent s’est tué en voiture et l’autre vient de faire « une sortie de route en pleine ligne droite ». Surtout que la situation implique rapidement pour lui un exil à Rennes chez son oncle, en attendant une amélioration de l’état de santé de sa génitrice. Les chapitres où la mère s’exprime sont perturbants au début. La façon dont elle dit « on » au lieu de « je » déroute un peu et contribue à l’impression de malaise la concernant.

    2007, le fils s’est marié, il a deux enfants, un travail, une vie stable. Après des vacances chez ses beaux-parents, profitant d’un moment de solitude, il décide de revoir celle qui l’a « orpheliné » des années plus tôt et dont il n’a pas de nouvelles.
    Il découvre une maison envahie d’objets, la manie maladive de sa mère de tout conserver n’ayant fait que s’amplifier, comme une manifestation physique de son état psychologique, au point que faire un pas dans une pièce ressemble à une expédition amazonienne. Et surtout, il trouve une petite dame âgée n’ayant, pour reprendre l’expression consacrée, plus toute sa tête, qui se nourrit mal et néglige sa toilette.

    J’ai trouvé les pages de cette deuxième partie extrêmement belles et bouleversantes. Certains passages, notamment la scène de la douche que le fils fait prendre à sa mère, ont provoqué quelques échos en moi, déclenchant une émotion inattendue venue de loin.
    L’auteur ne ménage pas son lecteur jusque dans les ultimes lignes, que chacun pourra apprécier et juger selon sa sensibilité.

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  • Les explorateurs 2021 - Rentrée littéraire 2021

    Au volant de sa voiture, le père aime voir défiler les kilomètres. Que ce soit sur les routes bretonnes ou lors des longs voyages où il tracte la caravane familiale, cet homme prend plaisir à conduire sa Peugeot. Si on lui demande pourquoi avoir...
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    Les explorateurs 2021 - Rentrée littéraire 2021

    Au volant de sa voiture, le père aime voir défiler les kilomètres. Que ce soit sur les routes bretonnes ou lors des longs voyages où il tracte la caravane familiale, cet homme prend plaisir à conduire sa Peugeot. Si on lui demande pourquoi avoir choisi cette marque de véhicule, il répondra "Peugeot, c'est pas beau, mais c'est increvable" oui "increvable et ça fait aussi travailler la France".
    Pourtant, malgré sa confiance inébranlable dans son véhicule, lors d'une sortie le père de famille termine sa route dans un poteau de ciment. A partir de là tout change. Il laisse dans le deuil une épouse et un fils de quatorze ans.
    Malgré le chagrin, la vie doit reprendre. Seuls dans la maison familiale, la mère et l'adolescent doivent continuer à avancer. Chacun doit poursuivre ses activités. Le fils retourne au collège, retrouve ses amis et participe le mercredi à des cours de théâtre pendant que la mère qui reste à la maison passe le temps en suivant des ateliers de poterie.
    Rapidement un fossé va se créer entre cette mère et son fils. Alors que lui est en pleine découverte de la vie et ressort plus fort de cette tragédie, la jeune veuve endeuillée sombre petit à petit dans la folie.
    Au début, rien ne paraît anormal. La mère commence à conserver et à recycler les objets. Pourquoi pas, si cela peut l'occuper... Mois après mois la maison ne se désemplit pas, même si cela n'est pas évoqué, cette femme montre les signes d'un syndrome de diogène. A cela s'ajoutent d'autres troubles psychologiques la replongeant dans un lointain passé avant le décès prématuré de son premier enfant, Jean, touché par la mort subite du nourrisson.
    Néanmoins, malgré les pathologies grandissantes de sa mère, le fils reste présent au domicile familial et s'acclimate à la situation. Ne souhaitant pas rester dans sa chambre, il décide d'emménager dans la caravane entreposée dans le garage au milieu des accumulations de sa mère. Ce lieu plein de beaux souvenirs va devenir son échappatoire.
    Un nouvel événement soudain va chambouler le quotidien de la mère et du jeune homme et qui va marquer une coupure d'une vingtaine d'années entre eux...
    Le lien entre une mère et son fils est indéfectible mais peut-il survivre à toutes les épreuves?

    Cet ouvrage où se mélangent de nombreux sentiments et émotions est une très belle réussite.
    Il y a quelques mois, j’avais lu le premier roman de Christophe Perruchas "Sept gingembre" sans accrocher, ici l'auteur a su complètement réinventer son style.
    A la lecture de "revenir fils" j'ai senti une évolution dans l'écriture et une sensation de lâcher-prise de la part du romancier. Malgré l'évocation de sujets difficiles ou de thèmes graves, le récit est vivant. On s'identifie et s'attache très facilement aux personnages alors que ceux-ci ne sont identifiés que comme étant "la mère" et "le fils". Cela a été rendu possible par le beau travail d'écriture à deux voix réalisé par Christophe Perruchas qui a su se substituer parfaitement à ses personnages et soigner ses transitions.

    Je tiens à remercier les Editions "La Brune" et ce choix de lecture qui m'a été proposé par le comité des Explorateurs 2021 de chez Lecteur.com car le deuxième roman de Christophe Perruchas "Revenir fils" est une très belle découverte pour cette rentrée littéraire d'automne 2021...

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  • Doit-on s'obstiner dans le style voire le sujet du premier, faut-il faire toute autre chose ? C'est avec brio et caractère que Christophe Perruchas fait valdinguer la question pour survoler l'obstacle du deuxième roman. Son premier, Sept Gingembres, sorti l'année dernière, était profondément...
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    Doit-on s'obstiner dans le style voire le sujet du premier, faut-il faire toute autre chose ? C'est avec brio et caractère que Christophe Perruchas fait valdinguer la question pour survoler l'obstacle du deuxième roman. Son premier, Sept Gingembres, sorti l'année dernière, était profondément dérangeant, très clivant aussi en plongeant le lecteur dans le flux de pensées et de mouvement d'un prédateur sexuel sévissant dans le milieu de la publicité. Revenir fils est tout aussi étonnant et saisissant, mais cette fois l'auteur est parvenu à faire vibrer une corde émotionnelle qui bouleverse en confrontant un fils à la folie de sa mère, duo qui bascule à la mort prématurée du père dans un accident de voiture.

    Le récit est construit en un diptyque séparé d'une longue ellipse de 20 ans. La section « 1987 » est celle de l'avant drame et de ses immédiates conséquences. le fils a une quinzaine d'années, l'âge des premières aventures sentimentalo-sexuelles que l'auteur narre avec beaucoup de fraicheur et de tendresse. Et puis le père meurt et le choc du décès fait sombrer la mère qui efface de sa mémoire son fils, « orpheliné de son vivant ». Il sera élevé par son oncle et sa tante. Dans la section 2007, on retrouve le fils à l'heure de la paternité et de la vie de famille, une force le pousse à revenir fils, à affronter son passé et son futur : revoir sa mère qui vit toujours dans la même maison, enfermée dans la même folie.

    Le travail d'écriture de Christophe Perruchas est remarquable, maniant, joueur, les mots avec plasticité, et alternant deux voix très différentes ( la mère ou le fils ). La voix de la mère est saisissante d'étrangeté, ne s'exprimant que par le « on », jamais avec le «je », ce qui donne à sa narration un caractère flottant, créant une distance tout en embarquant le lecteur dans sa tête confuse. La mère est atteinte de syllogomanie, du syndrome de Diogène consiste à accumuler de façon pathologique les objets les plus hétéroclites jusqu'à un envahissement de la maison.

    « La maison des parents, c'est un corps qui expulse, ça se referme et ça se modifie pour qu'on ne puisse plus y revenir. Les parents, ça efface les traces des enfants, ça neige dessus. Un jour, on revient et exit, disparue la chambre de nous, môme ».


    C'est bouleversant de suivre le fils s'infiltrer dans la maison de son enfance pour retrouver une place, une autre place puisque sa mère ne le reconnait plus. Il doit dompter cette colère acide, tapie depuis 20 ans, c'est l'heure de se dépouiller de son costume de plumes de canard sur lequel tout glisse en apparence pour affronter sa mère. Et c'est formidable de le voir explorer cette maison qui a muté, entité créée par la mère. Des descriptions des objets entassés, des boîtes de Nesquik à des piles de journaux, surgissent des visions étranges, comme des concrétions fantastiques. Une boite périmée de végétaline retrouvée au fond d'un placard peut générer aussi bien nostalgie qu'inquiétude. le fils devient l'archéologue de son enfance dans cette maison tentaculaire et angoissante qui a effacé toute trace de lui et sanctuarisé la présence morbide d'un grand frère décédé précocement, bien avant sa naissance. le non-fils doit reconquérir sa place en tentant de supplanter le plus-fils auprès d'une mère qui n'en est plus une mais le sera toujours malgré le traumatisme ultime de l'abandon.

    Un roman puissant, original sur des thématiques fortes comme la filiation, la maternité et la paternité, la mémoire. Sombre mais ouvert sur une réinvention de sa vie et souvent très drôle tant l'absurdité des situations laisse échapper des saillies cocasses, crues aussi, en tout cas bienvenues pour aérer la tristesse et la douleur qui peuvent planer au-dessus du récit, entre rires et larmes.

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